| | | BIOGRAPHIE NELSON, Robert (1794-1873) Depuis le 31 décembre 1969 |  page 2 / 2 |
(Morin, 1949: 494).
Le 9 novembre, les Chasseurs arrivent à Odelltown et se mettent à attaquer la milice. Ils résistent du mieux qu‘ils peuvent mais des renforts viennent à bout de l‘armée de Chasseurs. Nelson fuit le lieu du soulèvement avant la fin de la bataille. Selon le Docteur François-Joseph Davignon, la fuite de Nelson s‘explique par sa crainte d‘être assassiné par ses propres soldats (Morin,1949: 501). Au moment même où se livre la bataille d‘Odeltown, l‘armée de Colborne quitte Laprairie en direction de Napierville. Arrivé sur les lieux, Colborne ne retrouve plus de Patriotes, qui ont cru bon de quitter les lieux.
Nelson ne sait guère diriger fermement ses troupes, ce qui occasionne quelques détachements qui décident à agir isolément. Il semble que le chaos règne le plus souvent au sein des troupes où plusieurs désirent accomplir leur propre dessein. Suite aux rébellions de 1838, Robert Nelson quitte la politique et se concentre sur son métier de médecin. Avant de s‘installer définitivement à New York, il demeure peu de temps en Californie. À compter de 1866, il rédige plusieurs œuvres médicales, en particulier sur le choléra. Il ne remet plus jamais les pieds au Canada.
Mélissa Blais et Benoit Marsan.
Dictionnaire général du Canada, tome 2, Canada, université d‘Ottawa, 1931, 827 p.; FILTEAU, Gérard, Histoire des Patriotes, Montréal, éd. Univers, 1980, 492 p.LA TERREUR, Marc, dir., DBC, Québec, Presse de l‘université Laval, vol.x, 1972, 893 p.; MORIN, Victor, La République canadienne de 1838, RHAF, vol. 11, no. 4, mars 1949, p. 483- 512.; NELSON, Robert, Déclaration d‘indépendance et autres écrits (1832-1848), traduit de l‘anglais par Michel de Lormiers et Renée Andrewes, Montréal, Comeau et Nadeau, 1999, 90 p.; ROCHON, Paul, l‘histoire oubliée des Patriotes, Montréal, Éd. Du Taureau, 1988, 287 p.
Frère cadet de Wolfred Nelson
Il déclara la République du Bas-Canada, mais mourra en exil
Medecin et député
Dès le début de la Rébellion de 1837, Robert Nelson doit se réfugier aux États-Unis. Décidé à poursuivre le combat armé, il fait une brève apparition au Canada en février 1838 pour se proclamer, à Clarenceville, président de la République du Bas-Canada. Sa déclaration propose des idées très avancées pour l‘époque, comme l‘égalité du français et de l‘anglais comme langues officielles et la reconnaissance de droits égaux pour les autochtones (DOCUMENT).
De son exil Nelson tente alors d‘organiser des groupements armés secrets connus sous le nom de Frères chasseurs(Hunter‘s Lodges). Au début de novembre 1838, des rassemblements ont lieu en divers endroits au sud de Montréal. Les forces d‘invasion commandées par Nelson sont cependant rapidement dispersées lors de deux affrontements désastreux à Lacolle, le 7 novembre, puis à Odelltown le 9 novembre. Découragé, Nelson abandonne la partie et se réfugie définitivement aux États-Unis où il pratiquera la médecine jusqu‘à son décès.
Fils de William Nelson et de Jane Dies
- Né à Montréal en janvier 1794
- Décédé à Gilford, Staten Island, N.Y. le 1er mars 1873 ( à l‘âge de 79 ans )
- Médecin et député
- Patriote et commandant des insurgés de 1838
Dès l‘âge de 20 ans, Robert Nelson pratique la médecine. 1814 étant une année de guerre, il s‘engage dans l‘armée et est nommé chirurgien attitré du 7e bataillon (le corps de Deschambault). Quelques mois plus tard, il est muté au corps des Guerriers indiens, où sévit une grave épidémie de lithiasie. Cette mutation lui permet de garder un certain attachement pour les Indiens, et il oeuvre dans plusieurs causes pour améliorer leur condition. Par la suite, établi à Montréal, il se dote d‘une importante clientèle et d‘une réputation très avantageuse dans son domaine. Il apprend même le métier à plusieurs étudiants, et sera reconnu comme le médecin des cas difficiles, des grandes opérations.
