[1] W. pour William (angl.), équivalent de Guillaume.

[2] Le mot «Esquire» a été biffé, sans doute par Amédée Papineau.

[3] Jacques-Guillaume Beaudriau, initiales suivies d’un parafe et du dessin d’une lancette ou bistouri.

[4] Enfin le 8 jours: à la fin des huit jours.

[5] «Il se trompe: Théophile [Bruneau], dont je lui ai parlé.» NAP.

[6] Il faudrait écrire: j’accourrai.

[7] Édouard Beaudriau, baptisé à Chambly le 28 septembre 1816, frère aîné de Jacques-Guillaume Beaudriau.

[8] Édouard-Martial Leprohon, époux de Marie-Louise de Niverville Lukin, de Montréal, parents des Drs Jean Lukin Leprohon et Édouard Leprohon. Voir La Fontaine, Correspondance générale, tome II, «Au nom de la loi», p. 145.

[9] Il s'agit non pas de Philippe Bruneau, mais de Théophile Bruneau, frère de défunt Philippe Bruneau, tous deux oncles d’Amédée Papineau.

[10] George-Henri-Édouard Therrien est né à Montréal le 12 septembre 1818, fils de Joseph Therrien, marchand pelletier, et de Julie Christin. Il est étudiant en droit en 1837 et secrétaire de l’Association des Fils de la Liberté. En décembre, alors que la plupart des têtes dirigeantes de l’association sont arrêtées ou en fuite, il fait une longue déclaration au policier Pierre-Édouard Leclère, dévoilant les dessous de l’organisation militaire des Fils de la Liberté (BAnQ, P224, pièce 34), donnant les noms des principaux chefs et des collaborateurs des différentes sections de l’association. Pour cela, sans doute, il échappera à l’arrestation et continuera ses études de droit en toute quiétude. En 1840, Therrien signe un contrat de cléricature pour cinq ans auprès de l’avocat Lewis Thomas Drummond (BAnQ, greffe Amable-Adolphe Pelletier, 12 octobre 1840). Sept ans plus tard, l’avocat marron George-Henri-Édouard Therrien épouse honorablement Herminie Picard (Saint-Hyacinthe, 18 janvier 1847), fille de défunt Louis Picard, menuisier, et de Louise Drolet.

[11] La suscription contien un tampon postal: «White Hall, N.Y. 28 Sep.»

[12] Le texte porte: «Nous nous débandîmes et gagnèrent chacun chez soi.»

[13] K.D.: les King’s Dragons.

[14] Francis Marion (1732-1795), né en Caroline du Sud, s’illustra dans la guérilla au cours de la guerre d’Indépendance américaine. La biographie que lisait Beaudriau devait être celle qu’écrivit Mason Locke Weems, The life of Gen. Francis Marion, a celebrated partizan officer, in the revolutionary war, against the British and Tories, in South Carolina and Georgia, Baltimore, 3e éd. 1815. Souvent rééditée, par exemple à Philadelphie en 1837.

[15] Beaudriau dessine ici une sorte d’estrade avec une pente descendante allant d’Albany à New York.

[16] En février 1839, Ludger Duvernay est alors à New York. Il habite habituellement à Burlington où paraîtra Le Patriote canadien. Voir lettre de Joseph Poirier, d’Albany, à Duvernay, 25 janvier 1839. BAnQ-M,P680, pièce 283; et aussi, preuve convaincante, l’extrait suivant, écrit de New York: «I learn from Mr. Bonnefoux, merchant in the city, and from Mr. Duvernay, Canadian refugee resident here, and from two others, that Mr. Papineau has this day yielded to the desire of the Canadian refugees and to the chiefs interested in the revolution of Canada to go to France.» James Buchanan, consul britannique à New York, au colonel Rowan, 9 février 1839. BAC,MG24,A40, Fonds Colborne, Vol. 23, p. 6858-6859 et 6862.

