• Plan du site
  • Nouveautés
  • Plus populaires
  • FAQ

Rubriques

Liens directs


 

 


Recevez chez vous toutes les nouveautés à propos de la Journée nationale des patriotes


 

 

Les Patriotes de 1837@1838 - Chronologie raisonn閑 des mouvements loyal et patriote au Bas-Canada (1833-1837)
 CHRONOLOGIE 
     
Chronologie raisonn閑 des mouvements loyal et patriote au Bas-Canada (1833-1837)
Article diffus depuis le 17 janvier 2002
 




LE MOUVEMENT LOYAL (1833-1838) LE MOUVEMENT PATRIOTE (1827-1837)
  • Le mouvement loyal qui se met sur pied compter de 1833 se distingue des formes qui l'avaient jusque l pr閏閐 et, au premier chef, sur le plan de l'organisation. En 1810, 1822 ou en 1827 on avait bien assist la naissance spontan閑 de mouvements dot閟 d'un programme, d'un solide membership et de certains moyens de diffusion et de promotion id閛logique, sauf qu'on fonde d閟ormais des organisations permanentes, structur閑s et hi閞archis閑s et qui allaient assurer au mouvement loyal une continuit institutionnelle et id閛logique jusqu'au lendemain des troubles de 1837-1838. Entre 1833 et 1838 le mouvement loyal n'en conna顃 pas moins de fortes fluctuations dans son intensit, fluctuations en partie command閑s par l'agenda politique et, au premier chef, l'agenda du mouvement rival, celui du parti patriote. Postulons donc que : Les Associations constitutionnelles de Qu閎ec (QCA) et de Montr閍l (MCA) forment le noyau autour duquel gravitent la plupart des activit閟 de caract鑢e loyal (comit閟 閘ectoraux, associations nationales, groupes paramilitaires) entre 1833 et 1838.
  • Le mouvement subit l'effet de la conjoncture politique et se trouve en particulier en rapport dialectique avec ce qui se produit en m阭e temps du c魌 patriote.
  • Les initiatives prises Qu閎ec et Montr閍l se retrouvent g閚閞alement ailleurs au Bas-Canada quoiqu' 閏helle moindre et avec un certain d閏alage.
  • Ces postulats font en sorte que l'adh閟ion d'un individu ou d'une communaut au mouvement loyal doit 阾re envisag閑 l'int閞ieur d'une sc閚ographie assez clairement fix閑. L'implication publique d'une individu ou d'une communaut doit ici 阾re 関alu閑 en tenant compte de la conjoncture. Participer une assembl閑 loyale en octobre de 1834 alors qu'il n'est encore question que de gagner des 閘ections n'a pas le m阭e sens ni la m阭e port閑 qu'en janvier de 1835 alors que des associations constitutionnelles sont mises sur pied en vue clairement d'emprunter d'autres voies et d'autres fins. De la m阭e mani鑢e, exprimer son loyalisme en d閏embre de 1837 n'a d閖 plus la m阭e port閑 puisqu' cette heure il est surtout question de se soustraire la r閜ression. Par cons閝uent, avant d'envisager le r鬺e de tel ou tel individu loyal il est bon de se familiariser avec le contexte o chacune de ses actions ont pu se d閞ouler. Ces quatorze 閠apes ont 閠 閠ablies partir d'関閚ements g閚閞alement rapport閟 par les journaux d'閜oque. Reste qu'une bonne 関aluation de l'agenda loyal doit aussi prendre en compte ce qui se d閞oule en m阭e temps du c魌 patriote.

  • Avant 1834, le mouvement patriote est la fois plus sporadique et davantage centr sur la strat間ie parlementaire. Il faut cependant souligner l'exception de 1827 et la crise sous Lord Dalhousie.
  • Le mouvement conna顃ra deux moments forts sous l'angle de la mobilisation. D'abord le printemps 1834, alors qu'il est surtout question de donner son appui aux 92 R閟olutions et de former des comit閟 de paroisses et de comt閟, ensuite l'閠 de 1837, alors qu'on d閚once les R閟olutions Russell et qu'on prend des mesures parfois radicales afin de marquer sa d閟approbation.
  • Entre 1827 et 1837, la tendance est la radicalisation avec des pause momentan閑s, en particulier en 1831 (loi Wilmott Horton) et surtout l'automne de 1835, avec les promesses faites par le nouveau gouverneur Gosford.
  • De la m阭e mani鑢e, de 1827 1837, l'閞osion au sein du leadership patriote est constante. mesure que le ton monte et que les revendications deviennent plus incisives, les seigneurs, les leaders de la ville de Qu閎ec, puis des marchands, des commis de l'蓆at et enfin la plupart des anglophones qui appuyaient jusque-l le mouvement, le quittent pour le camp adverse.
  • Disons que, du c魌 patriote, la tendance est de moins en moins compter sur une strat間ie parlementaire et de plus en plus sur la mobilisation des masses paysannes. D'abord parce que la Chambre ne si鑗e presque plus, en tous cas de moins en moins, puis parce que les institutions politiques, surtout compter de 1837, sont largement d閟avou閑s dans leur ensemble par l'intelligentsia patriote.
  • Bien 関aluer l'ampleur d'une implication rel鑦e du cas par cas. Disons cependant que d'阾re SIGNATAIRE une P蒚ITION ne signifie pas grand chose; ils sont des milliers le faire. 蕋re PR蒘ENT une ASSEMBL蒃 est d閖 mieux. 蕋re soit PROPOSEUR, soit SECONDEUR une ASSEMBL蒃 est mieux encore. Y 阾re SECR蒚AIRE, PR蒘IDENT, DISCOURS ou H訲E t閙oigne en g閚閞al de la notabilit ou de la respectabilit d'un individu. 蕋re COMIT (x) une NOMINATION (sic) est un fait tr鑣 significatif (le chiffre entre parenth鑣es d閟igne le nombre de personnes nomm閑s sur ce comit). Cela t閙oigne de l'implication d'un type dans l'organisation du mouvement. Il participe donc peut-阾re des r閡nions de comit dont nous n'avons pas de compte-rendu.