Étonnament, Nelson oriente sa profession dans un tout autre domaine. En effet, son frère Wolfred l‘amène dans une carrière politique en 1827. Il est dès lors élu à la chambre d‘Assemblée dans le comté de Montréal-Ouest avec nul autre que Louis-Joseph Papineau. Cependant, constatant que ses devoirs ne concordent pas avec sa profession, Nelson se retire de la politique en 1830. Pour des raisons inconnues, Nelson remet en question sa position et revient à la politique comme député de Montréal-Ouest. Il se joint alors aux membres du parti patriote qui, à cette période, font chanter le gouvernement en refusant de lui accorder des subsides tant que ce dernier ne satisfera pas à leurs demandes. Bien qu‘il fut un prestigieux orateur dans les assemblées et qu‘il fut un des membres les plus actifs du Comité central et permanent à Montréal, Nelson ne prend pas part à l‘insurrection de 1837. Malgré cela, il est arrêté comme suspect (sans doute à cause des liens qu‘il entretient avec son frère Wolfred) et relâché, faute de preuves. Outré et très en colère, Nelson se dirige vers les États-Unis en 1837.
Son action durant les Rébellions de 1837-1838 se situe beaucoup dans le courant radical des Patriotes. En février 1838, il se proclame Président de la République du Bas-Canada. De plus, Nelson organise plusieurs invasions, dont la plupart se soldent par un échec. C‘est avec le groupe secret qu‘il a fondé, les Frères-Chasseurs, qu‘il prépare ces invasions. Les nombreux échecs subis s‘expliquent surtout par le manque de leadership de Nelson. N‘étant pas très ferme avec ses hommes, le groupe manque de discipline et plusieurs détachements décident d‘agir isolément plutôt que de suivre le plan de Nelson.
Julie Nolet ... | page 2 / 2Consulté 15 020 fois depuis le MOD
| CedricLessard (18 mars 2013) Bonjour , j‘ai une question pour un projet en histoire de secondaire 4 . J‘aimerais savoir , car je ne me souvient plus et que je ne le trouve pas sur ce cite . Les frères Nelson ont cité une phrase pour dire a la population de fabriquer des munitions pour la rebellion , cependant je ne me souviens plus c‘est quoi .. alors , si quelqu‘un pourrait m‘aider ! Merci .
|
alexandra (23 novembre 2009) Bonjour!!! Je suis une descendante de wolfred nelson en ligne directe, car mon arriere grand mer, Therese Rolland est la fille de Maud Nelson... J‘ai besoin de votre aide, car je fais un arbre genealogique avec tous mes descendants pour un projet d‘ecole et je suis bloquee avec ma mere sur la branche des nelson... Si vous pourriez me fournir des informations par courriel, ce serait tres apprecier!!!!! Merci de votre collaboration!!!! Alexandra 12 ans
|
LouiseCharbonneau (4 février 2008) Je suis désolée de devoir vous contredire mais je crois que vous avez utilisé le dictionnaire biographique afin de rédiger cette biographie. Je vous ai fait parvenir par courriel l‘acte de naissance de Robert Nelson qui provient directement des archives nationales (paroisse Christ Anglican Church de Sorel) Ce dernier est né en 8 août 1793 et baptisé en octobre dans la paroisse Christ Anglican Church de William Henry (Sorel)
|
LouiseCharbonneau (4 février 2008) Je suis désolée de devoir vous contredire mais je crois que vous avez utilisé le dictionnaire biographique afin de rédiger cette biographie. Je vous ai fait parvenir par courriel l‘acte de naissance de Robert Nelson qui provient directement des archives nationales (paroisse Christ Anglican Church de Sorel) Ce dernier est né en 8 août 1793 et baptisé en octobre dans la paroisse Christ Anglican Church de William Henry (Sorel)
|
| |
Abréviations