[17] Georges Gérard, imprimeur et maître d'école, âgé de 20 ans. Ami de Duvernay et de l'avocat Joseph-Amable Berthelot fils. Incarcéré le 10 mars 1838; libéré le 19 avril suivant, moyennant un cautionnement de 200 £. «Un nommé Gérard qui était maître d'école chez Monseigneur il y a quelques années, a été ensuite employé à La Minerve et emprisonné dans le temps des troubles. Aujourd'hui, il est ministre protestant et il prêche dans une église nouvellement bâtie vis-à-vis le théâtre, à côté de la maison de M. Papineau père». Lettre de Luce Bruneau-Cherrier à Julie Bruneau-Papineau, 3 mai 1841. BAnQ,P7.

[18] Lucille ou Lucie Dézéry, belle-soeur d’Édouard Beaudriau et tante de Joseph-Guillaume... (à vérifier).

[19] Sans doute Joseph Courcelles-Chevalier, qui demeurait rue Saint-Laurent, près de l’intersection Craig, dont il rapporte le nom ci-après, dans une lettre écrite de Montréal. Joseph Chevalier a été sous-voyer pour la paroisse Saint-Jacques de Montréal, dont le terme finit en août 1838. Voir BanQ-M,E2,S3,D402. Voir aussi une obligation de Joseph Courcelles-Chevalier envers Lucie Dézéry, en octobre 1839, dans le minutier de Joseph-Augustin Labadie, minute 6311.

[20] Vixit (lat.): il a vécu - donc il est mort.

[21] John Bellow père serait né à Québec en 1789 sous le nom de Jean Hamel; quitta le pays pour New York à l’âge de 14 ans, aurait épousé Mary Nathan, originaire de Londres. Le couple eut plusieurs enfants à Holland (N.Y.). La famille de John Bellow émigra ensuite à la Nouvelle-Orléans puis en Californie, où John Bellow serait décédé en janvier 1857. Ses descendants vécurent en Louisiane et en Californie.

[22] Amédée écrit McDonnell. «Je vais dîner avec Leprohon à sa pension, 13 Murray St. J’y rencontre Masson et, dans la rue, McDonnell, de Montréal.» JFL, 29 juillet 1839.

[23] Une lettre de Jean-Baptiste C. Gazzo [Gazeau] à Duvernay, datée de la Nouvelle-Orléans le 30 août 1839, lui annonce la mort d’Auguste St-Denis en Louisiane. BAnQ-M,P345;P1/A,30.

[24] Narcisse Trudeau, baptisé à Longueuil le 29 octobre 1811, fils de Louis Trudeau, aubergiste, et de Julienne Moquin. Il épouse Édesse Fournier-Préfontaine (Longueuil, 4 novembre 1833). Charpentier, marchand de bois. Compromis par sa participation active à la seconde insurrection, Trudeau s'enfuit aux États-Unis pour échapper aux poursuites. Les fils Papineau, Amédée et Lactance, le rencontrent à Albany. Il part ensuite vers la Louisiane en compagnie des Drs Damour et Beaudriau, s'établit au Texas en 1840. «Beaudriau est parti avec le Dr Damour de Montréal, et un jeune Trudeau de Longueuil, pour La Nouvelle-Orléans.» JFL, 22 avril 1839; 29 octobre 1840. Revenu au pays, il devient conseiller pour la ville de Longueuil en 1848-1850, 1853-1855 et 1869-1870. Voir Insurrection, tome II.

[25] Marguerite Harnois, baptisée à Louiseville le 21 avril 1801, fille d’Augustin Harnois et de Josèphe Desjarlais. Soeur de Reine Harnois qui a épousé Ludger Duvernay. Marguerite accompagne un certain temps la famille Duvernay dans son exil à Burlington. Voir Lettres de femmes au XIXe siècle.

[26] Édouard Demers, commis, époux de Josephte-Léocadie Dézéry. En 1842, Édouard Demers est enregistré sous le nom d’«Edward Demers, clerk» et il habite rue des Soeurs-Grises (Grey Nuns), près de la rue Wellington. Voir Lovell Montreal Directory.

