| | | BIOGRAPHIE Bond Head, Sir Francis (1793-1878) Depuis le 14 octobre 2000 |  page 1 / 2 |
Soldat et homme de lettres avant tout, Francis Bond Head devint par la suite administrateur colonial et sa carrière commence dans l'armée où il obtint son brevet de lieutenant du Génie à la Royal Military Academy. Par la suite, il servit à Malte, à Waterloo, puis comme officier de génie, en garnison à Édimbourg, après quoi il prit sa retraite avec demi-solde et le grade de général en 1825 (Wise, 1972: 374). À partir de ce moment, il occupe un poste de directeur de l'exploitation minière d'une firme qui avait des intérêts en Amérique du Sud. L'échec de cette opération l'amena d'ailleurs à déclarer ses employeurs responsables dans l'un de ses ouvrages. Ce comportement, tout de même arrogant, évoque bien le caractère entêté et la grande estime envers lui-même de Head; un trait qui se remarquera vite lors de son séjour au Haut-Canada. Son talent pour l'écriture lui procurera une certaine notoriété. Il sera d'ailleurs toujours publié par la même maison d'édition, la maison John Murray. En outre, son intérêt pour l'écriture le fera connaître comme étant très habile dans les descriptions et présentera son côté presque romantique, voire émotif et vindicatif (Wise, 1972: 376). Il est à se demander si les troubles du Haut-Canada, contrairement à ceux du Bas-Canada, auraient probablement pu être évités si un homme un peu plus indulgent avait été à la place de Head (Besnier, 1975: 11). Car si l'on tient compte qu'il n'y a eu que deux petites escarmouches et que la ferveur des volontaires loyalistes, pour combattre la rébellion était considérable, il semble que les Réformistes n'auraient pas hésité à se calmer si seulement quelques actions favorables avaient été faites par les autorités. Mais ça ne devait pas arriver et Francis Bond Head y a largement contribué. Conservateur avoué (Besnier, 1975: 27), c'est pourtant l'ensemble des réformistes qui voyaient en lui, au début, un réformateur, un conciliateur, un réformiste convaincu (Wise, 1972: 374). Mais dans les faits, tout en n'ayant aucune expérience pertinente dans l'administration coloniale et encore moins dans la politique il s'avéra un homme intransigeant (Besnier, 1975: 27). Les autorités royales demandaient ainsi à une personne ne connaissant rien aux affaires coloniales d'assumer l'entière responsabilité d'une contrée qu'il n'avait jamais vue (Besnier, 1975: 27). Et, comme cela devait être le cas, sa présence au Haut-Canada fut marquée par un profond conservatisme et une attitude émotive et radicale alors que la situation requérait du tact et de la diplomatie (Wise, 1972: 374). Francis Bond Head arrive en 1835 au Haut-Canada. Les premières mesures qu'il prend sont marquées par la clémence. Il nomme des réformistes modérés, Robert Baldwin et le docteur John Rolph au Conseil exécutif. Mais rapidement, Head gaspille sa popularité quand les six conseillers du Conseil exécutif lui reprochaient de ne pas les questionner sur toutes les questions. Sa réponse fut celle d'un homme conscient de son titre et donc fort de son pouvoir très large. Il refusa de les entendre et, comme ceux-ci étaient mécontents, il leur proposa de se soumettre ou de démissionner. Les six, dont trois tories, démissionnèrent. Ainsi, et même si Head avait gardé un ton modéré, il avait enflammé les radicaux de l'Assemblée. Celle-ci réplique en votant l'arrêt des crédits. Cette fois, radical et émotif, Head se fâcha, en particulier parce qu'il se sentait directement visé. Il dissout le parlement et demande de nouvelles élections (Wise, 1972:375). Les élections de 1836 devenait un événement crucial. Bien au dessus des partis, Head tire ses propres conclusions sur à la situation. Il