(B) (M) (S) (dans les notes) Baptême, Mariage, Sépulture AF Aegidius Fauteux, Les Patriotes de 1837-1838 (1950) ANC Archives nationales du Canada ANQH Archives nationales du Québec à Hull ANQM Archives nationales du Québec à Montréal ANQQ Archives nationales du Québec à Québec AO Archives d'Ontario AQHP Association québécoise d'histoire politique ASN Archives du Séminaire de Nicolet ASQ Archives du Séminaire de Québec ASSH Archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe ASTR Archives du Séminaire de Trois-Rivières BAC Bibliothèque et Archives du Canada BAnQ Bibliothèque et archives nationale du Québec BH Beaulieu, André et Jean Hamelin, dir, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973-1990, 10v BHP Bulletin d'histoire politique BMS Baptêmes, mariages, sépultures BRH Bulletin des recherches historiques. CAN Le Canadien (Québec) CANJ Canadian Antiquarian and Numismatic Journal CB Catalogue of Books being the complete Library of late Hon L-J Papineau vendus lors d'un encan public en mars 1922, par les frères Fraser, [Montréal, 1922] CHRISTIE William Christie, History of the Late Province of Lower Canada (Québec, 1841)
|
CP Chronologie parlementaire, tome 1 1791-1867 (doc inédit), Service de recherche, Bibliothèque de l'Assemblée nationale, décembre 1995 CRLG Centre de recherche Lionel-Groulx DAF Dictionnaire de l'ancienne langue françoise et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, par Frédéric Godefroy, 10 v, Paris, 1881-1902 DBC Dictionnaire biographique du Canada, 14 v, Québec, PUL; Toronto, UTP DC Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, par J-B-A Allaire; Les anciens; Montréal, Imprimerie de l'École Catholique des Sourds-Muets, 1910 DD Dictionnaire de droit québécois et canadien, avec lexique anglais-français, par Hubert Reid, 2e tirage, revu et corrigé, Montréal, Wilson & Lafleur ltée, 1996 DNB Dictionary of National Biography, London, Smith, Elder, & Co, 1885-1900 DPQ Dictionnaire des parlementaires du Québec, 1792-1992, PUL, 1993 ED Encyclopaedic Dictionary, edited by Robert Hunter, 4 v, Philadelphia, Syndicate Publishing Company, 1894 GPF Glossaire du parler français au Canada, Québec, PUL, 1968 [1930] ICMH Institut canadien de microreproductions historiques JCABC Journal de la Chambre d'Assemblée du Bas-CanadaJFL Journal d'un Fils de la Liberté, 1838-1855, par Amédée Papineau, Sillery, Septentrion, 1998 JLP Journal (inédit) de Lactance Papineau ANQQ, P 417/6 MD Lovell's Montreal Directory |
ICMH Institut canadien de microreproductions historiques JCABC Journal de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada JFL Journal d'un Fils de la Liberté, 1838-1855, par Amédée Papineau, Sillery, Septentrion, 1998 JLP Journal (inédit) de Lactance Papineau ANQQ, P 417/6 L'AMI L'ami du peuple, de l'ordre et des lois (Montréal) LIB Le Libéral (Québec) MC Morning Courrier (Montréal) MD Lovell's Montreal Directory MD The Macmillan Dictionary of Canadian Biography, Toronto, Macmillan of Canada, 1985 [1978] MG 24 B125 Comité de correspondance de Montréal MGZ Montreal Gazette MIN La Minerve (Montréal) MS Mississiquoi Standard (Frelighburg) MTL HERALD Montreal Herald MQD Mackay's Quebec Directory OED The Oxford English Dictionary, 2nd ed, prepared by JA Simpson and ESC Weiner, 20 v, Clarendon Press, Oxford, 1989 RHAF Revue d'histoire de l'Amérique française SHM Société historique de Montréal MQD Mackay's Quebec Directory OED The Oxford English Dictionary, 2nd ed, 20 v, Clarendon Press, 1989 QG Quebec Gazette QM Quebec Mercury RG. Register Group. Archives publiques du Canada (Ottawa) SJ Stanstead Journal (Stanstead) VIND The Canadian Vindicator (Montréal) |
Consultez les journaux d'époque conservés à la BAnQ
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois, 1832-1840 (Montréal)
Le Canadien, 1806-1909 (Québec)
Le Courier de Québec, 1807-1808
L'Écho du pays, 1832-1836 (Saint-Charles-sur Richelieu)
Le Fantasque, 1837-1849 (Québec)
|
La Gazette des Trois-Rivières, 1817-1822
Le Glaneur, 1836-1837 (Saint-Charles-sur-Richelieu)
Le Libéral / The Liberal, 1837 (Québec)
La Minerve, 1826-1899 (Montréal)
Le Pays, 1852-1869 (Montréal)
|
Le Populaire, 1837-1838 (Montréal)
Quebec Mercury, 1805-1903
La Quotidienne, 1837-1838 (Montréal)
Le Spectateur canadien 1813-1829 (Montréal)
The Vindicator, 1828-1837 (Montréal)
|
Nos partenaires

|
|
|
Le matériel sur ce site est soit original, soit libre de droit. Vous êtes
invités à l'utiliser
à condition d'en déclarer la
provenance. © 1996-2026 Les Patriotes de 1837@1838
glaporte@1837.qc.ca
|
|
|
| |