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Les Patriotes de 1837@1838 - La mémoire usurpée des Patriotes de 1837-38. Texte de Claude Péclet paru dans <i>Le Devoir</i> en réaction à un texte de Marc Chevrier
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La mémoire usurpée des Patriotes de 1837-38. Texte de Claude Péclet paru dans Le Devoir en réaction à un texte de Marc Chevrier
Article diffusé depuis le 01 août 2000
 




Marc Chevrier reprend la rébellion des Patriotes de 1837-38 en filigrane de son article pour justifier le projet nationaliste contemporain de la séparation du Québec. Il faut pourtant avoir une conception assez sélective de l'histoire pour établir une parenté d'idées entre la lutte nationale-populiste actuelle des souverainistes et celle des Patriotes. En effet, ce mouvement, sous l'influence des révolutions américaine et française, dans le Bas-Canada (Québec), mais aussi dans le HAUT-CANADA, s'inspirait des idéaux révolutionnaires du libéralisme; démocratiques, anti-cléricaux et anti-coloniaux. Or pour ce qui est de l'essentiel, ces idéaux sont maintenant réalisés au pays.

Le nationalisme et le libéralisme ont parfois pu faire bon ménage au cours des siècles passés, mais les aventures barbares et catastrophiques des nationalismes au cours du XXe siècle ont par la suite renié à tout jamais cette association. Les historiens indépendantistes sont d'habiles prestidigitateurs de l'interprétation historique; il faut apprendre à se méfier des reconstructions organiques tronquées qu'ils font du prétendu devenir de leur nation. Même le chanoine Groulx est arrivé à inscrire la rébellion des Patriotes dans le destin corporatiste qu'il prescrivait à son peuple - destin pour le moins réactionnaire et lècheux de balustres, qui n'avait évidemment plus rien à voir avec le libéralisme. La mémoire des Patriotes serait la première à s'insurger contre de telles manipulations! N'y a-t-il pas des limites à vouloir transgresser les contextes historiques et à vouloir travestir les revendications révolutionnaires?

À court de moyens, les Patriotes dans le Bas-Canada prirent les armes et incidemment, ce fut fait sous la direction de leaders anglophones, dont Robert Nelson. Ils revendiquaient un gouvernement responsable, la démocratie et, entre autres, le bilinguisme, pour mettre fin à l'arbitraire colonialiste et pour valoriser et respecter les deux langues principales parlées par la population. Les nationalistes usurpent la rébellion de 1837-38 et la récupère un peu trop facilement à leurs fins.

N'en déplaise à Marc Chevrier, abstraction faite des symboles britanniques qui survivent encore dans quelques pays du Commonwealth, l'Empire britannique est bien mort et enterré. Le Canada n'est-il pas devenu dans les faits, depuis fort longtemps, un pays libéré du joug colonial? Ne jouit-il pas d'un gouvernement responsable et démocratique? Le Canada n'est-il pas devenu un pays officiellement bilingue, souvent gouverné par des francophones du Québec? Les Québécois ne disposent-ils pas actuellement des libertés et des droits que revendiquaient les Patriotes de 1837-38?

 


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