| | | BIOGRAPHIE Colborne, John (1778-1863) Depuis le 31 décembre 1969 |  page 1 / 2 |
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Né en Angleterre en 1778, fils unique de Samuel Colborne et Cordelia Ann Garstin, John Colborne est vite incorporé à la vie militaire. Il prend part à de nombreuses campagnes à travers l'Europe, notamment aux Pays-Bas, en Égypte, en Espage et en Belgique. La plus spectaculaire est sans doute celle de la bataille de Waterloo (1815), pendant laquelle il dirige le 52e régiment du Oxfordshire Light Infantry contre Napoléon. En 1813, il épouse Elizabeth Younge, " Lady Colborne ". Entre ce moment et celui de son arrivée au Canada, Colborne oeuvra au sein de plusieurs postes civils, et ce, avec le même succès que sur un champ de bataille. C'est en 1828 que les autorités anglaises le nomment lieutenant gouverneur du Haut-Canada pour succéder à Peregrine Maitland. Son arrivée fait espérer des réformes libérales et la fin des abus. Il améliore le réseau routier, le commerce prend de l'expansion, il vient en aide aux sociétés agricoles, favorise l'immigration anglaise (pour réduire l'influence américaine au Haut-Canada) et indemnise les victimes de la guerre de 1812. Homme très religieux (la religion est pour lui une garantie du maintien de l'ordre social et gouvernemental (Wilson, 1977 :151)), il conserve certaines des terres à l'intention de l'église anglicane, position controversée selon Wilson (Wilson, 1977 :155). Colborne occupe le poste pendant huit ans, jusqu'en 1836. À cette époque, c'est Francis Bond Head qui le remplace, alors que lui est appelé au Bas-Canada où est nommé commandant des forces armées au Canada (mai 1836). Pendant les troubles de 1837-1838, il joue un rôle-clé dans le déroulement des événements. En 1838, Colborne est promu lieutenant général, puis gouverneur général. Il quittera pourtant le Canada l'année suivante, en 1839. De retour en Angleterre, il est nommé " Lord Seaton ". Il meurt en 1863, à 85 ans. Pendant l'été de 1837, le général Colborne ne pressent pas l'agitation naissante dans le Bas-Canada et il ne croit pas que les discours de Papineau pourraient produire un grand effet (Wilson, 1977 : 155). Il envoie toutefois deux régiments supplémentaires à Québec et renforce la garnison établie à Montréal. Grâce à ses nombreux contacts à travers la province, il est au courant des activités patriotes qui se préparent. " Quand éclata la rébellion le 16 novembre, Colborne mit rapidement l'armée régulière et la milice sur un pied de guerre, faisant même appel aux troupes régulières du Haut-Canada, tant il avait confiance dans les mesures qu'il avait prises antérieurement dans cette province. " (Wilson, 1977 :155) Le 5 décembre, Ogden proclame la loi martiale dans le district de Montréal (jusqu'au 27 avril 1838) et Colborne appelle les troupes écossaises du Haut-Canada. Il réunit ainsi une troupe de 2000 hommes (Wilson, 1977 : 155) dans la vallée du Richelieu. Le 22 novembre, le général donne l'ordre d'attaquer St-Denis (victoire patriote le 23 novembre) et St-Charles ( victoire anglaise le 25 novembre). La ville de Montréal, constamment dans l'excitation et dans les rumeurs, se voit de plus en plus fortifiée. Le 27 novembre, Colborne écrit au gouverneur Gosford que la ville est si bien gardée qu'elle pourrait faire face à toute attaque rebelle, quel que soit le nombre des opposants (Senior, 1985 ; 104). Des troupes sont postées aux endroits stratégiques, comme à l'Île Ste-Hélène, Sorel, Chambly et Carillon. Pour l'attaque du comté de Deux-Montagnes, Colborne a avec lui 1200 soldats réguliers, une artillerie d'une douzaine de canons et environ 80 volontaires de Saint-Eustache (Bernard, 1996; 10). Le 14 décembre, les troupes traversent la rivière Ottawa et atteignent St-Eustache, " important centre patriote dans la première