| | | BIOGRAPHIE Malhiot (ou Mailhot), Édouard-Élisée Depuis le 31 décembre 1969 |  page 1 / 2 |
(Saint-Pierre-les-Becquets, comté de Nicolet, Québec 11 septembre 1812 - Assumption, Illinois, États-Unis, 11 août 1875 )
Édouard-Élisée Nicolas Talentin Malhiot est le fils de Michel-Reuben Malhiot et de Marie-Louise Demers-Dumais. On dit de lui que c‘est un homme brave, hardi et bien charpenté (Roy,1988 :19). Concernant son statut professionnel, Roby et Bernard indiquent que Malhiot est étudiant en droit à Montréal (Roby, 1991 :540; Bernard, 1983 :291), alors que Fortin affirme qu‘il est médecin à Boucherville (Fortin, 1988 :191) lors des troubles de 1837-1838.
Après avoir passé ses vingt premières années à Saint-Pierre-les-Becquets, Édouard-Élisée Malhiot quitte son domicile et se rend à Montréal afin d‘y entreprendre des études en droit. Dès son arrivée à Montréal en 1834 il est séduit par la cause patriote et devient l‘un de ses ardents défenseurs. Le 5 mai 1834, Michel Mailhot, le père d‘Édouard-Élisée, est nommé sur un comité à Ste-Croix dans le comté de Lotbinière (PATRIOTES, 2000). Le 5 décembre 1834, Édouard-Élisée est présent lors d‘une réunion du Comité de correspondance de Montréal (PATRIOTES, 2000). Le 5 septembre 1837, il participe à une assemblée à l‘Hotel Nelson, sur la place Jacques-Cartier à Montréal, durant laquelle : " Sept ou huit cents jeunes gens de Montréal jettent les bases d‘une société politique [...] sous le nom de Fils de la Liberté " (Bernard, 1983 :100). Ami de Ludger Duvernay, ardent partisan de Louis-Joseph Papineau et membre actif des Fils de la Liberté, il était de toutes les assemblées, de toutes les manifestations qui, d‘avril à novembre 1837, se multiplièrent à Montréal (Roby, 1991 :540). Le 6 novembre 1837, Édouard-Élisée est impliqué dans une bagarre qui oppose les Fils de la Liberté aux membres du Doric Club. À partir de cet incident, il se dévoue entièrement à la cause patriote.
Suite à la bataille de Saint-Charles, le 25 novembre 1837, Malhiot rassemble plus d‘un millier d‘hommes à Saint-Mathias (Pointe-Olivier) dans le comté de Rouville. Le commandant des rebelles prépare une embuscade afin de bloquer le passage à l‘armée britannique revenant de Saint-Charles. Le 28 novembre 1837, après une brève escarmouche entre les troupes du lieutenant-colonel Wetherall et celles de Malhiot, les rebelles s‘avouent vaincus et prennent la fuite. Édouard-Élisée ainsi que plusieurs de ses compagnons d‘armes se replient sur Sainte-Marie pour y prendre une livraison d‘une grande quantité d‘armes en provenance des États-Unis. Puis, ils se réfugient à Swanton dans l‘État du Vermont. De là, ils préparent de nouvelles stratégies d‘attaque et projettent d‘aller rejoindre leurs compatriotes se trouvant à Saint-Eustache.
Le 6 décembre 1837, le colonel Malhiot, avec sous ses ordres près de 80 hommes, traverse la frontière à la hauteur de Philipsburg, dans le comté de Missisquoi. À Moore‘s Corner, ils sont surpris par un groupe de : " 300 Volontaires commandés par le capitaine Kempt " (Fortin, 1988 : 43). Durant l‘escarmouche, qui ne dure pas plus d‘une quinzaine de minutes, Édouard-Élisée est blessé au genou. Malgré tout, il réussit à s‘enfuir et à retourner à Swanton. À partir de cet instant, " commença pour lui une courte mais douloureuse période d‘exil " (Roby, 1991 :540). Les importantes défaites de 1837 et la situation très précaire qu‘elles ont engendrée dans le clan des rebelles ont démoralisé Malhiot.