CHRONOLOGIE DU MOUVEMENT LOYAL CHRONOLOGIE DU MOUVEMENT PATRIOTE
1827

C'est en 1827 qu'est mise en place la coalition patriote qui, malgr ses al閍s, assurera une certaine constance jusqu'aux troubles. Cette ann閑-l, le gouverneur Dalhousie refuse entre autres de reconna顃re Louis-Joseph Papineau comme orateur de la Chambre et menace de piger dans les revenus de la Chambre sans son autorisation. Le camp de Dalhousie ne regroupe alors qu'une faible minorit de Bas-Canadiens, la plupart des marchands et surtout des membres de l'administration coloniale, la "Clique du ch鈚eau". Les Papineau, Neilson, Bourdages peuvent donc alors compter sur une proportion tr鑣 grande de la population, provenant de toute les couches de la soci閠, qui revendique le rappel de l'impopulaire gouverneur. On le prouve en signant une imposante p閠ition de 20 000 noms et en donnant cette ann閑-l une imposante majorit au groupe de Papineau. Les individus qui participent alors des assembl閑s ou signent des p閠itions le font cependant encore sur une base diffuse. Le programme patriote n'est pas encore arr阾 et la revendication d'un Conseil l間islatif 閘ectif n'appara顃ra que plus tard. Concluons donc que le mouvement patriote a alors fait le plein de ses effectifs. Ses chefs 閙inents proviennent alors de milieux forts divers. Parmi les plus importants, on retrouve des gens qui quitteront bient魌 le mouvement, soit qu'ils supportent mal l'ascendant croissant de Papineau, soit qu'ils assument mal la radicalisation du mouvement. Andrew Stuart, Jean Dessaulles et Valli鑢es de Saint-R閍l quittent le mouvement d鑣 le d閎ut des ann閑s trente.

AVRIL-D蒀EMBRE 1834
R閡nions informelles, g閚閞alement des soupers, o les participants r閍ffirment leur loyaut et d閚oncent le refus de l'Assembl閑 de voter les subsides. 

Entre 1830 et 1834, sous l'administration de Lord Aylmer, les relations entre l'ex閏utif et le gouverneur d'une part et l'Assembl閑 d'autre part vont progressivement se d閠閞iorer. Si c'est d'abord la question du vote et du contr鬺e de la liste civile qui occupe l'avant-sc鑞e, c'est la composition et l'閘ectivit du Conseil l間islatif qui va d閟ormais mobiliser l'attention et qu'on va retrouver au centre des 92 R閟olutions d閜os閑s au d閎ut de 1834. Ces assembl閑s amicales annoncent le nouveau membership qui allait dominer le mouvement loyal jusqu'aux r閎ellions. Si jusque l ce sont surtout des administrateurs et des seigneurs qui avait men le mouvement loyal, ce sont d閟ormais des marchands de Qu閎ec et de Montr閍l, ainsi que d'ex-patriotes lass閟 par la radicalisation du mouvement qui tiennent d閟ormais bien haut l'閠endard du loyalisme et s'appr阾ent en d閏oudre avec le parti patriote sur la sc鑞e 閘ectorale. (QCA, 15-04-1833; MCA, 05-04-34; CAS, 27-12-1833)

JANVIER 1834

La situation devient volatile au d閎ut de 1834, en particulier apr鑣 une assembl閑 tenue Saint-Marc (Verch鑢es), le 6 janvier. On jette alors les bases d'une organisation structur閑 qui deviendra le Parti patriote. D鑣 lors on voit les grandes lignes du parti se dessiner : caucus parlementaire disciplin, appareil de diffusion et surtout cr閍tion, l'閏helle de la colonie, de comit閟 de paroisses et de comt閟 charg閟 d'entretenir la mobilisation et d'assurer la communication avec un comit central install Montr閍l.

MARS-MAI 1834
D閚oncer les 92 R閟olutions et les assembl閑s pro-r閟olutionnistes.

Les 92 R閟olutions sont d閜os閑s en Chambre le 17 f関rier 1834. Le d閎at qui s'amorce alors marque on le sait une rupture l'int閞ieur du parti patriote alors que d'anciens collaborateurs de Papineau: John Neilson, Austin Cuvillier ou Valli鑢es de Saint-R閍l prennent d閟ormais leurs distances. Dans le sillage du d閎at l'Assembl閑, le parti patriote organise une s閞ie d'assembl閑s populaires d'appui aux r閟olutions et dont le point d'orgue est la signature d'une p閠ition qui sera achemin閑 en Angleterre par Augustin-Norbert Morin. Entre mars et mai 1834, l'essentiel des assembl閑s loyales vise d閚oncer les 92 R閟olutions qu'on consid鑢e g閚閞alement comme proprement r関olutionnaires, r閜ublicaines et anticonstitutionnelles. C'est d'ailleurs compter de ce moment qu'appara顃 l'expression mouvement ou association constitutionnelle afin de marquer la distance avec les "r閟olutionnistes". (QCA, 29-03-1834; MCA, 05-04-1834; CAS, 28-04-1834; LBCA 31-03-1834; KDCA 05-1834; BCA, 09-04-1834)

