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Les Patriotes de 1837@1838 - Manifeste unioniste anglophone (1822) . Tir de Les grands d閎ats parlementaires, 1792-1992 / R閍l B閘anger, Richard Jones, Marc Valli鑢es
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Manifeste unioniste anglophone (1822) . Tir de Les grands d閎ats parlementaires, 1792-1992 / R閍l B閘anger, Richard Jones, Marc Valli鑢es
Article diffus depuis le 20 mai 2000
 




Source: Canadian Archives, 1897, pp. 32-37; Michel Brunet, Guy Fr間ault et Marcel Trudel (閐iteurs), Histoire du Canada par les textes, Montr閍l, Fides, 1956, pp. 141-143.

Cette p閠ition, portant un total de 1452 signatures, fut pr閟ent閑 aux autorit閟 britanniques en d閏embre 1822 . Les signataires, pour la plupart des marchands anglais de Montr閍l, y justifient leur appui au projet d'Union du Haut et du Bas-Canada pr閟ent secr鑤ement aux Communes de Londres en juillet 1822. Ce fut alors un d閘uge de p閠itions, manifestes et contrep閠itions d閚on鏰nt et appuyant le projet de loi . Pour les marchands anglais, le passage de l'Acte d'Union 閠ait une question de vie ou de mort. En effet, l'ouverture du Canal 蓃i et le projet am閞icain de canalisation de la rivi鑢e Hudson rendaient plus n閏essaire que jamais la modernisation du syst鑝e fluvial du Saint-Laurent. Une telle modernisation n閏essitait cependant de vastes sommes que l'Assembl閑, et en particulier les d閜ut閟 canadiens, refusait de voter.

Pour les marchands anglais, l'Union du Haut et du Bas-Canada constitue la seule porte de sortie, encore que cette Union devra 阾re faite selon des modalit閟 car les Canadiens du Bas-Canada demeurent plus nombreux que les Britanniques du Haut et du Bas-Canada . On projette donc une Chambre d'assembl閑 unique avec 60 d閜ut閟 pour le Haut et pour le Bas-Canada. Comme on compte bien sur la possibilit de faire 閘ire au moins 15 d閜ut閟 britanniques du Bas-Canada, ceux-ci pourront 関idemment compter sur une majorit automatique .

Le projet d'Union fut rapidement retir d鑣 que son existence fut d閏ouverte au Bas-Canada.

En g閚閞al, les anglophones du Bas-Canada appuyaient l'id閑 d'union tandis que les Canadiens la d閚on鏰ient vertement; voir la p閠ition des Habitants des Cantons de l'Est celle des Habitants de Qu閎ec, celle des Habitants de Kingston, celle de la Soci閠 Constitutionnelle de Qu閎ec, dans Archives Canadiennes, Documents relatifs a l'histoire constitutionnelle du Canada 1819-1828, Ottawa, Imprimeur du Roi 1935, pp. 132-143. Certains citoyens du Haut-Canada, par contre, tels ceux de Wentworth, ne sont pas tr鑣 enthousiasm閟 par l'id閑, craignant d'阾re submerg閟 sous la masse canadienne.

Sur la situation 閏onomique du Canada par rapport celle des 蓆ats-Unis, on pourra consulter Albert Faucher, Qu閎ec en Am閞ique au XIXe si鑓le, Montr閍l, Fides, 1973, pp. 17-43.

300,000 contre 200,000. Le taux de natalit variera entre 48.5 et 55.1 (pour mille) pendant la p閞iode allant de 1800 1830. Sur la population canadienne au XVIIIe et XIXe si鑓les, voir les deux 閠udes de Jacques Henripin, "From Acceptance of Nature to Control: The Demography of the French Canadians since the 17th Century", dans Canadian Journal of Economics and Political Science, 23, 1 (1957), pp. 10-19, La population canadienne au d閎ut du XVIIIe si鑓le, Paris, Les presses universitaires de France, 1955.

Ce projet d'Union, par contre, ne pr関oyait aucune mesure visant restreindre les droits des catholiques. Seul le mode de repr閟entation populaire 閠ait affect.

