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Les Patriotes de 1837@1838 - La bataille de Lacolle, 6 novembre 1838
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La bataille de Lacolle, 6 novembre 1838
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Le mardi matin du 6 novembre 1838, Robert Nelson, à Napierville, commence à prendre ses dispositions pour faire venir des armes et de l'artillerie de Rouse's Point. Il met Cyrille Octave Côté au commande (Senior, 1998 :250). Celui-ci explique aux cavaliers que, pour aller chercher les armes, ils doivent ouvrir une brèche dans les lignes de volontaires jusqu'à la frontière. Le colonel Julien Gagnon accompagne Côté puisqu'il est l'homme qui connaît le mieux les chemins traversant la frontière(Senior, 1998 :250). Les autres officiers sont Narcisse Grégoire et Joseph Morin(Filteau, 1980 :415). Leur troupe comprend 39 cavaliers et une soixantaine de fantassins(Senior, 1998 :250). En ce mardi matin orageux, ces Frères Chasseurs quittent Napierville pour la frontière. Pendant ce temps, du côté des volontaires, le capitaine Fisher quitte son poste au moulin de Lacolle à l'intersection de la rivière Lacolle et la route menant à Rouse's Point pour se rendre au quartier général des volontaires. Il laisse ses 18 hommes sous le commandement du lieutenant Hiram Odell ne s'attentant pas à une avancée des Frères Chasseurs (Senior, 1998 :251). À 10 heures, les Chasseurs s'approchent du vieux moulin où sont situés les hommes de Fisher. Ceux-ci ouvrent le feu et font tomber au moins quatre Frères Chasseurs de leurs chevaux (Senior, 1998 :251). Les autres réussissent à passer. Toutefois l'alerte est donnée. Les volontaires se replient sur Odeltown et signalent l'événement au lieutenant-colonel Lewis Odell (Senior, 1998 :251).

