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Les Patriotes de 1837@1838 - 7 d閏embre 1837 - La bataille de la Montgomery's Tavern (Toronto, Haut-Canada)
 EVENEMENT 
     
7 d閏embre 1837 - La bataille de la Montgomery's Tavern (Toronto, Haut-Canada)
Article diffus depuis le 10 mars 2000
 




Alors que le m閏ontentement s関issait dans le Bas-Canada, des tensions r間naient 間alement dans le HAUT-CANADA. Exasp閞閟 d'un gouvernement trop oligarque et de l'abondance de privil鑗es dont jouissait le "Family Compact" - c'est ainsi que cette oligarchie avait 閠 baptis閑 par William Lyon Mackenzie - des r閒ormistes s'閠aient constamment appuy閟 pour fait changer les choses. On n'en pouvait plus de voir cette clique 阾re nomm閑 tous les postes importants et d'abuser du peuple. Comme dans le Bas-Canada la m阭e 閜oque, il y avait au sein du groupe la fois des mod閞閟 et des radicaux. Les premiers avaient des leaders tels que William et Robert Baldwin, et les second, William Lyon Mackenzie. M阭e s'ils n'閠aient pas d'accord en tous points, ces deux partis s'entendaient sur le fait qu'il y avait un probl鑝e avec le "Family Compact" et les privil鑗es qui leurs 閠aient accord閟 (Read, 1988: 8 11).

partir de 1936, Francis Bond Head, le lieutement-gouverneur qui 閠ait venu au HAUT-CANADA pour, th閛riquement, calmer les esprits, s'閠ait mis dos les r閒ormistes en s'av閞ant d'une intransigeance notable et en prenant parti pour les tories lors des 閘ections. Selon Mackenzie, Head avait, par une outrageuse campagne de d閚igrement, "vol" les 閘ections (Wise, 1972: 375). De plus, travers cette mont閑 de la tension, un marasme agricole survenait en 1836-37, alors qu'une forte inflation minait l'閏onomie agricole en raison des mauvaises r閏oltes (Read, 1988: 10). En 1837, Mackenzie avait alors entam une s閞ie d'assembl閑s populaires afin de susciter l'agitation. Ne craignant pas Mackenzie, Head envoya son seul r間iment britannique Colborne, dans le Bas-Canada, pour l'aider m鈚er les r閎ellions. Pendant quelques mois, Mackenzie pr閜ara alors un soul鑦ement. Il profitait de l'absence de corps britannique et des troubles qui se pr閜araient au Bas-Canada pour rallier ses partisans et passer l'attaque. Il pr関oyait organiser une attaque pour le 7 d閏embre. Une fois Toronto prise, John Rolph, un m閐ecin r閒ormiste, serait chef du gouvernement provisoire.

Apr鑣 avoir publi le 15 novembre un projet de constitution inspir du mod鑜e am閞icain et une circulaire incitant la population prendre les armes et apr鑣 avoir annonc que les Patriotes du Bas-Canada avait pris la province - il n'avait su jusque l que le d閚ouement de la bataille de St-Denis - Mackenzie apprenait le dimanche 3 d閏embre, de la bouche de Rolph, que le gouvernement avait eu vent de ses projets. D鑣 le lendemain, il rassemblait les troupes, ayant jug qu'il ne pouvait plus faire marche arri鑢e et que le moment 閠ait opportun. Les troupes se retrouv鑢ent la taverne Montgomery. Le propri閠aire, John Montgomery, quoiqu'il 閠ait un partisan r閒ormiste, s'閠ait auparavant querell avec Mackenzie parce qu'il d閟approuvait la r閎ellion. N閍nmoins, il tol閞a la situation sans toutefois prendre part au mouvement (Guillet, 1972 : 581). Ce m阭e lundi, sept loyalistes qui avaient constat cet attroupement tent鑢ent de forcer les rangs des insurg閟 pour alerter la capitale. Une escarmouche eut lieu et l'un des loyalistes, John Moodie, fut tu. Par acte de vengeance, John Powell, un loyaliste qui 閠ait venu v閞ifier ce qui se passait, tua Anthony Anderson, l'un des rares rebelles poss閐ant de l'exp閞ience militaire; ce qui 閠ait loin d'阾re un bon d閜art pour des rebelles mal arm閟, mal entra頽閟 et mal dirig閟 (Besnier, 1975:22).

