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Les Patriotes de 1837@1838 - L'indemnisation des victimes des r閎ellions de 1837-1838 (1849). Tir de <i>Histoire du Canada par les textes</i>
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L'indemnisation des victimes des r閎ellions de 1837-1838 (1849). Tir de Histoire du Canada par les textes
Article diffus depuis le 20 mai 2000
 




Acte pour indemniser les personnes dans le Bas-Canada, dont les propri閠閟 ont 閠 d閠ruites durant la r閎ellion des ann閑s mil huit cent trente-sept et mil huit cent trente-huit (12 Vict., c. 58)

L'ann閑 1849 est tumultueuse au Canada-Uni tant l'int閞ieur qu' l'ext閞ieur de la Chambre. Cette situation d閏oule en bonne partie de la pr閟entation l'Assembl閑 d'un projet de loi accordant une indemnisation de 100.000 livres aux victimes bas-canadiennes des "troubles" de 1837-1838, ce qui d閏lenche alors l'un des d閎ats les plus m閙orables de l'histoire parlementaire. S'il r閖ouit les Canadiens fran鏰is, le projet s鑝e la fureur chez les d閜ut閟 loyalistes anglophones et les commer鏰nts tories de Montr閍l qui avaient pourtant accept en 1841 qu'une telle indemnisation soit offerte aux habitants du Haut-Canada (Canada-Ouest). En apprenant qu'on veut l'offrir au Bas-Canada (Canada-Est), ces loyalistes s'insurgent de plus belle contre cette initiative, y d閏elant les cons閝uences de l'octroi de la responsabilit minist閞ielle en 1848, l'affirmation renouvel閑 de la domination fran鏰ise dans la colonie, source, entre autres, de sa d閜lorable condition 閏onomique.

C'est le 13 f関rier que Louis-Hippolyte La Fontaine d閜ose les intentions gouvernementales la Chambre. La Fontaine, William Blake, Francis Hincks et d'autres ont beau miser sur la justice du geste et mettre en doute le loyalisme m阭e des tories, rien n'y fait car Allan MacNab, le colonel Gugy et quelques autres d閚oncent avec haine et un brin de racisme ce qu'ils qualifient de prime la r関olte que les anglophones payeront avec leurs propres imp魌s. Leur rage embrase la Chambre, conduit aux pires invectives, aux coups et presque au duel entre deux d閜ut閟 tandis qu' l'occasion les galeries r閟erv閑s aux spectateurs se transforment en ar鑞e de boxe. Ce cirque parlementaire se termine le 9 mars lorsque le projet est re鐄 en troisi鑝e lecture par 47 voix contre 18.

Vaincus l'Assembl閑 et au Conseil l間islatif, plusieurs des tories maintiennent leur hargne: d'aucuns s'en prennent physiquement au gouverneur Elgin qui sanctionne le projet le 25 avril, puis ils provoquent de ravageuses 閙eutes qui m鑞ent jusqu'au dramatique incendie des 閐ifices parlementaires. Frustr閟, ces tories s'engageront par la suite dans la voie de l'annexion aux 蓆ats-Unis.

蓆ude des r閟olutions en comit pl閚ier

13 f関rier 1849

M. FRANCIS HINCKS (Oxford): [...] For his part, he thought that no gentleman on his side of the House need fear the opinion of their constituents, for it was but an act of justice to Lower Canada, and he felt sure that no man in his county would not feel it a duty, Upper Canadian though he was, to perform that act of justice to Lower Canada [...]

Source: DEBATes of the Legislative Assembly of United Canada 1849, vol. 8, t. 1, p. 661.

M. BARTHOLOMEW CONRAD AUGUSTUS GUGY (Sherbrooke): [...] There were many other projects which it would be most desirable to continue, but what assistance could be given if the funds were pledged to reward those who had resorted to resistance; now the word loyalist is a term of reproach, for the law was to reward those who had rebelled; they flourished while loyalists were beggared, and many of them disgraced in Canada East [...] It would be against the conscience of protestants that that money should not be applied to a more holy purpose than paying those who made war against the Queen [...] They should reflect that Eastern Canada was not exclusively inhabited by French Canadians. Those English inhabitants were patient, and would be slow to rebel; but say when you tax them exclusively for this purpose will you not goad them? - Would they tax that class to pay those who rebelled, or would they tax both, to pay those who did their duty? [...] He hoped that he had not been misunderstood in the expression of his sentiments, he would never change them - never! never! never.