F蒝RIER 1834

En parall鑜e, d鑣 l'ouverture de la session en janvier, Papineau d閜ose en Chambre les 92 R閟olutions qui sont un programme pr鬾ant des changements radicaux la Constitution de 1791 et pas seulement d閚oncer des abus. Par cons閝uent, le parti patriote se dote non seulement d'un programme, mais aussi des moyens politiques de le faire conna顃re et accepter par la population. L'effet le plus imm閐iat des 92 R閟olutions est cependant le d閜art de plusieurs mod閞閟, surtout de la r間ion de Qu閎ec, et en particulier de John Neilson dont le prestige jusque-l n'en c閐ait qu' Papineau lui-m阭e. Neilson joindra plus tard la Quebec Constitutional Association et le mouvement loyal.

MAI-NOVEMBRE 1834
Choix des candidats pour les 閘ections de l'automne 1834 et tenue d'assembl閑s 閘ectorales.

Les 閘ections g閚閞ales de l'automne de 1834 sont certainement les plus disput閑s de l'histoire du Qu閎ec jusque l. Non seulement retrouve-t-on un nombre record d'閘ections contest閑s dans les quelque 44 comt閟 devant 閘ire 84 d閜ut閟, mais aussi cause du caract鑢e profond閙ent id閛logique de la lutte qui se dessine. L'閘ection se joue tr鑣 clairement sur la question des 92 R閟olutions dont elle sert en quelque sorte de pl閎iscite. Les t閚ors du mouvement loyal: John Nelson (Basse-ville), Andrew Stuart (Haute-Ville), William Grant (Quartier-Ouest), Barthelemy Gugy (Sherbrooke) sont d'abord ceux qui se sont le plus ouvertement oppos閟 aux r閟olutions. Papineau entend d'ailleurs mener une lutte f閞oce chacun d'eux afin qu'aucun des d閜ut閟 s'閠end oppos aux r閟olutions l'hiver pr閏閐ent ne puisse 阾re r殚lu dans son comt. Papineau passera bien pr阾 de remporter son pari tant sera compl鑤e la d閞oute du parti constitutionnel. En attendant, les banquets se succ鑔ent, en particulier Qu閎ec et Montr閍l afin de marquer l'appui aux candidats loyaux.

AVRIL 1834

L'Assembl閑 de Saint-Marc avait annonc la tenue d'une vaste convention, finalement tenue le 7 avril et r閡nissant des d閘間u閟 de tout le district de Montr閍l. Plusieurs assembl閑s sont donc tenues en mars afin de nommer ces d閘間u閟 qui se r閡nissent Montr閍l. On y d閏ide en particulier la cr閍tion d'un Comit central et permanent de Montr閍l, form de entre 50 et 75 membres, surtout de Montr閍l et des comt閟 limitrophes, et qui allait d閟ormais jouer le r鬺e de centrale id閛logique et de courroie de transmission avec les comit閟 de comt閟. On forme aussi un Comit de correspondance qui allait avoir en particulier a assurer la communication avec les repr閟entants du Parti en Angleterre.

F蒝RIER-JUIN 1834

Les assembl閑s que vous retrouvez donc dans vos comt閟 respectifs entre f関rier et juin de 1834 poursuivent en g閚閞al deux objectifs. Le premier est d'appuyer les 92 R閟olutions, et donc de serrer les rangs derri鑢e Papineau. Il est aussi de former une pl閠hore de comit閟 charg閟 d'assurer la communication avec le CCPM (Comit central et permanent de Montr閍l). Plusieurs types de comit se retrouvent alors. Vous verrez des comit閟 de correspondance (CP), des comit de paroisses, des comit閟 de comt閟 (CC) et ce qu'on appelle des Unions patriotiques, dont le r鬺e semble plus national (pensons la f阾e de la Saint-Jean) que proprement politique. Leur r鬺e particulier est mal d閒ini. Ils t閙oignent tous cependant d'un resserrement de la ligne id閛logique du parti qui cherche en g閚閞al y recruter les 閘ites locales qui poss鑔ent d閖 une certaine influence sur le peuple. On y retrouve beaucoup de notaires (N.P.) d'閏uyer (Esq.) ou de m閐ecins (MD) dont l'adh閟ion l間itimise et accr閐ite le mouvement patriote l'閏helle locale.

NOVEMBRE 1834
Banquets en l'honneur des candidats 閘us ou d閒aits.

