 | Tiré de Jean-Philippe Boucher-belleville, Journal d'un patriote, 1837 et 1838 introduction et notes par Georges Aubin. Montréal, Guérin, 1992. |
futurs époux se présentent avec le notaire René Boileau au presbytère de Terrebonne, ou devait résider Marguerite Porlier, cousine du curé François-Pascal Porlier. Boucher-Belleville a le seigneur Debartzch comme témoin; Marguerite, son cousin le curé, et Paul-Joseph Lacroix.
Le futur époux déclare posséder des biens évalués à 7,200£ cours ancien; la future épouse se dit héritière de demoiselle M.-Louise Porlier par un testament olographe de cette dernière en date du 11 juin 1827, déposé chez le notaire Jn-Bte-Léon-Léandre Prévost. Boucher-Belleville dote sa future d'une somme de 2 400£, cours ancien.
Advenant le décès de l'un ou de l'autre, ils auront droit de reprendre, avant inventaire, selon le cas, elle, ses bagues et joyaux, lui, ses armes et manuscrits. Les registres de Saint-Louis-de-Terrebonne, ce jour-là, nous révèlent vingt signatures dont celles de P.D. Debartzch et J. Masson, seigneurs; le Beau Viger, Louis-Michel, député de Chambly; René Boileau, notaire; McKenzie; Lucille et Hermine Drolet, filles du patriote Joseph-Toussaint Drolet, député de Verchères, également présent; Jean-Baptiste-Eusèbe Durocher, marchand de Saint-Charles, éminent patriote; Louis Giard, étudiant en médecine, qui épousera en 1840 Lucille Drolet; et François-Magloire Turcotte, curé de Sainte-Rose, qui sera emprisonné comme patriote en 1838.
Les presses de Boucher-Belleville publient au village Debartzch [Saint-Charles] un ouvrage d'Amury Girod, cultivateur à Varennes, intitulé: Notes diverses sur le Bas-Canada.
1836 Le seigneur Debartzch retire son appui financier à l'hebdomadaire de Boucher-Belleville parce qu'il contient des articles révolutionnaires.
Dorénavant Debartzch sera considéré comme un traître à la cause patriotique.
Mai: association formée en vue de créer une «bibliothèque mutuelle» à Saint-Charles. Président: Dr F. Duvert; secrétaire: Jean-Philippe Boucher-Belleville.
Juillet: dernier numéro de L'Écho du pays.
Décembre: premier numéro du Glaneur, journal mensuel fondé pour remplacer L'Écho. Rédacteur: Jean-Philippe Boucher-Belleville. Centré sur les problèmes agricoles plutôt que politiques, Le Glaneur publie d'importants extraits du Cours abrégé de Leçons de Chymie, contenant Une exposition précise et méthodique des principes de cette science, exemplifiés, ouvrage de Jean-Baptiste Meilleur, publié à Montréal en 1833 sous les presses de La Minerve.
Les articles de Boucher-Belleville, traitant d'agriculture, sont signés d'un pseudonyme: «Jean-Paul Laboureur».
1837 7 mai: assemblée anticoercitive à Saint-Ours; les douze résolutions de cette assemblée sont signées de J. Ph. Boucher-Belleville, secrétaire. Le président de l'assemblée est Séraphin Cherrier.
«Résolutions respirant un patriotisme des meilleurs temps du Massachusetts et de la Virginie, pendant leur lutte contre l'oppression étrangère». (Le Canadien, 12 mai 1837).
Août: Boucher-Belleville déclare au curé Blanchet, de Saint-Charles, qu'il consent à lui vendre une petite presse en bois dont il ne se sert plus, évaluée à 300£.
Septembre: dernier numéro du Glaneur.
23 octobre: assemblée des Six Comtés à Saint-Charles. Wolfred Nelson en est le président; François Chicou-Duvert et Jos.‑Toussaint Drolet, vice-présidents; Jean-Philippe Boucher-Belleville et Amury Girod, secrétaires.
30 octobre: La Minerve publie les 13 résolutions de l'assemblée du 23 octobre. Signatures de Boucher-Belleville et de Girod.
2 novembre: La Minerve publie les résolutions du second jour de l'assemblée des Six Comtés (24 octobre) et l'Adresse de la Confédération des Six Comtés au peuple du Canada, toujours avec les signatures de Boucher-Belleville et de Girod.
6 novembre: à Montréal, batailles de rues des Fils de la Liberté contre le Doric Club. T. S. Brown est blessé grièvement.
13 novembre: Boucher-Belleville, craignant d'être arrêté, quitte Montréal pour la rive sud. Il passe par Pointe-aux-Trembles, pour traverser à Varennes, en compagnie de Papineau et O'Callaghan.
15 novembre: petit conseil de guerre tenu à Varennes, dans la maison du Dr Duchesnois, entre Boucher-Belleville, Papineau, O'Callaghan et Amury Girod. Boucher-Belleville aurait proposé de convoquer une Convention et d'établir un gouvernement provisoire. «Je ne me rappelle pas quel est celui d'entre nous, mais il me semble que ce fut Boucher [-Belleville] qui proposa qu'on convoquât une convention et qu'on établit un gouvernement provisoire. Nous acquiesçâmes à sa proposition, mais nous ajoutâmes que cette première mesure équivalait à un acte de rébellion ouverte et qu'il serait bon de chercher les moyens d'organiser le peuple et de se procurer des armes et des munitions. Nous fûmes tous d'accord sur cette proposition et commençames à parler de notre départ»,
(Journal tenu par feu Amury Girod et traduit de l'allemand et de l'italien).
16 novembre: Boucher-Belleville fait le trajet Varennes-Saint-Marc avec O'Callaghan, en suivant la voiture de Papineau et Duchesnois, qui s'arrêtent à Saint-Marc.
18 novembre: à Saint-Charles, Boucher-Belleville participe à la transformation du manoir Debartzch en camp retranché.
23 novembre: victoire des patriotes à Saint-Denis.
25 novembre: défaite des patriotes à Saint-Charles.
Le même jour, une réquisition signée J. Ph. Boucher-Belleville, adressée au marchand Durocher, se lit ainsi: «Mr Durocher, livrez au porteur vingt-cinq gallons de whiskey, pour T.S. Brown, G.C.»
Boucher-Belleville, éditeur du Glaneur à ce qu'il paraît remplissait les fonctions de commissaire ordonnateur des vivres. Le Canadien du 6 décembre, en faisant paraître le texte de la réquisition trouvée après le combat, ironise sur le rôle de Boucher-Belleville à Saint-Charles.
1er décembre: réfugié à Saint-Denis, Boucher-Belleville quitte le Richelieu avec un groupe de patriotes pour se rendre aux États-Unis. Ce groupe est composé, au départ, des Dr Wolfred Nelson et E.N. Duchesnois; de R. Des Rivières, T. S. Brown, François Jalbert, Siméon Marchesseault et Boucher-Belleville.
Seuls Brown et Duchesnois parviendront à traverser... |