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Les Patriotes de 1837@1838 - La fonction de gouverneur g閚閞al de l'Am閞ique du Nord britannique
 ANALYSE 
     
La fonction de gouverneur g閚閞al de l'Am閞ique du Nord britannique
Article diffus depuis le 19-mai-01
 




partir du 17esi鑓le, la France, puis l'Angleterre, mandatent un repr閟entant charg de faire respecter l'ordre et le bon gouvernement dans leurs colonies d'Am閞ique. La Proclamation royale (1763) confirme ce statut de repr閟entant nomm et envoy par le Bureau des colonies de Londres pour repr閟enter la Couronne britannique dans la nouvelle colonie (art. 4). La Proclamation pr関oit aussi la mise en place par le Gouverneur d'institutions favorisant le d関eloppement 閏onomique, social et politique de la colonie, ainsi que le d関eloppement harmonieux des diff閞entes communaut閟 (art.4). Afin d'atteindre ces objectifs, le Gouverneur g閚閞al des colonies de l'Am閞ique du Nord britannique se voit adjoindre des lieutenants-gouverneurs qui verront l'administration des diff閞entes colonies, l'exception de la colonie du Bas-Canada, sous l'administration directe du Gouverneur g閚閞al (Vaugeois, 1972: 16-17).

Avec l'Acte constitutionnel de 1791, le Gouverneur d閠ient notamment les pouvoirs de nommer les Pr閟idents du Conseil l間islatif (art. 12), d'accepter ou de refuser tous projets de loi 閙anant du Conseil ou de l'Assembl閑 l間islative, de r閟erver durant deux ans apr鑣 leur adoption tout projet de lois la sanction royale et de d閟avouer des projets de lois (art. 30-33). C'est 間alement lui qui voit l'organisation des 閘ections, l'閙ission des bans, la convocation de l'Assembl閑, qu'il doit aussi dissoudre et qu'il peut m阭e proroger (art. 13-16, 18, 25-26). L'Acte constitutionnel charge 間alement le Gouverneur de veiller l'organisation d'une 蒰lise anglicane ainsi qu' la supervision de l'蒰lise catholique (art. 35-39). Dans le cadre des diverses constitutions, le Gouverneur doit travailler de concert avec les institutions pr関ues, telles que le Conseil l間islatif, le Conseil ex閏utif ou l'Assembl閑 l間islative.

partir de 1791, les douze gouverneurs administrant le Bas-Canada adoptent tour tour des attitudes d'affrontement ou de conciliation envers la majorit de l'Assembl閑 l間islative. Selon les 閜oques, les d閎ats et les enjeux, l'attitude conciliante de certains gouverneurs glissent parfois vers l'affrontement. Il en sera ainsi sur la question de subsides, de l'閘ectivit du Conseil l間islatif ou propos de certaines questions touchant l'administration des terres et la religion.

