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Les Patriotes de 1837@1838 - COURS 10 – L'Amérique du Nord britannique en crise
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COURS 10 – L'Amérique du Nord britannique en crise
Article diffusé depuis le 13 mars 2001
 




1- Les traits communs

2- Les colonies maritimes

3- Le Haut-Canada

1. Les traits communs

1791 - Acte constitutionnel

- Organisation politique des six colonies restantes

- Naissance de la vie politique dans l'ANB

EXÉCUTIF

Gouverneurs, Conseil exécutif et

législatif, appareil judiciaire et armée



PRINCIPE ARISTOCRATIQUE

Administre en vertu des lois et statuts

Maintien du lien colonial

Administrateurs coloniaux (villes)

Marchands coloniaux

Armée

Haut clergé anglican et catholique

LÉGISLATIF

Chambre d'assemblée élue

PRINCIPE DÉMOCRATIQUE

Discute et propose des lois

Affirmation de l'autonomie coloniale et des droits pour les élus du peuple

Petite bourgeoisie

Paysans

Journaliers

Clergé non conformiste

Population des colonies britanniques d'Amérique du nord au XIXe siècle

Nv-Écosse

Nv-Brunswick

IPE

Haut-Canada

Bas-Canada

TOTAL

1806

68 000

35 000

10 000

71 000

250 000

434 000

1814

-

-

-

95 000

335 000

593 000

1825

120 000

73 000

20 000

158 000

479 000

850 000

1831

-

-

-

237 000

553 000

1 168 000

1851

277 000

194 000

72 000

952 000

890 000

2 385 000

2.  Les colonies maritimes

Terre-Neuve

1583 - Humphrey Gilbert et dévelop. de la pêche à la morue

1629 - 100 personnes à Avalon ; quelques français à Plaisance

1800 - Début de la chasse au phoque qui occupe la population l'hiver (poursuite de la trappe au Labrador)

Davantage considéré comme un comptoir que comme une colonie

Petite élite à  Saint-Jean. William Carson réclame un gouvernement colonial (1808)

1817 - Londres accorde un gouverneur

1832 - Assemblée législative sous la tutelle britannique

1866 - Câble transatlantique - fort sentiment anti-canadien


Île-du-Prince-Édouard

Les Acadiens de l'Île-Saint-Jean sont déportés en 1755

Terre sablonneuse. Seule province maritime à vocation agricole ; fournit les colonies environnantes en pommes de terre après 1780.

- Population faible, surtout écossaise, dominée par des propriétaires forains au comportement féodal

- Fermiers à loyer

- Des agents ou baillis collectent les rentes

- Pauvreté et lenteur du développement

Mouvement de réforme après 1810

1769 - séparée de la Nouvelle-Écosse

1773 - Assemblée législative

Programme de rachat des terres par les petits paysans (1810)

Responsabilité ministérielle en 1851


Nouveau-Brunswick

Territoire anglais depuis Utrecht (1714)

Déportation des Acadiens de l'estuaire de la riv. Saint-Jean (10 000)

1784 : 14 000 Loyalistes le long de la riv. Saint-Jean et 1 500 sur la Baie des Chaleurs

Importance du port de Saint-Jean

Pêche le long du banc George

Exploitation forestière (empire forestier de la Miramichi)

Construction navale

Commerce triangulaire avec les Antilles

Axé sur l'empire britannique

Dans l'ensemble des communautés isolées et peu homogènes

Assemblée en 1791, mais pas de mouvement de réforme organisé

responsabilité ministérielle en 1850.


Nouvelle-Écosse

1749 - Halifax est la métropole des Maritimes

Garnison et port militaire

20 000 loyalistes associés au commerce et à l'Empire

Carrefour commercial pour l'Empire britannique (pêche, bois, charbon)

Construction navale intense tout le long de la côte

4e marine du monde en 1861

Profite surtout à un groupe 

CONSEIL LÉGISLATIF

ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE

Une aristocratie cumulant les liens entre l'administration (sinécures), les marchands de Halifax (échanges avec les Antilles) et l'armée britannique (contrats de fournitures aux armées)

Fermiers d'Annapolis Royale, ouvriers de chantiers, pêcheurs et professions libérales de Halifax

1791 - Assemblée législative dominée par les intérêts militaires et mercantiles

1820 - Parti réformiste dominé par Joseph Howe, journaliste et avocat devient le catalyseur d'un mouvement de réforme

1835 - Letters to the People réclame :

Fin des abus et de la corruption

Davantage de pouvoir à l'Assemblée

La responsabilité ministérielle

Les rébellions au Canada retarde les réformes

Responsabilité ministérielle en 1847 SANS RÉBELLION...


