| | | BIOGRAPHIE CHÉNIER, Jean-Olivier (1806-1837) Depuis le 27 janvier 2026 |  page 1 / 2 |
Baptisé à Montréal, 10 décembre 1806, né la veille, de Victor Chénier, cultivateur de Lachine, et Cécile Morel. Après des études primaires à Lachine, Jean-Olivier Chénier, dès l'âge de 13 ans, commence son apprentissage en médecine auprès du Dr René-Joseph Kimber. Reçu médecin le 8 novembre 1827. Sa demande de licence médicale, écrite de Montréal et adressée à Dalhousie, le 8 novembre 1827, précise que «depuis huit ans révolus il a servi régulièrement comme étudiant en médecine avec René-Joseph Kimber, médecin de cette ville.» Il reçoit sa licence de pratique de la médecine dans le Bas-Canada à 22 ans et s'établit à Saint-Benoît, dans le comté de Deux-Montagnes. Son beau-père décédé, Chénier vient s'installer à Saint-Eustache pour le remplacer. Dès 1828, Chénier est attiré par la politique patriote. Avec quelques-uns de ses concitoyens de Saint-Benoît, il refuse de participer à la milice sous les ordres du lieutenant-colonel Lambert-Dumont. Marié à Zéphirine Labrie (Saint-Eustache, 26 septembre 1831), fille de Jacques Labrie, médecin et député d'York (Deux-Montagnes), et de Marguerite Gagnier. Présents: Louis-Joseph Papineau, orateur de la Chambre d'assemblée, Antoine-Télesphore Kimber, Louis-Michel Viger, avocat, Pierre Leblanc, oncle, Victor Chénier, frère, William Henry Scott, député de Deux-Montagnes, Augustin-Norbert Morin, Jean-Baptiste Laviolette, Jean-Baptiste Dumouchel, Jacques Viger, Amable Berthelot, médecin, Côme-Séraphin Cherrier, avocat, Charles Dion, Léandre Dumouchel, Joseph Lachaîne, médecin, Paul Rochon, Neil S. Scott, Charles Boucher de Grosbois, médecin, E. Moreau. En mai 1832, il est secrétaire d'une assemblée réformiste à Saint-Benoît. En mars 1834, il est nommé secrétaire du premier comité de comté de Deux-Montagnes et en juin 1835, il devient membre de l'Union patriotique pour Saint-Eustache. Le 1er juin 1837, en réaction aux Résolutions Russell, les patriotes du comté de Deux-Montagnes tiennent une grande assemblée à Sainte-Scholastique. Chénier est présent avec les Drs Luc-Hyacinthe Masson, Amable Berthelot et Vital-Léandre Dumouchel. Il prononce un discours d'une virulence remarquable. Dans les mois qui suivent, il assiste aux réunions du Comité permanent de correspondance de Montréal. S'adressant à ses concitoyens, le 1er octobre 1837, il prononce cette phrase célèbre qui les enflamme: «Ce que je dis, je le pense et je le ferai. Suivez-moi, et je vous permets de me tuer si jamais vous me voyez fuir». Le 23 octobre 1837, il s'implique à l'assemblée patriote des Six-Comtés à Saint-Charles où sont présents les médecins patriotes les plus radicaux: Wolfred Nelson qui refuse de remercier Papineau pour son discours jugé trop modéré, les Drs Chicou-Duvert, Côté, Allard et autres, tous très impliqués dans le mouvement patriote. À cette occasion, Chénier arbore le drapeau patriote du comté de Deux-Montagnes qui contient un maskinongé avec le chêne et l'érable. De retour dans son comté, Chénier et ses partisans parcourent les campagnes à la recherche d'armes et de vivres. À compter du 16 novembre, sa tête est mise à prix; le gouverneur Gosford offre une récompense de 500 £ pour son arrestation. À la mi-novembre, Papineau décide d'envoyer à Saint-Eustache les frères Thomas et Chamilly de Lorimier, André-Benjamin Papineau et le Dr Brien pour organiser la résistance dans le comté de Deux-Montagnes sous les ordres d'Amury Girod et de Chénier. Girod arrive à Saint-Eustache le 23 novembre et, ce jour-là, le comité des affaires militaires, lors d'une réunion tenue au presbytère de l'église de Saint-Eustache, nomme Chénier lieutenant-colonel. Fort de cette promotion, Chénier commence les confiscations chez ses