Les r閟ultats 閘ectoraux qui paraissent dans les journaux entre le 3 et le 12 novembre s'av鑢ent catastrophiques pour le mouvement loyal oppos aux 92 R閟olutions. Non seulement les leaders loyaux, ceux qui ont le plus clairement marqu leur opposition envers Papineau (Neilson, Stuart, Debartzch, Sabrevois de Bleury) sont tous battus, mais le mouvement loyal doit aussi subir des pertes sensibles dans des ch鈚eaux-forts anglophones comme Stanstead et Missisquoi, alors que seuls la Gasp閟ie et les Cantons-de-l'Est r閟istent la vague pro-patriote. Les banquets organis閟 en l'honneur des candidats loyaux sont cependant nombreux et fort anim閟. Le ton n'y laisse pas de doute: Let us then take a lesson from the enemy () the silence of the Constitutionalists has been mistaken for acquiescence in the measures pursued by the Resolutionists [匽 We rejoice, under these circonstances in being able to announce that a Loyal and Constitutional Association is now on foot [匽 (Quebec Mercury , 20 novembre 1834) On peut dater de ce moment la v閞itable naissance du mouvement constitutionnel. La le鏾n est d閟ormais bien comprise: la victoire sur le mouvement patriote et le nationalisme canadien-fran鏰is ne pourra 阾re purement constitutionnelle et 閘ectorale. On doit d閟ormais s'affairer organiser une vaste coalition des forces loyales de la colonie et mettre en place les moyens propres faire triompher les valeurs et le droit britanniques au Bas-Canada. Ceux qu'on retrouve aux assembl閑s loyales compter de ce moment sont donc en soit plus radicaux puisque la strat間ie et le discours 閘ectoralistes sont d閟ormais 関acu閟 de la rh閠orique loyale. Il est d鑣 lors question d'organiser un efficace lobby et de ne plus reconna顃re la l間itimit de l'Assembl閑 en attendant d'en d閏oudre sur un terrain plus viril.
(QCA 17-11-1834; MCA 20-11-1834; CAS, 14-01-1835, KDCA, 25-12-1834)

Fondation des soci閠閟 nationales

C'est en particulier Montr閍l que sont cr殚es au cours de 1834 une s閞ie d'associations g閚閞alement regroup閑s sous le patronage d'un saint national. On pense spontan閙ent la Saint-Jean-Baptiste dont le premier banquet se tient ainsi pour la premi鑢e fois en 1834. Mais la Saint-George Society (12-12-34), la Saint Andrew (21-12-34), la Hibernian Society, la Irish Society ou la German Society n'ont pas initialement un r鬺e politique. L'accroissement de l'immigration, la crise du chol閞a l'閠 de 1832 et de 1834 et la n閏essit de mieux accueillir les ressortissants arrivant d'Europe avait entra頽 la formation de ces associations caritatives dont la vocation est d'abord philanthropique. Reste qu'elles s'av鑢eront vite - en particulier Montr閍l - une v閞itable p閜ini鑢e pour le mouvement loyal et se retrouveront progressivement dans l'orbite de l'Association constitutionnelle de Montr閍l.(MCA 12-1834; 03-1835)

OCTOBRE-NOVEMBRE 1834

Progressivement, durant l'閠, vous assisterez un nouveau type d'assembl閑s o il s'agit de d閟igner les candidats aux 閘ections g閚閞ales. Attention, ceux qui y participent sont souvent des "outsiders". C'est que ces investitures ne t閙oignent pas d'un haut degr de radicalisme puisqu'elles tiennent d'un processus normal dans la vie des institutions. Elles se poursuivent ainsi jusqu'en novembre et la victoire 閏latante de Papineau et de ses 92 R閟olutions. Les Patriotes remportent 77 des 88 si鑗es en jeu et 閘iminent tous ceux qui avait os voter contre les 92 R閟olutions en f関rier, y compris John Neilson dans la Haute-Ville de Qu閎ec.

D蒀EMBRE 1834-JANVIER 1835
Fondation des associations constitutionnelles.

Que ce soit Qu閎ec, Montr閍l, Sherbrooke, Leeds ou Frelishburg, les associations constitutionnelles sont peu pr鑣 toutes cr殚es sur le m阭e mod鑜e et selon des proc閐ures rigoureuses. On tient en g閚閞al une vaste assembl閑 ou le principe d'une association est ent閞in (QCA, 11-12-1834; MCA 23-01-1835), suivie un peu plus tard d'une assembl閑 de fondation (QCA, 22-11-1834; MCA, 28-01-1835; CAS 31-01-1835; BCABT 28-01-1835; FBCA, 22-01-1835). Un ex閏utif est alors d閟ign afin de r閐iger les statuts de l'association. Apr鑣 une ou deux r閡nions de l'ex閏utif, l'assembl閑 g閚閞ale est g閚閞alement convoqu閑 de nouveau afin de voter les "Rules and Regulations".

La fondation de l'Association constitutionnelle de Qu閎ec (QCA 22-11-1834) pr閏鑔e celle de Montr閍l (MCA, 28-01-1834). Mais la concertation semble alors tr鑣 forte entre les deux grandes associations, des d閘間u閟 de l'une assistant dans les deux cas la fondation de l'autre. Ce n'est que progressivement qu'appara顃ront des scissions entre Montr閍l et Qu閎ec en particulier sur la voie privil間ier entre l'union pure et simple au Haut-Canada - position d閒endue par les Loyaux de Qu閎ec - et l'annexion de Montr閍l et de Vaudreuil au Haut-Canada, d閒endue par les Loyaux de Montr閍l. C'est aussi entre une approche plus mod閞閑 Qu閎ec et plus radicale Montr閍l qu'auront choisir les futures "Branch Associations" qui se cr閑nt dans des d閘ais 閠onnamment courts au tournant de 1835, dans le prolongement de la d閞oute 閘ectorale loyale. On retrouve bient魌 des Associations constitutionnelles Leeds, Inverness, Ireland, Upper Ireland et Halifax (M間antic, 26-12-1834); Durham et Kingsey (Drummond, 31-01-1835); Richmond et Lennoxville (Sherbrooke, 31-01-1835); Trois-Rivi鑢es; Chambly (Chambly); Laprairie (Laprairie); William-Henry; Kildare (Berthier); St.Andrews (Deux-Montagnes) Ormstown et Hemmingford (Beauharnois); Frelishburg (Missisquoi); Granby (Shefford); Potton (Stanstead), etc Elles ont g閚閞alement tendance s'affilier l'une des deux associations constitutionnelles initiales. Selon la localisation, mais encore plus selon la ligne id閛logique, on s'associe soit la Quebec constitutionnal Association, soit la Montreal Constitutionnal Association. Les associations de Missisquoi, Kildare, St.Andrews et Potton adh鑢ent ainsi la QCA envers la logique g閛graphique en particulier parce qu'on y craint d'阾re noy dans une mer francophone advenant l'annexion de Montr閍l au Haut-Canada. C'est justement la logique inverse qui am鑞e l'association d'un comt frontalier, celui de Beauharnois, passer d'une affiliation avec la QCA une autre avec la MCA.

