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Les Patriotes de 1837@1838 - VIGER, Louis-Michel (1785-1855)
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VIGER, Louis-Michel (1785-1855)
Article diffusé depuis le 7 janvier 2001
 


Louis-Michel Viger en 1833. Attribué à James DUNCAN

Né à Montréal et baptisé dans la paroisse Notre-Dame, le 28 septembre 1785, fils de Louis Viger, maître de forges, et de Marie-Agnès Papineau.

Étudia au collège Saint-Raphaël, à Montréal, avec son cousin Louis-Joseph Papineau, de 1796 à 1803. Commença l'apprentissage du droit en 1802, auprès de son cousin Denis-Benjamin Viger; admis au barreau en 1807.

Pratiqua sa profession à Montréal jusqu'en 1832; prit pour associé en 1822 son cousin Côme-Séraphin Cherrier (Montréal). Servit en qualité d'officier de milice pendant la guerre de 1812; fut destitué en 1827 de son grade de capitaine, en raison de sa participation à des assemblées où l'on avait condamné la politique du gouverneur George Ramsay. Propriétaire foncier et immobilier. Cofondateur, en 1835, de la Viger, De Witt et Compagnie, appelée aussi Banque du peuple.

Élu député de Chambly en 1830; appuya le parti patriote. Réélu en 1834; son mandat prit fin avec la suspension de la constitution, le 27 mars 1838. L'un des adjoints de Papineau à l'assemblée des six comtés, en octobre 1837, à Saint-Charles-sur-Richelieu; emprisonné le 18 novembre, sous l'accusation de haute trahison; libéré le 25 août 1838, fut remis en prison le 4 novembre, puis relâché le 13 décembre. Candidat antiunioniste défait dans Chambly en 1841. Élu dans Nicolet à une élection partielle le 15 février 1842; fit partie du groupe canadien-français. Ne s'est pas représenté en 1844. Membre du ministère La Fontaine-Baldwin: fut conseiller exécutif et receveur général du 11 mars 1848 jusqu'à sa démission le 26 novembre 1849. Élu dans Terrebonne à une élection partielle le 14 avril 1848; fit partie du groupe canadien-français. Élu dans Leinster en 1851; réformiste. Ne s'est pas représenté en 1854.

Nommé président de la Banque du peuple en 1845; administrateur honoraire de la Banque d'épargne de la cité et du district de Montréal en 1846. Seigneur de L'Assomption de par son second mariage, acquit en 1848 la seigneurie de Repentigny.

Décédé à L'Assomption, le 27 mai 1855, à l'âge de 69 ans et 7 mois. Inhumé dans l'église paroissiale de Repentigny, le 30 mai 1855.

Avait épousé à Saint-Charles, près de Québec, le 19 juillet 1824, Marie-Ermine Turgeon, fille du seigneur Louis Turgeon et de Geneviève Turgeon; puis, dans la paroisse de l'Assomption-de-la-Sainte-Vierge, à L'Assomption, le 10 septembre 1843, Aurélie Faribault, fille de Joseph-Édouard Faribault, notaire, et de sa première femme Marie-Anne-Élisabeth Poudret, et veuve de Charles Saint-Ours.

Neveu de Denis et de Jacques Viger, et de Joseph Papineau.

Bibliographie: Dictionnaire biographique du Canada.

Tiré du Dictionnaire des parlementaires québécois (Septentrion, 1999) DIFFUSÉ SUR CE SITE POUR UNE PÉRIODE LIMITÉE

 


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