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Les Patriotes de 1837@1838 - COURS 11 Durham
 UQAM 
     
COURS 11 Durham
Article diffus depuis le 13 mars 2001
 




1. Les Patriotes et l'Angleterre

2. L'Angleterre et les Patriotes

3. Le Rapport Durham

4. LaFontaine: tra顃re ou h閞os?

5. Un mot sur les 蓆ats-Unis


1. Les Patriotes et l'Angleterre

1萊E G蒒蒖ATION

(1805-1822)

2鑝e G蒒蒖ATION

(1822-1834)

3鑝e G蒒蒖ATION

(1834-1837)

4鑝e G蒒蒖ATION

(1838-39)

5鑝e G蒒蒖ATION

(1840-1849)

Pierre Elz閍r B閐ard; Fran鏾is Blanchet; Joseph Papineau



Droits d閙ocratiques

Libert de presse

Contr鬺e de l'Assembl閑

Ind閜endance des 閘us.



John Neilson; Andrew Stuart; D-B. Viger; Louis-Joseph Papineau

Contr鬺e du budget

Repr閟entativit de l'ex閏utif

Lutter contre les abus

Les 92 R閟olutions:
蒷ectivit du Conseil l間islatif; d閚oncer la corruption de l'蓆at; r閏lamer des droits pour l'assembl閑; d閚oncer l'appropriation des terres.

A.N. Morin; Edouard Rodier; O'Callaghan; Wolfred Nelson

Enjeux nationalistes.

蒷ectivit des ministres.

Sabotage de la politique coloniale.

Boycottage; d閟ob閕ssance civile.



Rob. Nelson; Cyrille C魌; Robert Bouchette; DeLorimier

Lutte sociale et 閏onomique.

R閜ublique pr閟identielle.

蒷ection de l'ex閏utif.

division des pouvoirs.

Louis-H. Lafontaine; 蓆ienne Parent; Joseph Cochon

Accepter l'Union de 1840 en 閏hange de la survie culturelle; Responsabilit minist閞ielle.

POLITIQUE 蒚RANG萊E

Foi envers la Constitution britanniques. Certains, comme Ryland ou Craig doivent cependant 阾re d閚onc閟 en Grande-Bretagne.

Influencer les gouverneurs;

mission de qlq marchands canadiens (Sales Laterri鑢e, (1818-1821)

La Grande-Bretagne demeure bienveillante, mais mal inform閑 par une administration corrompue et sectaire.

Missions et d閘間ations

Papineau-Neilson (1822)

Papineau-Stuart (1828)

Mission DB Viger (1831-34)

Meilleur information sur le contexte m閠ropolitain;

Perte de confiance envers le gouvnmt whig de Melbourne; s'appuie sur des d閜ut閟 radicaux.

Roebuck agent de l'Assembl閑; associer leur lutte celle des Radicaux anglais; viser l'opinion publique anglaise.

Instauration d'une r閜ublique pr閟identielle; influence des id閑s Jacksoniennes.

Chercher l'appui diplomatique des 蓆ats-Unis; miser sur le sentiment anti-monarchiste; compter sur l'appui financiers d'individus

Rapprochement avec les Whigs progressistes (Ellice, Parkes); Cr閑r une coalition avec les r閒ormistes des autres colonies

Mission LaFontaine (1838); Gouvernement LaFontaine-Baldwin (1842)

 

2. L'Angleterre et les Patriotes

Tradition tory de William Pitt

Court Party

Tradition whig de Fox et Wilberforce

County Party

Tradition de l'閏onomie politique

Adam Smith

Tradition utilitariste de Jeremy Bentham et John Mill

Tradition m閠hodiste

John Wosley

Tradition jacobite

William Cobbett

蒰lise anglicane

Ships Owner Sir Robert Peel; les nouveaux tories

David Ricardo

John Stuart Mill; James G. Wakefield; Charles Buller; Joseph Parkes

Francis Place; Pamphlets for the People

Trade Unions; mouv. philanthropes; Robert Owen; London Working Men Association

Timber trade

HBC

Canadian Club Edward Ellice Banque Baring

Anti-Corn Law League

R. Cobden

Universit de Londres; Westiminster

Review

Mouvement

chartiste

LOBBY

PRO-LOYAL

George Lamb ton,1st Earl of Durham

LOBBY

PRO-PATRIOTE

Nathaniel Gould et Henry Bliss  (agents du BC); R. Robinson (Worchester, agent du HC)