 

F蒝RIER 1835

D鑣 l'ouverture de la 1i鑢e session du 15i鑝e parlement du Bas-Canada, le Parti doit encaisser le d閜art de d閜ut閟 mod閞閟, choqu閟 par l'arrogance de Papineau. Elz閍r B閐ard un influent intellectuel de Qu閎ec et le bouillant Sabrevois de Bleury claquent la porte. Bient魌 l'influent 閐itorialiste 蓆ienne Parent les suivra.

AVRIL 1835

Lord Gosford remplace Aylmer comme gouverneur. Il se retrouve aussi la t阾e de la Commission Grey-Gipps charg閑 d'enqu阾e sur les griefs de la Chambre (les 92 R閟olutions). Cette nomination provoque bien quelques assembl閑s. On est press dans les comt閟 de bien faire comprendre au nouveau gouverneur qu'on attend davantage qu'un plat de lentilles. On cr閑 donc encore des comit閟 et on signe des p閠itions, mais l'閘an de 1834 s'閜uise.

JANVIER-MARS 1835
P閠ition loyale au roi afin d'alerter la m閠ropole les pratiques de l'Assembl閑.

Imm閐iatement apr鑣 l'閠ablissement des associations constitutionnelles, ont propose partout d'acheminer aux autorit閟 britanniques une grande p閠ition dans le but de rappeler sa loyaut la Couronne et surtout afin de signifier la Grande-Bretagne que les r閏entes 閘ections ne refl鑤ent nullement l'閠at de la population bas-canadienne et que la minorit britannique n'entend pas se laisser dominer par la poign閑 de d閙agogues dans l'entourage de Papineau. (QCA, 05-02-1835; MCA, 31-03-1835; CAS, 12-12-1835; BCATST, 28-01-1835; FBCA, 06-05-1836)

JUIN 1835

Gosford entreprend une op閞ation charme qui le m鑞e un peu partout au Bas-Canada, en particulier au banquet de la Saint-Jean-Baptiste.

MARS-NOVEMBRE 1835
Nomination et mission des d閘間u閟 loyaux pour l'Angleterre l'annonce de la cr閍tion de commission Grey-Gipps.

En f関rier 1835, Londres met sur pied une Commission charg閑 d'enqu阾er sur les griefs soulev閟 par la Chambre d'assembl閑 du Bas-Canada et exprim閟 dans les 92 R閟olutions. D閟ign閑 du nom de ses deux co-pr閟idents Charles Grey et George Gipps, la commission est plac閑 sous le patronage du nouveau gouverneur, Lord Gosford. L encore les Loyaux entendent participer au processus avant m阭e que les travaux de la Commission ne d閎utent. Comme les Patriotes sont d閖 actifs sur le sol anglais gr鈉e au travail du d閜ut de Bath, John Arthur Roebuck, les associations constitutionnelles de Qu閎ec et de Montr閍l d閜阠hent respectivement John Neilson (QCA, 19-03-1835) et William Walker (MCA, 26-03-1835) qui quittent ensemble pour l'Angleterre o ils passent l'閠. Entre temps, le nouveau gouverneur arrive Qu閎ec le 23 ao鹴 1835. Walker et Neilson reviennent leur tour et d閜osent leur bilan devant leur association respective (QCA, 23-10-1835; MCA 24-11-1835). Plusieurs associations choisissent alors d'acheminer une nouvelle p閠ition faisant 閠at des d関eloppements r閏ents et cette fois directement achemin閑 aux commissaires Grey et Gipps.

25 OCTOBRE 1835

Ouverture de la session Qu閎ec. S'ouvre alors une v閞itable TR萔E entre l'administration coloniale et les d閜ut閟 et l'Assembl閑. Le radicalisme de Papineau appara顃 alors particuli鑢ement en p閞il. De ses d閜ut閟, et pas les moins radicaux, comme Charles-Ovide Perrault ou C鬽e-S閞aphin Ch閞rier, assistent r間uli鑢ement aux soir閑s organis閑s par le Gouverneur au ch鈚eau Saint-Louis. On retrouve peu d'assembl閑s jusqu'au printemps. L'essentiel est r閍lis par des comit閟 de correspondance, en particulier celui de Montr閍l, qui assure la communication avec les d閜ut閟 radicaux britanniques.