Immédiatement, les volontaires s'organisent pour bloquer le chemin de retour aux Frères Chasseurs. D'abord, Lewis Odell envoi une note au major John Scriver à Hemminford, à 11 milles à l'ouest de Lacolle, pour lui demander d'envoyer ses forces pour écraser les rebelles (Filteau, 1980 :415). Ils se mettent aussitôt en marche. Du côté des Frères Chasseurs, ils ont passé la nuit à environ 180 mètres de la frontière américaine entre la rivière Richelieu et le chemin menant à Rouse's Point dans une maison en rondins et une grange qui forment la ferme Bullis (Senior, 1998 :251). Ils ont été rejoints par 40 Américains dirigés par Benjamin Mott (Senior, 1998 :252). Ils ont avec eux un canon et 400 armes à feu, ainsi que des munitions(Senior, 1998 :252). Cela porte les effectifs des Frères Chasseurs à 171 hommes(Senior, 1998 :252). Cependant, les volontaires pensaient que le nombre de chasseurs montaient entre 400 et 500 hommes(Senior, 1998 :252). Le matin du 7 novembre, Côté et Gagnon prennent leur petit-déjeuner sans se presser, certains d'avoir éliminé les volontaires sur la route de Napierville. Ils ne se rendent pas compte que vers 10 heures les volontaires s'approchent de leur campement(Senior, 1998 :251). Cependant, les volontaires aperçoivent le campement des Chasseurs qui se retrouvent à environ deux kilomètres devant eux par ce matin clair, vif et ensoleillé de novembre(Senior, 1998 :251). Les volontaires s'occupent d'abord de couper un pont sur le ruisseau Beaver pour retarder le mouvement des Frères Chasseurs vers le nord. C'est à ce moment que les Chasseurs remarquent les volontaires et se mettent en marche vers ce pont. Les volontaires ouvrent le feu, ce qui forcent les Chasseurs à retourner vers leur campement à la ferme Bullis. De là, ils se mettent à tirer sporadiquement de leur seul canon sous la supervision de leur artilleur, Benjamin Mott, mais les volontaires se trouvent bien trop loin(Senior, 1998 :252). Pendant ce temps, les commandants des volontaires discutent de la manière d'attaquer les Frères Chasseurs avec leur effectif qui monte à environ 400 hommes(Senior, 1998 :252). Ils ont décidé de se diviser dans le but d'encercler les patriotes. La compagnie du Lacolle Frontier volonteers du capitaine Edward March doivent livrer l'attaque initiale contre l'aile extrême droite pour ainsi couper à l'ennemi toute retraite vers les États-Unis(Senior, 1998 :252). Le bataillon de Hemmingford sous les ordres du major Scriver est placé au centre de la ligne doit s'avancer par la suite. À l'aile gauche s'installe la compagnie de Weldon dans le but de couper toute retraite du côté de la rivière Richelieu (Senior, 1998 :252). Alors que le capitaine Fischer et sa compagnie a reçu l'ordre de se diriger vers le nord pour couper la retraite vers Napierville(Senior, 1998 :252). Ce sont les hommes du Lacolle Frontier Volonteers qui dû faire face à la première attaque des Chasseurs dirigés par un officier polonais, le colonel Oklowski. Bientôt, les hommes de Marsh étaient débordés et menaçaient de céder (Filteau, 1980 :416). Les compagnies de Scriver et de Weldon arrivèrent à ce moment (Filteau, 1980 :416). Cette attaque jeta la consternation dans le camp patriote et ils se mirent à reculer vers la frontière. Ils se rendirent compte qu'il était inutile de prolonger la lutte parce que cela donnerait le temps aux volontaires de fermer totalement les issues. De plus, une dizaine d'hommes était déjà tombé durant la bataille et d'autres étaient plus ou moins blessés(Filteau, 1980 :416). Par conséquent les rebelles abandonnèrent les fusils et les munitions qu'ils avaient en leur possession. Quelques patriotes purent se rendre à Napierville en passant par les bois, mais le plus gros des troupes se réfugie aux États-Unis. Les volontaires se sont emparés des 400 fusils et d'un tonneau de poudre, des boulets et de la mitraille(Senior, 1998 :254). Ils ont été troublés par une centaine de Frères Chasseurs qui s'étaient approchés du lieu de combat, mais ces derniers se sont retirés(Fortin, 1988 :85). En effet, Nelson avait entendu l'écho des tirs provenant de Lacolle et envoya des éclaireurs pour prêter main forte à ses compatriotes. Le combat n'ayant pas duré assez longtemps, seulement une demi-heure, le renfort n'a pu que constater les dégâts. Pendant la nuit, une dépêche arriva au quartier général patriote pour annoncer la mauvaise nouvelle. Le combat a fait huit morts du côté patriote : Joseph Mongeau, Pierre Vézina, Jacques Blain, François Roy, Joseph Létourneau, Jean Pilotte et les officiers Joseph Morin et Narcisse Grégoire(Senior, 1998 :254). Du côté volontaire, les frères William et Robert McIntyre et James Allen ont été tués. Trois autres volontaires ont subi des blessures légères(Senior, 1998 :254). Cette bataille a été déterminante pour la suite des événements. D'abord, du côté patriote, leurs armes, leurs munitions, leur canon étaient tombés dans les mains des loyaux. De plus, l'armée de Napierville est affaiblie par la désertion de ce bataillon qui était le mieux armé(Filteau, 1980 :416). Le plus grave était que Nelson était coupé de communication avec Rouses's Point. Cela lui a fait perdre un temps précieux pour reconquérir le passage vers la frontière et cela retardait l'approvisionnement des autres camps(Fortin, 1988 :85).

Maude Landry

 


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Consulté 8214 fois depuis le 19-mai-01
 claude dulac  (17 juin 2008)
Lamarre, Léon . incarcéré le 28 novovembre 1838 borthwick, 1898) Qu'est-il advenu de ce patriote?
 marie-josée Lessard  (27 avril 2006)
J`aimerais savoir s`il y a encore de Frères chasseurs qui vivent aux états-unis ou s`il y a une organisation.Merci

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