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Les Patriotes de 1837@1838 - La paroisse de Saint-Hilaire vers 1837
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La paroisse de Saint-Hilaire vers 1837
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Située dans le comté de Rouville, la paroisse de Saint-Hilaire est bordée par la rivière Richelieu, situé en face de Beloeil, sur l'autre rive et bordée des paroisses de Saint-Charles, Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville et Saint-Mathias. La montagne qui domine le village est alors connue sous les noms de Chambly, Beleoil ou Rouville (BOUCHETTE, 1815 : 208).

La paroisse de Saint-Hilaire se trouve sur les terres du seigneur de Rouville, d'abord concédée par Frontenac à Jean-Baptiste Hertel en 1694 (CARDINAL, 1983 : 18). Il faut entendre plus d'un siècle pour qu'un seigneur décide d'y résider. Le cinquième seigneur, Jean-Baptiste-René Hertel de Rouville s'installe sur ses terres en 1817. C'est à son acharnement qu'on doit l'érection de la paroisse de Saint-Hilaire (1827), la nomination d'un premier curé résident (1831), la construction de l'église (1834), puis finalement, l'érection civile de la paroisse (1835). Entre-temps, Hertel de Rouville, agrandit sa maison pour en faire un manoir, construit des moulins, ajoute un traversier et hâte le peuplement de son territoire pour financer tous ces coûts. La paroisse de Saint-Hilaire compte 1200 habitants en 1825 (CARDINAL, 1983 : 42). Cette population est concentrée sur les rives du Richelieu même aussi , en plus grand nombre croissant, le long du ruisseau qui descend de la montagne et où se situe une importante activité pré-industrielle notable regroupée autour de quelques moulins (CARDINAL, 1980 : 8). Enfin, la paroisse est bien desservie par des routes qui longent les deux rivières.

Malgré le fait qu'on recense près d'une dizaine d'hilairemontais dans les rangs patriotes (BERNARD, 1983 : 304), il n'y a ni manifestations, ni assemblées patriotiques dans la paroisse de Saint-Hilaire, principalement par crainte du seigneur Hertel de Rouville, membre du conseil exécutif et sympathique au gouvernement. Les troupes de Wetherall venant réprimés les Patriotes à Saint-Charles s'arrêtent donc au manoir du seigneur Hertel de Rouville le 22 novembre 1837 et y sont bien accueillies pour bivouaquer et refaire leurs forces (SENIOR, 1997 : 114). Le 24 novembre au soir, Wetherall ordonne à ses soldats de feinter un départ. Les Patriotes qui guettent le mouvement des troupes britanniques du haut de la montagne Rouville alertent alors d'un feu le village de Saint-Charles où les Patriotes vont attendre toute la nuit les troupes de Wetherall (CARDINAL, 1987 : 28). Cependant ces dernières, fraîches par deux jours de repos et par une nuit de sommeil, ne quittent Saint-Hilaire le 25 au matin. Au retour de Saint-Charles, le colonel Wetherall laisse ses blessés à Saint-Hilaire et ceux qui y succombent seront enterrés devant le manoir Rouville.

En 1838, les Frères chasseurs sont actifs dans la région. Le seigneur Hertel de Rouville en tant que juge de paix à l'œil sur leurs activités. Malgré tout, des Frères chasseurs de Beleoil lui volent un canon (LAMBERT, 1994 : 82). Toujours à titre de juge de paix et suite aux troubles de novembre, de Rouville fait condamner au moins un agitateur. Enfin, il doit vendre sa seigneurie et son manoir en 1844, faute de fond, au major Thomas Edmund Campbell, venu au Canada avec son régiment pour réprimer les Rébellions.

Jean- Mathieu Nichols

 


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