JANVIER-NOVEMBRE 1836
Organisation du Select General Committee of the Petitionners

La coh閟ion politique du mouvement loyal au Bas-Canada atteint son sommet au d閎ut de 1836 quand on annonce la tenue d'un vaste congr鑣 des associations constitutionnelles de la colonie devant se tenir Montr閍l le 23 juin suivant. Qu閎ec (21-01-1836), Montr閍l (16-01-1836), Sherbrooke (12-12-1835), Leeds (25-03-1836) ou Kildare (23-12-1835) on d閟igne ainsi des d閘間u閟 devant converger Montr閍l pour ce Select General Committee of the Petitionners le 23 juin 1836. Les travaux et les conclusions de ce congr鑣 nous sont mal connus. On sait en tous cas que la date initiale fut vite report閑 en vue d'un nouveau congr鑣 du 10 au 17 novembre suivant. On sait aussi qu'閏late alors au grand jour les diff閞ends entre les d閘間ations de Qu閎ec (T.A. Young) et de Montr閍l (William Griffin). Le mouvement loyal sort manifestement affect de ces tensions. En fait fois le ralentissement marqu des activit閟 loyales jusqu'au printemps de 1837, alors que l'agenda politique et la radicalisation du mouvement patriote forcent les loyaux mettre de c魌 leurs querelles id閛logiques et r間ionales pour proc閐er des d閙onstrations plus visibles de leur attachement au lien colonial.

13 F蒝RIER 1836

Coup de th殁tre ! Papineau fait conna顃re en Chambre les instructions secr鑤es de Lord Gosford qui se r閟ument en fait endormir l'opposition au Bas-Canada par des promesses mais, c'est ce qu'on apprend, Gosford n'a aucune autorisation lui permettant, par exemple, de redresser les tors soulev閟 dans les 92 R閟olutions. Cela est per鐄 par les radicaux comme une v閞itable trahison et confirme selon eux que la Grande-Bretagne n'a jamais eu l'intention de donner satisfaction aux Patriotes. Cela d閏lenche aussi une v閞itable crise au sein du caucus, car d'autres continuent soutenir le Gouverneur. De nouveaux d閜ut閟 patriotes se rebellent donc contre le chef, encore Qu閎ec, comme George Vanfelson, ou 蒬ouard Caron, mais aussi Saint-Charles : Pierre-Dominique Debartzch. M阭e Ant.-Norbert Morin, l'auteur des 92 R閟olutions, s'oppose son chef. Le vote de confiance contre le gouverneur passe donc de justesse. Ceux qui participent des assembl閑s durant la p閞iode qui s'ouvre sont donc des irr閐uctibles du mouvement patriote, puisqu'ils d閏ident, malgr l'entreprise de charme du gouverneur, de poursuivre la mobilisation. Consultez cependant avec attention le compte-rendu des assembl閑s. Le contenu en est parfois tr鑣 mod閞.

OCTOBRE 1836

Fin des travaux de la Commission Grey-Gipps. Le rapport part pour l'Angleterre, mais Gosford demeure gouverneur. D閎ut de l'attente de ce que Londres d閏idera.

MARS-JUILLET 1837
Assembl閑s de districts, de comt閟, de villages

D鑣 le d閜魌 des R閟olutions Russell, les Patriotes avaient lanc une vague d'assembl閑s publiques destin閑s faire la preuve de l'intense appui que la population apportait aux chefs patriotes et de jusqu' quel point Papineau pouvait compter sur les masses pour s'opposer unilat閞alisme du gouvernement colonial. Les loyaux - et au premier chef les associations constitutionnelles - tiennent donc eux aussi de nombreux rassemblements visant y faire contrepoids. Dans bien des comt閟 d'ailleurs assembl閑s patriotes et assembl閑s loyales se succ鑔ent comme pour se r閜ondre. On retrouve m阭e de nombreux cas o une assembl閑 patriote est d閠ourn閑 et finit par voter des r閟olutions loyales et vice et versa. l'instar des assembl閑s organis閑s par les associations constitutionnelles et g閚閞alement tenues l ou on retrouve une population anglophone significative, se tiennent aussi des assembl閑s loyales beaucoup plus spontan閑s, g閚閞alement dans des comt閟 francophones. Habituellement organis閑s par le seigneur local, un membre de l'閘ite ou des juges de paix demeur閟 fid鑜es, ces "d閙onstrations de loyaut" s'intensifient au cours de l'automne pour atteindre des localit閟 traditionnellement acquises au parti patriote mais qui semblent d閟ormais favoriser la soumission et la collaboration.

MARS 1837

Vote Londres des Dix R閟olutions Russell qui non seulement ne donnent pas satisfaction aux demandes de la Chambre mais, en plus, lui retirent plusieurs de ses droits.

AVRIL 1837

Les R閟olutions Russell sont connues au Bas-Canada. La commotion est tr鑣 importante. Le CCPM se r閡nit d'urgence. On d閏ide de ne plus si間er au parlement provincial, puisque les institutions sont d閟avou閑s, et de mettre de l'avant une importante strat間ie de mobilisation populaire et, 関entuellement, d'implanter des institutions r関olutionnaires parall鑜es.

