Ce classique de la littérature historique demeure fort éclairant bien que publié depuis des décennies. Le professeur New, de l'Université de Toronto est un spécialiste des relations avec l'Empire et en particulier l'auteur de nombreuses études sur Durham et le Rapport Durham (voir bibliographie). Dans cette conférence il se prête à une mise en contexte des Rébellions vues sous l'angle des relations avec la métropole britannique. Il y présente brièvement le fonctionnement de l'administration coloniale et montre l'intérêt qu'avaient les rebelles eux-mêmes pour tout ce qui regardait le contexte métropolitain. Chester New, "The Rebellion of 1837 in its Large Setting", Société historique du Canada. Rapport de l'assemblée annuelle, no. 18 (1937): 5-17. tiré du site de l'Université de York (Toronto)http://www.yorku.ca/research/cha/html/bilingue/addresses/1937.htm LA RÉBELLION DE 1837 DANS UN PLUS VASTE CONTEXTE Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)
Discours présidentiel prononcé par CHESTER W. NEW
En réfléchissant à un sujet pour cette occasion, je me suis trouvé confronté dès le départ à cette question : Dans quelle mesure est-il justifié, dans un discours présidentiel, d'énoncer des convictions purement individuelles qui peuvent susciter la controverse et suggérer une rupture avec la tradition ? Ma conviction la plus forte en ce qui concerne l'étude et l'enseignement de l'histoire au Canada à l'heure actuelle est que l'on accorde trop d'importance à l'histoire du Canada. Du côté de la recherche, les raisons de cet excès d'importance peuvent être facilement discernées. L'histoire du Canada n'a pas encore été élaborée de façon aussi satisfaisante que celle d'autres nations et le matériel nécessaire est à portée de main ; ces faits constituent un défi au travail productif. Ces faits constituent un défi pour le travail productif, mais il ne faut pas leur permettre de contrecarrer et de paralyser l'intérêt du peuple canadien pour ce monde plus vaste dont nous sommes issus. Une meilleure compréhension par les Canadiens de l'histoire de ce grand monde est trop essentielle au développement d'une vie nationale aux vues larges et de toute culture digne de ce nom pour être négligée, soit à cause des exigences de la recherche d'une part, soit à cause de l'appel d'un patriotisme à courte vue d'autre part. À ce stade de formation de notre culture nationale, il y a sûrement plus de patriotisme à servir en essayant de sauver la pensée de notre peuple de son provincialisme, de son isolationnisme et des aspects les plus grossiers de son matérialisme, qu'en concentrant son attention sur l'histoire purement canadienne. J'espère au moins ne pas commettre de trahison en exprimant l'espoir qu'un jour, soit dans cette association, soit dans une autre, nous pourrons fournir à la fois un centre de documentation et une source d'inspiration à tous les Canadiens qui s'intéressent à l'histoire ancienne, médiévale ou moderne, européenne, britannique ou américaine, politique, sociale ou intellectuelle.
En attendant, le sujet abordé dans le discours présidentiel de la Société historique du Canada devrait être un sujet canadien. Cette année, nous avons centré notre programme sur la Rébellion de 1837, dont c'est le centenaire. J'ai choisi mon sujet par rapport à cette rébellion, sous l'influence d'une considération qui a quelque rapport avec la conviction que je viens d'exprimer. Il est également souhaitable que l'histoire de notre propre pays soit développée à la lumière de ce monde plus vaste. Dans l'ensemble, l'histoire du Canada a été trop souvent écrite comme s'il s'agissait d'une affaire très privée, comme si, à l'instar de Topsy, nous venions de "grandir", et comme si ce processus élémentaire mais inexplicable s'était déroulé dans un vide canadien autonome et hermétique. Je ne veux pas dire que d'autres n'ont pas saisi ce point de vue et n'ont pas fait quelque chose dans ce sens, mais j'insiste sur le fait qu'aucun d'entre nous n'en a encore fait assez, et que chaque pouce de notre histoire nationale doit être réécrit à la lumière d'une connaissance plus complète de ce monde plus vaste sur les avant-postes occidentaux duquel nous sommes devenus ce que nous sommes. J'ai donc choisi comme sujet "La rébellion de 1837 dans son contexte plus large".
Je ne considérerai rien de plus lointain que les révolutions américaine et française. Je me contenterai de mentionner l'effet indirect de la Révolution américaine sur la situation canadienne dans les années trente, par son influence sur l'Acte de Québec et la colonisation loyaliste du Haut-Canada. Il est certain que la Révolution américaine a fait beaucoup pour créer cet alignement des forces constitutionnelles, politiques et sociales dans le Haut et le Bas-Canada qui a donné lieu à la rébellion de 1837. On ne peut comprendre les débuts de l'histoire d'aucune des deux provinces sans une compréhension claire et même détaillée de la vie et des institutions des colons américains, des enjeux entre les gouvernements britannique et colonial, et du développement du loyalisme dans les colonies avant qu'il n'émigre au Haut-Canada. La démocratie n'était pas un mot populaire dans le territoire britannique au cours de la période précédant la rébellion et d'autres termes étaient employés, mais cela ne change rien à la force des institutions, des traditions et des sentiments démocratiques que les loyalistes ont apportés avec eux, les loyalistes du... |