Joseph Hume (Middlesex, agent du HC); John Arthur; Roebuck (Bath, agent du BC); John T. Leader (Westminster, agent du BC), Lord Brougham (Lords); 

R閜artition des si鑗es la dissolution de la Chambres des Communes en juillet 1837

88

TORIES

167

WHIGS

30

IRLANDAIS

32

RADICAUX

3. Le Rapport Durham



John George Lambton, 1er comte de Durham (1792-1840).  Fils de William Henry Lampton et de lady Anne B. Villiers, fille de George Villiers, 4e comte de Jersey.  蓀oux de  Louisa E. Grey, fille du premier ministre Charles Grey (1830-1835), ni鑓e de Edward Ellice et tante de Charles Grey jr., gouverneur-g閚閞al du Canada (1849-1854) et de Henry, vicomte de Howick, secr閠aire aux colonies (1846-1850) et grand-m鑢e de Albert, 4th Earl of Grey (coupe Grey)

Durham, nord de l'Angleterre. La famille fait fortune dans les mines de charbon qui emploient 2400 mineurs en 1833.  Lien avec la bourgeoisie industrielle.

Pur produit de la tradition Whig de la Haute-Noblesse et le meilleur espoir de ceux qui veulent d閙ocratiser l'Angleterre par ses 閘ites.

Fr閝uente tr鑣 t魌 les cercles jacobite favorable la r関olution en France. Puis consid閞 comme "Le plus radical des whig et le plus mod閞 des radicaux" (New)

1830 - Son beau-p鑢e premier ministre lui confie la grande r閒orme 閘ectorale

1832 - Sort triomphant de la R閒orme; il d閞ange

1835 - Melbourne nomme Durham ambassadeur en Russie

janvier 1838 - Accepte sa nomination comme gouverneur du Bas-Canada, dot de pouvoir extraordinaire.

Avril 1838 - D閜art du Hastings en compagnie de son 閝uipe: Charles Buller, Edward G. Wakefield, Thomas Turton.

27 mai - Arriv Qu閎ec.  Il suspend le Conseil sp閏ial mis en place depuis la suspension de la Constitution le 10 f関rier.

26 juin - Durham fait lib閞er 310 prisonniers en 閏hange de l'aveux de culpabilit de huit chefs dont W. Nelson qui sont d閜ort閟 aux Bermudes

19 septembre - D閚onc par ses adversaires politiques, la d閏ision de Durham est d閟avou閑 et d閙issionne.

1er novembre - Embarquement pour l'Angleterre

(4-8 novembre - R閎ellion des Fr鑢es chasseurs)

7 d閏embre - Durham arrive Londres

31 janvier - La r閐action du rapport est compl閠閑

11 f関rier 1839 - D閜魌 du rapport Durham

28 juillet 1840 - Il meurt de la tuberculose.

Historiographie du rapport Durham

Historiens whigs (Charles Lucas, Chester New, Arthur Doughty)

Monument de la philosophie politique.  V閞itable programme en faveur de l'閙ancipation des colonies et de la mission civilisatrice de la Grande-Bretagne.  Son Colonial Self-Gouvernment est une oeuvre proph閠ique annon鏰nt les mouvements d'ind閜endance nationales mais dans l'orbite de la civilisation britannique. P鑢e du Commonwealth.

