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Les Patriotes de 1837@1838 - La mission pacifique de Gosford (1835). Tiré de <i>Histoire du Canada par les textes</i>
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La mission pacifique de Gosford (1835). Tiré de Histoire du Canada par les textes
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




En considérant ces luttes parlementaires qui pendant un demi-siècle ont été le fait du Bas-Canada, on a souvent pensé que la politique de la métropole était nécessairement celle du "parti anglais". C'est une erreur qu'ont commise les chefs du "parti patriote" et même bien des historiens; ils ont confondu métropole et "parti anglais". L'Angleterre a toujours veillé à ce que le représentant du roi ne devienne l'homme d'une faction. Lors de la crise produite par les 92 Résolutions, l'Angleterre charge les commissaires Grey et Gipps de venir étudier la situation (ils feront un rapport objectif) et elle nomme un nouveau gouverneur, Gosford, qui reçoit instruction de pratiquer la plus souveraine impartialité.

Nous citons ici, d'après un imprimé de l'époque, un extrait des instructions remises à Gosford en 1835: elles démontrent combien l'Angleterre s'efforce de remédier à la crise du Bas-Canada, dans le temps même que Papineau, refusant tout concession, ne cesse de soulever les passions populaires. on sait que Gosford, rentré en Angleterre et n'ayant plus aucun intérêt au Canada, protestera avec vigueur contre le bill de l'Union, prouvant une fois de plus que ses tentatives de conciliation, lorsqu'il était gouverneur, avaient été sincères.

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[...] Votre Seigneurie se rend au Canada dans un moment critique et d'une importance plus qu'ordinaire. Partout, dans les instructions qui vous sont données soit comme principal Commissaire, ou comme Gouverneur, on s'est étudié à déclarer que le grand but de votre mission était de concilier les partis, et de régler les différends qui ont existé. Il est donc inutile de renouveler ici le conseil qui vous a déjà été donné, de vous attirer la confiance de la Chambre d'Assemblée, et de cultiver la bienveillance du Peuple Canadien [...]

L'on ne peut attribuer à la politique britannique dans cette partie des domaines de Sa Majesté, d'autres motifs que l'avancement du bien-être social des Habitans et le développement des ressources du Pays. C'est en accélérant ces grands objets que le Roi a trouvé un objet digne de sa plus noble ambition, et de sa plus vive sollicitude. En admettant même que les conseils donnés à Sa Majesté pour le Gouvernement du Bas-Canada aient été aussi injudicieux qu'on les a représentés, l'on ne pourrait encore, dans cette hypothèse, révoquer en doute la sincérité et le désintéressement des motifs qui ont guidé les conseillers confidentiels de Sa Majesté. Quel avantage la Grande Bretagne a-t-elle à retirer en gouvernant mal une partie aussi importante de l'empire Britannique. Il n'existe pas un seul motif de concurrence nationale, qui puisse engager l'état métropolitain à abuser de son autorité ou qui puisse faire de cette autorité un sujet de défiance raisonnable pour le peuple Canadien [...] Votre Seigneurie ne se rend donc pas dans le Bas-Canada pour n'appuyer que des intérêts Britanniques ou dans des vues d'égoïsme. Maintenir la paix et l'intégrité de l'empire, et agir comme médiateur entre les partis qui, par leurs contestations, mettent ces grands avantages en danger, voilà la haute et honorable mission qui vous est confiée [...]