Source: DEBATes of the Legislative Assembly of United Canada 1849, vol. 8, t. 1, p. 662, 664-665.

M. WOLFRED NELSON (Richelieu): [...] Je dis encore, que l'on ne fasse aucune attention ma proclamation; qu'on ne me donne un seul sou; si, en faisant ceci, on ne peut rendre justice aux justes demandes de tant d'autres; qui, peut-阾re, souffriraient beaucoup plus que moi par cette privation. Mais si on m'applique le mot "rebelle", que l'on sache que je n'ai jamais 閠 rebelle mon bien, et la premi鑢e loi de la nature, qui nous ordonne de r閟ister l'injure et la tyrannie, quand les lois ne peuvent plus prot間er, il faut se d閒endre soi-m阭e. Quoi, serait-ce 阾re rebelle que l'on demande constitutionnellement ses droits, et que l'on oppose la r閟istance leur violation? C'est ici une doctrine de tyran, tr鑣 propre 阾re rel間u閑 des esclaves. Que l'on nous donne jouissance de nos privil鑗es de sujets britanniques; que nous ayons franchement et ouvertement la possession des attributions civiles et politiques, LE GOUVERNEMENT RESPONSABLE et mes confr鑢es d'exil, moi et les Canadiens nous serons toujours pr阾s repousser toute invasion de notre pays [...]

Source: DEBATes of the Legislative Assembly of United Canada 1849, vol. 8, t. 1, p. 670.

M. ALLAN MACNAB (Hamilton): [...] Put the Hon. member for Richelieu, who had just sat down, in mind that on the occasion to which that Hon. member had alluded that he had barricaded his door, and that people who went against him were commanded by the Queen's representatives to put him down. He thought that there was much good about the Hon. member, but on that occasion he was a rank rebel. He had fired on the Queen's troops, and upon the steamer coming up the river; he had perilled his life and fortune in sustaining opinions which he boldly asserted in defiance of the law, and he failed [...] He did not mean offence to Hon. gentlemen of Lower Canada; they had a right to their opinions, but he had also a right to his, and would express them. He did not make that statement rashly; he knew the people of Upper Canada as well as any man, and was as well able to explain their opinions. The measure was distasteful to them.

What would they say if (the Upper Canadians) had been placed in the same situation? if they had been rebels and lost their property, what would they (the Lower Canadians) think if they were called upon by Upper Canadians to make it good? He would tell them, moreover, that there was an opinion gaining ground rapidly in Upper Canada, that, by the truckling of their representatives, they were placed under the dominion of French masters. They were convinced of that fact, by the submission of the Upper Canadian Reformers in the House to French influence, when that influence was adverse to the interests of the people whom they were sent to represent. It so happened, that the Union had completely failed in its object. It had been intended for the purpose of reducing the Lower Canadians to the dominion of the British Canadians -

Hear, hear, from the French members.

M. MACNAB (continued:) - And the very contrary effect had been brought about. (Hear, hear.) (Laughter.) Yes, now the French Canadians might laugh to see the Anglo-Saxons beneath their feet [...] He warned them that the course they were taking was likely to drive the people of Upper Canada to desperation, (hear, hear,) and to make them feel that if they were to be ruled by foreigners, (hear, hear,) it would be more to their benefit to be ruled by a neighboring and kindred people, (hear, hear,) than by those with whom they [...] interests.

Source: DEBATes of the Legislative Assembly of United Canada 1849, vol. 8, t. 1, p. 671, 680-682.

19 f関rier 1849

M. LOUIS-JOSEPH PAPINEAU (Saint-Maurice): [...] Rien peut-il montrer plus clairement combien l'Union doit nourrir d'animosit entre les deux provinces, que toute cette guerre, lorsqu'il s'agit d'une bagatelle en argent demander pour le Bas-Canada, lorsque le Haut-Canada, lib閞aux et tories, nous ont arrach sans notre consentement douze millions de piastres; [...] Il s'ensuit bien clairement que chaque fois qu'il y aura pour nous une mesure de justice, un commencement de restitution de tout ce qui nous a 閠 enlev, il y aura les m阭es appels aux passions mauvaises, aux pr閖ug閟 nationaux plus funestes pour que le Bas-Canada n'ait pas justice; on regardera toujours le sacrifice de quelqu'argent en faveur du Bas-Canada comme quelque chose de donn des 閠rangers.