Gauche britannique et canadienne-anglaise (Gallagher et Robinson, Eric Hobsbawm, S.D. Clark, Stanley B. Ryerson)

Correspond la mont閑 du capitalisme industriel et au triomphe de la middle class peu int閞ess閑 par l'Empire mais soucieuse d'ouvrir le plus de march閟 aux produits anglais.  Angliciser le Canada tout en lui accordant le gouvernement responsable va donc dans le sens de l'閠ablissement d'un n閛-colonialisme plus 閏onomique que politique.

Nationalistes qu閎閏ois (Lionel Groulx, Michel Brunet, Maurice S間uin, Denis Vaugeois)

Le rapport Durham et l'Union de 1840 constituent une deuxi鑝e conqu阾e visant 閞adiquer le tissu social canadien-fran鏰is. Les m閏anismes de la suj閠ion alors mis en place (minorisation, marginalisation, acculturation) se retrouvent d鑣 lors pos閟 jusqu' nos jours.

蒫ole culturaliste canadienne-anglaise (Janet Azenstat, Philip Buckner, Joseph Hamberger, Hannah Arendt)

Durham est l'h閞itier de l'id閍l des philosophes des Lumi鑢es.  Le projet de Bentham, Smith et Stuart Mill, d'un monde lib閞al et cosmopolite (lire d閚u de particularisme culturels), uni par les seuls ressorts de la raison et de l'閏onomie politique est un temps l'id閛logie des jeunes capitalistes issus de la r関olution industrielle.  Il prends fin avec le n閛-colonialisme et la mont閑 par la mont閑 des nationalismes dans la deuxi鑝e partie du 19e si鑓le, responsables des deux guerres mondiales.

Durham l'historien

Les institutions de France durant la colonisation du Canada 閠aient peut-阾re plus que celles de n'importe quelle autre nation d'Europe propres 閠ouffer l'intelligence et la libert du peuple. Ces institutions travers鑢ent l'Atlantique avec le colon canadien. Le m阭e despotisme centralisateur, incomp閠ent, stationnaire et r閜ressif s'閠endit sur lui. Non seulement on ne lui donna aucune voix dans le Gouvernement de la province ou dans le choix de ses dirigeants, mais il ne lui fut m阭e pas permis de s'associer avec ses voisins pour la r間ie de ses affaires municipales que l'autorit centrale n間ligeait sous pr閠exte de les administrer. Il obtenait sa terre dans une tenure singuli鑢ement avantageuse un bien-阾re imm閐iat, mais dans une condition qui l'emp阠herait d'am閘iorer son sort ; il fut plac l'instant m阭e la fois dans une vie de travail constant et uniforme, dans une tr鑣 grande aisance et dans la d閜endance seigneuriale. L'autorit eccl閟iastique laquelle il s'閠ait habitu 閠ablit ses institutions autour de lui, et le pr阾re continua d'exercer sur lui son influence. On ne prit aucune mesure en faveur de l'instruction parce que sa n閏essit n'閠ait pas appr閏i閑 ; le colon ne fit aucun effort pour r閜arer cette n間ligence du Gouvernement. Nous ne devons donc plus nous 閠onner. Voici une race d'hommes habitu閟 aux travaux incessants d'une agriculture primitive et grossi鑢e, habituellement enclins aux r閖ouissances de la soci閠, unis en communaut閟 rurales, ma顃res des portions d'un sol tout entier disponible et suffisant pour pourvoir chaque famille de biens mat閞iels bien au-del de leurs anciens moyens, tout le moins au-del de leurs d閟irs. Plac閟 dans de telles circonstances, ils ne firent aucun autre progr鑣 que la largesse de la terre leur prodigua ; ils demeur鑢ent sous les m阭es institutions le m阭e peuple ignare, apathique et r閠rograde. Le long des rives du Saint-Laurent et de ses tributaires, ils ont d閒rich deux ou trois bandes de terre ; ils les ont cultiv閑s d'apr鑣 les plus mauvaises m閠hodes de petite culture. Ils ont 閞ig une suite ininterrompue de villages qui donne au pays des seigneurs l'apparence d'une rue sans fin. Outre les villes, qui 閠aient les si鑗es du Gouvernement, on n'en fonda pas d'autres. A la maison, la famille de l'habitant fabriquait, elle le fait encore, les 閠offes grossi鑢es du pays. Une partie minime de la population tirait sa subsistance de l'industrie peine visible de la province. Toute l'閚ergie fut employ閑 au commerce des pelleteries et la chasse que ces gens et leurs descendants pouss鑢ent au-del des montagnes rocheuses et qu'ils monopolisent encore, en grande partie, dans toute la vall閑 du Mississipi. (Hamel, 1948: 79)

