• Plan du site
  • Nouveautés
  • Plus populaires
  • FAQ

Rubriques

Liens directs


 

 


Recevez chez vous toutes les nouveautés à propos de la Journée nationale des patriotes


 

 

Les Patriotes de 1837@1838 - Les charivaris de Saint-Denis du 24 et 25 septembre
 EVENEMENT 
     
Les charivaris de Saint-Denis du 24 et 25 septembre
Article diffus depuis le 17-ao鹴-2002
 


Sim閛n Marchessault (1805-1855) s'av鑢e un des plus dynamiques fomenteurs de charivaris dans le comt de Richelieu et un des meneurs des 玸eptembriseurs



Les comt閟 du Richelieu s抋v鑢ent particuli鑢ement agit閟 compter de septembre 1837. Consciente que son emprise sur la situation fait d閒aut, l抋utorit coloniale d閏ide d抷 r関oquer les magistrats soup鏾nn閟 d抏ncourager la d閟ob閕ssance civile (GREER, 1997 : 51; LAMONDE, 2000 : 246). En r閍ction, un groupe d抋gitateurs s抋donne de nombreux charivaris contre des individus associ閟 au pouvoir. (RICHARD, 1935 : 17-18). Apr鑣 Colborne et Debartzch, c抏st de Tonnancour qui sera son tour victime du groupe des septembriseurs.

L閛nard Godefroy de Tonnancour, d閜ut d扽amaska, est issu d抲ne prestigieuse famille seigneuriale de Saint-Michel-de-Yamaska. Ayant longtemps partag les vues du parti de Louis-Joseph Papineau, ses convictions politiques changent subitement vers la mi-ao鹴. Il suit d鑣 lors les id閑s de la clique seigneuriale dont il fait partie et pr阠he la mod閞ation (BIBAUD, 1878 : 454-456).

De Tonnancour se trouve le 24 septembre vers cinq heures Saint-Denis pour y visiter sa belle-m鑢e, la veuve Benjamin Cherrier o est improvis閑 une f阾e de famille (Le Populaire, 2 octobre 1837). Le village de Saint-Denis 閠ant d閖 secou par de nombreux charivaris contre Debartzch, la pr閟ence de Tonnancour au village 閏hauffe nouveau les esprits. Un groupe d抙ommes venant de la distillerie de Wolfred Nelson et probablement dirig par Sim閛n Marchesseault ayant eu vent de la pr閟ence de Godefroy de Tonnancour Saint-Denis, entende lui faire subir un charivari pour avoir vot contre le v渦 de Papineau (Le Populaire, 2 octobre 1837). Tonnancour qui souhaite s抏xpliquer avec la foule en est dissuad par les convives. Les charivaristes font ainsi du tapage pendant environ une heure et pendent en effigie lord Gosford, Debartzch, Saint-Ours et Sabrevois de Bleury (Le Populaire, 2 octobre 1837). Mme Saint-Jacques, 間alement connue sous le nom de Rosalie Cherrier, intervient alors en arrachant les inscriptions plac閑s sur les effigies et se permet dans son emportement, d抏xposer ses propres vues propos de l抋ction des charivaristes (La Minerve, 12 octobre 1837). La t閙閞it de Rosalie Cherrier laisse cependant des traces et les charivaristes la relanceront chez elle

Le soir m阭e, une foule bruyante entoure la maison en chantant des chansons obsc鑞es pour r閏lamer son d閜art de la paroisse (GREER, 1997 : 198). Menant un tapage discordant, la foule tente de p閚閠rer dans la maison de Mme Saint-Jacques dit Cherrier aux cris de : 玍ive les Patriotes!. l抜nt閞ieur, dame Saint-Jacques r閜lique : 玍ives les bureaucrates, ils ne se sont jamais comport閟 en gredins comme vous (SENIOR, 1997 : 52).

