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Les Patriotes de 1837@1838 - Thomas-Marie Chevalier de Lorimier: Lette à une amie
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Thomas-Marie Chevalier de Lorimier: Lette à une amie
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Montréal, Prison-Neuve, 15 février 1839, 5 heures a.m.

Lettre écrite par de Lorimier, le jour de son exécution, à une dame qui lui avait demandé d'écrire dans son album quelques lignes qu'elle garderait comme souvenir.

Vous voulez, madame, que j'écrire un mot dans votre album. Que puis-je écrire, je vous le demande? Vais-je abandonner mon âme à des sentiments de regret, à de tristes pensées? Vous diriez que ces sentiments ne sont pas dignes d'un homme qui meurt pour la liberté de son pays. Vous dirai-je, pour vous attendrir, tout ce que j'ai souffert dans mon cachot depuis que je suis tombé dans les mains de mes cruels ennemis?

Ce serait, comme je viens de le dire, peu digne de la position que j'occupe devant le monde. Vous m'avez visité dans ces noirs cachots où les rayons du soleil sont inconnus aux pauvres victimes de la tyrannie anglaise. Il n'est pas nécessaire de parler ni d'écrire, pour faire comprendre l'état le plus misérable auquel la nature humaine puisse être réduit.

Vous dirai-je tout le respect que j'ai pour vous, quand vous en avez eu tant de preuves? Cependant ce serait honteux de ma part de ne pas me rendre à vos désirs. Permettez-moi alors, madame, de vous demander une faveur, c'est de garder une place pour moi dans vos pensées, après que l'heure terrible du sacrifice sera passée. Quand je serai parti, vous vivrez encore.

Dans quatre heures, je mourrai sur l'échafaud érigé par les ennemis de notre chère patrie. Oh! quels mots enchanteurs je viens de prononcer ! -- " Ma patrie ! " Ô ma patrie ! à toi j'offre mon sang comme le plus grand et le dernier des sacrifices que je puisse faire pour te délivrer du joug odieux de tes traîtres ennemis. Puisse le Tout-Puissant agréer mon sanglant sacrifice! Vous verrez des jours meilleurs.

Cette conviction intime et l'espoir que vous, madame, votre mari et tous mes amis, penserez quelquefois à moi, quand je ne serai plus, seront pour moi une source de consolation et de force dans les dernières tortures de l'agonie. La grande cause pour laquelle je suis à la veille de souffrir, triomphera.

Adieu, madame! Soyez heureuse ainsi que votre mari, vous le méritez tous deux. C'est le vœu d'un homme qui dans quelques heures aura sacrifié sa vie au salut de sa malheureuse patrie et à la liberté qu'il préfère à la vie. Je vous dis encore une fois adieu, madame.

Votre malheureux mais sincère ami,

CHEVALIER DE LORIMIER.

Source: Les Patriotes 1837-1838 de Laurent Oliver David, P 284, 285, J Frenette Éditeur Inc. 1981.

 


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Consulté 3366 fois depuis le 20 mai 2000
 Votre nom  (4 mai 2006)
Serait-il possible de faire déclarer la maison où vécut Henriette Cadieux de Lorimier monument historique en hommage à toutes les femmes et aux enfants des patriotes de 1837-38 qui ont soufferts durant ces événements ??? Ce serait un geste de respect immense pour nos aieux. Pourquoi ne pas en faire une demande lors de la fête des patriotes 2006 ?
 jachinte  (8 février 2006)
WOW!! c`est fantastique comment il a pu nous liberer!
 Amélie  (2 février 2006)
Je ne suis peut-être qu`étudiante au secondaire, mais cette lettre a sue me toucher.............. Je suis fière d`être québécoise et de connaître de plus en plus l`histoire du québec, un époque qui me fassine, la rébellion j`en fait d`ailleur une recherche! Merci Chevalier de Lormier et houras pour mes héros les patriotes!

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