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Les Patriotes de 1837\@1838
 BIOGRAPHIE 
MORIN, Augustin-Norbert (1803-1865)
Publié le 20 mai 2000

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Recherche parmi 16 491 individus impliqués dans les rébellions de 1837-1838.  

 

Augustin-Norbert Morin est né à Saint-Michel-de-Bellechasse dans la région de Québec le 12 ou le 13 octobre 1865 (Béchard, 1885: 16; Paradis, 1977: 626). Il est le fils aîné d'une famille de 11 enfants, issu du mariage d'Augustin Morin et de Marianne Cottin, dit Dugal. Le 28 février 1843, il épouse Adèle Raymond qui est la soeur de Joseph-Sabin Raymond, supérieur du séminaire de Saint-Hyacinthe. Le 27 ou le 28 juillet 1865, Morin s'éteint sans bruit à Sainte-Adèle de Terrebonne sans avoir eu d'enfant (Paradis, 1977: 626).

Dès son enfance, Morin est affecté par de violentes crises de rhumatisme qui l'oblige à ralentir ses activités (Paradis, 1977: 627). Néanmoins, au cours de leçons de catéchisme, il se fait remarquer par le curé Thomas Maguire pour ses talents et son intelligence remarquable. Grâce à Maguire, il entre au séminaire de Québec en 1815 et en sort en 1822 après avoir obtenu de grands succès scolaires.

À sa sortie du séminaire, Morin hésite un instant entre la soutane et la robe de l'avocat. Après être entré à la rédaction du Canadien pour payer ses études, il choisit finalement d'entreprendre d'étudier le droit à Montréal sous Denis-Benjamin Viger en 1823. Au même moment, il donne des cours de latin et de mathématiques pour pouvoir survivre. En 1825, il écrit une brochure fracassante, destiné au juge Edward Bowen, pour revendiquer les droits de la langue française devant les cours de justice du Bas-Canada. Dans l'année qui suit, Morin fonde La Minerve mais revend le journal trois mois plus tard à Ludger Duvernay. Néanmoins, il collabore à ce journal pendant plus de dix ans, même après avoir fait son entrée au barreau et en politique.

C'est à l'âge de 25 ans que Morin est admis à la pratique du droit. Après s'être adonné à ce travail pendant deux ans, il décide de se lancer en politique et se fait élire comme député dans le comté de Bellechasse le 30 octobre 1830. À la Chambre d'assemblée, Augustin-Norbert Morin s'intéresse à de multiples sujets et intervient plus particulièrement en faveur de la veuve du docteur Jacques Labrie et de son ami Duvernay (Paradis, 1977: 627). Après s'être fait accuser de malversation, Morin démissionne de la Chambre d'assemblée, le 18 décembre 1833, prétextant son mauvais état de santé. Néanmoins, le 25 janvier 1834, il est réélu dans une élection partielle. À la suite des des troubles de 1837 et de 1838, il se remet à la pratique du droit à Québec. Cependant, le projet d'union du Haut et du Bas-Canada ravive son intérêt pour la politique. Il se fait donc élire en tant que député de Nicolet, le 8 avril 1841, mais démissionne le 1er janvier 1842. Après avoir été juge des districts de Kamouraska, Rimouski et Saint-Thomas, il fait un nouveau retour en politique en tant que commissaire des Terres de la couronne et est élu député de Saguenay le 28 novembre 1842. Dans sa nouvelle fonction, il expérimente et permet la diffusion de nouvelles connaissances en agriculture. En 1844, Morin redevient député de Bellechasse et s'emploie à défendre la cause du clergé catholique dans l'affaire concernant les biens des jésuites, en plus de rédiger la loi scolaire de 1845. L'année suivante, il refuse deux offres qui l'invitent à faire partie du Conseil exécutif. À la suite des élections de 1847-1848, il est élu président de la chambre d'Assemblée avec une majorité de 54 votes contre 19 (Paradis, 1977: 629). En octobre 1851, Morin est facilement élu dans Terrebonne et devient chef de l'administration bas-canadienne en travaillant avec Françis Hincks jusqu'en 1854. Au cours de la même année, il réussit à faire abolir le régime seigneurial. Néanmoins, aux élections de 1854 Morin est défait à Terrebonne. Il est donc élu dans les comtés unis de Chicoutimi et de Tadoussac et accepte de faire équipe avec Allan MacNab. En 1855 il démissionne du ministère et est nommé juge de la cour supérieure où il reste jusqu'en 1859. Le 4 février de la même année, il est nommé membre de la commission chargée de rédiger le premier code civil du Bas-Canada. Sans pouvoir apprécier la fin de son oeuvre, il s'éteint le 27 ou le 28 juillet 1865 à Sainte-Adèle de Terrebonne.

Dans les événements qui entourent les troubles de 1837 et de 1838, Augustin-Norbert Morin joue un rôle de premier plan. En effet, selon les auteurs, c'est lui qui rédige seul ou conjointement avec Elzéar Bédard (Béchard, 1885: 56; Dionne, 1834: 10) les Quatre-vingt-douze Résolutions, inspirées des griefs de Papineau. Aussi, le 1er mars 1834, l'Assemblée lui donne la mission d'aller rejoindre, à Londres, Denis-Benjamin Viger pour présenter les pétitions de la Chambre sur l'état de la province (Paradis, 1977: 627) et pour remettre une requête basée sur les Quatre-vingt-douze Résolutions (Béchard, 1885: 59). En février 1836, il fait toujours partie du groupe des Patriotes modérés mais se range du côté du groupe de Papineau contre le Conseil exécutif sur la question des subsides.

À la fin de 1836, Morin devient plus radical et prend une part active à la rébellion de 1837 (Paradis, 1977: 628). Selon Jean-Marc Paradis, son manque d'énergie et d'esprit de décision explique que "Son action comme chef de la rébellion à Québec fut un véritable échec." (Paradis, 1977: 628). Selon Auguste Béchard, c'est plutôt le regret d'avoir contribué à la tournure violente des événements, comme d'autres chefs de 1837, qui explique son échec en tant que chef (Béchard, 1885:70).

Après avoir été l'objet d'un mandat d'arrestation, Morin se réfugie principalement dans les bois de Saint-François-de-Montmagny mais change de cachette à plusieurs reprises. Il survit grâce à la charité de plusieurs personnes qui lui apporte des vivres....


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MOD
 carol....  (2005-12-20)
Je fais une recherche et jai trouver beacoup dinfo..

   

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