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Dans la communication que Votre Seigneurie fera à l'Assemblée au nom de Sa Majesté, vous annoncerez en substance, que le Roi désire vraiment, et qu'il est fermement décidé à redresser tous les Griefs qui pèsent sur les Sujets de Sa Majesté dans le Bas-Canada, dont il lui a été porté plainte; que surtout par rapport à la question si vivement agitée du Revenu, le Roi est disposé à placer sous le contrôle des Représentans du peuple tous les deniers publics payables à Sa Majesté ou à ses Officiers dans la Province, et provenant soit de taxes ou de toute autre source Canadienne; mais que cette cession ne peut se faire qu'à des conditions qui doivent être mûrement pesées, et que la tâche de préparer ces conditions pour qu'elles vous soient soumises, est un des principaux objets de la Commission dont il a plu à Sa Majesté de charger Votre Seigneurie et Vos Collègues; que vos enquêtes sur ce sujet seront commencées et poursuivies avec la plus grande diligence et célérité; Que dans une Session qui devra avoir lieu au commencement de l'année 1836, vous espérez soumettre à l'Assemblée des propositions pour cet arrangement; que Sa Majesté vous a donné ordre en même temps de demander à l'Assemblée de pourvoir au remboursement des arrérages qui sont maintenant dus aux employés publics du Bas-Canada, et à leur soutien pendant l'enquête; que sur l'adoption de ce vote, vous êtes autorisée de la part de Sa Majesté à promettre qu'aucune partie du Revenu casuel, territorial ou héréditaire perçus dans cet intervalle, ne sera employée à aucun objet quelconque, sans le consentement de la Chambre d'Assemblée, et que toutes les recettes immédiates de ce Revenu resteront intactes, en attendant le résultat des investigations projetées. L'adresse de Votre Seigneurie contiendra en outre la demande du paiement à la caisse Militaire de la somme de £31,000, avancée dans l'automne de l'année dernière pour faire face aux exigences du service public [...]

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Il ne serait guère possible de trouver des termes plus formels que ceux dont le Comte Ripon s'est servis, pour enjoindre la plus stricte impartialité dans la distribution des emplois publics dans le Bas-Canada, sans égard aux distinctions nationales ou politiques, ni à d'autre considération que celle de la capacité supérieure, ou de l'aptitude à remplir les emplois. J'adopte les instructions de mon prédécesseur dans toute leur étendue; je pense comme lui, que le mérite personnel, les connaissances, et l'habileté qui qualifient un Candidat pour un emploi sont les principales considérations qui doivent agir sur l'esprit du Gouverneur de la Province, et qu'il est impossible, dans la distribution des emplois d'adhérer avec une exactitude minutieuse à la règle que peut offrir la proportion numérique des personnes des deux origines [...]

3. On se plaint d'un partialité injuste en faveur de l'usage de la langue anglaise dans tous les actes officiels. Cette plainte paraît provenir de ce qu'il y a 13 ans, un Bill pour l'union des deux Canadas a été introduit dans le Parlement par le Gouvernement d'alors; Bill qui s'il eût passé, aurait fait de la langue Anglaise la seule langue officielle des deux Provinces. je n'ai aucun motif pour défendre un projet qui a été rejeté par la Chambre des Communes. L'on rapporte aussi une instance, arrivée il y a environ 11 ans, dit-on, où les Juges ont refusé de recevoir une action, parce que quelques parties des procédures avaient été écrites dans la langue Française. On admet que c'est là un cas isolé; et l'on a reconnu que ni dans les Cours de Justice, ni dans la Législature, on n'a réellement montré aucune préférence à une langue sur l'autre. Je ne trouve pas par conséquent, de Grief à ce sujet susceptible de redressement; et il ne m'est pas possible non plus de donner d'injonctions plus fortes et plus énergiques que celles de Lord Ripon sur l'inconvenance d'une telle préférence de la langue Anglaise sur la langue Française [...]

9. La réserve trop fréquente de Bills pour la signification du plaisir de Sa Majesté, et le délai qui s'écoule avant de communiquer la décision du Roi, est un grief à la réalité duquel mes recherches me portent à croire. Je dois dire à Votre Seigneurie que le pouvoir de réserver les Bills accordé par l'Acte Constitutionnel de 1791, est un droit extrême dont on doit faire usage avec une grande prudence, et seulement dans les cas d'une extrême nécessité [...]

 


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 Ray de la mancha  (17 janvier 2005)
peut tu me envoyer un texte ecrit pour un oral d`histoire alors je vais rien faire

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