Durham le politologue

La tranquillit de chacune des provinces de l'Am閞ique du nord, cause des conflits entre l'Ex閏utif et les repr閟entants du peuple, 閠ait sujette aux discordes continuelles. Les Constitutions de ces colonies, le caract鑢e officiel et la position des rivaux, l'objet avou de leurs querelles, les principes soutenus de part et d'autre, tout cela 閠ait si semblable que je dus adopter l'opinion commune que la querelle g閚閞alis閑 閠ait la cons閝uence de quelque d閒aut identique de ces provinces. Je la regardai comme une de ces querelles auxquelles nous ont habitu閟 l'histoire d l'Europe et la connaissance des hommes: une querelle entre une peuple qui demande un accroissement des privil鑗es populaires d'un c魌, de l'autre, un Ex閏utif qui d閒end les pr閞ogatives qu'il estime n閏essaires au maintien de l'ordre. (...) Par suite des circonstances sp閏iales o je me trouvai, j'ai pu faire un examen assez juste pour me convaincre qu'il y avait eu dans la Constitution de la province, dans l'閝uilibre des pouvoirs politiques, dans l'esprit et dans la pratique administrative de chaque service du Gouvernement, des d閒auts tr鑣 suffisants pour expliquer en grande partie la mauvaise administration et m閏ontentement.

Mais aussi j'ai 閠 convaincu qu'il existait une cause beaucoup plus profonde et plus radicale des dissensions particuli鑢es et d閟astreuses dans la province - une cause qui surgissait du fond des institutions politiques la surface de l'ordre social - une cause que ne pourraient corriger ni des r閒ormes constitutionnelle ni des lois qui ne changeraient en rien les 閘閙ents de la soci閠. Cette cause, il faut la faire dispara顃re avant d'attendre le succ鑣 de toute autre tentative capable de porter rem鑔e aux maux de la malheureuse province. Je m'attendais trouver un conflit entre un gouvernement et un peuple; je trouvai deux nations en guerre au sein d'un m阭e 蓆at; je trouvai en lutte, non des principes, mais des races. Je m'en aper鐄s: il serait vain de vouloir am閘iorer les lois et les institutions avant que d'avoir r閡ssi exterminer la haine mortelle qui maintenant divise les habitants du Bas-Canada en deux groupes hostiles: Fran鏰is et Anglais. (Hamel, 1948: 67-68)

