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Les Patriotes de 1837@1838 - La loi des écoles de fabriques (1824)
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La loi des écoles de fabriques (1824)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




L'Actepour faciliter l'établissement et la dotation d'écoles élémentaires dans cette province ou la loi dite des écoles de fabrique constitue la deuxième loi scolaire sanctionnée au Bas-Canada (4 Georgii IV, chapitre 30-31) (Allard et al., 1998 : 33). Bien que sa mise en application ne remplace pas la loi scolaire de 1801 relative aux écoles de l'Institution royale pour l'avancement des sciences, elle permet néanmoins de la supplanter en ce qui concerne l'enseignement confessionnel dévolu aux Canadiens. Établissant une structure scolaire strictement confessionnelle, elle reconnaît la responsabilité de l'Église dans le domaine de l'éducation (Lamonde, 2000 : 152). Cette loi a pour objet l'établissement d'une école élémentaire à l'intérieur des paroisses de moins de 200 familles et d'en ajouter une à toutes les tranches de 100 familles (Audet, 1971 : 360). En fait, elle permet à la fabrique, instance administrative dirigée par le curé de fonder des écoles et d'y alouer le quart des revenus paroissiaux (Lamonde, 2000 : 152). En 1823, la Chambre d'Assemblée met sur pied un comité chargé de " s'enquérir des raisons qui ont retardé les progrès de l'Éducation dans cette province " (Dufour, 1997 : 25). Le rapport de ce comité fait état de la situation scolaire des Canadiens qui ne s'est guère améliorée depuis la loi de l'Institution royale. Le comité constate un retard dans les campagnes, augmentant ainsi l'écart entre les villes de Québec et de Montréal et le reste de la province (Dufour, 1997 : 24). L'accès à l'école se limite, d'une part, à la structure scolaire de l'Institution royale pour l'avancement de la science, d'autre part, aux institutions laïques ainsi qu'aux institutions ecclésiastiques dans les collèges classiques pour les garçons et dans les pensionnats pour les filles.

Dès 1814, la majorité canadienne de la Chambre d'Assemblée, composée de la petite-bourgeoisie canadienne, se préoccupe d'éducation. En effet, depuis dix ans, les députés canadiens souhaitent amender la loi de l'Institution royale pour adopter le principe d'une organisation d'écoles de campagne soutenue par les paroisses (Dufour, 1997 : 23). Le Conseil législatif refuse les demandes de la Chambre car il craint la décentralisation de l'Institution royale et la prise de contrôle du domaine de l'éducation par la Chambre. Soucieuse de mettre sur pied une structure scolaire mieux adaptée à la population canadienne, la majorité canadienne à la Chambre d'Assemblée adopte la loi dite des écoles de fabriques (Dufour, 1997 : 23). L'Église accueille favorablement cette loi qui confirme ses responsabilités dans le domaine de l'éducation. Son application est cependant inadéquate: le nouveau système est méconnu et plusieurs curés ne se préoccupent guère de l'éducation de leurs paroissiens (Dufour, 1997 : 25). La loi fait aussi face à de nombreuses critiques, en particulier sur son caractère fermement ecclésiastique. Les tenants de l'éducation laïque, dont les partisans de la méthode lancastérienne, ne voient pas la nécessité de confier aux curés l'éducation civile des laïcs (Lamonde, 2000 : 152). Le nombre d'écoles de fabriques restent fort limitées parce qu'elles seront supplantées par les écoles de syndics. Si on compte 48 écoles de fabriques en 1828, il n'y en a toujours que 68 en 1830 (Audet, 2000 : 360).

David Montpetit

 


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