Alors que Head, pris au d閜ourvu, devait faire appel tous les volontaires disponibles pour arr阾er Mackenzie et ses complices, ces derniers g鈉h鑢ent cet avantage en repoussant constamment l'attaque, signe ind閚iable de leur manque de pr閜aration et d'organisation (Read, 1988: 14). En plus, John Rolph, un r閒ormiste mod閞 qui n'閠ait toutefois l qu'en tant que m閐iateur entre Head et les rebelles, conseilla Mackenzie de rejeter l'offre d'entente que Head lui proposait et d'attaquer sans plus attendre. Mais, encore une fois, Mackenzie repoussa l'attaque. Il se d閏ida n閍nmoins passer l'assaut ce soir l, c'est--dire le mardi 5 d閏embre. Il eut toutefois des ennuis alors que seule une partie de ses troupes voulut le suivre et que des loyalistes, dirig閟 par Allan McNab, firent feu sur eux, les for鏰nt retourner la taverne. Head avait grandement appr閏i cette initiative de McNab, n'h閟itant pas dire que ce dernier avait sauv la ville (Kilbourn, 1956: 198). John Rolph revint, mais cette fois leur conseilla de se disperser, car des renforts 閠aient arriv閟 Toronto. Mackenzie refusa encore et se pr閜ara pour le jeudi 7 d閏embre. Apr鑣 un mercredi calme, o les deux rivaux se pr閜araient, le jeudi fut le th殁tre du principal affrontement des r閎ellions du HAUT-CANADA. Ce fut une mis閞able escarmouche o les troupes rebelles prirent la fuite tr鑣 rapidement, battus par le g閚閞al Fitzgibbon. Head ordonna que l'on br鹟e la taverne et la maison de David Gibson, un radical notoire, et lib閞a par la suite les prisonniers. Il promit cependant une r閏ompense pour la capture des chefs rebelles, dont Mackenzie, qui s'閠aient 閏happ閟.

La bataille de la Montgomery's tavern, qui s'av閞a une 閏hauffour閑 de quelques heures pr閜ar閑s en 4 jours, s'閠ait termin閑 sans drame. Il ne restait qu' la ville de Brantford, qui avait cru que la victoire 閠ait acquise Toronto, agir; mais d鑣 que les rebelles apprirent la d閒aite de Mackenzie, ils abandonn鑢ent. Ces deux batailles furent loin d'阾re impressionnantes au niveau militaire. En fait, c'est du c魌 des r閜ressions, tr鑣 dures, qui eurent lieu par la suite, qu'il faut se tourner pour comprendre l'ampleur de ce drame. Le gouvernement voulait an閍ntir toute id閑 de r閎ellion chez le peuple et ce fut son moyen d'y arriver (Besnier, 1975: 29).

Micha雔 Tremblay

BESNIER, Marcel, 蓆ude compar閑 des insurrections de 1837-1838 dans le Haut et la Bas-Canada, th鑣e pr閟ent閑 l'Universit du Qu閎ec Montr閍l, 1975: 1-29.; KILBOURN, William, The Firebrand, William Lyon Mackenzie and the rebellion in upper Canada, Toronto, Clarke, Irwin and company Limited, 1956: 198-217.; READ, Colin F., La r閎ellion de 1837 dans le HAUT-CANADA. Ottawa, La soci閠 historique du Canada, 1988, 30 p.; WISE, S. F., "Francis Bond Head", DBC, vol. X, sous ; la direction de Marc La terreur, PUL et les Presses de ; l'Universit de Toronto, 1972 : 374-377.; GUILLET, "Jonh Montgomery", DBC, vol. X, sous la direction de Marc La terreur, 1972 :580-581.


La ville de Toronto est situ閑 sur le bord du lac Ontario. l'閜oque des troubles, elle est sise dans le district de Home. La taverne Montgomerey (Montgomery's Tavern) est quelques kilom鑤res au nord de la capitale du HAUT-CANADA. Les acolytes de Mackenzie sont John Rolph, Jesse Lloyd, Silas Fletcher, Samuel Lount, T.D. Morrison, David Gibson et Anthony Anderson, militaire.

