| | | BIOGRAPHIE de Lorimier, Chevalier François-Marie-Thomas (1803-1839) Depuis le 31 décembre 1969 |  page 1 / 2 |
 | |
Descendant d'une vieille famille française qui demeure en Nouvelle-France après la Conquête de 1760, Francois-Marie-Thomas Chevalier De Lorimier naît le 27 décembre 1803 à Saint-Cuthbert (Berthier) dans le Bas-Canada. Il est le troisième des dix enfants de Guillaume-Verneil De Lorimier, un agriculteur, et de Marguerite-Adelaïde Perrault. Dans les années qui suivent, la famille De Lorimier s'établit à Montréal et, en 1813, le jeune De Lorimier commence ses études classiques au petit Séminaire de Montréal. En 1824, il débute un stage de clerc sous la direction de Pierre Ritchot, un notaire de Montréal. C'est avec ce dernier qu'il développe un intérêt particulier pour le notariat. Suite à son admission au notariat le 25 août 1829, il rédige son premier acte le 6 septembre suivant. Quelques jours plus tard, il s'installe dans une résidence du faubourg Saint-Antoine à Montréal, non loin de celle de ses parents. À la mort de son ancien patron et nouvel associé, M. Ritchot, il fait l'inventaire de ses biens. Entretenant quelques liens professionnels avec le notaire Jean-Marie Cadieux, il fait la rencontre de sa fille aînée, Henriette, avec laquelle il se marie le 10 janvier 1832. Par la suite, le couple s'établit rue Saint-Jacques où Henriette a reçu une maison en héritage à la mort de son père. Ils ont cinq enfants (quatre filles et un garçon) dont trois mourront en bas âge. Du côté professionnel, grâce à son intelligence, à sa grande intégrité et à son assiduité au travail, De Lorimier se fait une bonne clientèle (De Lorimier, 1988: 554). Ses actes notariés nous démontrent que ses clients sont surtout des membres des professions libérales (avocats, médecins, etc), des petits marchands, des artisans et des cultivateurs de l'île de Montréal. En 1837-1838, il abandonne sa famille, non sans peine, pour prendre une part active aux rébellions de 1837-1838. Selon son testament politique, " il prend une part active en politique à partir de l'âge de 17 ou 18 ans, soit dès 1821 ou 1822 " (De Lorimier, 1996: 56). Avec le temps, le jeune Chevalier devient de plus en plus idéaliste. " Comme tous les hommes qui aiment leurs pays [...] avec l'ardeur des coeurs jeunes et enthousiastes, De Lorimier se mêle de bonne heure de politique et d'affaires publiques " (Fabre, 1996: 85). Éternel partisan de Papineau, il désaprouve fortement les politiques du gouverneur Dalhousie et des Conseils exécutif et législatif. D'ailleurs, on peut voir son nom sur la pétition envoyée en décembre 1827 au roi George IV d'Angleterre, qui dénonce les politiques abusives du gouvernement colonial. " Son activité de notaire et son zèle politique font bientôt de De Lorimier un membre influent de la petite bourgeoisie montréalaise et une personnalité proche du groupe des dirigeants patriotes " (De Lorimier, 1988: 554). Durant l'élection partielle de 1832 dans la circonscription de Montréal-Ouest, il est un ardent partisan de Daniel Tracey, candidat irlandais du Parti patriote. D'ailleurs, il est presque blessé lors de l'émeute du 21 mai 1832 lorsqu'une balle tirée par un soldat de l'armée britannique brise le manche de son parapluie. Lors des élections générales de 1834, il joue un rôle important en soutenant les candidats du Parti patriote qui sont favorables aux Quatre-vingt-douze Résolutions. Rapidement, il s'insurge à l'annonce des 10 Résolutions de lord John Russell en mars 1837, notamment sur le droit du Conseil exécutif à utiliser le trésor public du Bas-Canada sans l'approbation de l'Assemblée législative. Durant l'été de 1837, on le voit à plusieurs assemblées patriotes où il tient souvent le poste de secrétaire. Parmi celles-ci, soulignons celle du 15 mai 1837 à Montréal où il est