JUILLET-OCTOBRE 1837
Grandes d閙onstrations loyales contre les assembl閑s patriotes.

l'instar des Patriotes qui r閡ssissent tenir de vastes assembl閑s Saint-Ours (7 mai), Saint-Laurent (15 mai), et surtout Saint-Charles (23 octobre), les loyaux tiennent aussi quelques rassemblements monstres destin閑s d閙ontrer leurs profondes racines dans la population et leur ferme d閠ermination r閜liquer la mobilisation patriote. On pense d'abord la grande assembl閑 tenue Qu閎ec sur l'Esplanade, le 31 juillet 1837. Pr閏閐閑 de nombreuses assembl閑s de faubourgs et de villages, c'est par d閘間ations bien organis閑s que quelque 5000 personnes convergent selon Le Canadien pour entendre le discours des t閚ors constitutionnels et signer une p閠ition loyale. On pense ensuite l'assembl閑 de Montr閍l le 23 octobre 1837. Alors m阭e que les patriotes de Papineau sont assembl閟 Saint-Charles dans le cadre de l'Assembl閑 des Six-Comt閟, l'Association constitutionnelle de Montr閍l organise au Tattershall le plus vaste rassemblement loyal jamais tenu dans la colonie. De 5 7000 personnes viennent 閏outer les Moffat, Molson et McGill rappeler leur ferme d閠ermination ne pas se laisser entrer de force dans une r閜ublique francophone et assurer la pr閟ervation de leurs droits et traditions par tous les moyens, qu'ils soient l間aux ou non.

7 MAI 1837

S'ouvre avec Saint-Ours une intense p閞iode d'assembl閑s monstres. Il s'en d閞oule dans presque tous les comt閟 du Bas-Canada. Les compte-rendu d'assembl閑 sont longs, mais peuvent se r閟umer pour l'essentiel aux points suivants: D閚oncer les R閟olutions Russell, renouveler sa confiance envers Papineau et les 92 R閟olutions, appeler des mesures anti-coercitives, notamment le boycottage, former un comit de mobilisation charg d'assurer le respect du boycottage et organiser une convention, sorte d'assembl閑 constituante, en mesure 関entuellement d'instaurer un nouveau pouvoir dans les campagnes.

Ces assembl閑s prennent donc le nom d'anti-coercitives. Ceux qui y participent sont nombreux, mais on compte moins de notables qu'en 1834. On retrouve aussi, dans les comit閟 form閟, ceux qui souvent vont assurer le leadership sur les champs de bataille compter de novembre.

15 JUIN 1837

Disons d'une mani鑢e g閚閞ale qu'entre Saint-Ours (7 mai) et Saint-Charles (23 octobre), plus on participe tard une assembl閑, plus on est radical parce que le ton a g閚閞alement tendance devenir plus v閔閙ent. Le 15 juin est particuli鑢ement surveiller cet 間ard, puisque les assembl閑s deviennent ill間ales apr鑣 la Proclamation Gosford. Les juges de paix notamment qui sont aper鐄s une assembl閑 apr鑣 cette date seront g閚閞alement d閙is par le gouverneur. Avoir son nom mentionn une assembl閑 apr鑣 cette date d閚ote donc un haut degr d'engagement.

OCTOBRE-D蒀EMBRE 1837
12. Formation de corps de volontaires

D閖 en d閏embre de 1835, l'Association constitutionnelle de Montr閍l avait permis la formation d'un corps franc de volontaires, le British Rifle Corps. Cette initiative avait 閠 particuli鑢ement mal accueillie par Lord Gosford qui y a vite vu le danger d'une militarisation du conflit et le risque que les groupes antagonistes d閏ident d'en d閏oudre coin鏰nt les autorit閟 et l'arm閑 britannique entre les deux groupes hostiles. Au terme d'un intense 閏hange de lettres entre le gouverneur et les membres du corps franc par journaux interpos, le British Rifle Corps d閏ide de se saborder au cours de l'hiver m阭e si on le retrouve par la suite d閟ign sous le nom de Montreal British Legion. C'est en fait compter du mois d'octobre de 1837 que spontan閙ent on assiste des "offres de volontaires". Les cadres des associations constitutionnelles servent ainsi la tenue d'assembl閑s o sont vot閑s des r閟olutions loyales et o des volontaires signent des offres de service destin閑s au gouverneur (QCA, 03-11-1837; MCA 23-10-1837; CAS, 20-11-1837; FBCA, 10-12-1837; LBCA, 03-12-1837). Dans un premier temps le gouverneur a g閚閞alement tendance simplement r閜ondre poliment, partir de la mi-novembre et de la militarisation du conflit, des r間iments de volontaires, soutenus, pay閟 et 閝uip閟 par l'arm閑 r間uli鑢e sont d閟ormais mis sur pied partir des offres de volontaires. Si dans certains comt閟 peu expos閟 comme Sherbrooke ou Drummond ces r間iments de volontaires occuperont un r鬺e symbolique, on sait le r鬺e crucial qu'ils joueront dans Deux-Montagnes, Beauharnois et surtout dans Missisquoi, autant l'automne de 1837 que de 1838.

23 OCTOBRE 1837

L'assembl閑 dite des Six-comt閟 est en fait une convention. Si un individu y est pr閟ent c'est g閚閞alement qu'il a 閠 d閘間u par une assembl閑 de paroisse ou de comt. On y retrouve tous les chefs qui sont demeur閟 fid鑜e Papineau. Si un de vos notables n'y est pas c'est peut-阾re qu'il a d閖 d閏roch du mouvement patriote. Le ton des assembl閑s qui se d閞oulent l'automne, dont celles des Fils de la libert, est particuli鑢ement radical et est comparable, en terme de compromission, purement et simplement prendre les armes.

6 NOVEMBRE 1837

compter de la bagarre de Montr閍l, les assembl閑s patriotes deviennent rarissimes. En consultant la BANQUE DES PERSONNES LOYALES vous constaterez que plusieurs de vos Patriotes participent m阭e des assembl閑s ou des p閠itions loyales. Ce fait peut-阾re r関閘ateur, mais doit 阾re nuanc. Ces gens veulent surtout se soustraire aux arrestations. Il t閙oigne cependant de leur notabilit (beaucoup perdre) et la preuve qu'ils ne participent pas aux 関閚ement arm閟.