Durham le sociologue



Au Bas-Canada la classe ouvri鑢e salari閑, quoique comparativement consid閞able sur le continent d'Am閞ique, est, d'apr鑣 nous, peu nombreuse. La concurrence entre les races de cette classe ne s'est manifest閑 que r閏emment, et encore cela se borne-t-il aux villes. La majorit des ouvriers est d'origine fran鏰ise, mais elle est au service du capitaliste anglais. La classe la plus exp閞iment閑 d'artisans se compose en g閚閞al d'Anglais. Mais au sein d'occupations plus mat閞ielles les Canadiens fran鏰is d閒endent bien leur terrain contre la rivalit anglaise. L'閙igration r閏ente des derni鑢es ann閑s a introduit dans le pays une classe qui est entr閑 en concurrence plus directe avec les Fran鏰is, quant certaines de leurs occupations dans les villes, mais peu en ont souffert. Je ne pense pas que la haine qui s閜are les ouvriers des deux races soit une cons閝uence n閏essaire de l'opposition des int閞阾s ou de la jalousie qu'excitent les succ鑣 de la main-d'oeuvre britannique. Les pr閖ug閟 nationaux exercent naturellement la plus forte influence sur les illettr閟 ; la disparit du langage est un obstacle plus difficilement surmont ; les diff閞ences dans les usages et dans les mani鑢es sont moins bien tol閞閑s. Les ouvriers que l'閙igration a introduits au pays comptaient parmi eux nombre d'ignorants, d'agitateurs et de d閜rav閟. Leur conduite r関oltait les natifs de la m阭e classe, plus disciplin閟 et plus courtois. Les ouvriers se rang鑢ent naturellement du c魌 des riches et des hommes instruits parmi leurs compatriotes. Une fois engag閟 dans le conflit, leurs passions 閠aient moins retenues par l'instruction et par la prudence. Maintenant l'hostilit nationale se d閏ha頽e avec une fureur inou飁 parmi ceux que l'int閞阾 r閑l semblait devoir mettre le moins en conflit. (Hamel, 1948: 88)

Les Canadiens fran鏰is ont essay de cacher leur hostilit l'influence de l'閙igration anglaise et l'introduction des institutions britanniques sous l'apparence d'une guerre contre le Gouvernement et ses d閒enseurs qu'ils repr閟entaient comme une petite faction de prot間閟 corrompus et insolents; majoritaires, ils ont invoqu les principes du contr鬺e populaire et de la d閙ocratie et ont fait appel avec assez de succ鑣 aux sympathies des hommes politiques lib閞aux de toutes les parties du monde.  Les Anglais voyant leurs adversaires en collision avec le Gouvernement ont cri la loyaut et l'attachement la connexion britannique et d閚onc les desseins r閜ublicains des Fran鏰is qu'ils d閟ignent ou plut魌 qu'ils avaient coutume de d閟igner sous l'appellation de radicaux.

La population fran鏰ise, qui avait pendant quelque temps exerc un pouvoir consid閞able et croissant par l'interm閐iaire de la Chambre d'Assembl閑, trouva ses esp閞ances inopin閙ent r閐uites n閍nt. Priv閟 de toute participation r閑lle au gouvernement de leur pays, ils m閐itent en silence sur la m閙oire de leurs compatriotes morts, sur leurs villages br鹟閟, sur leurs propri閠閟 ruin閑s, sur leur pr閜ond閞ance abolie et sur leur nationalit humili閑.

La g閛politique de Durham



Si les querelles des deux races sont irr閏onciliables, on peut r閠orquer que la justice exige la soumission de la minorit la supr閙atie des anciens et plus nombreux occupants de la province, et non que la minorit pr閠ende forcer la majorit prendre ses institutions et ses coutumes. Mais avant de d閏ider laquelle des deux races doit garder la supr閙atie, ce n'est que prudence de chercher laquelle des deux pr閐ominera la fin ; car il n'est pas sage d'affermir aujourd'hui ce que demain, apr鑣 une lutte dure, il faudra renverser. Les pr閠entions des Canadiens fran鏰is, qui veulent poss閐er exclusivement le Bas-Canada, fermeraient aux Anglais, d閖 plus nombreux du Haut-Canada et des Cantons de l'Est, l'acc鑣 par le grand canal naturel au commerce qu'eux seuls ont cr殚 et qu'ils continuent. La ma顃rise du golfe Saint-Laurent regarde non seulement ceux qui se sont 閠ablis le long de l'閠roite ligne qui le borde, mais encore tous ceux qui habitent et qui habiteront plus tard dans l'immense bassin du fleuve. Car il ne faut pas regarder que le pr閟ent. La question qui se pose est celle-ci : quelle race devra vraisemblablement convertir par la suite en un pays habitable et florissant le d閟ert qui couvre aujourd'hui les riches et vastes r間ions qui environnent les circonscriptions plut魌 閠roites o vivent les Canadiens fran鏰is ? (Hamel, 1948: 304)