(...) Les p閠itionnaires de Sa Majest repr閟entent en toute humilit que la division de la ci-devant province de Qu閎ec en deux provinces doit 阾re regard閑 comme.une mesure des plus pernicieuses. A l'閜oque o la division eut lieu, plus de trente ans s'閠aient 閏oul閟 depuis la conqu阾e du pays par les armes de Votre Majest; et nonobstant la g閚閞osit sans bornes dont on avait fait preuve l'間ard des vaincus, en leur reconnaissant leurs lois et leur religion, en les admettant la participation au gouvernement et tous les droits des sujets britanniques, et par de continuelles d閙onstrations de bont閟 leur 間ard, nul progr鑣 n'avait 閠 fait vers aucun changement dans les principes, la langue, les coutumes et les mani鑢es qui les caract閞isent comme un peuple 閠ranger. D'apr鑣 l'exp閞ience du pass de m阭e que par ce qu'on sait de l'effet de sentiments communs l'humanit, on ne doit s'attendre pareil changement tant qu'on permet au peuple conquis de r間ler exclusivement son propre gouvernement, et ch閞ir et perp閠uer les traits nationaux qu'il est de l'int閞阾 la fois de la m鑢e patrie et de la colonie de faire graduellement dispara顃re au moyen d'une union avec les co-sujets d'origine britannique.

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Pour cette raison, il semblait 関idemment n閏essaire, en formulant une nouvelle constitution de gouvernement, qu'on r間l鈚 la repr閟entation de fa鏾n assurer une juste et raisonnable influence aux sentiments et aux principes britanniques sur la conduite de la l間islature coloniale. Les mesures capables d'arriver cette fin se trouvaient alors facilit閑s par l'augmentation de la population britannique qui avait eu lieu et par les 閠ablissements qu'avaient form閟 les loyalistes am閞icains dans les r間ions sup閞ieures de la ci-devant province de Qu閎ec; et gr鈉e auxquels un corps suffisamment nombreux de personnes d'origine britannique aurait pu 阾re introduit dans la l間islature coloniale sans offenser aucun principe de justice et certainement en stricte conformit des dict閑s d'une saine politique. E鹴-on cette 閜oque amen un pareil 閠at de choses, ce quoi la population canadienne-fran鏰ise s'attendait alors et aurait volontiers donn son adh閟ion , les p閠itionnaires de Votre Majest sont convaincus que la province serait aujourd'hui en toutes choses essentielles, une province anglaise.

Malheureusement les p閠itionnaires de Sa Majest de m阭e que leurs confr鑢es britanniques doivent d閜lorer que plut魌 que d'adopter cette politique d'Union... la population anglaise du Bas-Canada fut rendue impuissante cause de son petit nombre.

(...) Sans l'union cette population gardera sa pr閜ond閞ance dans le gouvernement du pays, et naturellement elle ne cessera pas d'elle-m阭e d'阾re fran鏰ise. Son augmentation progressive sous la protection propice de la Grande-Bretagne am鑞erait donc n閏essairement le r閟ultat que l'on pr関oit dans le cas o l'union ne se ferait pas. Et les p閠itionnaires de Votre Majest ne peuvent omettre de noter l'閠endue excessive des droits politiques qui ont 閠 conf閞閟 cette population au d閠riment de ses co-sujets d'origine britannique; et ces droits politiques en m阭e temps que le sentiment de sa croissance en force, ont d閖 eu pour effet de faire na顃re dans l'imagination de plusieurs le r陃e de l'existence d'une nation distincte sous le nom de nation canadienne; ce qui implique des pr閠entions qui ne sauraient 阾re plus irr閏onciliables avec les droits de ses co-sujets qu'avec une juste subordination la m鑢e-patrie. Les p閠itionnaires de Sa Majest demandent respectueusement s'il y a lieu de persister dans un syst鑝e de gouvernement qui a eu de pareils r閟ultats, et qui, dans ses cons閝uences ult閞ieures, doit exposer la Grande-Bretagne la mortification et la honte d'avoir grands frais 閘ev jusqu' la maturit pour l'ind閜endance une colonie conquise sur l'閠ranger, pour la voir devenir l'alli閑 d'une nation 閠rang鑢e et le pr閖udice des sujets-n閟 et de leurs descendants. (...) Il suit de la respective situation g閛graphique des deux provinces, que le Haut-Canada est tout fait d閜endant du Bas-Canada pour les moyens de communiquer avec la m鑢e-patrie et les autres pays. Ce n'est que par la voie du Bas-Canada que la province sup閞ieure peut recevoir ce dont elle a besoin ou exporter les denr閑s qu'elle a de trop.

