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Les Patriotes de 1837@1838 - BOURDAGES, Louis. Notes historiques et généalogiques
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BOURDAGES, Louis. Notes historiques et généalogiques
Article diffusé depuis le 23-mai-02
 




Le texte qui suit provient en grande partie des recherches faites à partir du mot clé BOURDAGES au site Notre Mémoire en ligne (www.canadiana.org) . Depuis le printemps dernier, les journaux des documents coloniaux y sont disponibles. C’est en grande partie dans ceux-ci que l’on y retrouve 1052 mentions Bourdages en 56 documents. J’ai aussi été intéressée tant par les silences que par l’interprétation des notes sur la vie et de l’oeuvre de Louis BOURDAGES dans les autres documents qui sont des manuels scolaires, un roman, des biographies et des livres d’histoire. Leurs textes portent un numéro CHIM ou ICHM.

Au sujet de David BOURDAGES, je puis vous offrir des corrections par mes recherches des données généalogiques acadiennes sur web, Il y confusion sur les personnes à la bio DBC de Rémi Séraphin BOURDAGES. Ils s’agit de frères et non pas de la même personne. De plus, l’unique source actuellement sur ce site qui nomme David est de LIZARS, Robina (d.1918) LIZARS, Kathleen MacFarlane,(d.1931) Humours of ’37, grave, gay and grim: rebellious times in Canada Toronto and Montreal/ Briggs and Coates 1897 ICHM 09189 (je cite la page 143.) A son sujet, ces auteurs parlent d’une chronique qui aurait relaté le fait. Votre texte sur la bataille de St-Denis mentionne aussi Markham et Weir mais non pas David BOURDAGES Et si, par hazard, on lui devait le succès de la bataille de St-Denis, l’Avenue BOURDAGES serait-elle pour lui? Je ne le crois pas.

Voici ma théorie, quant à la désignation de l’Avenue BOURDAGES à St-Hyacinthe

Peu de gens savent aujourd’hui qu’il a existé des Patriotes de 1810. Louis BOURDAGES est aussi de cette époque.

Selon Henry Morgan,(p.161) 'He possessed a very loud and penetrating voice, was tall and imposing with his figure and consequently, invariably received attention when he was addressing the House.’

Par l’éloquence de sa parole et l’importance des sujets qu’il a débattu aux Assemblées du Bas-Canada il a mérité le titre de tribun. Vos textes aussi soulignent qu’on lui attribue la direction et la participation aux débats qui ont porté sur l’inégibilité des juges, l’attaque verbale contre le gouverneur Craig, la proposition de Papineau pour la Présidence de l’Assemblée, le maintien du refus des subsides . Ses interventions au cours des ans dans l’Assemblée en faveur de gouvernements politiques et religieux responsables ont été très importantes, il en résulte des effets qui persistent aujourd’hui. Ce qui m’étonne c’est que malgré cette rare éloquence, certains ont dépeint Louis BOURDAGES comme un homme taciturne. Il est dit de lui qu’il était citoyen avant tout.

Lorsqu’en 1850 les édiles de St-Hyacinthe lui ont rendu l’hommage de la désignation d’une Avenue, j’en conclus que c’était surement à Louis BOURDAGES, Patriote de 1810, que l’on rendait hommage. Et ce, à mon avis malgré son inclusion au Mouvement Patriote peut-être dès 1827. Il avait été milicien en 1812, un Colonel sévère sous le gouverneur Prévost, mais je n’ai aucune raison de croire qu’il aurait encouragé une révolte armée. Ma première hypothèse d’une autre personne du même nom à laquelle serait destiné l’hommage ne tient pas.

Celui des trois fils de Louis qui aurait été le plus susceptible de s’être engagé d’un côté ou de l’autre de la question de 1837 était Rémi Séraphin BOURDAGES, né à St-Denis le 17 novembre 1798, il est décédé au début de la trentaine en 1832. Lorsque le site des Parlementaires du Québec et le vôtre présentent la biographie DBC de Rémi Séraphin BOURDAGES, tout ce que l’auteur sait dire de son père, c’est que Louis était cultivateur à St-Denis. C’est pourtant son succès financier dans ce domaine qui lui a permis l’aisance de poursuivre une carrière de notaire et de député. En 1831, Louis et son fils Rémi Séraphin, médecin à Marieville, siégeaient ensemble comme députés. Marguerite FRANCHIÈRE était la conjointe de Rémi Séraphin, en 1837 leur fils unique Louis Rémi avait 15 ans.

Vous avez identifié Jean David BOURDAGES, né le 25 décembre 1799 à St-Denis. Il est parfois confondu avec son frère Rémi Séraphin (DBC). Sa conjointe était Émilie CAOUETTE. Leurs deux fils Louis Benjamin et Rémi Narcisse n’étaient pas encore nés en 1837. On lit ceci dans LIZAR and LIZAR à son sujet. Il s’agit de l’arrivée du capitaine Markham à St-Denis, le 23 novembre 1837. …’ David BOURDAGES, son of a celebrated patriot, kept two boys busy loading for him for nearly two hours; he then tranquilly lit his pipe and began again, still smoking. The chronicle says that nearly every shot dealt death. At that rate of computation a simple problem in junior mathematics would show that Bourdages alone could have comfortably despatched half the attacking force.’

Quant au troisième frère, Charles Jacques Raymond BOURDAGES, né quelques mois au préalable le 12 mai 1799, sa conjointe était Félicité(y?) Clarisse BOUCHER(de LaBruère?) je n’ai pas encore retrouvé leur trace dans des textes internet. Leur seul fils Louis Gaspard est né en 1831, plus tard, à son tour, il a été élu député. Il se pourrait que Madame Felicity BOURDAGES fut elle aussi fille de Ralph Henry BOUCHER-deLaBRUÈRE et ainsi la soeur d’Anne Françoise BOUCHER-deLaBRUÈRE dont le mari Toussaint POTHIER siégeait au Conseil Législatif.

C’est par les données Acadiennes, que l’on retrace les lignées du nom BOURDAGES. En effet, les parents de Louis, Raymond BOURDAGES médecin et Marie Esther LeBLANC ont quitté l’Acadie pour s’établir à Québec (l’Ancienne Lorette) au moment du grand dérangement de cette Colonie. J’y ai particulièrement recherché deux noms, Luc BOURDAGES et François BOURDAGES. Parmi les descendants de Raymond BOURDAGES, ces prénoms n’existent pas avant la moitié du 20e siècle.

Or Luc et François sont des figurants dans un roman moralisateur et simpliste qui décrit avec plus de 5 décennies de recul les événements de 1837 à St-Denis et ailleurs. Tout à fait à la manière du Président des USA, Monsieur BUSH, il y les bons, les PATRIOTES et les méchants, les BUREAUCRATES et les HABITS ROUGES. Aucune position ni aucune cause n’y est finement analysée. Il s’agit comme vous l’avez deviné du roman Les mystères de Montréal d’Auguste FORTIER(1870-1932) publié chez Desaulniers en 1893 (ICHM 04317). Ce livre était probablement original en mêlant les noms de personnages réels et fictifs et l’on voudrait croire que le modèle des docu-drames télévisés récemment, par Radio-Canada et CBC Une histoire du Canada sont innovateurs!

 


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