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Les Patriotes de 1837\@1838
 ATLAS 
Le comté de DEUX-MONTAGNES vers 1837
Publié le 04 novembre 2000

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Recherche parmi 16 491 individus impliqués dans les rébellions de 1837-1838.  

 

Le comté de Deux-Montagnes est créé en 1830 avec le fractionnement du comté d'York en trois parties, soit Ottawa, Vaudreuil et Deux-Montagnes. Le comté de Deux-Montagnes est borné à l'est par le comté de Terrebonne, au sud par la rivière des Outaouais et le lac des Deux-Montagnes, à l'ouest par les limites ouest des paroisses de Saint-Benoît, Sainte-Scholastique et Saint-Colomban et enfin, au nord, par les limites du township de Gore. Il comprend les paroisses de Saint-Benoît, Sainte-Scholastique, Saint-Colomban, Saint-Augustin, Saint-Eustache, la mission du lac des Deux-Montagnes, une partie de la paroisse de Saint-Jérôme ainsi qu'une partie du Township de Morin (Courville, 1988 :55). Le comté est composé de trois seigneuries principales soit, la seigneurie du Lac des Deux-Montagnes, la seigneurie de la Rivière-du-Chêne, la seigneurie de Blainville et d'Argenteuil ainsi que les cantons de Gore, Chatham et Glengarry.

Dans les seigneuries, le peuplement se fait plutôt lentement. Après 1755, le peuplement s'accélère et se concentre surtout à l'embouchure des différents cours d'eau. Vers 1830, les seigneuries de Blainville et de la Rivière-du-Chêne sont emplies à pleine capacité. Les nouveaux arrivants sont donc dirigés vers la seigneurie du lac des Deux-Montagnes. Les Sulpiciens ont été contraints d'ouvrir à la colonisation canadienne les portes de Deux-Montagnes, un territoire qui était réservé pour la mission amérindienne d'Oka (Laurin,2000 :31). Puis, entre les années 1779 et 1790, la population s'établit progressivement de part et d'autre de la rivière au Prince et de la rivière du Chêne ainsi que le long de la côte Saint-Jean à Saint-Benoît, en raison de la fertilité des terres à ces endroits. Il y aura aussi une concentration de population le long des côtes Saint-Étienne et Saint-Vincent à Saint-Placide ainsi que le long de la côte Saint-Joseph à Saint-Joseph-du-lac.

Le comté est bien desservi en terme d'irrigation. Le lac des Deux-Montagnes, la Grande et la petite rivière-du-Chêne, la rivière du Nord, la rivière au Prince, la Belle rivière et la rivière Saint-Jean permettent de bien arroser les terres et de donner un sol bon, gras et fertile propice à faire pousser différentes sortes de grains et de production agricole (Bouchette, 1815 :108). L'activité économique la plus importante est l'exploitation du blé qui représente environ 80% de toute la production agricole. Le comté semble particulièrement affecté par la crise agricole de 1830. Selon Giroux (1986 :19), les techniques de culture désuètes, la rareté des terres et l'accroissement rapide de la population sont les facteurs qui contribuent à augmenter les difficultés des agriculteurs. Peu à peu, la culture du blé sera remplacée par celle de la pomme de terre et de l'avoine, tout comme l'augmentation de l'élevage dans le comté de Deux-Montagnes. L'exploitation forestière est la deuxième activité économique en importance dans le comté. Plusieurs chantiers d'exploitation forestière situés en bordure de la rivière du Nord fournissent du travail durant la période hivernale à des journaliers pratiquant la coupe dans Deux-Montagnes. C'est ce qui explique la présence de cinq moulins à scie dans la seigneurie de la rivière-du-Chêne et de six dans celle de Blainville, qui pour la plupart, desservent des clients régionaux (Laurin, 2000 :34). Les principales essences d'arbre présentes dans le comté sont selon Bouchette le frêne, l'érable, l'hêtre, le chêne et le bouleau.

Le comté de Deux-Montagnes est le plus affecté sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent par la Rébellion. Ce comté est composé d'anglophones et de francophones. On y retrouve 435 membres loyaux actifs contre 213 membres patriotes (Patriotes, 2000). À Saint-Eustache et Saint-Scholastique se trouvent des familles ayant un mépris pour les gens d'origine française, tandis qu'on retrouve des orangistes à Saint-Hermas et dans une autre partie de Saint-Scholastique. Enfin, il y a des loyalistes américains émigrés au Canada dans Saint-André, Carillon et dans les cantons de Gore, Chatham et Glengarry (Dubois, 1937 :50). Cette répartition est due au nouveau découpage des comtés effectué par le gouvernement britannique. La seigneurie du Lac des Deux-Montagnes, la seigneurie de la Rivière-du-Chêne, la seigneurie d'Argenteuil ainsi que les cantons de Gore et Chatham sont peuplés d'immigrants d'origine britannique.

Dès juin 1827, les résidents du comté de Deux-Montagnes tiennent une assemblée à Saint-Eustache. Cette assemblée a pour but d'exprimer leur attachement envers le souverain britannique puisque celui-ci a accordé le gouvernement constitutionnel. Cependant, dans un texte de dix-sept résolutions, les résidents dénoncent les reproches dirigés envers les députés canadiens-français. C'est à cette assemblée qu'est fondé le premier comité de correspondance. On y trouve déjà William H. Scott, Jacques Labris et Jean-Baptiste Dumouchel. Le 10 juillet, les Loyaux (Globensky, Dumont, de Bellefeuille et Dorion) tiennent une assemblée de protestation pour répondre à l'assemblée des Patriotes. C'est la formation des deux clans qui s'affrontent dans le comté de Deux-Montagnes.

En 1832, on tient une assemblée afin de protester contre les abus et le favoritisme dans la concession des terres. On crée un comité de trente-quatre membres chargé de veiller aux intérêts canadiens. En 1834, lors de l'élection générale, Girouard et Scott se présentent pour le Parti patriote en reprochant à leurs adversaires Brown et Globensky leur esprit exclusif. Les principaux points débattus lors de cette élection sont la question des subsides et la répartition des droits de douanes. Les bureaucrates...


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