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Les Patriotes de 1837@1838 - Papineau, Joseph (1752-1841)
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Papineau, Joseph (1752-1841)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 


Joseph Papineau (1752-1841) Reproduction sur plaque de verre d’un tableau réalisé par Louis Dulongpré vers 1820 Studio Notman & Son, Montréal Vers 1920 P266,S1,SS1,P20

Joseph Papineau est le fils de Joseph Papineau, cultivateur et tonnelier, et de Marie-Josephte Beaudry. Ses parents auraient voulu qu'il devienne artisan ou cultivateur, mais Joseph a très tôt l'ambition de prouver sa valeur et de se démarquer (PARIZEAU, 1975 :383). Suite à ses études primaires, il poursuit sa formation sous la tutelle de Jean-Baptiste Curatteau. Ce dernier convainc les Papineau d'envoyer Joseph au Petit Séminaire de Québec (CHABOT, 1988 :729). À l'automne 1767, Joseph va donc poursuivre ses études classiques à Québec où il collectionne les prix et l'admiration de ses professeurs. Ses professeurs l'ont sensibilisé aux principes de la monarchie de droit divin et aux valeurs sociales d'Ancien Régime (CHABOT, 1988 :729). En septembre 1771, ses études classiques terminées, il s'initie à l'arpentage chez Jean De lisle qui exerce aussi la profession de notaire (PARIZEAU, 1975 :383). Papineau reçoit rapidement sa commission d'arpenteur (juillet 1773). Durant cette période, il noue des liens importants avec les sulpiciens, propriétaires de plusieurs seigneuries dans le district de Montréal, et il se bâtit une importante clientèle dans la région de Montréal (CHABOT, 1988 :729). Insatisfait de la profession d'arpenteur, il s'engage à faire un stage en notariat chez De lisle. Il interrompt ses études durant la guerre contre les Américains en 1776 où il est chargé de porter des dépêches au gouverneur Carleton. Papineau se montre fervent partisan de la monarchie et des valeurs aristocratiques (CHABOT, 1988 :730). Son mariage avec Rosalie Cherrier, fille de François-Pierre Cherrier, facilite sa carrière de notaire (CHABOT, 1988 :730). Son beau-père est l'un des notaires les plus en vue de la région du Richelieu. En juillet 1780, Papineau reçoit la commission de notaire, carrière qui s'échelonnera sur plus de 60 ans (PARIZEAU, 1975 :384). Sa clientèle est vaste : elle couvre la ville de Montréal et ses faubourgs, les seigneuries de Saint-Hyacinthe, de l'Île-Jésus, Saint-Sulpice, des Mille-Îles, du Lac-des-Deux-Montagnes, de la Petite-Nation et celles qui longent les rives du Richelieu (CHABOT, 1988 :730).

Dès novembre 1784, il se joint au comité réformiste canadien où il participe à la rédaction de la pétition qui vise l'établissement d'une chambre d'Assemblée dans la colonie (CHABOT, 1988 :730). Bien que Papineau ait été formé au contact des institutions monarchiques, il n'hésite pas à se ranger du côté de la bourgeoisie dans ce débat politique (PARIZEAU, 1975 :387). Il croit qu'une chambre d'Assemblée est le meilleur moyen de préserver les droits de la collectivité d'expression française. L'Acte constitutionnel de 1791 et l'établissement d'une chambre d'Assemblée incitent Papineau à se lancer en politique. À cette époque, il fait connaissance avec les théoriciens du parlementarisme et les philosophes français comme Locke, Blackstone, Montesquieu, Voltaire et Rousseau (CHABOT, 1988 :731). Papineau découvre la notion de souveraineté et devient un admirateur des institutions britanniques (PARIZEAU, 1975 :395). Il demeure, en fait, un monarchiste modéré et son modèle politique par excellence réside dans la monarchie constitutionnelle anglaise (CHABOT, 1988 :731). En politique, Papineau connaît une carrière importante, mais sans grand éclat. D'abord facilement élu dans la circonscription de Montréal en 1792, il est élu sans opposition dans Montréal-Est en 1796. En juillet 1800, il décide de ne pas se présenter comme député afin de se consacrer à ses affaires personnelles, mais les électeurs ne l'entendent pas ainsi (CHABOT, 1988 :731). Papineau se retrouve de nouveau député de Montréal, malgré lui. Préoccupé avant tout par sa carrière professionnelle, il s'absente souvent de la chambre d'Assemblée. Par contre, en 1793, lors du débat sur la langue de la législation et des délibérations de l'Assemblée, Papineau proteste de toutes ses forces contre la proposition qui veut qu'on rédige uniquement en anglais les procès-verbaux de l'Assemblée (PARIZEAU, 1975 :389). Grâce, entre autres, à son intervention, le français aura sa place à la chambre. Sur des questions moins importantes, il partage ses votes entre le groupe de Britanniques et celui des Canadiens (CHABOT, 1988 :731). En 1804, Papineau ne se représente pas aux élections, car il est de moins en moins intéressé à siéger depuis qu'il a acquis la seigneurie de la Petite-Nation (BARIBEAU, 1983 :21). Au moment où il quitte la politique, une lutte s'engage entre le parti canadien et les marchands et bureaucrates anglophones. À la demande des électeurs, Papineau revient en politique à la fin de l'année 1809 dans une atmosphère toujours survoltée souhaite trouver une solution à la crise politique (PARIZEAU, 1975 :391). Il demande donc la tenue d'une enquête sur les faits et gestes du gouverneur Sir James Henry Craig. En 1814, lorsque son mandat de député expire, Papineau se retire définitivement de la scène politique pour se concentrer sur la gestion de sa seigneurie (PARIZEAU, 1975 :399).

Tout de même, il suit de près les événements politiques. La radicalisation de la députation francophone dans les années 1830 l'inquiète (CHABOT, 1988 :732). De plus, il n'approuve pas les prises de position de son fils Louis-Joseph qui parle de démocratie et de constitution républicaine (PARIZEAU, 1975 :391). Mais il se fait, en revanche, partisan de réformes constitutionnelles dans le Bas-Canada. Vers la fin de sa vie marquée par une grave maladie et les événements de 1837-1838, Papineau se retourne vers la religion qu'il avait délaissée dans les années 1810 (PARIZEAU, 1975 :407).

Fanie Perras
 


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   (20 mai 2005)
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