C'est ainsi que l'on n'a pas rougi de nous appeler. C'est le langage de Downing-Street ressuscit [...] et les paroles de l'Hon. membre pour Hamilton prouvent qu'il s'est nourri et satur des sentiments les plus hostiles, des pr閖ug閟 les plus 閠roits de ce bureau colonial. Qu'il y ait quelques demandes de faites dans la province unie en faveur de quelque am閘ioration, et on demandera si c'est pour les Canadiens, pour les 閠rangers!

Source: DEBATes of the Legislative Assembly of United Canada 1849, vol. 8, t. 1, p. 794.

20 f関rier 1849

M. LOUIS-HIPPOLYTE LA FONTAINE (Montr閍l): [...] J'ai deux propositions 閠ablir; la premi鑢e est que nous ne faisons que marcher dans la voie que nos adversaires, qui formaient la derni鑢e administration, nous avaient trac閑, ou pour mieux dire, impos閑, relativement cette question des pertes souffertes dans nos malheureux troubles politiques, et que la mesure que nous proposons aujourd'hui n'est que la cons閝uence n閏essaire de celle qu'ils ont eu le m閞ite de pr閟enter eux-m阭es en 1845, mesure dont ils ont pris, aux yeux de tout homme honn阾e et sens, aux yeux du pays tout entier, l'engagement solennel de conduire fin [...] La seconde proposition consiste r閒uter l'assertion si souvent faite dans le cours de ces d閎ats, que l'adoption de notre mesure aurait l'effet de faire payer au Haut-Canada, et son pr閖udice, certaines pertes que nos troubles politiques de 1837 et 1838 ont fait essuyer aux habitants du Bas-Canada.

Je ne puis terminer sans r閜ondre quelques-unes des remarques de l'Hon. membre de la ville de Sherbrooke (M. Gugy). Il cherche rallumer les querelles nationales, en faisant appel aux passions que les distinctions d'origine peuvent faire na顃re. Il a la pr閠ention de croire qu'en sa personne se trouve repr閟ent閑 toute la population d'origine anglaise dans le Bas-Canada, et il veut faire croire l'閠ranger que toute cette population forme un parti politique diff閞ent de celui des Canadiens fran鏰is. Je saisis cette occasion de nier ce qu'il avance.

Je terminerais ici, si ce n'閠ait d'un mot, d'une parole offensante qui est 閏happ閑 l'Hon. membre pour Hamilton (sir Allan MacNab). Je suis convaincu qu'il l'a prononc閑 sans trop r閒l閏hir, dans la chaleur des d閎ats. Je n'en parle que pour fournir l'Hon. membre l'occasion de se r閠racter. En parlant des Canadiens fran鏰is, il les a appel閟 "foreigners, 閠rangers!" Quoi! M. l'Orateur, les Canadiens fran鏰is 閠rangers sur leur terre natale! Ce serait une insulte, si ce mot malheureux de l'Hon. membre avait 閠 prononc avec pr閙閐itation! Ce serait pour nous une insulte comme l'a 閠 le mot malheureux de Lord Lyndhurst, l'adresse de cette partie de la population de l'Irlande, qui, comme les Canadiens fran鏰is, est catholique! alien in blood, alien in language, alien in religion! L'Hon. membre, qui se fait gloire d'阾re un native Canadian, le serait-il, si les Canadiens fran鏰is, lors de la guerre de l'ind閜endance am閞icaine, n'avaient pas, par leur valeur et leur d関ouement, conserv les Canadas l'Angleterre?

Source: DEBATes of the Legislative Assembly of United Canada 1849, vol. 8, t. 1, p. 822, 829, 832.

D閎at en deuxi鑝e lecture

2 mars 1849

M. GUGY: What! when the late government urged, impelled the Loyalists into activity by appeals of the most stirring kind, appeals which had been made to himself (Col. G.), was that activity to be imputed to them as a crime, and by a British governor general? Were they to be branded, as they had been in this House, as Goths and Vandals, as robbers, as incendiaries, as assassins? And were they to be taxed by this majority to reward and propitiate the men who had been guilty of every excess, and had avowed, as they still avowed, their design to sever the connexion with England? To act in that spirit would be making a most ungrateful return to the Loyalists. It would be, too, a manifest violation of the plighted faith and honour of the Crown. Now, of that faith and honour: who was the guardian in this colony? Not the majority in this House surely. No; but the governor general alone.

Source: DEBATes of the Legislative Assembly of United Canada 1849, vol. 8, t. 2, p. 1101.

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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