considère tous les réformistes comme des radicaux et des républicains; il méprise MacKenzie et ses idées et considére Bidwell comme un traître parce qu'il avait présidé une assemblée des Réformistes. Il n'acceptera jamais, malgré la grande compétence de Bidwell comme juge, de le renommer à ce poste (Wise, 1972: 376). Redoutant que les Réformistes puissent un jour rompre avec le gouvernement impérial, il lutte ouvertement contre eux aux élections. Grâce à sa campagne, marquée par le dénigrement et en démagogie, il est en grande partie responsable de la cuisante défaite des réformistes aux élections de (Wise, 1972: 375). Pendant plusieurs mois, Head n'eut pas trop d'embûches à gouverner à sa guise, mais par la suite son attitude devint moins conciliante, ce qui lui fit perdre une partie de l'appui qu'il avait acquis auprès des modérés lors de la campagne électorale. Par exemple, il s'entêtait à vouer une animosité sans borne à Bidwell. Head perdait progressivement son emprise sur le Haut-Canada et son hostilité inflexible envers les Réformistes avait fait disparaître l'espoir chez beaucoup d'entre eux. C'est lorsque Head décida, avec son arrogance habituelle, d'envoyer le seul régiment britannique dont il disposait à Sir John Colborne au Bas-Canada, pour l'aider à mâter les rébellions, que la situation atteignit son paroxysme. Celui-là même qui, selon Mackenzie, avait volé l'élection et demeurait depuis complètement intransigeant, se trouvait maintenant sans moyen de défense et confiant malgré cela. Mackenzie en profita pour proposer un coup de force. Mais, en raison de leur mauvaise préparation, lui et ses acolytes furent rapidement maîtrisés par la milice, trois fois plus nombreuse (Read, 1988: 14). On sait que les rébellions dans le Haut-Canada étaient en grande partie dues aux abus d'un gouvernement trop oligarchique, au privilège du "Family Compact" (Wise, 1972: 376) et à des tensions économiques (Read, 1988: 16). Mais il faut accorder une part des responsabilités à Francis Bond Head, non pas en tant qu'instigateur, mais parce qu'il n'a pas joué le rôle de médiateur tant espéré. Au contraire, il s'est avéré un être non communicatif et arrogant. Après avoir travaillé énergiquement à empêcher une riposte de Mackenzie à la frontière américaine, Head se vit contraint de démissionner. Lorsqu'il quitta le Haut-Canada, il était persuadé qu'il l'avait conservé à l'Empire britannique. En outre, il n'aimait pas l'attitude modérée d'hommes comme Lord Durham qui, d'après lui, gaspillaient les fruits de son travail. (Wise, 1972: 377). Il aura quitté le Haut-Canada persuadé d'avoir été un atout dans la sauvegarde de la paix sociale. Michaël Tremblay BESNIER, Marcel, Étude comparée des insurrections de 1837-38 dans le Haut et le Bas Canada, thèse présentée à l'Université du Québec à Montréal, août 1975,... | page 1 / 2 Consulté 7 226 fois depuis le MOD
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Abréviations
(B) (M) (S) (dans les notes) Baptême, Mariage, Sépulture AF Aegidius Fauteux, Les Patriotes de 1837-1838 (1950) ANC Archives nationales du Canada ANQH Archives nationales du Québec à Hull ANQM Archives nationales du Québec à Montréal ANQQ Archives nationales du Québec à Québec AO Archives d'Ontario AQHP Association québécoise d'histoire politique ASN Archives du Séminaire de Nicolet ASQ Archives du Séminaire de Québec ASSH Archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe ASTR Archives du Séminaire de Trois-Rivières BAC Bibliothèque et Archives du Canada BAnQ Bibliothèque et archives nationale du Québec BH Beaulieu, André et Jean Hamelin, dir, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973-1990, 10v BHP Bulletin d'histoire politique BMS Baptêmes, mariages, sépultures BRH Bulletin des recherches historiques. CAN Le Canadien (Québec) CANJ Canadian Antiquarian and Numismatic Journal CB Catalogue of Books being the complete Library of late Hon L-J Papineau vendus lors d'un encan public en mars 1922, par les frères Fraser, [Montréal, 1922] CHRISTIE William Christie, History of the Late Province of Lower Canada (Québec, 1841)
