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Les Patriotes de 1837@1838 - L'Acte d'Union de 1840. Le contexte de son implantation
 ANALYSE 
     
L'Acte d'Union de 1840. Le contexte de son implantation
Article diffus depuis le 19-mai-01
 




Les parlementaires britanniques sont amen閟 d鑣 1838 se pencher sur les causes des soul鑦ements simultan閟 du Haut et du Bas-Canada et plus particuli鑢ement sur les revendications des rebelles. Le gouvernement charge donc Lord Durham de se rendre en Am閞ique pour faire le tour des provinces et constater l'閠at des troubles. Ce dernier devra soumettre un rapport la couronne britannique et proposer des solutions aux probl鑝es existants. Durham arriva en Am閞ique l'閠 de 1838 et fut accueilli avec enthousiasme. Sa venue inspira m阭e de l'espoir aux Patriotes. En effet, Lord Durham 閠ait trop lib閞al pour approuver les abus de l'ex閏utif et la violation des droits populaires, pour condamner la noble r閟istance de nos p鑢es la tyrannie et la violence. De fait, Durham rend hommage au courage avec lequel les patriotes ont r閏lam des libert閟 politiques dont jouissent les sujets anglais et il reconna顃 m阭e aux Canadiens le droit de se gouverner eux-m阭es et de jouir de la responsabilit minist閞ielle. Durham impose cependant une condition majeure : c'est qu'on fasse du Bas-Canada une province anglaise en la soumettant au r間ime d'une majorit anglaise et en l'unissant au Haut-Canada (DAVID, 1898 :3). mesure que grandissait le r間ime r閒ormiste du gouverneur, les Canadiens fran鏰is devinrent de plus en plus sceptiques. Durham gouvernait d'ailleurs sans consulter le peuple et avait remplac les conseillers afin d'y placer ses collaborateurs. Il ne demeure que cinq mois au Canada mais il parvient tout de m阭e mener une enqu阾e approfondie. Durham propose, dans son rapport, d'accorder la responsabilit minist閞ielle aux provinces et de les faire 関oluer vers l'autonomie tout en demeurant l'int閞ieur d'un Commonwealth britannique. Cependant, bien y regarder, selon Durham, il serait vain de vouloir am閘iorer les lois et les institutions avant que d'avoir r閡ssi exterminer la haine mortelle qui maintenant divise les habitants du Bas-Canada en deux groupes hostiles : Fran鏰is et Anglais " (HAMEL, 1948 : 67-68). Durham propose donc l'assimilation de la population fran鏰ise celle de langue anglaise. Il n'entretient aucun doute au sujet du caract鑢e national qui doit 阾re donn au Bas-Canada; ce doit 阾re celui de l'Empire britannique.

La recommandation de Lord Durham concernant l'Union obtint une attention imm閐iate. Au d閎ut de mai 1839, Russell, le ministre des Colonies, pr閟enta un projet de loi d'Union la Chambre des communes. Le principe en fut accept en juillet, le 19 octobre, Charles Poulett Thomson d閎arque Qu閎ec. Thomson convoque le Conseil sp閏ial d鑣 le 11 novembre. Seulement 15 conseillers bravent les neiges pour se r閡nir Montr閍l et Thomson ne leur donna que deux jours pour d閎attre du projet d'union. Les modalit閟 qu'il proposait 閠aient tout fait injustes envers le Bas-Canada : repr閟entation 間ale pour le Haut-Canada, moins populeux; imputation de la dette du Haut-Canada, plus lourde, la province unie; octroi d'une liste civile permanente, ce quoi l'Assembl閑 bas-canadienne s'閠ait longtemps oppos閑 (BUCKNER, 1966 : 933). Tout comme Durham, Thomson croit en la sup閞iorit britannique et juge dangereux que les Canadiens fran鏰is s'isolent du reste de l'Am閞ique du nord anglophone. D閟ireux que les d閜ut閟 canadiens fran鏰is s'impr鑗nent des id閑s anglaises, il choisit Kingston comme capitale de la province unie. Thomson entreprend une tourn閑 travers le Canada pour faire valoir son point de vue. son retour, il constate que Russell avait 閏art les articles concernant la cr閍tion d'institutions municipales et accept de modifier la r閜artition des si鑗es bas- canadiens de mani鑢e multiplier les circonscriptions anglophones. Furieux, Thomson fait savoir Russell son m閏ontentement et le menace de d閙issionner. Toutefois, il s'adoucit en apprenant qu'on lui avait conf閞 le titre de baron Sydenham. Le baron proclama l'Union le 10 f関rier 1841, jour ANNIVERSAIRE des trait閟 de Versailles (1763) et du mariage de la reine Victoria (1840).

Cet acte d'Union, si injuste pour les Canadiens fran鏰is, contient cependant le germe du gouvernement responsable et des droits et privil鑗es propres la constitution anglaise, le principe f閏ond de l'間alit politique. Louis-Hippolyte Lafontaine y verra la pierre angulaire du temple de la libert constitutionnelle au Canada. (DAVID, 1898 :12

ISABELLE MILOT

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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