une expédition nouvelle, il faudra bien surveiller les préparatifs de Robert Nelson. Il prend des leçons de mathématiques et d'art militaire. Amitiés aux amis, à Lucie. 409.- Le docteur H.A. Gauvin à Ludger Duvernay, Burlington (De Liverpool,12 mars 1840). Il croit que Duvernay et ses amis n'ont pas approuvé les démarches qu'il a faites en France. "Je suis
fâché surtout que vous n'eussiez pas eu même la volonté de nous soumettre vos objections. Il est
vrai que nous avons trouvé le parti républicain peu disposé, faute de moyens, à nous aider. Les
ministres semblaient pencher de notre côté aussi, mais, il était facile de prévoir, par leurs observations, qu'ils s'attendaient déjà à la crise ministérielle qui vient d'avoir lieu. Il nous a donc
fallu renoncer à notre projet. La Russie, sur laquelle nous pouvions avoir quelque espérance,
vient de conclure un traité avec 1'Angletene, qui nous rejette par là même en arrière. Il n'y aurait
donc à espérer du secours pour nous que de la France et, dans le cas seulement, où la question
d'Orient amènerait une rupture entre elle et 1'Angletene." Il s'embarque pour New-York. "J'ai
laissé à Paris 1'ami Duchesnois qui paraît déterminé à s'établir en France. M. Papineau est tou-
jours à Paris, vivant très à l'étroit; il est beaucoup changé et paraît souffrir du besoin d'argent.
J'ai vu, hier, O'Connell qui est le plus entiché de la Reine que jamais. Il blâme beaucoup les
chefs canadiens d'avoir excité le peuple à la révolte, lui, qui l'a prêchée pendant quinze ans... La
France possède quatre cent cinquante vaisseaux de guerre dont une soixantaine de bateaux à
vapeur."
447.- Le docteur Gauvin à Ludger Duvernay (De Montréal, 9 octobre 1840). Il a l'intention de publier un nouveau journal, le Jean-Baptiste, en collaboration avec l'ami Phelan. Maillet a mal
fait d'écrire à sa mère à propos de ce qu'il lui doit. Il paiera Michel. Il le prie de lui envoyer ses
livres et ses comptes.455.- Jac. A. Plinguet à Ludger Duvernay, Burlington (De Montréal, 27 octobre 1840). Il a laissé la Canadienne. Gauvin prend sa place avec Phelan. Lui sera 1'imprimeur... On le paie assez bien. 457.- Le docteur H.A. Gauvin à Ludger Duvernay, Burlington (De Montréal, 1er novembre
1840). Il enverra à Michel ce qu'il lui doit. Il a chargé mademoiselle Harnois de payer Maillet. Il
a reçu ses livres par Marchesseault. Celui-ci se montre très froid envers lui. Il ne sait pourquoi.
"Méfiez-vous de Louis Perrault, c'est une langue de poissard."
463.- Louis Perrault à Ludger Duvernay (De Montréal, 23 novembre 1840). Il le prie d'aller trouver un monsieur Jessé Gay, à propos d'un moulin à papier. Il a reçu ses dépêches. Il ne
pourra insérer sa communication. "Vous parlez trop crûment. Je crois que Thomson sévirait." Il
lira un article dans le Fantasque contre L.H.L., écrit, paraît-i1 par Gosselin. Fréchette... à Québec
font tous leurs efforts pour empêcher la publication du petit papier. J.V. Delorme et lui ont lancé
dans le public le prospectus d'un papier le Coin du feu. C'est dégoûtant de voir une telle
concurrence. Fréchette a toujours été notoire pour sa jalousie envers les autres." A propos d'un
procès contre un jeune Auclair, accusé de vol d'un cheval. Les affaires sont suspendues par suite
des bruits de guerre. Le Conseil spécial n'a passé qu'une ordonnance. Alphonse (le docteur
Gauvin) est malade. Il travaille, tout de même, à son journal. Il n'a pu obtenir de régler 1'affaire
de son imprimerie. Son almanach sera terminé dans huit jours. L'Aurore paraît toujours en
retard. Etc...
471.- F. Amiot à Ludger Duvernay, Burlington (De Montréal, 3 février 1841 ). II s'excuse d'avoir tant retardé à lui écrire. Etc. I1 s'est mari, occupe une position dans le bureau du shérif.
Le salaire est insignifiant et il vit bien pauvrement. "Ce n'est plus le temps d'autrefois, mon cher
Duvernay, plus de joyeuse réunions, plus d'épanchement d'amitié, d'idées et de sentiments. Etc.
Ils se sont réunis quinze à vingt chez Dumas. Il a réussi à placer Dumesnil avec lui dans le
bureau du sherif.
"Gauvin se meurt. L'Union, la fameuse Union sera proclamée le 7 ou le 10 courant. " II peut
revenir au pays sans crainte.
474.- Jac. A. Plinquet à Luger Duvernay, Burlington (De Montréal, 8 février 1841 ). Il a trouvé sa dernière lettre assez mordante. I1 n'est ni Jésuite, ni chanoine, ni frère ignorant in: il est
simplement un honnête homme. Messire Prince qui édite les Mélanges religieux n'est pas une
ennemi bien acharné. Il est patriote quoiqu'il n'ose le dire publiquement. Le Jean-Baptiste est
mort. C'est Gauvin qui 1'a tué. Il ne reste plus que 1'Aurore. Sans Gauvin, il aurait réussi avec la
Canadienne.
476.- Ct Dumesnil à Ludger Duvernay, Burlington (De Montréal,19 février 1841 ). Il est employé chez le shérif Boston. "Jos. Michel est demeuré deux jours à Montréal; il est parti pour
les Trois-Rivières où il doit séjourner quelques semaines. Amiot a reçu votre lettre; le pauvre
Gauvin approche plus que jamais de sa fin, à la réception de cette lettre, il n'existera peut-être
plus". Des amitiés aux pères Malo et Maillet.
477.- Louis Perrault à Ludger Duvernay, Burlington (De Montréal,19 février 1841 ). "Le petit major Drolet était en ville la semaine dernière. Jos Vincent se montre depuis Noël. Jos Michel
est allé aux Trois-Rivières. Alphonse Gauvin a reçu sacrement ce matin; il ne peut aller loin de
même. Neysmith est aussi bien bas, il ira pourtant encore quelque temps."
483.- Louis Perrault à Ludger Duvernay (De Montréal,10 mars 1841 ). Rien de nouveau. "Alphonse (le docteur Gauvin) est enterré depuis vendredi." Baron, le shérif, est mort
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