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Les Patriotes de 1837@1838 - Le bois, nouvelle source de richesse (1815). Tiré de <i>Histoire du Canada par les textes</i>
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Le bois, nouvelle source de richesse (1815). Tiré de Histoire du Canada par les textes
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Le Canada, autrefois grand fournisseur de fourrures, devient au début du dix-neuvième siècle, un grand fournisseur de bois. D'immenses trains de bois commencent à descendre les rivières à destination du port de Québec grâce à Philemon Wright, la région de l'Outaouais s'ouvre à la prospérité; les chantiers se mettent à produire une quantité étonnante de bateaux; la production de la potasse, sous-produit du bois, se fait de plus en plus abondante; bref toute l'économie du pays se ressent heureusement de ce nouveau commerce. Nous reproduisons ici ce qu'en dit Joseph Bouchette, dans sa Description topographique de la province du Bas-Canada, pp. 83-85; toute la préface de cet ouvrage capital, publié en 1815, est d'ailleurs à lire, si l'on veut se faire une idée précise du Bas-Canada, au début du dix-neuvième siècle; lire aussi Caron, La colonisation de la province de Québec, 1791-1815, pp. 228-252.

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Les principales exportations du Canada consistent en vaisseaux neufs, en bois de construction de chêne et de pin, en sapin, en mats, en beauprés, en membrures de toute espèce, en merrain, en potasse et en vaidasse, en pelleterie, en froment, en farine, en biscuit, en maïs, en légumes, en provisions salées, en poissons, et quelques autres différens articles, le tout employant ordinairement des vaisseaux à la concurrence de 150,000 tonneaux. Dans cette énumération, les articles de première importance pour l'Angleterre sont le produit des forêts, soit qu'on le considère comme une source d'occupations pour les vaisseaux Anglais et les matelots du pays occupés à le transporter, s'ils pouvaient pour le fret soutenir la concurrence qui résulte des facilités accordées à leurs adversaires, ou comme étant d'une consommation considérable et continuelle, et par conséquent de nécessité indispensable. Depuis 1806, le commerce des colonies en bois de construction mais surtout du Canada, s'est accru à un point extraordinaire; jusqu'à ce que sa situation au commencement des hostilités avec l'Amérique vînt non seulement en arrêter les progrès, mais même le réduire au-dessous de l'état où il était les années précédentes.

Cependant cette diminution ne doit être considérée que comme accidentelle, et comme n,ayant aucune liaison avec les ressources du commerce, qui suivant les calculs les plus modérés, est en état non-seulement de remplir abondamment les demandes des îles Anglaises dans les Indes Occidentales, en bois de construction carré, en planches, en sapin, en merrain, et en tout ce qui porte le nom général de lumber, mais encore de fournir une grande quantité des mêmes articles pour l'usage de la Grande Bretagne. C'étoit, et c'est peut-être encore chez bien des personnes la coutume de considérer ces ressources du Canada comme problématiques; mais que l'on examine les états d'exportation de 1806 à 1810, et l'on verra bientôt que pendant ces quatre années ils se sont accrus d'environ 100,000 à près de 375,000 tonneaux, de toutes les provinces, dont près de la moitié était de Québec seul. Pour faire face à cette demande, on n'a éprouvé aucune difficulté à se procurer les quantités nécessaires, soit par le manque de bras destinés à les rassembler, soit parce que les forêts ne pouvaient y fournir: et quand la demande eût été du double, on eût pu y répondre avec la même facilité, en proportion gardée.

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Durant l'époque ci-dessus, l'accroissement du commerce dans le Canada seulement a été plus qu'équivalent à la consommation totale des îles des Indes Occidentales, estimée à 142,000 tonneaux par an; et dans l'année 1810, le bois de chêne de construction embarqué à Québec s'est monté à 28,165 tonneaux, ce qui n'est qu'un peu moins de la moitié de la quantité nécessaire chaque année pour le service de la marine royale. L'exportation du bois de construction cette année-là est peut-être la plus grande qui ait eu lieu; cependant la facilité avec laquelle on se l'est procuré est certainement une forte preuve contre l'assertion que les colonies de l'Amérique Septentrionale ne peuvent fournir aux besoins des Indes Occidentales.

 


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