Le port de Qu閎ec est l'entr閑 commune . Ce port 閠ant dans le Bas-Canada, les habitants du Haut-Canada ne peuvent entrer dans leur pays ni en sortir que tant que le permet le gouvernement du Bas-Canada... Tant que les provinces seront gouvern閑s par des l間islatures diff閞entes, la tendance vers cette 関entualit (l'union du Haut-Canada aux 蓆ats-Unis) s'accentuera par l'effet de l'閠ablissement de voies artificielles de communication pour lesquelles l'蓆at de New York a fait derni鑢ement d'閚ormes d閜enses , et qui, dans le cas o le port de Qu閎ec deviendrait incommode pour le Haut-Canada, fourniraient cette derni鑢e province un moyen facile d'atteindre les ports maritimes des 蓆ats-Unis; et elle sera d'autant port閑 prendre cette direction que le Bas-Canada continuera rester fran鏰is.

(...) Les habitants fran鏰is du Bas-Canada, aujourd'hui divis閟 de leurs co-sujets par leurs particularit閟 et leurs pr閖ug閟 nationaux, et 関idemment anim閟 de l'intention de devenir, gr鈉e au pr閟ent 閠at de choses, un peuple distinct, seraient graduellement assimil閟 la population britannique des deux provinces et avec elle fondus en un peuple de caract鑢e et de sentiment britanniques. Tout antagonisme d'int閞阾s et toute cause de diff閞ends entre les provinces seraient jamais 閠eints: une L間islature efficace, capable de concilier les int閞阾s de la colonie avec ceux de la m鑢e-patrie, de pr閟erver la s閏urit et de promouvoir la prosp閞it agricole et commerciale du pays, serait alors 閠ablie de fa鏾n promouvoir la position internationale des deux provinces et de la Grande-Bretagne: le lien qui unit la colonie la m鑢e-patrie se trouverait renforc et la d閜endance du Canada assur閑 la m鑢e-patrie d'une fa鏾n durable au grand avantage des deux pays.

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Enti鑢ement convaincus que ces biens importants et durables d閏ouleront d'une union des provinces, les p閠itionnaires de Votre Majest demandent humblement qu'il soit rendu un acte l'effet d'unir les provinces du Haut et du Bas-Canada sous une m阭e l間islature par des mesures que la sagesse de Votre Majest jugera propos.

Le projet de loi d閜os aux Communes de Londres faisait de l'anglais la seule langue officielle et accordait un d閘ai de 15 ans avant d'exclure le fran鏰is des d閎ats parlementaires.

Allusion ici une prise de position de Louis Panet lors de la premi鑢e session du Parlement en 1792. Il d閏larait alors: "Quelle est la langue g閚閞ale de l'empire? Quelle est celle d'une partie de nos citoyens? Quelle sera celle de l'autre et de toute la province en g閚閞al une certaine 閜oque?"

La construction du Canal 蓃i commenc閑 en 1817 et termin閑 en 1825 permettra de relier Albany Buffalo (360 milles).

En 1797, l'Assembl閑 avait d閏id de remettre au Haut-Canada sa part des droits de douanes per鐄s sur les marchandises d閐ouan閑s Qu閎ec en direction du Haut-Canada. Estim閑 tout d'abord 12% cette part est accrue jusqu' 20% en 1817. Mais en 1819, cause de la crise politique qui paralyse l'Assembl閑, le Haut-Canada ne peut percevoir sa part, d'o paralysie de son administration.

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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