Je n'entretiens aucun doute sur le caract鑢e national qui doit 阾re donn au Bas-Canada ; ce doit 阾re celui de l'Empire britannique, celui de la majorit de la population de l'Am閞ique britannique, celui de la race sup閞ieure qui doit une 閜oque prochaine dominer sur tout le continent de l'Am閞ique du Nord. Sans op閞er le changement ni trop vite ni trop rudement pour ne pas froisser les esprits et ne pas sacrifier le bien-阾re de la g閚閞ation actuelle, la fin premi鑢e et ferme du Gouvernement britannique doit l'avenir consister 閠ablir dans la province une population de lois et de langue anglaises, et de n'en confier le gouvernement qu' une Assembl閑 d閏id閙ent anglaise. (Hamel, 1948: 203)

Et cette nationalit canadienne-fran鏰ise, devrions-nous la perp閠uer pour le seul avantage de ce peuple, m阭e si nous le pouvions ? Je ne connais pas de distinctions nationales qui marquent et continuent une inf閞iorit plus irr閙閐iable. La langue, les lois et le caract鑢e du continent nord-am閞icain sont anglais. Toute autre race que la race anglaise (j'applique cela tous ceux qui parlent anglais) y appara顃 dans un 閠at d'inf閞iorit. C'est pour les tirer de cette inf閞iorit que je veux donner aux Canadiens notre caract鑢e anglais. Je le d閟ire pour l'avantage des classes instruites que la diff閞ence du langage et des usages s閜are du vaste Empire auquel elles appartiennent. Le sort le meilleur de l'immigrant instruit et qui d閟ire progresser n'offre pas aujourd'hui d'espoir de progr鑣 ; mais le Canadien fran鏰is recule davantage cause d'une langue et des habitudes 閠rang鑢es celles du Gouvernement imp閞ial. Un esprit d'exclusion a ferm les professions les plus 閘ev閑s aux classes instruites des Canadiens fran鏰is, plus peut-阾re qu'il n'閠ait n閏essaire ; mais il 閠ait impossible qu'avec une plus grande lib閞alit le Gouvernement britannique p鹴 donner ceux qui parlent une langue 閠rang鑢e une position 間ale celle des autres au milieu de la concurrence g閚閞ale de la population. Je d閟ire plus encore l'assimilation pour l'avantage des classes inf閞ieures. Leur aisance commune se perd vite par suite du surpeuplement des r閟erves o elles sont renferm閑s. S'ils essaient d'am閘iorer leur condition, en rayonnant aux alentours, ces gens se trouveront n閏essairement de plus en plus m阬閟 une population anglaise ; s'ils pr閒鑢ent demeurer sur place, la plupart devront servir d'hommes de peine aux industriels anglais. Dans l'un et l'autre cas, il semblerait que les Canadiens fran鏰is sont destin閟, en quelque sorte, occuper une position inf閞ieure et d閜endre des Anglais pour se procurer un emploi. La jalousie et la rancune ne pourraient que d閏upler leur pauvret et leur d閜endance ; elles s閜areraient la classe ouvri鑢e des riches employeurs.(Hamel, 1948: 207)

La r閒orme des institutions



Mais convaincu que des fins aussi d閟irables seraient obtenues par l'Union l間islative des deux Provinces, je suis port aller plus loin et me demander si tous ces objectifs ne seraient pas atteints plus s鹯ement en 閠endant cette Union l間islative toutes les Provinces britanniques de l'Am閞ique du Nord; et si les avantages que je pr関ois pour deux d'entre elles ne pourraient pas et ne devraient pas en justice s'閠endre toutes. Une telle union trancherait sur-le-champ et d'une mani鑢e d閏isive la question des races; elle permettrait toutes les Provinces de coop閞er tous les buts communs et, par-dessus tout, elle formerait un peuple grand et puissant, qui poss閐erait les moyens de s'assurer un bon gouvernement "responsable" pour lui-m阭e et qui, nous la protection de l'Empire britannique, pourrait en une certaine mesure contrebalancer l'influence pr閜ond閞ante et croissante des 蓆ats-Unis sur le continent am閞icain.(Hamel, 1948: 126)