Gouverneur sous la Proclamation Royale et l'Acte de Qu閎ec, Guy Carleton, baron de Dorchester, sera un des instigateurs coloniaux de l'Acte constitutionnel, qui permettra l'閘ite canadienne fran鏰ise de jouer un r鬺e plus actif dans la vie politique des colonies canadiennes (Lamarche, 1999 : 26). Son successeur, Robert Prescott, le remplacera en 1796 et sera entre autres charg de r間ler le d閜artage des terres entre colons et sp閏ulateurs dans les cantons ainsi que les diff閞ends entre haut-clerg catholique et protestant (Lamarche, 1999 : 27). Le gouverneur James Henry Craig,tranche par rapport ses pr閐閏esseurs. Craig adopte tr鑣 rapidement une attitude de confrontation avec la Chambre d'assembl閑 propos, entre autres, de l'in閘igibilit des juges au Parlement, et " d閏lenche une offensive en r鑗le pour en arriver l'assimilation totale des Canadiens gr鈉e l'immigration britannique et am閞icaine " (Lamarche, 1999 : 29). la suite de la victoire des r閒ormistes en 1809, Craig dissout l'Assembl閑 trois reprises entre 1810 et 1811, fait saisir les presses du journal LeCanadien et jeter ses dirigeants en prison la suite de publication d'articles qu'il juge diffamatoires (Lahaise, vallerand, 1971 : 99). L'administrateur qui lui succ鑔e, Sir George Pr関ost, contrairement son pr閐閏esseur, se rallie la majorit parlementaire ainsi que l'閘ite catholique. Il fraternise avec Louis-Joseph Papineau, nomme cinq Canadiens au Conseil l間islatif et soutient les dirigeants de l'蒰lise catholique, dont Mgr Plessis (Lahaise, Vallerand, 1971 : 102). Lorsqu'il quitte, en 1815, il est " injuri par les Britanniques et applaudi par les Canadiens " (Lamarche, 1999 : 29). Sir John Coape Sherbrooke tente de poursuivre la politique de conciliation de Pr関ost. Il nomme Mgr Plessis au Conseil ex閏utif et r閡ssit obtenir le premier vote de subsides pour sa liste civile, sans toutefois droit de regard sur les revenus (Lahaise, Vallerand, 1971 : 130). Les deux Gouverneurs g閚閞aux suivants ne tarderont pas 閎ranler l'閐ifice de conciliation construit par leurs pr閐閏esseurs. En effet, Charles Lennox, duc de Richmond refroidit rapidement les relations entre l'ex閏utif et le haut-clerg catholique, lui pr閒閞ant ouvertement les dirigeants de l'蒰lise protestante. Il se querelle avec l'Assembl閑 qui lui demande des concessions pour voter la liste civile (Lamarche, 1999 : 31). Les tensions entre r閒ormistes et l'Ex閏utif atteindront toutefois un sommet in間al depuis le d閜art de Craig sous le r間ime de George Ramsay. Tr鑣 t魌, il accuse Mgr Plessis, 関阸ue de Montr閍l, d'entretenir la m閒iance des Canadiens francophones envers les anglophones. Les hostilit閟 atteignent leur sommet lorsqu'il exige en 1823 et 1825 que l'Assembl閑 l間islative vote une liste civile permanente. Devant le refus des d閜ut閟 de choisir un autre Pr閟ident d'Assembl閑 que Louis-Joseph Papineau, il proroge l'Assembl閑 (Lamarche, 1999 : 32). Dans l'espoir de faire cesser les hostilit閟, le Bureau des colonies rappelle Dalhousie, et envoie, en 1830, Matthew Whitworth, Baron Aylmer, dont les efforts d'int間ration la communaut et le ton conciliant lui valent son arriv閑 le respect des Canadiens (Buckner, 1988 : 981). D鑣 1831 toutefois, les premi鑢es divergences apparaissent propos de l'閠ernelle question des subsides. Sa r閍ction face l'閙eute de 1832 ainsi que les solutions adopt閑s lors des 閜id閙ies de chol閞a de 1832 et 1834 acc閘鑢ent ensuite le d閏lin des rapports entre le Gouverneur et Canadiens fran鏰is (Buckner, 1988 : 982). La publication des 92 R閟olutions, demandant le rappel d'Aylmer, et le refus par l'Assembl閑 l間islative de voter les subsides sonnent le glas pour le Gouverneur qui est bient魌 d閙is de ces fonctions (Buckner, 1988 : 984). En 1835, Archiblad Acheson, comte de Gosford, mandat comme commissaire enqu阾eur pour trouver des voies afin de d閎loquer l'impasse entre l'ex閏utif et l'Assembl閑 l間islative, est appel le remplacer. Le nouveau Gouverneur tente de faire une alliance entre les mod閞閟 des deux partis, ce qu'il r閡ssit jusqu' ce que ses instructions secr鑤es, impossibilit de rendre 閘ectif le Conseil l間islatif et d'abandonner les revenus de la Couronne l'Assembl閑, soient connues (Buckner, 1988 : 6-7). Les recommandations pr閟entes dans son rapport final donneront naissance aux R閟olutions Russell. La multiplication des r閡nions de d閟ob閕ssance civile m鑞era l'閙ission de 26 mandats d'arr阾 contre les dirigeants rebelles, ce qui a l'heur de provoquer les pires r閍ctions. Archiblad Acheson, comte de Gosford, quitte le Bas-Canada le 27 f関rier 1838. Londres envoie donc un r閒ormiste, John George Lambton, comte de Durham, afin de faire la lumi鑢e sur les 関閚ements de 1837. Son mandat ne dure que cinq mois, durant lesquels il tente de r間ler le sort des individus faits prisonniers durant la r閎ellion, prenant la d閏ision de d閜orter les douze dirigeants vers les Bermudes, interdisant aux exil閟 de rentrer au Bas-Canada et proclamant l'amnistie pour un grand nombre de prisonniers. (Ouellet, 1988 : 518). Un dirigeant whig d閚once l'irr間ularit des proc閐ures ayant men ces sanctions. Le 9 octobre 1838, Lord Durham annonce qu'il rentre en Angleterre o il rendra public son rapport. Il y d閏irt la crise canadienne comme une " lutte de races " entre francophones et anglophones qui doit 阾re enray閑 par la fusion des deux colonies canadiennes et l'instauration d'un gouvernement responsable (Ouellet, 1988 : 518-519). John Colborne, baron Seaton, qui a d'abord assur l'int閞im de l'Ex閏utif entre les administrations de Gosford et de Durham, est nomm Gouverneur g閚閞al cependant qu'il doit reprendre les armes pour diriger les troupes britanniques lors de la seconde insurrection de 1838 (Lamarche, 1999 :36). Le 8 d閏embre 1838, la cour martiale condamne trois dirigeants patriotes la mort et d'autres l'exil. Colborne ordonne la r関ision du jugement, et finalement, deux patriotes seront pendus le 21 d閏embre 1838, et dix autres le seront le 18 janvier et 15 f関rier 1839 (Lahaise, Vallerand, 1971 : 183). John Colborne quitte le Bas-Canada le 23 octobre 1839, quatre jours apr鑣 l'arriv閑 de son successeur (Lamarche, 37), Charles Edward Poulett Thomson, baron Sydenham. Conform閙ent aux id閑s de Durham, il pr閜are un projet d'union du Haut et du Bas-Canada qui sera accept par douze des quinze conseillers du Conseil sp閏ial. L'Acte d'union est proclam le 10 f関rier 1841. Son travail termin, Syndenham donne sa d閙ission en juillet 1841 (Lamarche, 1999 : 37-38).