Le 2 janvier 1838, Malhiot assiste à une réunion des rebelles qui se tient à Middlebury dans l‘État du Vermont. Lors de cette rencontre, dont le but est de discuter de la possibilité d‘une nouvelle insurrection, Malhiot est consterné de voir la zizanie qui s‘est installée dans le clan des rebelles. Resté loyal à Papineau, Édouard-Élisée se réconcilie avec Robert Nelson et se rallie à l‘idée d‘une invasion à partir des États-Unis pour favoriser l‘accès à l‘indépendance de la république du Bas-Canada (Roby, 1991 :540).
Suite à l‘échec d‘une tentative d‘invasion des rebelles en provenance des États-Unis, à Potton le 28 février 1838, les insurgés décident de rassembler leurs forces et de former une association paramilitaire secrète, celle des Frères chasseurs. De retour à Montréal en juillet, Malhiot, déjà l‘un des principaux fondateurs de cette organisation, en devient le grand stratège. On lui donne le titre de " Grand Aigle, c‘est-à-dire commandant en chef " (Fauteux, 1950 :63). Il dirige le Comité central des Frères chasseurs à Montréal et se charge de maintenir les communications avec les chefs de l‘extérieur. Sa grande capacité de persuasion lui permet de recruter des milliers d‘habitants dans la vallée du Richelieu. " Circulant de paroisse en paroisse, le Commandant du Sud, comme il s‘intitulait lui-même, fondait les loges, initiait de nouveaux adeptes et promettait des armes et des munitions pour le jour du soulèvement général " (Roby, 1991 :540). Malhiot est donc considéré comme l‘un des plus actifs recruteurs des Frères chasseurs. De plus, il organise l‘importation clandestine d‘armes et de munitions (Senior, 1997 :220).
Au mois de novembre, Malhiot prend le commandement des gens de Saint-Charles, Saint-Denis, Saint-Ours et Contrecoeur. Le 2 novembre, il convoque une assemblée à Saint-Ours afin d‘organiser un nouveau soulèvement armé (PATRIOTES, 2000). Il prépare une attaque contre le fort de Sorel dont le but est de s‘emparer d‘une grande quantité d‘armes et de munitions qui s‘y trouvent. Durant la nuit du 3 au 4 novembre 1838, Malhiot, avec sous ses ordres près de 300 hommes, quitte Saint-Ours en direction de Sorel. Cependant, il rebrousse chemin lorsqu‘il apprend que les troupes de Robert Nelson sont restées au camp de Napierville.
Par la suite, Malhiot et ses troupes se rendent à la montagne de Boucherville (Mont-Saint-Bruno), située à Montarville dans le comté de Chambly, où ils établissent leur camp. Ayant toujours pour objectif d‘attaquer le fort de Sorel, Malhiot rassemble près d‘un millier d‘hommes à son nouveau campement. Le 10 novembre, l‘armée de Malhiot s‘installe dans le manoir et les bâtiments du Seigneur Bruneau (Fortin, 1988 :65). Malgré le fait que la plupart des rassemblements des Frères chasseurs se dispersent le 10 novembre, Édouard-Élisée et ses troupes, bien décidés à résister, restent campés à cet endroit jusqu‘au 13. Selon Roby, le camp aurait tenu le coup une journée de plus. " Le 14 au matin, à l‘approche des troupes régulières venant de Sorel, Malhiot, dont la tête était mise à prix, s‘enfuit avec quelques compagnons. Ils franchirent... | page 1 / 2 Consulté 5 608 fois depuis le MOD
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Abréviations
(B) (M) (S) (dans les notes) Baptême, Mariage, Sépulture AF Aegidius Fauteux, Les Patriotes de 1837-1838 (1950) ANC Archives nationales du Canada ANQH Archives nationales du Québec à Hull ANQM Archives nationales du Québec à Montréal ANQQ Archives nationales du Québec à Québec AO Archives d'Ontario AQHP Association québécoise d'histoire politique ASN Archives du Séminaire de Nicolet ASQ Archives du Séminaire de Québec ASSH Archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe ASTR Archives du Séminaire de Trois-Rivières BAC Bibliothèque et Archives du Canada BAnQ Bibliothèque et archives nationale du Québec BH Beaulieu, André et Jean Hamelin, dir, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973-1990, 10v BHP Bulletin d'histoire politique BMS Baptêmes, mariages, sépultures BRH Bulletin des recherches historiques. CAN Le Canadien (Québec) CANJ Canadian Antiquarian and Numismatic Journal CB Catalogue of Books being the complete Library of late Hon L-J Papineau vendus lors d'un encan public en mars 1922, par les frères Fraser, [Montréal, 1922] CHRISTIE William Christie, History of the Late Province of Lower Canada (Québec, 1841)