moitié de décembre " (Greer, 1993; 318). Vers midi, la ville est prise, plusieurs rebelles sont tués et certains bâtiments, dont l'église, sont brûlés. On compte au moins une centaine de morts du côté patriote, autant de prisonniers, et seulement un décès chez les troupes anglaises. (Bernard, 1983 ;115) Aussi, a-t-on appelé cette bataille le " massacre de St-Eustache ". Le lendemain, le 15 décembre, Colborne atteint St-Benoit. Il croyait que la résistance y serait plus importante. Par contre, il ne rencontra aucune opposition, les habitants du village envoyant même une délégation disant qu'ils baissaient les armes et se rendaient. Pourtant, lorsque Colborne et ses troupes et retirent de St-Benoit, le village est réduit en cendres. Selon le curé Paquin, le général n'aurait donné ordre que de brûler les maisons des chefs rebelles (Bernard, 1983 ; 116). C'est à cette occasion que Colborne reçoit le surnom de " Vieux-Brulôt ", car les Québécois le considéraient " comme un symbole de brutalité, de fanatisme anglo-saxon et d'anti-catholicisme" (Wilson, 1977 :156). Au début de 1838, le Bas-Canada est occupé par les troupes britanniques. En février, après avoir eu vent que New York importait des armes en provenance d'Angleterre et destinées à une attaque contre le Canada, Colborne ordonne le désarmement des populations rurales du Bas-Canada. À la fin du mois suivant, 16 officiers britanniques venus de Grande-Bretagne sont distribués dans les deux Canadas. Ils servent non seulement de liens entre les corps volontaires locaux, mais aussi d'agents de l'intelligence du général (Senior, 1985 ; 154). Le 27 mars 1838, l'Acte constitutionnel est remplacé par un " Conseil Spécial " proclamé par Colborne lui-même et dirigé par des loyalistes. Ce conseil gouverne le pays et délibère sur l'avenir du Bas-Canada. En mai 1838, Durham remplace l'ex-gouverneur Gosford dans ses fonctions. Le désir de Colborne " de se montrer ferme mais humain avec les rebelles fut pour beaucoup dans la décision de Durham d'exiler les chefs des rebelles aux Bermudes " (Wilson, 1977 :155). Même s'il avait beaucoup d'affinité avec Durham, Colborne était néanmoins contre l'union du Haut et du Bas-Canada, car les troubles dans la province française se propageraient chez les Anglais de la future Ontario, et la crainte d'assimilation ne ferait qu'empirer le caractère bouillonnant du Bas-Canada. Le général est nommé lieutenant gouverneur lorsque Durham fut démis de ses fonctions, puis gouverneur à la mi-décembre 1838. La deuxième rébellion de 1838 est aussi habilement matée par le général. Il n'occupera de nouveau le poste de gouverneur que pour un bref instant, en attendant l'arrivée du nouveau gouverneur, Lord Thomson. Colborne désapprouve ce choix, considérant Thomson trop faible pour bien prendre en charge la province encore ébranlée. Le général retourne en Angleterre, en octobre 1839, où il fut grandement récompensé pour ses bons et loyaux services. Il fut nommé au Conseil privé et reçut le tire de Lord Seaton. C'est pour cette raison... | page 1 / 2 Consulté 14 389 fois depuis le MOD
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Abréviations
(B) (M) (S) (dans les notes) Baptême, Mariage, Sépulture AF Aegidius Fauteux, Les Patriotes de 1837-1838 (1950) ANC Archives nationales du Canada ANQH Archives nationales du Québec à Hull ANQM Archives nationales du Québec à Montréal ANQQ Archives nationales du Québec à Québec AO Archives d'Ontario AQHP Association québécoise d'histoire politique ASN Archives du Séminaire de Nicolet ASQ Archives du Séminaire de Québec ASSH Archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe ASTR Archives du Séminaire de Trois-Rivières BAC Bibliothèque et Archives du Canada BAnQ Bibliothèque et archives nationale du Québec BH Beaulieu, André et Jean Hamelin, dir, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973-1990, 10v BHP Bulletin d'histoire politique BMS Baptêmes, mariages, sépultures BRH Bulletin des recherches historiques. CAN Le Canadien (Québec) CANJ Canadian Antiquarian and Numismatic Journal CB Catalogue of Books being the complete Library of late Hon L-J Papineau vendus lors d'un encan public en mars 1922, par les frères Fraser, [Montréal, 1922] CHRISTIE William Christie, History of the Late Province of Lower Canada (Québec, 1841)
