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Les Patriotes de 1837@1838 - Vincent, Joseph (1801-1852)
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Vincent, Joseph (1801-1852)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Fils de Pierre Vincent et d'Élizabeth Brais Labonté, Joseph Vincent est capitaine de milice et cultivateur à Longueuil (FAUTEUX, 1950:398). Dès l'âge de 23 ans, il a des démêlés avec l'abbé Lartigue et l'abbé Chaboillez au sujet de la démocratisation des assemblées de fabriques (RUMILLY, 1974:107). Au mois d'août 1824, il organise une pétition adressée à Mgr Plessis qui ravive une querelle datant de 1809 à propos des coûts de construction de l'église (RUMILLY, 1974:95-101). Déjà, Vincent est reconnu pour être une tête chaude et le meneur de la paroisse de Saint-Antoine (RUMILLY, 1974:107).

Il n'est pas étonnant qu'il soit, en 1831, l'instigateur des comités de surveillance et de correspondance du comté de Chambly. Entre 1832 et 1834, il tente d'engager des poursuites judiciaires contre le clergé à propos de la nomination des marguilliers et de l'administration du budget des fabriques, signe annonciateur des rébellions selon Greer (GREER, 1997:70). Il assiste âprement aux assemblées du comté le 12 février et le 12 juin 1832 en tant que secrétaire (RUMILLY, 1974:106). Les recensements des journaux prouvent qu'il est très actif en politique dans le comté de Chambly : son nom apparaît en tant que président, secrétaire, signataire et participant de plusieurs comités (BERNARD, 1988:62, 267; La Minerve, 12 juin 1837). Joseph Vincent est surtout connu grâce à l'escarmouche du 17 novembre 1837. On raconte qu'il s'est jeté dans le fossé du chemin de Chambly en voyant le convoi de la Royal Montreal Cavalry (KYTE SENIOR, 1997:83). Joseph Vincent s'empresse de faire avertir le capitaine de milice de Boucherville : Bonaventure Viger. Vers cinq heures du matin, le 17 novembre 1837, des habitants de Boucherville, Chambly et Longueuil se retrouvent à la demeure du capitaine Vincent, située sur le chemin Chambly au coin de Brodeur, près de l'église Saint-Hubert. Ils y passent les petites heures du matin à fondre des balles (JODOIN et VINCENT, 1889:335-336). Plusieurs rapportent aux autorités, quelques jours plus tard, qu'ils ont été commandés par Vincent en son nom de capitaine de milice, de venir armés chez lui (ANQ, P224:no 55,59,63,64). Viger et Vincent fournissent les armes entre tous les habitants présents. Ils sont au nombre de 150, armés pour la plupart de fusils, quelques-uns uns ont des fourches (ANQ, P224:no 51,59, 63). Ensemble, ils piègent le convoi entre neuf et dix heures au matin du vendredi 17 novembre 1837. Ils délivrent les deux prisonniers, pour ensuite aller "couper les fers" chez le forgeron Fournier (ANQ, P224:no 56). Vincent est plus tard accusé d'avoir tiré sur les chevaux de la voiture (ANQ, P224:no 59). Les dépositions reflètent de lui un homme politique déterminé à la fois par son implication, mais aussi par ses discours : " recommandant aux habitants de prendre les armes et se révolter contre le gouvernement établi et la reine [...]" (ANQ, P224:no 59). Vincent s'exile aux États-Unis lors de l'adoption de la loi martiale le 6 décembre (FAUTEUX, 1950:398) dans les refuges habituels des patriotes soient à Swanton et Highgate (PAPINEAU, 1978:66-67). Il participe aux activités patriotes, entre autres à l'assemblée décisive du 2 janvier 1838 à Middlebury (KYTE SENIOR, 1997:215). Selon Fauteux, il demeure réfugié aux États-Unis jusqu'à l'amnistie, mais tout portent à croire qu'il revient en douce au Bas-Canada dès décembre 1840 : "Joseph Vincent se montre depuis Noël" (Louis Perreault à Ludger Duvernay, De Montréal, le 19 février 1841, P 680:no 477). Dès 1841, il rejoint sa femme Desanges Delières dite Bonvouloir et ses quatre enfants (FALARDEAU, 1965:p.325) ou six, selon Fauteux (1950:398). Il reprend ses activités normales sur sa terre et dans la vie politique municipale, son tempérament contestataire toujours vivace. Fauteux rapporte que Joseph Vincent : "se distinguait par un esprit droit, une rare aptitude aux affaires et un tact peu commun qui en firent pour sa paroisse un homme précieux" (FAUTEUX, 1950:399). Joseph Vincent meurt en 1852 à Longueuil, où de ses descendants y sont encore présents.

Stéphanie Beaupied

 


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