[27] Guillaume-Jacques-Léon Vallée (1804-1839), fils de Joseph Vallée et de Thérèse Rodney. Médecin en 1824. Époux d’Antoinette-Marguerite-Henriette Courcelles-Chevalier (Montréal, 9 janvier 1827), fille de Joseph Courcelles-Chevalier, bourgeois, et de Marguerite Gauthier. Emprisonné au cours de la seconde insurrection, le Dr Vallée en sort avec une santé délabrée qui le conduira à la mort. Sa sépulture est enregistrée à Montréal le 12 décembre 1839 en présence de John Jordan et d’Édouard Demers. Voir Médecins et patriotes.

[28] Les liens entre Joseph Chevalier et la famille de John Jordan
[Jourdain] apparaissent au baptême de Théophanie-Emma Jordan (Montréal, 6 mars 1838), fille de John Jordan, marchand, et d’Anathalie Gravel. Le parrain de cette enfant est Joseph Chevalier, marchand de Montréal.

[29] Joseph-Adolphe Perrault(1816-1843), baptisé à Montréal le 14 avril 1816, fils de Julien Perrault et d’Euphrosine Lamontagne. Médecin en 1837, il épouse Priscille Delorme (Montréal, 15 août 1837), fille de défunt Pierre Delorme, charpentier, et d'Élisabeth Burke. Présents: Louis Perrault, imprimeur, frère, Édouard-Raymond Fabre, libraire, tuteur de l'épouse, Augustin-Norbert Morin, Charles-Ovide Perrault, avocat, député patriote de Vaudreuil, frère, Edmund Bailey O'Callaghan, médecin, député d'Yamaska, Thomas Terroux, Étienne Roy, marchand, Édouard C. Fabre. Après l'échec de la seconde insurrection, Colborne décrète la loi martiale. Le nom du D r Perrault est dans la liste des nombreuses arrestations arbitraires qui s'ensuivent. Le 8 novembre 1838, il fait son entrée au Pied-du-Courant. Pierre-Édouard Leclère, surintendant de la prison, ne trouvant aucune preuve pour l'incriminer, le libère sans procès, ni caution, le 6 décembre 1838. Il décédera à Montréal, le 9 septembre 1843, de la grippe. Médecins et patriotes.

[30] John Jordan
[Jourdain], fils de James Jordan et de Marie Germain, a épousé Anathalie Gravel (Montréal, 19 avril 1831), fille de Louis Gravel et de Geneviève Duret. Ce John Jordan était présent à Montréal au décès du Dr Vallée. Neveu de Jacob Jordan, député, John Jordan est un marchand général, rue Saint-Paul et rue Notre-Dame à Montréal. LMD.

[31] Le Dr Olivier-Théophile Bruneau (1805-1866), un petit cousin de Julie Papineau. Il fut parmi les premiers professeurs à la faculté de médecine de l’Université McGill. Frère du juge Jean-Casimir Bruneau et de François-Pierre Bruneau, seigneur de Montarville.

[32] À Montréal, le 13 septembre 1839, est baptisée Marie-Léocadie-Malvina Demers, née le 11 septembre du légitime mariage de sieur Édouard Demers, gentilhomme, soussigné, et de dame Josephte-Léocadie Dézéry, de cette paroisse. Le parrain est sieur Guillaume Demers, et la marraine, dame Marie Dézéry, soussignés. Signatures de Marie Laflamme, Guill. Demers et E. Demers.

[33] En 1839, D. Winslow est «publisher» au journal Burlington Sentinel avec A.B. Bishop. Journal «républicain démocrate» qui parut de 1810 à 1844.

[34] Duvernay a noté sur la suscription: «J.G. Beaudriau, L’Acadie, Ar ‘40.»

[35] Louis-C. Vandal, époux de Marie-Ann Esinhart. Au recensement de 1851 à Saint-Jean-sur-Richelieu, il est «officier de douane», âgé de 38 ans. Voir aussi JFL.