J'admet que le r間ime que je propose placerait de fait la politique int閞ieure de la colonie dans les mais des colons eux-m阭es (...) La forme de gouvernement, la r間lementation des relations ext閞ieures et du commerce avec la m鑢e patrie, les autres colonies britanniques et les nations 閠rang鑢es, la concession des terres publiques, voil les seuls points que la m鑢e patrie a besoin de contr鬺er.  (Hamel, 1948: 144)


1. Assimilation des Canadiens-Fran鏰is

2. Accession progressive au Colonial Self-Government par un syst鑝e de gouvernement responsable et un partage des comp閠ences entre la colonie et la m閠ropole.

27 juillet sanction de l'Acte d'Union

4. LaFontaine:  tra顃re ou h閞os?



Boucherville 1807-Montr閍l 1864

蓀oux de Mathilde Fabre, 4 enfants; Esquire, avocat et d閜ut de Terrebonne (1823-1851)
Le 19 novembre 1837, Louis-Hyppolyte LaFontaine avait 閏rit au gouverneur Lord Gosford pour le convaincre de convoquer l'Assembl閑 de toute urgence afin d'関iter l'escalade militaire imminente.

Janvier 1838 - Arriv閑 de LaFontaine Londres.  Papineau et O'Callaghan, en fuite travers les 蓆ats-Unis, mis hors jeu dans le ballet diplomatique. Les mod閞閟 du parti abandonnent la liaison avec les Radicaux et cherchent nouer des contacts plus constructifs avec les whigs au pouvoir.

De retour d鑣 l'閠, LaFontaine est emprisonn pour une br鑦e p閞iode et entreprend une correspondance avec des r閒ormistes haut-canadiens de tendance mod閞閑 (John Rolph et surtout Robert Baldwin fils).

Positions face l'Acte d'Union.

Les d閒aitistes (minoritaires) 蓆ienne Parent, Joseph Cochon, C鬽e-S閞aphin Cherrier: La nation est d関ast閑. Abandonner la joute politique et entreprendre l'閐ification 閏onomique, sociale et intellectuelle du peuple.

Les radicaux (John Neilson, DB Viger, Wolfred Nelson) Rejet total du projet.  Pratiquer une l'obstruction syst閙atique et le boycottage des institutions jusqu'au rappel de la loi inique.

LaFontaine dans  le Discours aux 閘ecteurs du comt de Terrebonne (septembre 1839)

1. Oublier le r陃e d'un 蓆at s閜ar.

2. Collaborer avec les R閒ormistes du Haut-Canada dont l'appui est n閏essaire en tout (42-42).

3. Lutter pour obtenir imm閐iatement la Responsabilit minist閞ielle.

4. Obtenir des garanties constitutionnelles quant la survie de la langue et de la culture canadienne-fran鏰ise.

Sens de l'閘ection de 1841

finit par rallier les radicaux, ressouder une alliance r閒ormiste et d閏erner des emplois des Patriotes qui piaffent depuis des d閏ennies.

R鬺e de l'閝uilibre entre les deux sous-r間ions et, 関entuellement, importance du principe de la double majorit.

Grandeur et d閏lin du r陃e de LaFontaine.

- Mont閑 de la contestation dans le Canada-Ouest (Brown)

- D閟int閞essement de la Grande-Bretagne qui souhaite f閐閞er ses colonies

- Tension aux 蓆ats-Unis qui fait craindre une r閍ction contre les colonies britanniques



5. Un mot sur les 蓆ats-Unis

Les 蓆ats-Unis en 1837

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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