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Les Patriotes de 1837@1838 - Le village de Dorchester (Saint-Jean-Iberville)
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Le village de Dorchester (Saint-Jean-Iberville)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




La municipalité de Saint-Jean-sur-Richelieu est située sur la rive gauche de la rivière Richelieu, en face d'Iberville, à une trentaine de Kilomètre au sud-est de la ville de Montréal (Cournoyer, 1993, p.789). Après la conquête, l'endroit est d'abord peuplé de Loyalistes qui, en 1792, le nomment Dorchester, en l'honneur de Guy Carleton, Lord Dorchester, le gouverneur du Canada (Cournoyer, 1993, p.789). Ce n'est qu'au dix-neuvième siècle que les francophones viennent s'y établir se trouvant à l'étroit sur les vieilles concessions de la région montréalaise (Filion, 1988, p.13). Dorchester devient ainsi le principal centre économique du Haut-Richelieu. L'agriculture, commerce et industrie s'y développent. Saint-Jean-L'Évangéliste est, en 1831, la première paroisse catholique érigée canoniquement (Counoyer, 1993, p.789). On y retrouve notamment le fort Saint-Jean, construit en 1666 et, en 1816, l'église Saint-James, 1836 le premier chemin de fer canadien (Counoyer, 1993, p.789). La communication entre les rives du Richelieu vis à vis Dorchester était assurée, dès la fin du dix-huitième siècle par un traversier durant la saison estivale, puis par le pont Jones (Filion, 1988, p.122).

Il n'y a pas eu d'affrontements armés à Dorchester bien qu'on y trouve un bon nombre de Patriotes dont Pierre-Paul Démaray, Jean-François Davignon et Félix Poutré. Lorsque l'agitation commence en 1837, les Patriotes de cette paroisse tiennent une assemblée chez Louis Fréchette, le 1er novembre (Fortin, 1988 : 24). Le soir du 5 novembre, quelque 70 patriotes se rendent à Dorchester pour forcer les bureaucrates à remettre leurs commissions. Benjamin Mott et Virgil Titus sont ainsi forcés à démissionner. Par la suite, Démaray et Davignon rendent visite aux juges de paix Pierce et François Marchand, les forcent à leur tour à démissioner, puis ordonnent l'abolition du péage sur le pont Jones(Fortin, 1988 : 24). Ces incidents engendre une crainte grandissante chez les bureaucrates particulièrement nombreux à Dorchester. On se mit par conséquent à amplifier les moindres gestes commis par des Patriotes en bombardant littéralement le gouvernement de missives (Fortin, 1988 : 24). Devant les menaces croissantes et dans le but de protéger adéquatement le receveur de douane qui avait été obligé de quitter son poste, un détachement de cavalerie et d'artillerie est dépêché de Montréal le 10 novembre (Senior, 1998 :64). Un attroupement de Patriotes dirigés par Démaray et Davignon leur bloque un temps l'accès au pont Jones (Fortin, 1988 : 28). Quelques jours plus tard, le 16 novembre, le constable Malo arrête Démaray et Davignon. Tout au long du mois de novembre, les Patriotes militants de Dorchester ont pris l'offensive en se livrant à des petits coups de mains destinés à attirer les soldats hors de la ville. Cette stratégie est amplement couronnée de succès. Depuis, le 8 novembre, l'armée ne cesse d'expédier au sud du Saint-Laurent des détachements de plus en plus importants. À Dorchester, il y a moins de 200 hommes. Le 27 novembre éclate l'affaire Chartrand. Quelques Patriotes dont François Nicolas et René Garant réunis dans une auberge des environs de Dorchester, viennent à parler du Johannais Joseph Armand dit Chartrand. Ce dernier aurait, à l'occasion sympathisé avec les Patriotes en tenant toutefois ses distances. Plus tard, il se serait porté volontaire loyaliste et aurait été entendu alors qu'il tenait des propos peu élogieux à l'endroit des Patriotes ; il aurait même ajouté qu'il ferait partie d'un groupe de volontaires Johannais qui se proposeraient une action incendiaire contre les habitants de la Grande-Ligne(Saint-Blaise) (Fortin, 1988 : 38). Ce jour-là, Chartrand exécutait des travaux de maçonnerie sur une maison tout près de Dorchester. Une fois que les Patriotes l'eurent trouvé, ils lui firent un procès en lui rappelant ses propos. Chartrand ne tenta pas de se justifier ni même de se disculper. Les Patriotes le conduisirent dans un bois entre un bois entre Dorchester et l'Acadie et ils l'assassinèrent (Fortin, 1988 : 38). Le 5 décembre, la loi martiale était proclamée. C'est ainsi que des citoyens de Dorchester ont été emprisonnés tantôt à Dorchester, tantôt à Montréal(Fortin, 1988 : 42).

À l'été 1838, les Frères Chasseurs s'organisent. À Dorchester, Félix Poutré est celui qui recueille les assermentations de Dorchester et de Saint-Luc (Fortin, 1988 : 61). Au début de l'automne, le fourmillement inhabituel dans la région inquiète plusieurs bureaucrates. Le 22 septembre, J.C. Pierce et quelques autres personnes de Dorchester écrivent au Colonel Taylor pour lui exprimer leur crainte d'une attaque (Fortin, 1988 : 58). En novembre 1838, Dorchester héberge un détachement de loyaux de 109 hommes(Senior, 1998 : 226). Le vendredi 2 novembre, Pierre Paradis, aubergiste, décrit les chefs Chasseurs et leur projet de soulèvement aux magistrats William McGinnis et MacCrae(Senior, 1988 : 234). Il révèle que Gagnon a l'intention de tenir une réunion dans son auberge. Les magistrats s'empressent donc de porter une déposition au lieutenant-colonel Cyril Taylor, l'officier au renseignement, responsable de la région frontalière à l'ouest du Richelieu. Taylor convient qu'il faut tenter d'arrêter les meneurs. Il envoie donc un message pour qu'on dépêche des fantassins de Dorchester, mais aussi des cavaliers de Chambly. Le détachement de Cavalerie atteint l'auberge en question vers 22 heures, mais au lieu d'ordonner aux cavaliers d'attaquer immédiatement, les magistrats leur commandent d'attendre l'arrivée des fantassins de la caserne locale. Lorsque les soldats finissent par pénétrer dans l'auberge, Gagnon et les autres chefs ont déjà pris la fuite et la troupe n'arrête que quelques hommes.

Maude Landry

 


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 claude lamoureux  (26 janvier 2005)
Monsieur Laporte, Dans la rubrique "Le village de Dorchester (Saint-Jean-Iberville), vous mentionnez (Filion 1988, P.122), est-ce que je pourrais savoir ce que signifie ..... Merci, Claude
 claude lamoureux  (26 janvier 2005)
Monsieur Laporte, Dans la rubrique "Le village de Dorchester (Saint-Jean-Iberville), vous mentionnez (Filion 1988, P.122), est-ce que je pourrais savoir ce que signifie ..... Merci, Claude

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