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CP Chronologie parlementaire, tome 1 1791-1867 (doc inédit), Service de recherche, Bibliothèque de l'Assemblée nationale, décembre 1995 CRLG Centre de recherche Lionel-Groulx DAF Dictionnaire de l'ancienne langue françoise et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, par Frédéric Godefroy, 10 v, Paris, 1881-1902 DBC Dictionnaire biographique du Canada, 14 v, Québec, PUL; Toronto, UTP DC Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, par J-B-A Allaire; Les anciens; Montréal, Imprimerie de l'École Catholique des Sourds-Muets, 1910 DD Dictionnaire de droit québécois et canadien, avec lexique anglais-français, par Hubert Reid, 2e tirage, revu et corrigé, Montréal, Wilson & Lafleur ltée, 1996 DNB Dictionary of National Biography, London, Smith, Elder, & Co, 1885-1900 DPQ Dictionnaire des parlementaires du Québec, 1792-1992, PUL, 1993 ED Encyclopaedic Dictionary, edited by Robert Hunter, 4 v, Philadelphia, Syndicate Publishing Company, 1894 GPF Glossaire du parler français au Canada, Québec, PUL, 1968 [1930] ICMH Institut canadien de microreproductions historiques JCABC Journal de la Chambre d'Assemblée du Bas-CanadaJFL Journal d'un Fils de la Liberté, 1838-1855, par Amédée Papineau, Sillery, Septentrion, 1998 JLP Journal (inédit) de Lactance Papineau ANQQ, P 417/6 MD Lovell's Montreal Directory |
ICMH Institut canadien de microreproductions historiques JCABC Journal de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada JFL Journal d'un Fils de la Liberté, 1838-1855, par Amédée Papineau, Sillery, Septentrion, 1998 JLP Journal (inédit) de Lactance Papineau ANQQ, P 417/6 L'AMI L'ami du peuple, de l'ordre et des lois (Montréal) LIB Le Libéral (Québec) MC Morning Courrier (Montréal) MD Lovell's Montreal Directory MD The Macmillan Dictionary of Canadian Biography, Toronto, Macmillan of Canada, 1985 [1978] MG 24 B125 Comité de correspondance de Montréal MGZ Montreal Gazette MIN La Minerve (Montréal) MS Mississiquoi Standard (Frelighburg) MTL HERALD Montreal Herald MQD Mackay's Quebec Directory OED The Oxford English Dictionary, 2nd ed, prepared by JA Simpson and ESC Weiner, 20 v, Clarendon Press, Oxford, 1989 RHAF Revue d'histoire de l'Amérique française SHM Société historique de Montréal MQD Mackay's Quebec Directory OED The Oxford English Dictionary, 2nd ed, 20 v, Clarendon Press, 1989 QG Quebec Gazette QM Quebec Mercury RG. Register Group. Archives publiques du Canada (Ottawa) SJ Stanstead Journal (Stanstead) VIND The Canadian Vindicator (Montréal) |
Consultez les journaux d'époque conservés à la BAnQ
L'Ami du peuple, de l'ordre et des lois, 1832-1840 (Montréal)
Le Canadien, 1806-1909 (Québec)
Le Courier de Québec, 1807-1808
L'Écho du pays, 1832-1836 (Saint-Charles-sur Richelieu)
Le Fantasque, 1837-1849 (Québec)
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La Gazette des Trois-Rivières, 1817-1822
Le Glaneur, 1836-1837 (Saint-Charles-sur-Richelieu)
Le Libéral / The Liberal, 1837 (Québec)
La Minerve, 1826-1899 (Montréal)
Le Pays, 1852-1869 (Montréal)
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Le Populaire, 1837-1838 (Montréal)
Quebec Mercury, 1805-1903
La Quotidienne, 1837-1838 (Montréal)
Le Spectateur canadien 1813-1829 (Montréal)
The Vindicator, 1828-1837 (Montréal)
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