nommé, avec George-Étienne Cartier, cosecrétaire du Comité central et permanent du district de Montréal, et celle du 29 juin suivant tenue au même endroit où il est nommé secrétaire. Il est aussi présent lors de la célèbre assemblée des Six-Comtés le 23 octobre 1837 à Saint-Charles. Membre de l'Association des Fils de la Liberté, il est blessé d'une balle à une cuisse au cours de l'affrontement du 6 novembre 1837 contre les membres du Doric Club. Le 15 novembre, il arrive avec ses frères Chamilly et Gédéon à Saint-Eustache, dans le comté des Deux-Montagnes, où il vient se placer sous les ordres du Dr Jean-Olivier Chénier et du général Amury Girod. Organisant la résistance des insurgés de ce comté, il est présent lors de l'historique bataille du 14 décembre 1837 à Saint-Eustache. Croyant la cause désespérée et après avoir conseillé à Chénier d'abandonner la lutte, il se dirige vers Saint-Benoît d'où il part avec quelques Patriotes vers Trois-Rivières, traversant le Saint-Laurent et les Cantons-de-l'Est pour arriver aux États-Unis après plusieurs jours de marche. Suite à son passage à Montpellier, dans le Vermont, il se rend à Middlebury le 2 janvier 1838 avec plusieurs chefs Patriotes dont Papineau, O'Callaghan, R. Nelson, Brown, Côté, Brien, Malhiot, Rodier, Chartier, Gagnon et d'autres pour discuter d'une possibilité de réaliser une nouvelle insurrection au Bas-Canada. Il est avec Robert Nelson à Caldwell's Manor le 28 février 1838 lors de la Déclaration d'indépendance du Bas-Canada mais, à son retour aux États-Unis, il est arrêté pour avoir violé la neutralité américaine, puis acquité peu de temps après par un tribunal favorable aux Patriotes. Il voue le restant de son temps à organiser le mouvement insurrectionnel de l`Association secrète des Frères chasseurs. Il est rejoint en mai 1838 à Plattsburgh par sa femme Henriette qui demeure à ses côtés jusqu'au mois d'août. On le charge d'organiser le soulèvement dans les comtés des Deux-Montagnes (qui ne bougera pas en 1838) et de Beauharnois. En fait, les historiens fournissent peu d'informations sur le rôle précis de De Lorimier lors de l'insurrection de 1838. Selon l'historien L.-O. David, dans la nuit du 3 au 4 novembre 1838, De Lorimier se trouve à Beauharnois quand les Patriotes de la région s'emparent du manoir seigneurial d'Edward Ellice avec le Dr Brien et lors de la prise du bateau à vapeur Henry Brougham avec F.-X. Prieur. D'autres nous apprennent qu'il agit en qualité de brigadier général lors de ces événements. Quoi qu'il en soit, il a un rôle plus administratif que militaire selon plusieurs Patriotes. D'après son dernier compagnon de cellule à la prison de Montréal, François-Xavier Prieur: " De Lorimier n'a jusque-là pris aucune part active, du moins à [sa] connaissance ". Après les événements du 4 novembre 1838, les Patriotes de Beauharnois attendent en vain les ordres de Nelson. Le 7 novembre, il prend avec Prieur le commandement d'un groupe de 200 hommes pour apporter des renforts aux Patriotes du camp Baker, à Sainte-Martine,... | page 1 / 2 Consulté 15 646 fois depuis le MOD
| | |
Abréviations
(B) (M) (S) (dans les notes) Baptême, Mariage, Sépulture AF Aegidius Fauteux, Les Patriotes de 1837-1838 (1950) ANC Archives nationales du Canada ANQH Archives nationales du Québec à Hull ANQM Archives nationales du Québec à Montréal ANQQ Archives nationales du Québec à Québec AO Archives d'Ontario AQHP Association québécoise d'histoire politique ASN Archives du Séminaire de Nicolet ASQ Archives du Séminaire de Québec ASSH Archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe ASTR Archives du Séminaire de Trois-Rivières BAC Bibliothèque et Archives du Canada BAnQ Bibliothèque et archives nationale du Québec BH Beaulieu, André et Jean Hamelin, dir, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973-1990, 10v BHP Bulletin d'histoire politique BMS Baptêmes, mariages, sépultures BRH Bulletin des recherches historiques. CAN Le Canadien (Québec) CANJ Canadian Antiquarian and Numismatic Journal CB Catalogue of Books being the complete Library of late Hon L-J Papineau vendus lors d'un encan public en mars 1922, par les frères Fraser, [Montréal, 1922] CHRISTIE William Christie, History of the Late Province of Lower Canada (Québec, 1841)
