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Les Patriotes de 1837@1838 - La bataille de Prescott, 12 novembre 1838
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La bataille de Prescott, 12 novembre 1838
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Les Américains avaient tenté plusieurs incursions dans au Haut-Canada en février et mars 1838 pour aider les rebelles canadiens. Suite à leurs échecs successifs, une organisation secrète déestinée à libérer les Canadiens de l'oppression britannique voit le jour aux États-Unis : les Hunter's Lodges. Cette organisation est en fait une version haut-canadienne du mouvement des frères chasseurs, regroupant plusieurs sympathisants américains (Stagg, 1987, p.870). Malgré l'abondance d'armes et d'hommes, il reste que l'incompétence militaire des dirigeants et l'hostilité de l'armée américaine ainsi que des policiers fédéraux font que le mouvement rencontre des problèmes sérieux (Stagg, 1987, p.870). Après la tentative d'invasion, en juin, de Short Hills, la région montagneuse près de Hamilton, de juin, le mouvement n'attire que la colère des loyalistes et des habitants canadiens, victimes du pillages des Loges Chasseurs (Stagg, 1987, p.870).

À l'automne de 1838, les Chasseurs préparent une attaque bien planifiée où une armée dirigée par Lucius Briece doit attaquer le Haut-Canada, tandis que Robert Nelson doit s'emparer du Bas-Canada. C'est à ce moment que dans l'Ouest de New-York, le général John Birge de Cazenovia décide d'organiser lui-même une attaque, même s'il n'a aucune espérience militaire (Stagg, 1987, p.871). Il rassemble plusieurs centaines de Chasseurs à Sacketts Harbour aux États-Unis. De là, ils doivent, à l'aide du paquebot United States et deux goélettes, attaquer la ville de Prescott à 135 kilomètres plus bas sur le Saint-Laurent (Stagg, 1987, p.871).

L'embarquement à lieu le 11 novembre et les rebelles doivent débarquer le lendemain matin du côté américain à Ogdensburg, en face de Prescott. Une des goelettes, Le Charlotte de Toronto, est dirigée par le soldat polonais Nils Von Schoultz et l'autre par Bill Johnston, rendu célèbre par l'incendie du navire Sir Robert Peel de juin 1838 (Stagg, 1987, p.869). En tout, plus de 600 membres armés des Hunter's Lodges sont à bord. Von Schoultz propose un débarquement immédiat à Prescott où les soldats seraient divisés en trois troupes. Il se propose de diriger une troupe directement sur Prescott, tandis que le Colonel Woodruff et un autre chef doivent mener leur troupe de chaque côté de Prescott pour l'encercler. L'idée est rejetée par les officiers principaux de la mission, Birge et Johnston (Lindsey, 1910, p.442). Le Général Birge de Cassanovia donne plutôt ordre à Von Schoultz d'aller à Prescott avec une troupe de 180 hommes, en lui disant qu'il irait l'appuyer par la suite. Von Schoultz et sa troupe débarquent vers 9 heures le matin du 12 novembre au moulin de Prescott, à près de 2 kilomètres de la ville. Bill Johnston, lui, livre les pièces d'artillerie le lundi matin à l'aide de la deuxième goélette et retourne à Ogsdenburg. Le lundi soir, le général Birge est pris d'un mal soudain, ce qui l'empêche de venir en renfort à Prescott comme convenu. Les rebelles de Prescott désignent alors Von Schoultz comme commandant et partent à l'assaut de la ville (Stagg, 1988, p.844). Ayant eu vent des rumeurs de cette expédition, le Capitaine William Sandom, commandant de la marine royale du Haut-Canada, quitte Kingston avec un escadre de trois navires à destination de Prescott. (Lindsey, 1910, p.443)

L'objectif des Frères Chasseurs est de s'emparer du Fort Wellington. L'affrontement entre les rebelles et la milice de Prescott, regroupant 140 miliciens et une troupe de 70 soldats, dure près d'une heure et la résistance force les rebelles à retraiter vers le moulin de pierres(Lindsey, 1910, p.443). Les Chasseurs envoient un informateur sur une planche pour traverser du côté américain pour demander qu'on vienne les chercher au moulin. Les navires de Sandom arrivent entre temps et tirent plusieurs salves sur la cachette des rebelles. Elles ne font que très peu de dégats à cause de l'épaisseur des murs du moulin et des bâtiments adjacents. Le mercredi 14 novembre, Von Schoultz attend toujours du renfort de Ogdensburg. Bill Johnston tente de se faufiler à l'aide d'un petit bateau, mais il ne parvient pas à passer les bateaux britanniques. En désespoir de cause, les rebelles demandent à Von Schoultz de les ramener aux États-Unis, mais le paquebot britannique Experience, qui assure la garde sur le Saint-Laurent, empêche toute fuite (Lindsey, 1910, p.443).

Le 16 novembre, le Colonel Henry Dundas arrive de Kingston avec quatre compagnies du 83ièmerégiment et une artillerie lourde importante. À l'aide de cette artillerie, chaque salve endommage le moulin. Le Colonel Dundas et le Colonel Plomer Young se relaient donc au commandement pour tirer régulièrement et sans arrêts, pendant que Sandom continue de les appuyer avec ses trois navires. (Stagg, 1988, p.844) Les rebelles manquent bientôt de munitions et doivent se défendre à l'aide de tout ce qui leur tombe sous la main : Clous, charnières de portes, boulons (Stagg, 1987, p.871). Selon Lindsey, Von Schoultz et plusieurs autres ont tenté de fuir pendant la nuit en se cachant dans des broussailles près de la berge où ils ont été découverts et faits prisonniers au matin (Lindsey, 1910, p.444). Stagg soutient lui que les rebelles se sont rendus suite à un assaut de l'armée (Stagg, 1987, p.844). N'empêche que les 157 rebelles, qui sont toujours au moulin, sortent le drapeau blanc et se rendent inconditionnellement au Colonel Dundas. De ce groupe, onze rebelles sont pendus, incluant le commandant Von Schoultz, le 8 décembre 1838 (Lindsey, 1910, p.844).

Jean-François Lefebvre

 


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