Patrick Bouvier

GOUVERNEURS G蒒蒖AUX DES COLONIES DE L'AM蒖IQUE DU NORD BRITANNIQUE SOUS L'ACTE CONSTITUTIONNEL
1786-1796 Guy Carleton, baron Dorchester (1724-1899)
1791-1793

Sir alured Clarke (1745-1832)

1796-1799 Robert Prescott (1726-1815)
1799-1805

Sir Robert Shore Milnes (1754-1837)

1805-1807 Thomas Dunn (1729-1818)
1807-1811 Sir James Henry Craig (1748-1812)
1811-1815 Sir George Pr関ost (1767-1816)
1815-1816

Sir Gordon Drummond (1772-1854)

1816-1818 Sir John Coape Sherbrooke (1764-1830)
1818-1819 Charles Lennox, duc de Richmond (1764-1819)
1819-1820

Sir James Monk

1820 Sir Peregrine Maitland
1820-1828 Georges Ramsay, comte de Dalhousie
1824-1825

Sir James Kempt

1828-1830 Sir Francis Nathaniel Burton
1830-1835 Matthew Whitworth, baron Aylmer
1835-1837 Archibald Acheson, comte de Gosford
1838

John Colborne

1838 John George Lambton, comte de Durham
1838-1839 John Colborne, baron Seaton
1839-1841 Charles Edward Poulett Thomson, baron Sydenham
Les administrateurs inscrits en italique n'ont pas 閠 Gouverneurs g閚閞aux, mais ont assur des int閞ims.

Source: LAMARCHE, Jacques, Les 65 gouverneurs g閚閞aux du Canada, Montr閍l, Lidec, 1999, 60 pages

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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