NOVEMBRE 37-JANVIER 38
D閙onstrations de loyaut
Les assembl閑 loyales, moins nombreuses l'automne de 1837 si on excepte la grande assembl閑 du Tattershall, reprennent un rythme rapide compter de novembre et se d閞oulent jusqu'en janvier 1838. Organis閑s par des juges de paix ou des magistrats, elles t閙oignent d'un regain de loyaut au sein de la population et de son soutien aux mesures prises par la Couronne pour 閞adiquer le soul鑦ement de novembre 1837 dans le district de Montr閍l. Il faut cependant nuancer la ferveur loyaliste des participants. l'heure de la r閜ression et de l'occupation militaire d'une partie du territoire, cette ferveur - plus apparente que r閑lle - est surtout le propre d'une population soucieuse de s'閜argner les souffrances v閏ues par ses compatriotes des comt閟 de Richelieu et de Deux-Montagnes. Quant aux associations constitutionnelles comme telles, elles jouent d閟ormais un r鬺e tr鑣 effac, en particulier depuis la cr閍tion des r間iments de volontaires o on retrouvent plusieurs de leurs membres.
23 NOVEMBRE 1837

compter de novembre il faut d鑣 lors se pencher sur la liste des personnes arr阾閑s. Nous n'avons bien s鹯 pas la liste exhaustive de ceux qui ont pris les armes. Il faut donc se contenter de celle de ceux qui ont 閠 "malchanceux" et qui ont 閠 arr阾閑s. Ils sont marqu閟 dans la banque par l'閠range mention:

"Arr阾 pour acte de r閎ellion. Mariage: O une ( ) le. [D蒚AILS]"

On donne aussi quelques d閠ails sur son 鈍e, profession, 閠at matrimonial (Mariage O/N) tels que marqu閟 aux registres de la prison de Montr閍l. Cliquer sur D蒚AILS est inutile pour ces individus. Sachez cependant que cette liste fait autant mention de ceux arr阾閟 l'automne 1837 que ceux arr阾閟 en 1838-1839. Ce sera vous de trouver les circonstances de ces arrestations, notamment en consultant les D蒔OSITIONS ou son nom devrait normalement appara顃re. Une arrestation ne fait pas forc閙ent de votre type un "grand patriote", encore moins un "grand leader", puisque l'arrestation rel鑦e souvent du hasard et de la localisation g閛graphique (c'est--dire surtout dans les comt閟 o des 関閚ements arm閟 se sont d閞oul閟). C'est quand m阭e un fait significatif, surtout si votre type est en plus associ quelques assembl閑s.

蒚 1838
Repr閟entations devant Lord Durham

La derni鑢e manifestation notable du mouvement loyal va consister (comme pr閏閐emment devant Lord Aylmer, puis devant Lord Gosford) exercer un lobby efficace et de tenter d'obtenir audience aupr鑣 de Lord Durham, nomm en mars gouverneur g閚閞al et enqu阾eur dot de pouvoirs 閠endus. Des repr閟entants des associations constitutionnelles sont donc pied d'渦vre en Angleterre d鑣 le printemps de 1838. l'arriv閑 de Durham Qu閎ec en mai, des d閘間u閟 de la QCA et de MCA tentent de nouveau d'entrer en contact avec le gouverneur. ce jeu, ce sont apparemment les id閑s plus mod閞閑s de l'Association constitutionnelle de Qu閎ec qui semblent obtenir l'adh閟ion du gouverneur. On peut g閚閞alement consid閞er que les Associations constitutionnelles seront un intervenant essentiel dans l'閘aboration du Rapport Durham et du projet d'union qui en d閏oulera. En attendant, la plupart des r間iments volontaires sont rapidement remis sur pied lors de la seconde r閎ellion de novembre 1838. Quant aux associations constitutionnelles, la plupart tiennent une assembl閑 annuelle en d閏embre 1838 alors qu'est d閜os leur bilan. On n'entend plus gu鑢e parler d'elles par la suite.

D鑣 1839 l'union sacr閑 contre le radicalisme patriote qui avait justement donn au mouvement loyal sa coh閟ion et sa vitalit est peu pr鑣 dissoute. La vieille clique du ch鈚eau m鑞era encore un combat d'arri鑢e-garde pour le maintien de ses privil鑗es, alors que des champions de cause constitutionnelle - et au premier chef John Neilson - d閟avouent maintenant le projet d'Union et rejoignent d'ex-patriotes comme Denis-Benjamin Viger ou Louis-Hyppolite LaFontaine.

 

QCA - Quebec Constutional Association
MCA - Montreal Constitutional Association
CAS - Constitutional Association of Sherbrooke
FBCA - Frampton Branch Constitutional Association (Beauce)
LBCA - Leeds Branch Constitutional Association (M間antic)
KDCA - Kingsey and Durham Constitutional Association (Drummond)
BCATST - Branch Constitutional Association of Stoneham and Tewkesbury
BCA - Beauharnois Constitutional Association

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



Consult 11995 fois depuis le 17 janvier

   Réagir ou compléter l'information

   

Le matériel sur ce site est soit original, soit libre de droit. Vous êtes invités à l'utiliser 
à condition d'en déclarer la provenance. © glaporte@cvm.qc.ca