concitoyens loyaux au gouvernement. À chacun, il remet un reçu au nom du gouvernement provisoire. Le 29 novembre, après consultation avec Chénier, Girod part avec une centaine d'hommes pour une expédition contre le comptoir de la compagnie de la Baie d'Hudson et la mission indienne d'Oka. On est convaincu qu'il s'y trouve une grande quantité d'armes et de munitions. Le 30 novembre, pendant que Chénier cerne le séminaire, Girod pénètre dans le magasin de la Baie d'Hudson: le matériel de guerre retrouvé est plutôt maigre: huit fusils, deux lb de poudre et 1 200 lb de plomb. Au presbytère de la mission d'Oka, Girod et Chénier récupèrent un petit canon. Girod demande alors aux chefs iroquois de la mission de Kanesatake de demeurer neutres dans cette lutte qui oppose les patriotes au gouvernement. Le 1er décembre 1837, Chénier somme le curé de Saint-Eustache Jacques Paquin de lui remettre les clefs du couvent qui est situé immédiatement à gauche de l'église. Devant l'hésitation du curé, Chénier ordonne la prise du couvent et y installe le quartier-général des insurgés. Le 2 décembre, Chénier et Girod décident de faire prisonniers au presbytère William Henry Scott, jusqu'alors chef incontesté des patriotes, mais qui refuse de se mettre à leur tête. Le 3 décembre, sur le parvis de l'église, après la lecture de la proclamation de lord Gosford du 29 novembre, le curé Paquin, son vicaire Desève et le curé Turcotte, de Sainte-Rose, convoquent Chénier au presbytère, pour tenter de le convaincre de ne pas s'exposer «à mourir les armes à la main». Peine perdue. Aussi, le 4 décembre, alors qu'ils tentent de fuir Saint-Eustache, les curés sont interceptés et admonestés par Chénier en ces termes: «Vous nous avez nui extraordinairement; vous êtes la cause du refroidissement qu'éprouve la paroisse en ce moment-ci. Vous devriez être à notre tête quand nous irons combattre pour nous donner l'absolution». Dans les jours qui suivent, Chénier et Girod font piller les magasins et les maisons des loyaux, espérant y trouver des armes et des vivres. Le 6 décembre, pour entraver la marche des troupes qui se dirigent vers Saint-Eustache, Chénier ordonne une expédition pour tenter d'affaiblir le pont Porteous qui enjambe la rivière des Mille-Îles. On se prépare à l'attaque. Le 14 décembre, Chénier peut compter sur environ 300 patriotes dont seulement 200 ont des armes. Un peu avant midi, Chénier et sa troupe voient apparaître les volontaires de Globensky à la rive sud de la rivière. Comme la rivière est gelée, la glace permettra aux volontaires de traverser de l'autre côté, à Saint-Eustache. Le docteur se dirige vers cette troupe pour l'affronter quand les réguliers du général Colborne surgissent du côté nord de la rivière et encerclent le village. Chénier et ses patriotes sont forcés de se réfugier dans l'église pour résister aux envahisseurs. Les canons anglais bombardent l'église. Les réfugiés sont entassés... | page 1 / 2 Consulté 293 fois depuis le MOD
| | |
Abréviations
(B) (M) (S) (dans les notes) Baptême, Mariage, Sépulture AF Aegidius Fauteux, Les Patriotes de 1837-1838 (1950) ANC Archives nationales du Canada ANQH Archives nationales du Québec à Hull ANQM Archives nationales du Québec à Montréal ANQQ Archives nationales du Québec à Québec AO Archives d'Ontario AQHP Association québécoise d'histoire politique ASN Archives du Séminaire de Nicolet ASQ Archives du Séminaire de Québec ASSH Archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe ASTR Archives du Séminaire de Trois-Rivières BAC Bibliothèque et Archives du Canada BAnQ Bibliothèque et archives nationale du Québec BH Beaulieu, André et Jean Hamelin, dir, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973-1990, 10v BHP Bulletin d'histoire politique BMS Baptêmes, mariages, sépultures BRH Bulletin des recherches historiques. CAN Le Canadien (Québec) CANJ Canadian Antiquarian and Numismatic Journal CB Catalogue of Books being the complete Library of late Hon L-J Papineau vendus lors d'un encan public en mars 1922, par les frères Fraser, [Montréal, 1922] CHRISTIE William Christie, History of the Late Province of Lower Canada (Québec, 1841)