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CP Chronologie parlementaire, tome 1 1791-1867 (doc inédit), Service de recherche, Bibliothèque de l'Assemblée nationale, décembre 1995 CRLG Centre de recherche Lionel-Groulx DAF Dictionnaire de l'ancienne langue françoise et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, par Frédéric Godefroy, 10 v, Paris, 1881-1902 DBC Dictionnaire biographique du Canada, 14 v, Québec, PUL; Toronto, UTP DC Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, par J-B-A Allaire; Les anciens; Montréal, Imprimerie de l'École Catholique des Sourds-Muets, 1910 DD Dictionnaire de droit québécois et canadien, avec lexique anglais-français, par Hubert Reid, 2e tirage, revu et corrigé, Montréal, Wilson & Lafleur ltée, 1996 DNB Dictionary of National Biography, London, Smith, Elder, & Co, 1885-1900 DPQ Dictionnaire des parlementaires du Québec, 1792-1992, PUL, 1993 ED Encyclopaedic Dictionary, edited by Robert Hunter, 4 v, Philadelphia, Syndicate Publishing Company, 1894 GPF Glossaire du parler français au Canada, Québec, PUL, 1968 [1930] ICMH Institut canadien de microreproductions historiques JCABC Journal de la Chambre d'Assemblée du Bas-CanadaJFL Journal d'un Fils de la Liberté, 1838-1855, par Amédée Papineau, Sillery, Septentrion, 1998 JLP Journal (inédit) de Lactance Papineau ANQQ, P 417/6 MD Lovell's Montreal Directory |
ICMH Institut canadien de microreproductions historiques JCABC Journal de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada JFL Journal d'un Fils de la Liberté, 1838-1855, par Amédée Papineau, Sillery, Septentrion, 1998 JLP Journal (inédit) de Lactance Papineau ANQQ, P 417/6 L'AMI L'ami du peuple, de l'ordre et des lois (Montréal) LIB Le Libéral (Québec) MC Morning Courrier (Montréal) MD Lovell's Montreal Directory MD The Macmillan Dictionary of Canadian Biography, Toronto, Macmillan of Canada, 1985 [1978] MG 24 B125 Comité de correspondance de Montréal MGZ Montreal Gazette MIN La Minerve (Montréal) MS Mississiquoi Standard (Frelighburg) MTL HERALD Montreal Herald MQD Mackay's Quebec Directory OED The Oxford English Dictionary, 2nd ed, prepared by JA Simpson and ESC Weiner, 20 v, Clarendon Press, Oxford, 1989 RHAF Revue d'histoire de l'Amérique française SHM Société historique de Montréal MQD Mackay's Quebec Directory OED The Oxford English Dictionary, 2nd ed, 20 v, Clarendon Press, 1989 QG Quebec Gazette QM Quebec Mercury RG. Register Group. Archives publiques du Canada (Ottawa) SJ Stanstead Journal (Stanstead) VIND The Canadian Vindicator (Montréal) |
Consultez les journaux d'époque conservés à la BAnQ
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois, 1832-1840 (Montréal)
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L'Écho du pays, 1832-1836 (Saint-Charles-sur Richelieu)
Le Fantasque, 1837-1849 (Québec)
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La Gazette des Trois-Rivières, 1817-1822
Le Glaneur, 1836-1837 (Saint-Charles-sur-Richelieu)
Le Libéral / The Liberal, 1837 (Québec)
La Minerve, 1826-1899 (Montréal)
Le Pays, 1852-1869 (Montréal)
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Le Populaire, 1837-1838 (Montréal)
Quebec Mercury, 1805-1903
La Quotidienne, 1837-1838 (Montréal)
Le Spectateur canadien 1813-1829 (Montréal)
The Vindicator, 1828-1837 (Montréal)
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