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Les Patriotes de 1837@1838 - <i>Charles Gu閞in. Roman des moeurs canadiennes</i> Analyse de l''oeuvre de PJO Chauveau
 BIBLIOGRAPHIE 
     
Charles Gu閞in. Roman des moeurs canadiennes Analyse de l''oeuvre de PJO Chauveau
Article diffus depuis le 20 mai 2000
 




Le roman de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, publi la premi鑢e fois en entier en 1853, fut publi en feuillets d鑣 1846, dans l'Album litt閞aire et musical de la Revue canadienne. Ce roman, empreint de la vie des habitants du Bas-Canada, raconte la vie d'un jeune canadien-fran鏰is entre les ann閑s 1830 et 1833.

L'auteur: P.-J.-O. Chauveau, est n Qu閎ec en 1820 et fait des 閠udes en rh閠orique au s閙inaire de Qu閎ec jusqu'en 1835. Lorsqu'il d閎ute ses 閠udes en droit l'ann閑 suivante, il s'int閞esse 間alement la po閟ie, la litt閞ature et au journalisme. Son premier po鑝e l'Insurrection, sera publi en 1838 dans Le Canadien. Chauveau sera 閘u d閜ut du comt de Qu閎ec pour la premi鑢e fois l'鈍e de 24 ans, ce qui consistera au d閜art d'une carri鑢e politique tr鑣 active. Il sera en effet r殚lu d閜ut trois fois (en 1848, 1854 et 1871) et occupa plusieurs autres postes tels que correspondant parlementaire pour Le Canadien, solliciteur g閚閞al dans le cabinet Hincks-Morin au Bas-Canada, conseiller de la Reine, surintendant de l'Instruction publique pour le Bas-Canada et premier premier ministre du Qu閎ec... Il sera d'ailleurs le fondateur du Journal de l'Instruction publique. 蒫rivain et po鑤e, publiera plusieurs ouvrages tels Souvenirs et L間endes et Donnacona. Il meurt Qu閎ec le 4 avril 1890.

Le roman Charles Gu閞in raconte la vie de Charles, cadet de la Famille Gu閞in, qui la fin de ses 閠udes classiques, doit se choisir un avenir entre le droit, la religion, le notariat ou la m閐ecine. En effet, seules ces professions sont accessibles aux jeunes canadiens francophones cette 閜oque, les autres carri鑢es 閠ant r閟erv閑s aux jeunes anglais. Jacques, le fr鑢e a頽 de Charles, s'embarque pour l'Europe afin d'関iter un avenir qui lui d閜la顃 et, le cadet, se tourne vers le droit. Il fait donc la rencontre, pendant ses 閠udes, d'Henri Voisin, de Marichette, de Clorinde et de quelques autres personnages par qui l'auteur nous fait d閏ouvrir la vie des Canadiens fran鏰is de l'閜oque. Charles fait donc la connaissance de Marichette, la ni鑓e de M. Dumont, le directeur de l'閠ude o il fait son droit et vit donc avec elle son premier amour. Il va plus tard la d閘aisser pour Clorinde, la fille de son voisin, M.Wagna雛, jeune fille qui exerce ne certaine fascination sur Charles. M Wagna雛, riche marchand jersais convoite depuis longtemps les terres de la famille Gu閞in, mais la m鑢e de Charles avait pris soin de ne pas vendre cette richesse acquise par le d閒unt M. Gu閞in. Apr鑣 que sa m鑢e lui ai l間u cette terre, Charles se fait jouer par M. Wagna雛 qui, avec l'aide d'Henri Voisin, lui fera perdre la terre paternelle. Charles Gu閞in, apr鑣 s'阾re fait trahir par son ami Henri Voisin et apr鑣 avoir perdu la terre de son p鑢e, retrouve son premier amour marichette la jeune paysanne et retrouve son fr鑢e devenu pr阾re. Il va alors habiter les terres qu'il h閞ite de son d閒unt patron, M.Dumont avec d'autres jeunes canadiens-fran鏰is qui envisageaient de s'exiler aux 蓆ats-Unis.

