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Les Patriotes de 1837\@1838
 EVENEMENT 
381109_9 novembre 1838 - La Bataille d`Odelltown
Publié le 10 mars 2000

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Recherche parmi 16 491 individus impliqués dans les rébellions de 1837-1838.  

 

Afin de rétablir les relations avec la frontière, Nelson et l`armée de Napierville tente de marcher sur Odelltown. Devant la marche de cette armée, les volontaires loyalistes retraitent jusque dans l`église d`Odelltown où s`établit un front qui va au-delà de Fisher`s Tavern. Après plusieurs fructueuses sorties, les volontaires font reculer les rebelles grâce aux renforts de Hemmingford et de l`isle-aux-noix qui opèrent leur jonction.

Les rebelles retraitent ensuite sur Napierville avant de se disperser devant la venue des troupes régulières dépêchées de Montréal.


Au début de novembre 1838, les Frères chasseurs s`organisent en différents camps. Dans le comté de Laprairie, ils s`installent à Napierville le 3 novembre après y avoir arrêté les loyalistes et barré l`accès au village. Ce camp sera considéré comme le grand camp pendant les événements de 1838 (RUMILLY, 1977 : 55). Ce comté qui était resté calme lors de l`insurrection de 1837, est le théâtre de la majorité des événements cette fois-ci. La mobilisation est importante tant chez les rebelles que chez les Loyaux. Dans leur thèse présentée à l`UQAM en août 1975, Lucie Blanchette et Nicole Daigneault constatent que les revendications des Patriotes de Laprairie s`associent à celles de la petite bourgeoisie canadienne française. Selon elles, ses membres sont tout d`abord des commerçants, des professionnels et des employés; puis, des artisans. De plus, elles observent que les cultivateurs accusent une sous-représentation, mais qu`elle est peu significative (BLANCHETTE et DAIGNEAULT, 1975 : 131-132). Du côté loyal, ce sont surtout les fermiers des villages se situant aux abords de la frontière qui se joignent au mouvement volontaire.

Odelltown, lieu où s`est tenu la dernière bataille, fait partie de la seigneurie Beaujeu qui est située dans le comté de Laprairie. Bien que cette région soit surtout francophone, elle forme à cette époque une enclave britannique au Bas-Canada. En effet, le nombre de méthodistes qui s`y installent n`avait cessé d`augmenter au cours des années, ce qui avait nécessité la construction d`une église de pierres en 1823 dans le petit village d`Odelltown, situé à la frontière, du côté ouest de la rivière Richelieu. Il avait été concédé à Joseph Odell en 1793, un loyaliste, par le gouvernement britannique en compensation des pertes subies lors de l`Indépendance américaine. C`est dans cette église méthodiste qui se trouve à une demie lieue de Lacolle que les volontaires, avertis de la venue des rebelles, se retranchent le 9 novembre 1838 pour combattre. (FONDATION...).

Partis de Rouse`s Point au cours de la nuit, Nelson et ses acolytes arrivent au camp de Napierville le 4 novembre. N`ayant eu aucune troupe pour les escorter à leur arrivée à Vitman`s Quay et sachant que la région était aussi bien investie de volontaires que de Frères chasseurs, ils y avaient laissé les armes et le canon après les avoir cachés. Le lendemain, Côté et Gagnon partent, pour récupérer les armes et chercher les renforts américains, mais leur mission échoue (PATRIOTES, 2000). Déconcertés par l`arrivée de volontaires, ils quittent les lieux en se dispersant de tous les côtés. Malgré tout, quelques-uns prennent la direction du grand camp où ils arrivent le 7 en matinée (SCHULL, 1997 : 225). C`est ainsi que les volontaires sont en mesure de s`emparer des armes des rebelles.

Nelson décide donc de quitter le camp avec Hindenlang, le major Hébert et les 600 hommes qui s`y trouvent pour aller rétablir les contacts avec les États-Unis, ce qui permettra aux armes de traverser la frontière. Ce sont 400 fusiliers, 100 lanciers et 100 cavaliers (FORTIN, 1988 : 90). Avant de poursuivre leur route, ils s`arrêtent à Lacolle pour y passer la nuit. Le lendemain matin, vendredi 9 novembre, le groupe reprend sa marche en direction d`Odelltown. Arrivés à sa hauteur, les Frères chasseurs voient quelques 200 volontaires sous les ordres du colonel Taylor, inspecteur militaire du district, et du lieutenant-colonel Lewis Odell (FORTIN, 1988 : 90). Peu nombreux, ils se sont barricadés dans la petite église méthodiste du village; ils pointent vers les rebelles le canon avec lequel Nelson avait franchi la frontière quelques jours auparavant (RUMILLY, 1977 : 66). Ils avaient eu le temps de se préparer parce que des volontaires avaient eu connaissance de la présence des Patriotes à Lacolle. Ils en avaient prévenu le colonel Taylor qui avait aussitôt envoyé chercher des renforts volontaires et fait avertir le commandant de l`Ile-aux-Noix (RUMILLY, 1977 : 66-67).

Les Frères chasseurs, qui avançaient vers l`église d`Odelltown en 3 colonnes, se séparent pour mieux endiguer les volontaires qui s`y sont réfugiés. Il était entendu que pour se défendre, ils devaient s`emparer des armes de leurs ennemis. La colonne de droite, dirigée par Hindenlang, s`embusque à l`arrière d`une grange, c`est la meilleure position parce qu`elle donne vue sur la façade de l`église (FORTIN, 1988 : 90). Pendant ce temps, celle de gauche, commandée par Nelson, va se réfugier derrière une clôture " faisant face au côté nord et à l`arrière de l`ennemi " (FORTIN, 1988 : 90), tandis que celle du major Hébert demeure à la portée de l`ennemi. Les premiers coups de feu se font entendre vers 11 heures; les volontaires retranchés dans l`église " prirent l`initiative et tirèrent un coup de canon visant de près le général Hébert ". C`est à ce moment que lui et la colonne qu`il dirige se dispersent pour aller rejoindre celles de Nelson et d`Hindenlang (RUMILLY, 1977 : 67-68). Taylor qui ne conserve que 60 hommes à l`intérieur, envoie les autres dans un fossé en arrière de l`église (FORTIN, 1988 : 90). Il leur est alors impossible d`utiliser le canon...


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