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Les Patriotes de 1837@1838 - BARTHE, Joseph-Guillaume (1816-1893)
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BARTHE, Joseph-Guillaume (1816-1893)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Natif de Carleton en Gaspésie, Joseph-Guillaume Barthe doit ses études, effectuées au Séminaire de Nicolet, à Étienne Tapin, un oncle bien en vue et actif dans le milieu de Trois-Rivières (NADEAU, 1980 :72), où il s'installe suite aux déboires financiers de sa famille. Barthe fait son droit au cabinet d'Edward Barnard, qui jouit de la même notoriété que son oncle. Étudiant, certains des poèmes de Joseph-Guillaume Barthe sont publiés dans Le Populaire entre le 10 mai 1837 et le 26 octobre 1838 (NADEAU, 1980 :73), sous le pseudonyme de Marie-Louise. Ses écrits abordent les thèmes de la nature et de l'amour, comme dans À mon amie : " Je voudrais te chanter, sur ma lyre champêtre / Consacrer dans mes vers, le nom que, sur un hêtre / Au fond de mon bosquet, j'ai gravé de ma main (BARTHE, 1838 :58)" Les fêtes liturgiques trouvent aussi leur place dans sa poésie : Cantique pour l'épiphanie, Cantique pour Pâques, Cantique pour l'Ascension, tous écrits en 1838, en sont quelques exemples.

Par-dessus tout, Barthe privillégie l'ode patriotique (FLEURY, 1980 :581) C'est d'ailleurs suite à la publication de Aux exilés politiques canadiens paru dans Le Fantasque du 26 décembre 1838, que lui et le directeur du journal, Napoléon Aubin, seront tous deux emprisonnés, le 2 janvier 1839, pour une période de trois mois (NADEAU, 1980 :71). "Le poème, clamaient les autorités, menaçait l'équilibre de l'empire britannique!" (AUBIN, 2000 :22) Dans ce poème, Barthe chante les louanges des Patriotes exilés aux Bermudes par Lord Durham (HUSTON, 1982 :352). Il les élève au rang de "Martyrs sanctifiés par de mâles exploits" et rend hommage à leur courage inébranlable : "La peur n'a pas molli vos âmes généreuses"(BARTHE, 1838 :310). Au-delà de cet hommage, c'est probablement le sombre portrait qu'il y dresse de l'ennemi qui lui vaut son séjour en de prison : "vils ennemis, sanguinaires vautours" (BARTHE, 1838 :310). Cette affaire accordera à Barthe une notoriété qui lui servira toute sa vie.

Manifestement, ce poème est l'œuvre d'un homme érudit. En effet, dans une lettre intitulée "Un séjour dans une prison", datée du 8 janvier 1839, Barthe fait état des principaux auteurs qu'il admire : Molière, Racine et Corneille chez les Français; Byron, Milton et Shakespeare chez les Anglais. Quelques temps après sa sortie de prison, Denis-Benjamin Viger le recrute à la rédaction du journal l'Aurore des Canadas. Puis, oeuvrant au sein de l'Institut canadien, le poète deviendra député du comté d'Yamaska le 8 avril 1841, au sein du Parlement du Canada-Uni (NADEAU, 1980 :72). Certains soutiennent que Barthe était aveuglément fidèle à Viger : " Ses opinions politiques sont infailliblement celles de Viger et les ennemis politiques de celui-ci deviendront aussi les siens" (NADEAU, 1980 :72). Barthe s'expatrie en France où il publiera Le Canada reconquis par la France (1855) qui s'inscrivait dans un " effort des partisans du libéralisme au Canada français pour organiser leurs forces et pour trouver appui à l'extérieur" (BERNARD, 1971 :130). En fait, Barthe y poursuivait un triple idéal : " démocratie, progrès de la culture française du Canada, participation intense à la vie littéraire et intellectuelle d'une France inspiratrice des lettres, des arts et des idées (COSTISELLA, 1968 :75). " De retour au pays en 1856, il se consacre à une carrière de journaliste, notamment à l'Avenir, organe officiel de l'Institut canadien, journal réformiste qui " souhaitait le " rappel " de l'Acte d'union" (BERNARD, 1971 :43). Il profite ensuite de sa retraite pour écrire Souvenirs d'un demi-siècle (1885) où il " retrace les grandes lignes de l'histoire politique du XIXesiècle" (LEBEL, 1980 :687). On ne peut remettre en doute le patriotisme de Joseph-Guillaume Barthe : "Je n'ai point de défaut dans le cœur qui soit plus fort que l'amour de ma patrie" (BARTHE, 1839 :192). Les mots de Barthe l'ont conduit en prison. Toute sa vie ce poète a respecté ses convictions poursuivant ses idéaux au-delà des temps effervescents des Rébellions.

Marie-Ève Saint-Denis

 


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