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Les Patriotes de 1837@1838 - Le British Rifle Corps
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Le British Rifle Corps
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Le British Rifle Corps (BRC) n'a pas une longue existence, 12 décembre 1835 au 20 janvier 1836, mais est très actif. En 39 jours d'existence, il tient 13 activités dont 7 réunions (MUZZO, 1990 : p.95).

Le 12 décembre 1835, se tient une réunion au Jones Long Room, suite à une invitation anonyme parue dans la Montreal Gazette (MUZZO, 1990 : p. 95). Cette assemblée qui regroupe environ 400 personnes convient de la nécessité de former un groupe paramilitaire pour la défense des intérêts de la population d'origine britannique. Le 15 décembre, un comité est mandaté pour trouver armes et munitions, alors que le 16 marque la fondation officielle du groupe (SENIOR, 1985 : p. 31). En même temps, on décide d'informer le gouverneur des intentions du groupe et de demander son approbation ; une lettre lui sera donc envoyée le 22 du même mois (CHRISTIE, 1848-1855 : vol. 2, p. 142). Les auteurs de cette missive dressent un historique du mouvement, demandent la sanction du gouverneur à la formation du groupe dans le but de démontrer leur intention de respecter la constitution et énoncent les buts du groupe, c'est-à-dire le maintien des liens entre la Grande-Bretagne et le Bas-Canada ainsi que des privilèges avec colons d'origine britannique (CHRISTIE, vol, 2 : 142-143). Les signataires de cette lettre sont des gens très actifs dans le milieu constitutionnel de Montréal : Dr Thomas Arnoldi, fils du fondateur de la German Society et futur membre du Doric Club, Francis Hunter, membre du comité central de l'Association Constitutionnelle de Montréal (MCA) également futur membre du Doric Club, Robert Weir, membre de la MCA, Aaron P. Hart, avocat, et Robert McKay (SENIOR, 1985 : 31).

Le 28 décembre, le Gouverneur Gosford, par la plume de son secrétaire civil S. Walcott, refuse d'entériner la formation du BRC (CHRISTIE, 1848-1855 : pp. 143-144). Selon lui, les intérêts de la population d'origine britannique du Bas-Canada ne sont nullement menacés et même s'ils l'étaient, ce ne serait pas à la population civile de les protéger, mais bien à l'armée de sa majesté. Gosford considère par ailleurs que la formation d'une telle unité paramilitaire est un affront à l'ordre public en temps de paix (CHRISTIE, 1848-1855 : pp.143-144).

Le BRC reçoit cette réponse le 31 décembre et y réplique par une nouvelle missive à Gosford pour éclaircir leurs intentions. Tout d'abord, la nouvelle lettre s'attache à démontrer que les intérêts des britanniques sont bel et bien menacés. Elle dénonce les agissements de l'orateur de l'Assemblée législative (L.-J. Papineau) et son langage séditieux et déclare que la propagation de doctrines révolutionnaires par les députés du parti français et leurs agissements ont conduit à un esprit de haine envers les Britanniques (CHRISTIE, 1848-1855 : pp. 144-145). En second lieu, la missive cherche à réfuter l'argument du Gouverneur selon lequel la colonie vit une période de paix. Les événements violents survenus lors des élections de 1834 ainsi que la déclaration incendiaire de Clément Sabrevois de Bleury, capitaine de milice, qui appel ses hommes à plus de vigueur et d'assiduité lors des entraînements, à défaut de quoi il devra démanteler l'unité à la grande joie de leurs ennemis politiques sont mis de l'avant pour justifier cette position.

Le 7 janvier 1836, le groupe se réunit de nouveau : cette fois, environ 600 personnes sont présentes. On y reprend essentiellement le contenu de la seconde lettre envoyée au Gouverneur, puis on défile jusqu'à la Place-d'Armes (MUZZO, 1990 : p.98).

Le 15 janvier, Gosford, ayant prit connaissance de la seconde lettre, ordonne, avec l'accord du Comité exécutif, la dissolution du BRC en le déclarant illégal et inconstitutionnel. Le BRC tient, par conséquent, sa réunion de dissolution le 20 janvier. Bien que le groupe soit effectivement dissout, plusieurs sont outrés d'être traités en traîtres dans un territoire conquis et envoient donc une nouvelle lettre à Gosford pour exprimer leur désaccord (CHRISTIE, p. 144-145). Le groupe sera cependant reformé sous l'appellation de la Montreal British Legion, moins ouvertement militaire (MUZZO, p. 117). Plusieurs, surtout parmi les plus jeunes, se joindront au Doric Club, association beaucoup plus radicale, à l'origine de l'affrontement avec les Fils de la liberté et du saccage des locaux du Vindicator le 6 novembre 1837 (FILTEAU, 1938 : p. 270).

La formation du BRC est souvent associée à la MCA, puisque le groupe est créé au lendemain d'une décision de l'association constitutionnelle de former des comités de vigilance par quartiers (MUZZO, 1990 : pp 102). Filteau pour sa part prétend que ce serait Adam Thom, rédacteur du Montreal Herald, qui serait à l'origine de la formation du BRC et de la réorganisation de celui-ci en " Légion bretonne ", qu'il ne semble pas distinguer du Doric Club (FILTEAU, p. 171).

 


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Consulté 4521 fois depuis le 19-mai-01
 [Nom]  (17 mars 2009)
yen manque :) mais c bonn pareill :)
 jijjjj  (6 décembre 2005)
tres bon site jai a lecole mentnant

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