|
CP Chronologie parlementaire, tome 1 1791-1867 (doc inédit), Service de recherche, Bibliothèque de l'Assemblée nationale, décembre 1995 CRLG Centre de recherche Lionel-Groulx DAF Dictionnaire de l'ancienne langue françoise et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, par Frédéric Godefroy, 10 v, Paris, 1881-1902 DBC Dictionnaire biographique du Canada, 14 v, Québec, PUL; Toronto, UTP DC Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, par J-B-A Allaire; Les anciens; Montréal, Imprimerie de l'École Catholique des Sourds-Muets, 1910 DD Dictionnaire de droit québécois et canadien, avec lexique anglais-français, par Hubert Reid, 2e tirage, revu et corrigé, Montréal, Wilson & Lafleur ltée, 1996 DNB Dictionary of National Biography, London, Smith, Elder, & Co, 1885-1900 DPQ Dictionnaire des parlementaires du Québec, 1792-1992, PUL, 1993 ED Encyclopaedic Dictionary, edited by Robert Hunter, 4 v, Philadelphia, Syndicate Publishing Company, 1894 GPF Glossaire du parler français au Canada, Québec, PUL, 1968 [1930] ICMH Institut canadien de microreproductions historiques JCABC Journal de la Chambre d'Assemblée du Bas-CanadaJFL Journal d'un Fils de la Liberté, 1838-1855, par Amédée Papineau, Sillery, Septentrion, 1998 JLP Journal (inédit) de Lactance Papineau ANQQ, P 417/6 MD Lovell's Montreal Directory |
ICMH Institut canadien de microreproductions historiques JCABC Journal de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada JFL Journal d'un Fils de la Liberté, 1838-1855, par Amédée Papineau, Sillery, Septentrion, 1998 JLP Journal (inédit) de Lactance Papineau ANQQ, P 417/6 L'AMI L'ami du peuple, de l'ordre et des lois (Montréal) LIB Le Libéral (Québec) MC Morning Courrier (Montréal) MD Lovell's Montreal Directory MD The Macmillan Dictionary of Canadian Biography, Toronto, Macmillan of Canada, 1985 [1978] MG 24 B125 Comité de correspondance de Montréal MGZ Montreal Gazette MIN La Minerve (Montréal) MS Mississiquoi Standard (Frelighburg) MTL HERALD Montreal Herald MQD Mackay's Quebec Directory OED The Oxford English Dictionary, 2nd ed, prepared by JA Simpson and ESC Weiner, 20 v, Clarendon Press, Oxford, 1989 RHAF Revue d'histoire de l'Amérique française SHM Société historique de Montréal MQD Mackay's Quebec Directory OED The Oxford English Dictionary, 2nd ed, 20 v, Clarendon Press, 1989 QG Quebec Gazette QM Quebec Mercury RG. Register Group. Archives publiques du Canada (Ottawa) SJ Stanstead Journal (Stanstead) VIND The Canadian Vindicator (Montréal) |
Consultez les journaux d'époque conservés à la BAnQ
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois, 1832-1840 (Montréal)
Le Canadien, 1806-1909 (Québec)
Le Courier de Québec, 1807-1808
L'Écho du pays, 1832-1836 (Saint-Charles-sur Richelieu)
Le Fantasque, 1837-1849 (Québec)
|
La Gazette des Trois-Rivières, 1817-1822
Le Glaneur, 1836-1837 (Saint-Charles-sur-Richelieu)
Le Libéral / The Liberal, 1837 (Québec)
La Minerve, 1826-1899 (Montréal)
Le Pays, 1852-1869 (Montréal)
|
Le Populaire, 1837-1838 (Montréal)
Quebec Mercury, 1805-1903
La Quotidienne, 1837-1838 (Montréal)
Le Spectateur canadien 1813-1829 (Montréal)
The Vindicator, 1828-1837 (Montréal)
|
Nos partenaires

|
|
|
Le matériel sur ce site est soit original, soit libre de droit. Vous êtes
invités à l'utiliser
à condition d'en déclarer la
provenance. © 1996-2026 Les Patriotes de 1837@1838
glaporte@1837.qc.ca
|
|
|
| |