C'est donc par les interactions de Charles avec les diff閞ents personnages que des th鑝es tels l'opposition entre l'usurier et le travail, l'amour impossible du l'opposition entre la politique et les sentiments, sont abord閟. Les personnages repr閟entent chacun un 閘閙ent de la vie r閑lle des Canadiens fran鏰is et viennent dresser un portrait de la situation sociale et 閏onomique des ann閑s qui pr閏閐鑢ent les r閎ellions de 1837-1838. M. Wagna雛, comme nous le mentionnons plus haut, repr閟ente les marchands britanniques qui veulent d閜oss閐er les Canadiens fran鏰is et qui sont les ennemis des Patriotes. De son c魌, Clorinde Wagna雛 sert illustrer l'amour rendu impossible par l'opposition entre les sentiments et les all間eances politiques. Henri Voisin incarnation de la trahison, repr閟ente l'opportuniste qui essaie de b閚閒icier du d閏lin et des infortunes des honn阾es hommes. Marichette repr閟ente bien s鹯 la douce et jeune paysanne canadienne-fran鏰ise qui, on le sent bien par sont retour la fin du roman, repr閟ente la seule digne 閜ouse d'un Canadien fran鏰is. Chauveau, avec un style d'閏riture o les descriptions des endroits, personnages et atmosph鑢es sont inspir閟 du style de Balzac, nous dresse un tableau complet des moeurs canadiennes de l'閜oque. Que ce soit par la description du nord-est, un vent annon鏰nt la temp阾e, par la f阾e de la mi-car阭e, par la vente de la terre des Gu閞in ou encore par le chapitre sur l'閜id閙ie de chol閞a, maladie qui emporta la m鑢e de Charles, le quotidien canadien-fran鏰is y est d閏rit de fa鏾n pr閏ise et juste.

Le th鑝e des r閎ellions n'est 関oqu qu'une seule fois dans le roman de Chauveau, Lors de sa premi鑢e rencontre avec Voisin, Charles, son ami Jean Guilbault et Henri Voisin ont une grande discussion sur la domination anglaise, sur l'am閞icanisation et sur les sentiments r関olutionnaires qui animent le paysage politique canadien. L'on 関oque le rejet de son ancienne colonie par la France, le besoin, par les Canadiens fran鏰is de prot間er leur langue et leur religion et les sentiments patriotiques. Comme l'histoire se d閞oule pendant les ann閑s 1930 1833, les r閎ellions de 1837 -1838 ne sont pas abord閟, mais l'on sent bien l'atmosph鑢e dans laquelle vivent les habitants.

Le roman de Chauveau sera fortement critiqu sa sortie car il ne suit pas les tendances litt閞aires de l'閜oque. Encore marqu閟 par les ann閑s de r閎ellions et par la dominance britannique qui est toujours r閑lle, les auteurs canadiens-fran鏰is, tout comme le public, favorisent un style d'閏riture qui vante les m閞ites et les qualit閟 du peuple et qui donne un portrait souvent agr閍ble des habitants canadiens. Charles Gu閞in, vient montrer les soci閠 comme elle l'est r閑llement, sans l'embellir. Comme le mentionne Patrick Imbert dans les lettres qu閎閏oises, Chauveau est bien un des seuls montrer les tares de la soci閠, tares qui se manifestent dans l'absence de d閎ouch閟 閏onomiques, tares du syst鑝e 閐ucatif qui ne permet pas v閞itablement l'av鑞ement de l'Homo-economicus canadien-fran鏰is et parfois d閒auts au sein du canadien-fran鏰is qui, jusqu' un certain point, est lui aussi responsable de ses malheurs. Il suffit bien s鹯 de voir la faiblesse(relative) et la na飗et(certaine) de Charles pour saisir que l'Anglais ou l'閠ranger mena鏰nts et caricatur閟, ici, comme dans la plupart des romans de l'閜oque, ne sont pas des satans incarn閟 間orgeant l'agneau pur et sans d閒ense(Imbert, 1979: 33-34). En effet, on sent tout au long du roman que Charles a une part de responsabilit dans les malheurs qui lui arrivent, et que si Wagna雛 et Voisin sont en effet coupables de complot, ils ne l'ont toutefois oblig rien. Le r閍lisme critique du roman Chauveau est donc sa qualit principale et en fait une oeuvre marquante.

Julie Cantoro

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Imbert, Patrice, Charles Gu閞in ou le r閍lisme critique, in Les lettres qu閎閏oises, Montr閍l, f関rier1979, no 13, pp 33-34.

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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