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Les Patriotes de 1837@1838 - Les rumeurs de compl魌 russe contre le gouvernement britannique au Canada
 ANALYSE 
     
Les rumeurs de compl魌 russe contre le gouvernement britannique au Canada
Article diffus depuis le 19-mai-01
 




partir du deuxi鑝e soul鑦ement qui a lieu en novembre 1838, autant dans le Bas-Canada Odelltown que dans le HAUT-CANADA Prescott, la rumeur d'une implication du gouvernement russe dans la cause rebelle voit le jour. C'est le journal The Morning Herald de New York qui le premier en parler le 12 novembre 1838 en supposant que les Russes sont favorables cette pouss閑 r関olutionnaire qui am鑞erait la chute de l'empire colonial britannique (Stavrianos, 1937, p.367). Il y est aussi sous-entendu que la Russie veut cr閑r la discorde la fronti鑢e canado-am閞icaine afin de provoquer une guerre entre les 蓆ats-Unis et l'Angleterre, ce qui bouleverserait les vis閑s diplomatiques de cette derni鑢e en Europe orientale (Stravianos, 1937, p.367). partir de ce moment, tous les journaux nord-am閞icains commentent les faits. Le ministre britannique Washington, Henry Fox, d閏lare que le pr閟ident des 蓆ats-Unis Van Buren aurait insinu que la Russie entend financer les r閎ellions (Stavrianos, 1937,p.368).

Le 24 novembre, une d閏laration du prisonnier John Bratish Eliovith, dit le Baron Fratellin, vient alimenter les soup鏾ns des autorit閟 britanniques. En effet, dans sa d閏laration, il pr閠end qu'un agent du consul russe de New York a promis de lui fournir 5000 fusils et des munitions, en plus de lui donner une somme de 5000$, bonifiable jusqu' 25000$ si les r閎ellions s'av鑢ent un succ鑣 (Archives Nationales du Qu閎ec). Fratelin ajoute que la femme du consul de Russie Boston, madame Kirchen, r閟ide Montr閍l et qu'elle complote directement avec les Fr鑢es Chasseurs (Stavrianos, 1937,p.371). Le 26 novembre, suite ces all間ations, la police de Montr閍l perquisitionne la demeure de Madame Kirchen et s'aper鏾it que le consul lui-m阭e est Montr閍l (Stavrianos, 1937, p.368). Il est imm閐iatement mis en 閠at d'arrestation et tous ses documents sont confisqu閟 (Stavrianos, 1937, p.371). C'est la suite de cette aventure que le ministre Fox demande au journaliste et avocat Stewart Derbishire de mener une enqu阾e rigoureuse sur le sujet. Ce dernier remet son rapport au ministre britannique le 20 juillet 1839. Il conclut que les preuves sa disposition 閠ablissent clairement que les Russes sont engag閟 dans une conspiration criminelle contre la couronne britannique en cherchant cr閑r une d閟affiliation de la colonie avec la Grande-Bretagne (Stavrianos, 1937, p.369).

Ces 関閚ements, compte-tenu des relations tendues qu'entretiennent alors les Anglais et les Russes, permettent Derbishire d'arriv alors ces conclusions (Stavrianos, 1937, p.368). Selon le rapport de Derbishire, Von Schoultz et Hindenlang, deux des principaux rebelles europ閑ns des r閎ellions de novembre 1838, ne sont en fait que des officiers russes devant organiser les troupes rebelles du Canada pendant que les agents russes de New York fournissent l'argent n閏essaire (Stavrianos, 1937, p.368-369). Derbishire soutient aussi que l'exil de Papineau en France n'est qu'un moyen pour lui de se rapprocher du Tsar et que l'arrestation du consul russe de Boston est une preuve irr閒utable du complot russe (Stavrianos, 1937, p.369). Par contre, comme le souligne Stavrianos (1937, p.369), bien que Von Schoultz se soit enfui aux 蓆ats-Unis apr鑣 la r関olution polonaise de 1831 et qu'Hindenlang se soit exil New York suite la r関olution de 1830, il appara顃 que ce ne sont que des r関olutionnaires. Ils ne s'av鑢ent en rien des agents russes et ne souhaitent, en fait, qu'aider le peuple canadien se d閒aire du joug britannique.

De plus, si la Russie avait r閑llement contr鬺 certaines activit閟 des rebelles, les agents du Canada et des 蓆ats-Unis en auraient inform leurs sup閞ieurs (Stavrianos, 1937, p.370). ce niveau, aucune correspondance entre ceux-ci ne permet de confirmer ces accusations contre le gouvernement russe. L'allusion du pr閟ident Van Buren ne serait en fait qu'une ruse destin閑 orienter les Britanniques vers une mauvaise piste (Stavrianos, 1937, p.370). La Russie est alors un alibi de choix 閠ant donn les probl鑝es diplomatiques qu'elle entretient avec la Grande-Bretagne. Ainsi, en d閠ournant l'attention des autorit閟 britanniques, Van Buren laisse le champ libre aux loges de Chasseurs (Stavrianos, 1937, p.370).

L'id閑 d'une alliance entre le gouvernement russe et les rebelles canadiens est difficile d閙ontrer. En effet, les rebelles supportent ouvertement l'ind閜endance polonaise contre la Russie. De plus, ils associent r間uli鑢ement le syst鑝e russe au syst鑝e colonial britannique lorsqu'ils d閚oncent les abus de ce dernier.).

Malgr l'arrestation du consul russe de Boston Montr閍l, aucune preuve permettant d'incriminer ce dernier n'a par ailleurs 閠 d閏ouverte. Sa visite n'ayant pour but que de retirer ses enfants des 閏oles qu'ils fr閝uentaient Montr閍l. Le consul savait m阭e que son arrestation devait venir de Fratellin pour lequel il ne semble pas avoir beaucoup de respect (Stavrianos, 1937, p.371).

Il n'en demeure pas moins que le ministre russe Washington, Bodisco, a r閑llement rencontr messieurs Papineau, O'Callaghan et Nelson le 10 d閏embre 1838. Bodisco en t閙oigne dans une lettre adress閑 au comte Nesselrode (Le Duc, 1942, p.399). Papineau cherchait ainsi un appui politique, mais il est clair que la Russie ne veut pas intervenir dans ce conflit, malgr la sympathie qu'閜rouve le consul la cause canadienne (Le Duc, 1942, p.399). La r閜onse de Nesselrode Bodisco va en ce sens en ajoutant qu'il ne faut en aucun cas 阾re associ ces r閎ellions (Le Duc, 1942, p.400).

Jean-Fran鏾is Lefebvre

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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 jb pincet  (4 décembre 2004)
tr閟 instructif. merci

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