Le mouvement commence par la publication d'un pamphlet le 24 novembre 1837, 閏rit par William Lyon Mackenzie et invitant la population du HAUT-CANADA prendre les armes et proclamer un gouvernement provisoire et ind閜endant (Independence! 閠ait le titre de la circulaire). Au d閎ut de d閏embre, les rumeurs concernant une future r閎ellion circulent travers le gouvernement. Compte-tenu des pr閜aratifs effectu閟 Toronto par le gouvernement (organisation de la milice, 閙ission du mandat d'arrestation contre Mackenzie, etc.), il est imp閞atif que la r閎ellion pr関ue pour le 7 d閏embre 1837 soit devanc閑 de 3 jours (donc port閑 au lundi 4 d閏embre), afin de prendre le gouvernement par surprise. Le message est port Mackenzie, mais aussi Lount et Gibson qui 閠aient des endroits diff閞ents. Ces deux derniers interpr鑤ent le message, non pas comme une forte suggestion, comme il devait l'阾re, mais comme un ordre. Lount et Anderson, commence aussit魌 rassembler des petits groupes de rebelles et les am鑞ent au point de rendez-vous, soit Montgomery's Tavern. Par contre, ni Mackenzie, ni Rolph sont au courant de ces changements (Flint, 1971 : 140). Le temps manque bient魌; les rebelles n'avaient pas encore compl閠 les arrangements n閏essaires pour s'approvisionner en nourriture, et armes et en munitions. De plus, le tenancier de la taverne, Linfoot, et l'ancien propri閠aire, Montgomery, ne veulent pas fournier les provisions n閏essaires aux troupes.

Le rassemblement des 500 rebelles (Read, 1988 :14) ne passe pas inaper鐄. Dans la soir閑 du 4 d閏embre, Mackenzie, Anderson et 3 autres volontaires partent pour Toronto afin de v閞ifier quelles sont les d閒enses qui y sont pr閟entes. Sur la route, ils dressent des barricades afin d'emp阠her les Loyalistes d'aller vers la ville et de sonner l'alarme. Le loyaliste Colonel Moodie fut tu閑 face de la taverne alors qu'il tentait, avec ses hommes, de traverser les barri鑢es. Sur le chemin de Toronto, Mackenzie et ses compagnons rencontrent aussi des loyalistes et les font prisonniers. Ces derniers sont retourn閟, avec Anderson, la taverne. Toutefois, John Powell, un des prisonniers, r閡ssit s'閏happer et assassiner Anderson, le seul homme de Mackenzie poss閐ant une exp閞ience militaire, et alerter le gouverneur du HAUT-CANADA, Sir Francis Bond Head. Quelques temps plus tard, l'alarme sonnait dans les rues de Toronto.

Le gouvernement haut-canadien est en mauvaise posture; en effet, les troupes arm閑s r間uli鑢es sont au Bas-Canada afin de r閜rimer la r関olte qui y s関it. Bond Head eut donc recours la seule force qui lui restait : la milice. Celle-ci 閠ant plut魌 mal entra頽閑 et mal organis閑, le lieutenant-gouverneur lan鏰 un appel " tous azimuts " aux volontaires (Read, 1988 :14). Le gouvernement toutefois un avantage : alors qu'il est encore pris au d閜ourvu, Mackenzie et ses hommes ne r閍gissent pas encore.

Le mardi 5 d閏embre seulement, Mackenzie et ses hommes, qui 閠aient environ 750 (Flint, 1971 :154), d閏ident de marcher en direction de Toronto. Une d閘間ation, dirig閑 par Rolph et Robert Baldwin, est envoy閑 Mackenzie dans le but de parlementer. Le chef des rebelles leur fait r閜onse qu'il d閟ire l'ind閜endance de la province. Le gouverneur Head refuse une telle concession, maintenant plus en confiance; selon ses espions, les rebelles seraient en nombre moindre qu'on le pensait. De plus, les milices 閠aient en marche vers la capitale. Les rebelles d閏ident d'attaquer la capitale imm閐iatement en marchant le long de la rue Yonge. Une solution paisible n'閠ait plus possible; une bataille 閠ait in関itable (Flint, 1971 :153).

Sur le chemin, les hommes de Mackenzie rencontrent le sh閞iff Jarvis et une trentaine de loyalistes. Ceux-ci firent feu, semant la confusion au sein de la troupe rebelle. Puisque que la nuit est tomb閑, les rebelles refusent de se battre et pr閒鑢ent attendre au lendemain matin. Dans la nuit, le colonel Allan MacNab et soixante volontaires arrivent Toronto. Au matin du mercredi 6 d閏embre, une milice de 1500 hommes est organis閑 et dirig閑 par le colonel James FitzGibbon (Flint, 1971 : 155) Entre-temps plusieurs des hommes de Mackenzie fuient cause du manque d'armes et de nourriture. Une seconde demande de reddition est envoy閑 au chef r関olutionnaire, mais ce dernier refuse encore de rendre les armes.