3. Haut-Canada

Pas peuplé durant la Nouvelle-France (rapides du Saint-Laurent)

1783-1785 - Arrivé de 6000 Loyalistes en Amérique depuis quelques générations

Forcent la création du HC.

Tenure et lois anglaises

Octroie de terres gratuites dans Niagara, York et Kingston (fiefs conservateurs)

Mise en place assurée par le gouv. John Granes Simcoe

-   Accueille et lotit les Loyalistes

- Met en place une administration civile

-  
Jusqu'en 1812 stimule le peuplement par des Américains à la recherche de terres sur le front pionnier de New York et de la Pennsylvanie

PROBLÈME CULTUREL

 Disparité entre les Loyalistes arrivés avant 1790 et les Américains, pétris par les institutions républicaines et qui s'installent dans le sud-ouest de la péninsule pour des raisons économiques.

PROBLÈME RELIGIEUX

Affrontement dès 1815 entre les deux principales confessions

Anglicans: Proches de la métropole, favorisés par le régime, le système de tenure.  Autour de John Strachan.

Méthodiste: Proches des Etats-Unis; plus nombreux dans les campagnes; autour de Egerton Ryerson.

PROBLÈME ÉCONOMIQUE

Dès 1785 cadastré en cantons où l'achat des terres subventionne le gouvernement (pour des routes) et l'Église anglicane (réserves du clergé). Monopole de la Canada Lands Company.

La Guerre 1812-1814 - Haut-Canada dévasté et retardé dans son développement.

Conséquences importantes pour le HC et révèle:

La dispersion de la population (réserves dans les cantons)

La faiblesse et la vulnérabilité des voies de communications; faible accès au marché atlantique

La dépendance envers Montréal.

1817 - Robert Gourlay, Statistical Account of the Upper Canada dénonce les pratiques foncières du gouvernement en particulier la spéculation. 

Les "réserves" sont louées et non vendues pour que les colons les mettent en valeur et qu'on puisse éventuellement les vendre à un prix plus élevé.


Décrit la formation d'un Family Compactou "pacte de famille".  Il identifie les alliances entre les membres de l'élite économique et politique en vue de s'accaparer les emplois gouvernementaux.

Durant les années 1820, série de travaux publics (Rideau, 1824; Erie, 1825, Welland, 1835) mais prise de conscience du retard par rapport aux États-Unis.

L'AFFRONTEMENT POLITIQUE

Clivage politique semblable à celui de l'Angleterre.

Tory : Conservateur, proche du pouvoir royal et du patronage.  Surtout urbain et commercial.

Whig: Libéral, valorise le petit propriétaire indépendant.  Dénonce la concentration du pouvoir économique et politique entre les mains du Family Compact.

LES OPPOSANTS POLITIQUES

Les régions de colonisation (à l'ouest et au sud)

Les colons américains qui doivent payer leurs terres

Les catholiques irlandais attitrés aux travaux publics

Les non-conformistes, surtout méthodistes

Animent le parti Whig ou Réformiste dirigé par McKenzie.

Deux tendances:

Robert Baldwin, John Rolph,

avocats anglais, favorables à la resp. ministérielle.

Barnabas Bidwell, John Mattews, nés aux É-U et favorables à des institutions républicaine.

Les Loyalistes arrivés tôt installés à Kingston et dans les riches terres du Niagara

Les Hauts-Fonctionnaires (entourage du gouverneur)

La bourgeoisie marchande de Toronto

Les Officiers britanniques (nombreux depuis 1812)

Le haut-clergé anglican

Animent le parti Tory dirigé par John Strachan,

John Beverley Robinson et Allan McNab.