Sur les entre faits, le comit permanent du comt de Richelieu se r閡nit. Le pr閟ident de l抋ssembl閑, Wolfred Nelson qui revient tout juste de Lavaltrie, fait une sortie contre les officiers de milice qui n抩nt pas encore remis leur commission pour protester contre l抋ttitude du gouvernement (La Minerve, 12 octobre 1837; Le Populaire, 2 octobre 1837 ; ALLAIRE, 1905 : 346). Le lendemain, les charivaristes de Saint-Denis ont donc fort faire. Ils doivent certes r間ler le cas de Saint-Jacques, mais, auparavant, visiter quelques officiers de milice r閏alcitrants de Saint-Antoine, en face de Saint-Denis. Ils consacrent donc notamment la soir閑 du 25 septembre au cas de Jacques Cartier, p鑢e du patriote George-蓆ienne Cartier. Injuriant et prof閞ant des menaces, les septembriseurs lui ordonnent de rendre sa commission au plus tard le lendemain. Le juge de paix Firmin Perrin et le docteur Allaire subissent eux aussi les foudres des charivaristes le m阭e soir (Le Populaire, 2 octobre 1837).

Malgr les menaces prof閞閑s la veille, Saint-Jacques n抏ntend pas quitter la paroisse; dans la journ閑, elle s抏st plut魌 procur un fusil et a fondu des cuill鑢es pour se procurer des munitions. Par bravade, elle se serait aussi v阾ue en s渦r Grise et aurait circul au village avec son amant. Ce qui est en soi un motif traditionnel de charivari (La Minerve, 12 octobre 1837). Dans la soir閑, en attendant les charivaristes, elle se retire avec sa famille en confie la d閒ense de la maison son jeune amant, l抋m閞icain Mitchell alias W. Southwick. Vers vingt et une heures, une foule encore plus nombreuse et mena鏰nte que la veille se pr閟ente. C抏st vers les 10 heures et demie, apparemment encourag par une des filles de Cherrier, que Mitchell tire en direction de la foule (Le Populaire, 2 octobre 1837). La fuisillade fait un mort et un bless. La foule exprime alors sa fureur en d閙olissant la maison. Les occupants r閡ssissent tout de m阭e prendre la fuite.

Devant la vague de charivaris qui d閒erle sur sa r間ion, le cur Blanchet tente de calmer ses ouailles. En chaire, il prononce un sermon sur l抜nd閏ence des charivaris et les cons閝uences f鈉heuses qu抜ls peuvent entra頽er. Il fait ensuite lecture du mandement de Mgr Lartigue qui d閒end formellement ces assembl閑s nocturnes et d閟organisatrices (Le Populaire, 2 octobre 1837). Rosalie Saint-Jacques n抋vait pas pour autant quitt閑 Saint-Denis et est finalement arr阾閑 par le huissier Lacasse de Contrecoeur et conduite Montr閍l. Ces 関閚ements feront couler beaucoup d抏ncre dans les journaux du Bas-Canada et m阭e aux 蓆ats-Unis (Courier Inquirier, 6 octobre 1837). L掗pop閑 entourant l抋ffaire 玈aint-Jacques est en effet fameux puisqu抏lle met en sc鑞e des discordes id閛logiques au sein m阭e du clan famillial des Papineau-Cherrier-Dessaulles. En effet, le propre fr鑢e de la dame, l抋vocat patriote C鬽e-S閞aphin Cherrier, est point pour ne pas avoir interc閐 en sa faveur. C抏st finalement Sabrevois de Bleury, un Loyal, qui d閒endra Rosalie Cherrier et lui assurera un certain confort durant son incarc閞ation. B.A.C. Gugy et P. E. Lecl鑢e assureront ensuite sa lib閞ation provisoire sans cautionnement (Le Populaire, 16 octobre 1837). Certains Loyaux proposent m阭e de lui d閏erner une m閐aille pour son courage. Finalement soumise un proc鑣 Montr閍l, le Grand jury de la cour criminelle rejettera les accusations qui p鑣ent sur elle (Le Populaire, 7 mars 1838).

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



Consult 5920 fois depuis le 17-ao鹴-200

   Réagir ou compléter l'information

   

Le matériel sur ce site est soit original, soit libre de droit. Vous êtes invités à l'utiliser 
à condition d'en déclarer la provenance. © glaporte@cvm.qc.ca