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CP Chronologie parlementaire, tome 1 1791-1867 (doc inédit), Service de recherche, Bibliothèque de l'Assemblée nationale, décembre 1995 CRLG Centre de recherche Lionel-Groulx DAF Dictionnaire de l'ancienne langue françoise et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, par Frédéric Godefroy, 10 v, Paris, 1881-1902 DBC Dictionnaire biographique du Canada, 14 v, Québec, PUL; Toronto, UTP DC Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, par J-B-A Allaire; Les anciens; Montréal, Imprimerie de l'École Catholique des Sourds-Muets, 1910 DD Dictionnaire de droit québécois et canadien, avec lexique anglais-français, par Hubert Reid, 2e tirage, revu et corrigé, Montréal, Wilson & Lafleur ltée, 1996 DNB Dictionary of National Biography, London, Smith, Elder, & Co, 1885-1900 DPQ Dictionnaire des parlementaires du Québec, 1792-1992, PUL, 1993 ED Encyclopaedic Dictionary, edited by Robert Hunter, 4 v, Philadelphia, Syndicate Publishing Company, 1894 GPF Glossaire du parler français au Canada, Québec, PUL, 1968 [1930] ICMH Institut canadien de microreproductions historiques JCABC Journal de la Chambre d'Assemblée du Bas-CanadaJFL Journal d'un Fils de la Liberté, 1838-1855, par Amédée Papineau, Sillery, Septentrion, 1998 JLP Journal (inédit) de Lactance Papineau ANQQ, P 417/6 MD Lovell's Montreal Directory |
ICMH Institut canadien de microreproductions historiques JCABC Journal de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada JFL Journal d'un Fils de la Liberté, 1838-1855, par Amédée Papineau, Sillery, Septentrion, 1998 JLP Journal (inédit) de Lactance Papineau ANQQ, P 417/6 L'AMI L'ami du peuple, de l'ordre et des lois (Montréal) LIB Le Libéral (Québec) MC Morning Courrier (Montréal) MD Lovell's Montreal Directory MD The Macmillan Dictionary of Canadian Biography, Toronto, Macmillan of Canada, 1985 [1978] MG 24 B125 Comité de correspondance de Montréal MGZ Montreal Gazette MIN La Minerve (Montréal) MS Mississiquoi Standard (Frelighburg) MTL HERALD Montreal Herald MQD Mackay's Quebec Directory OED The Oxford English Dictionary, 2nd ed, prepared by JA Simpson and ESC Weiner, 20 v, Clarendon Press, Oxford, 1989 RHAF Revue d'histoire de l'Amérique française SHM Société historique de Montréal MQD Mackay's Quebec Directory OED The Oxford English Dictionary, 2nd ed, 20 v, Clarendon Press, 1989 QG Quebec Gazette QM Quebec Mercury RG. Register Group. Archives publiques du Canada (Ottawa) SJ Stanstead Journal (Stanstead) VIND The Canadian Vindicator (Montréal) |
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L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois, 1832-1840 (Montréal)
Le Canadien, 1806-1909 (Québec)
Le Courier de Québec, 1807-1808
L'Écho du pays, 1832-1836 (Saint-Charles-sur Richelieu)
Le Fantasque, 1837-1849 (Québec)
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La Gazette des Trois-Rivières, 1817-1822
Le Glaneur, 1836-1837 (Saint-Charles-sur-Richelieu)
Le Libéral / The Liberal, 1837 (Québec)
La Minerve, 1826-1899 (Montréal)
Le Pays, 1852-1869 (Montréal)
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Le Populaire, 1837-1838 (Montréal)
Quebec Mercury, 1805-1903
La Quotidienne, 1837-1838 (Montréal)
Le Spectateur canadien 1813-1829 (Montréal)
The Vindicator, 1828-1837 (Montréal)
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