Au soir du 6 d閏embre, le gouvernement Bond Head d閏ide de pr閜arer une attaque. Dirig閟 par FitzGibbon et MacNab, les loyalistes sont mis en marche le jeudi, 7 d閏embre, midi. Quelques rebelles br鹟ent le pont Don River, l'est de Toronto, dans le but de divertir les troupes gouvernementales. Le reste des r関olutionnaires 閠ait rest Montgomery's Tavern. Peu apr鑣 midi le combat est engag la taverne entre 1200 loyalistes (Keilty, 1974 : 179) et 200 rebelles plus ou moins bien arm閟 (Read, 1988 :15). En moins de trente minutes la bataille est termin閑. Les canons des troupes loyales font feu sur la taverne, faisant sortir les rebelles qui 閠aient rest閟 l'int閞ieur. " Les fuyards furent pourchass閟 et ramen閟 devant Head qui les lib閞a, mais qui offrit cependant des r閏ompenses pour la capture des chefs rebelles qui s'閠aient 閏happ閟 [aux 蓆ats-Unis], dont Mackenzie. " (Read, 1988 :15) Les prisonniers sont une centaine environ.

La r関olte de Mackenzie 閠ait termin閑, mais, pour plusieurs, une autre r閎ellion, celle des moins fortun閟, 閠ait d閖 commenc閑. (Read, 1982 :84) Apr鑣 la d閒aite de Toronto, Mackenzie se rend Buffalo o il r閡nit les adeptes de son id閛logie. Les rebelles comptent prendre la petite 頻e de Navy Island et d'y installer un gouvernement provisoire.

Jo雔le Morin

FLINT, David, William Lyon Mackenzie ; Rebel against authority, Oxford University Press, Toronto, 1971, chap. 5 "The ; Siege of Toronto", pp. 127-159; KEILTY, Greg, 1837: Revolution in the Canadas as told by William Lyon Mackenzie, NC Press Limited, Toronto,1974, ; chap.22 "Battle of Toronto", pp.167-181; READ, Colin F., La r閎ellion de 1837 dans le HAUT-CANADA, Soci閠 historique du Canada, Ottawa, 1988, 30p. Brochure ; historique No. 46; READ, Colin F., The rising in Western Upper Canada: 1837-38, UTP, Toronto, 1982, 326 p.


It was not to be a rebellion at all. The proposed march down Yonge Street in the colonial capital of Toronto was planned as an armed protest march, at least that was the story according to William Lyon Mackenzie, organizer of the protest. Such marches had been held in Britain itself between 1830 and 1832. The protesters carried weapons for self defense. Since a crowd of peaceful and unarmed protesters had been attacked by army troops in 1819, self defense was considered a serious matter (see the Peterloo Massacre). On Monday December 4, 1837, rebels started gathering at Montgomery's Tavern, about 6 km north of the city (now near the corner of Eglinton and Yonge streets), where food and other supplies were to be organized. Men from outlying communities arrived in small and large groups, but others drifted off again. No precise numbers are known. During the week of the rebellion more than 700 men would arrive at the tavern, although it is estimated no more than 500 rebels were gathered together at any one time. A certain Colonel Moodie with six other loyalists attempted to ride through the rebel roadblock to warn Governor Bond Head in Toronto. Moodie fired his pistol, apparently over the heads of the rebels, the opening shot in the rebellion in Upper Canada. A number of the rebels returned fire killing Moodie. But now Mackenzie hesitated rather than striking directly into the city. This gave Governor Bond Head a chance to organize. The lack of action also led to more desertions from the rebel side. On Thursday, Anthony van Egmond arrived. A veteran military commander--he had both fought for and against Napoleon--he was to be the military leader of the rebellion, but realized the forces on hand were hopelessly inadequate and advised an immediate retreat. Other notable rebel leaders were Samuel Lount and Peter Matthews.Instead, Mackenzie remained and awaited the government counterattack . Matthews was given 60 riflemen and sent to the Don River Bridge as a diversion, but they were driven off. The move did not divert the main loyalist force, more than 1000 men divided into three columns, supported by two cannon. The main rebel force left at the tavern numbered just 400, with only 200 of those with firearms. Distant bagpipes heralded the oncoming government forces. Still the rebels held only the government forces moved to with range. A brief exchange fore fire occurred, but the heavily outnumbered rebels fled after a few minutes, suffering a number of dead and wounded. Mackenzie escaped, but Lount, Van Egmond and Matthews were captured.
 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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 julie  (10 juin 2004)
je suis tellement fier de vous car vous met de bonne information

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