ASSEMBLÉE LÉGISLATIVECONSEIL LÉGISLATIF
William Lyon MacKenzie (1795-1861)

Arrivé d'Écosse en 1820

Fonde le Colonial Advocate en 1824

1828 : victoire électorale des réformistes (McKenzie, et la tendance John Rolph et  Robert Baldwin)

Envoie d'une pétition dénonçant l'administration de la colonie, la gestion des terres, l'accès aux charges publiques et qui réclame la responsabilité ministérielle.

1835 - Septième rapport sur les griefs (550 p.) -  Inspiré des 92R 

Attaques personnelles contre des membres du Family Compact

Contre les réserves du clergé anglican

Exige le contrôle de la liste civile

Pour un système d'éducation étatique

Démocratiser le système d'attribution des emplois.

Francis Bond Head (1793-1878)



Gouverneur (1835-1837)

Prend fait et cause pour le Family Compact et affronte les Réformistes.

S'appuie sur les villes contre les campagnes

Élections de 1836.  Il participe directement à la campagne en dénonçant les partisans de McKenzie.

Téméraire et orgueilleux, il expédie au Bas-Canada l'ensemble du régiment de Toronto même si la situation devient grave chez lui.

La vérité est que les réformistes sont loin de détenir le contrôle absolu de l'Assemblée durant la période.

1836 - Défaite électorale des Réformistes

1837 - Contexte de crise économique (non-convertibilité en or)

McKenzie organise une série d'assemblées populaires pour "Créer un climat d'agitation".

15 novembre - Projet de constitution basé sur le système présidentiel

2 décembre - McKenzie convoque tous les Réformistes pour une "prise de Toronto"

Du 4 au 7 décembre - 200 supporters rassemblés à la Montgomery's Tavern (rue Young)

Désemparé, Bond Head appelle la formation de milices de Volontaires.

6 décembre - Arrivée de McNab à Toronto avec 70 hommes.  Bientôt s'affrontent 1500 rebelles et 400 loyaux. 

Rebelles dispersés ou arrêtés

Le 14 décembre - McKenzie arrive à Navy Island (territoire américain) où il tente d'organiser la résistance.  Rôle du général Van Rensaeller.

Hystérique, McNab tente le 25 de couper les communications de McKenzie en coulant un navire américain, La  Caroline.  Forte réaction américaine.  Cette erreur mène les deux pays aux portes de la guerre.

Brantford - Rumeurs d'arrestations et informations contradictoires à propos de l'affaire de Montgomery

Charles Duncombe et Eliakim Malcom rassemblent le 13 décembre 500 résolus.  McNab va à leur rencontre et les disperse sans qu'aucun coup de feu ne soit tiré.

Série de raids sans grande importance en 1838-1839, tous caractérisés par une répression disproportionnée.

Tous organisés par des Américains qui tentent des incursions en territoire Haut-Canadien.

Souffrent de grands problèmes d'organisation et d'équipement.

Importance de la répression. Par exemple:

Suite à l'affaire du 30 mai 1838 (sabordage du Sir Robert Peel), il y aura 22 arrestations, une pendaison et 17 Américains seront déportés en Australie.

Lors de l'attaque sur Windsor, le 4 décembre 38, 150 rebelles affrontent 300 miliciens: 25 rebelles sont tués et cinq autres sommairement abattus.

Au total: 262 arrestations; 16 pendus, 86 déportés en Australie et aucune victoire...

Pas de loi martiale comme dans le Bas-Canada, mais de très nombreuses perquisitions. Suspension de l'Habeas corpus du 4 décembre au 6 janvier et immunité pour des crimes qu'auraient commis des Loyaux.

Les Institutions démocratiques sont maintenues. L'Assemblée législative vote l'union du Haut et du Bas-Canada. Les anciens réformistes s'associent alors aux Patriotes modérés pour réclamer le gouvernement responsable.

Les croissants verts expriment l'importance des forces de l'ordre lors des affrontements alors que les croissants bruns rendent compte de l'importance des forces rebelles.

Au Haut-Canada, les rebelles se retrouvent généralement en minorité sauf lors de l'affaire de Montgomery où ne purent en tirer avantage

 


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