|
CP Chronologie parlementaire, tome 1 1791-1867 (doc inédit), Service de recherche, Bibliothèque de l'Assemblée nationale, décembre 1995 CRLG Centre de recherche Lionel-Groulx DAF Dictionnaire de l'ancienne langue françoise et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, par Frédéric Godefroy, 10 v, Paris, 1881-1902 DBC Dictionnaire biographique du Canada, 14 v, Québec, PUL; Toronto, UTP DC Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, par J-B-A Allaire; Les anciens; Montréal, Imprimerie de l'École Catholique des Sourds-Muets, 1910 DD Dictionnaire de droit québécois et canadien, avec lexique anglais-français, par Hubert Reid, 2e tirage, revu et corrigé, Montréal, Wilson & Lafleur ltée, 1996 DNB Dictionary of National Biography, London, Smith, Elder, & Co, 1885-1900 DPQ Dictionnaire des parlementaires du Québec, 1792-1992, PUL, 1993 ED Encyclopaedic Dictionary, edited by Robert Hunter, 4 v, Philadelphia, Syndicate Publishing Company, 1894 GPF Glossaire du parler français au Canada, Québec, PUL, 1968 [1930] ICMH Institut canadien de microreproductions historiques JCABC Journal de la Chambre d'Assemblée du Bas-CanadaJFL Journal d'un Fils de la Liberté, 1838-1855, par Amédée Papineau, Sillery, Septentrion, 1998 JLP Journal (inédit) de Lactance Papineau ANQQ, P 417/6 MD Lovell's Montreal Directory |
ICMH Institut canadien de microreproductions historiques JCABC Journal de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada JFL Journal d'un Fils de la Liberté, 1838-1855, par Amédée Papineau, Sillery, Septentrion, 1998 JLP Journal (inédit) de Lactance Papineau ANQQ, P 417/6 L'AMI L'ami du peuple, de l'ordre et des lois (Montréal) LIB Le Libéral (Québec) MC Morning Courrier (Montréal) MD Lovell's Montreal Directory MD The Macmillan Dictionary of Canadian Biography, Toronto, Macmillan of Canada, 1985 [1978] MG 24 B125 Comité de correspondance de Montréal MGZ Montreal Gazette MIN La Minerve (Montréal) MS Mississiquoi Standard (Frelighburg) MTL HERALD Montreal Herald MQD Mackay's Quebec Directory OED The Oxford English Dictionary, 2nd ed, prepared by JA Simpson and ESC Weiner, 20 v, Clarendon Press, Oxford, 1989 RHAF Revue d'histoire de l'Amérique française SHM Société historique de Montréal MQD Mackay's Quebec Directory OED The Oxford English Dictionary, 2nd ed, 20 v, Clarendon Press, 1989 QG Quebec Gazette QM Quebec Mercury RG. Register Group. Archives publiques du Canada (Ottawa) SJ Stanstead Journal (Stanstead) VIND The Canadian Vindicator (Montréal) |
Consultez les journaux d'époque conservés à la BAnQ
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois, 1832-1840 (Montréal)
Le Canadien, 1806-1909 (Québec)
Le Courier de Québec, 1807-1808
L'Écho du pays, 1832-1836 (Saint-Charles-sur Richelieu)
Le Fantasque, 1837-1849 (Québec)
|
La Gazette des Trois-Rivières, 1817-1822
Le Glaneur, 1836-1837 (Saint-Charles-sur-Richelieu)
Le Libéral / The Liberal, 1837 (Québec)
La Minerve, 1826-1899 (Montréal)
Le Pays, 1852-1869 (Montréal)
|
Le Populaire, 1837-1838 (Montréal)
Quebec Mercury, 1805-1903
La Quotidienne, 1837-1838 (Montréal)
Le Spectateur canadien 1813-1829 (Montréal)
The Vindicator, 1828-1837 (Montréal)
|
Nos partenaires

|
|
|
Le matériel sur ce site est soit original, soit libre de droit. Vous êtes
invités à l'utiliser
à condition d'en déclarer la
provenance. © 1996-2026 Les Patriotes de 1837@1838
glaporte@1837.qc.ca
|
|
|
| |