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Les Patriotes de 1837@1838 - Duquet, Joseph (1817-1839)
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Duquet, Joseph (1817-1839)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




C'est à Châteauguay, le 18 septembre 1817 que naît l'un des plus jeunes patriotes : Joseph Duquet (parfois écrit Duquette). Fils d'un aubergiste, il fait des études classiques avant de se tourner vers le notariat, profession qui fait prendre à sa vie une tournure révolutionnaire. Il est formé chez deux influents et ardents patriotes, d'abord chez Joseph-Narcisse Cardinal, député du comté de Laprairie, puis Chevalier de Lorimier, à Montréal. L'influence de ces deux hommes sur le jeune Duquet sera déterminante (Patriotes : 2001) ; très dévoué et imbibé de leur ferveur révolutionnaire, il suivra ses deux mentors tout au long de leur parcours lors des soulèvements de 1838.

En octobre de 1837, Duquet quitte Montréal pour Saint-Jean où il achève sa cléricature aux côtés de son oncle, le patriote Pierre-Paul Demaray (Fauteux, 1950 : 237). Lorsque ce dernier est arrêté pour haute trahison par les Anglais (16 novembre 1837), son neveu est témoin de l'événement : il décide dès lors qu'il doit aller avertir les Patriotes de Montréal. Entre temps, Demaray est libéré sur le chemin de la prison par la troupe de Bonaventure Viger. Heureusement, Duquet ne put se rendre à Montréal et, quand il apprend la nouvelle de la libération de son oncle, le rejoint immédiatement. Son acte de bravoure lui vaut l'estime de plusieurs patriotes et, dès le lendemain, il part en exil avec son oncle. Il s'installe à Highgate au Vermont et, de là, est l'un des premiers à s'investir dans l'aventure des Frères Chasseurs (Reaves Morache, 1975 : 11)

Du Vermont, Duquet est de ceux qui se préparent à une attaque sur Saint-Jean. Le 6 décembre 1837, son groupe est surpris par des loyaux et le combat qui suit force Duquet à battre en retraite : il se réfugie à Swanton. Par la suite, sous le commandement de R.Nelson, il prend part à l'expédition de Beach Ridge qui s'avére un échec (Fauteux, 1950 : 238). Cependant, il pourra profiter de l'amnistie promulguée par Lord Durham (Schull, 1971 :182) pour rentrer au Canada. C'est dans la région de Châteauguay que Duquet poursuit son action révolutionnaire. Il doit seconder son chef et ami J-N. Cardinal dans le but de faire du recrutement pour les Frères Chasseurs. Voici comment Marcelle Reaves Morache qualifie son action : "Il allait d'une paroisse à l'autre, recrutant des adhérents et leur donnant le mot d'ordre, il travaillait surtout la nuit, dormant le jour dans quelques garages" (Reaves Morache, 1975 : 11). Quand les patriotes jugent qu'il est temps d'attaquer, Duquet, en compagnie de Cardinal et Lepailleur, se retrouve à la tête d'un groupe de 75 patriotes dont la moitié est armée (filteau, 1942 :161). Ils ont comme objectif de s'emparer des armes des Indiens de Kanawake. Mais alors qu'ils sont à ruser avec les Indiens, Duquet et quatre de ses compagnons sont arrêtés par les Anglais, le 5 novembre 1838, en compagnie de 64 rebelles (Filteau, 1966 : 286).

Duquet est, bien que ni plus ni moins coupable qu'un autre (Schull, 1971, 182), condamné à la pendaison pour haute trahison. On l'accuse d'avoir organisé la loge de Châteauguay (ANQ : 1997) pendant laquelle les loyaux Ellice et Brown sont kidnappés. Ses dernières heures sont très pénibles, d'abord parce qu'il a énormément de difficultés à supporter son sort, tout comme sa mère et ses sœurs qui lui rendent souvent visite en prison (Reaves Morache,1975 : 12). Mais surtout à cause de la façon dont il est pendu. Son bourreau lui ayant mal passé la corde au cou, il se fracassa la tête sur la charpente de bois sous ses pieds. On du le rependre une deuxième fois. Joseph Duquet est le parfait exemple du jeune patriote dévoué. Bien qu'il n'ait eut que bien peu d'influence sur le déroulement des événements en 1837, son zèle, son acharnement et une rareté grandissante du leadership patriote au sud de la frontière, lui valurent une confiance sans cesse grandissante de la part de ses chefs.

 


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