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Les Patriotes de 1837@1838 - QUESNEL, FRÉDÉRIC-AUGUSTE (1785-)
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QUESNEL, FRÉDÉRIC-AUGUSTE (1785-)
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




né à Montréal, le 4 janvier 1785, de Joseph Quesnel et de Marie-Josephte Deslandes.

Quesnel a eu une grande influence sur le cours de l'histoire, bien qu'il fut surtout un modéré. Élevé à Montréal par le beau-père de sa mère qui était un trafiquant de fourrures, il baigne dès son jeune âge dans le monde des relations publiques. Il étudie au collège des Sulpiciens pour ensuite faire ses études en droits chez Stephen Sewell. Déjà, il se démarque par la " pureté " de son français et parle couramment l'anglais lorsqu'il est admis au Barreau en 1807. Avocat au verbe élégant, il réussit très bien dans sa profession, en plus de s'avérer un homme d'affaires avisé dans la traite des fourrures.

Pourtant sa vie affective ne sera pas très heureuse, puisque la femme qu'il épouse à Boucherville en 1813, Marguerite Denault, meurt en 1820 en lui laissant cinq enfants, deux fils et trois filles, qui meurent tous avant lui. Frédéric-Auguste, lui, ne mourra que le 28 juillet 1866, à Montréal, à l'âge de 81 ans.

Mais, sa vie sociale l'a gardé occupé. En 1820, il entre à l'Assemblée législative comme représentant du comté de Kent qui devient, en 1829, celui de Chambly. En 1821, il est élu commissaire de Boucherville. L'année suivante, il signe la pétition contre le projet de loi visant à unir le Haut et le Bas-Canada et appuie le groupe de Papineau avec qui il avait fait ses études chez les Sulpiciens. En 1829, il seconde les juges de la Cour du banc du roi. À cette même époque, il dirige un comité de révision du système judiciaire. En 1831, il devient conseiller du roi.

Dès lors, il adopte de plus en plus la position conforme à la Constitution et s'oppose aux radicaux, sans toutefois être en complet désaccord avec leurs revendications. Il y a toutefois une rupture entre Quesnel et les Patriotes lors de la présentation, en février 1834, des Quatre-vingt-douze Résolutions puisqu'il refuse d'appuyer toutes ces revendications, car certaines d'entre-elles lui semblent trop radicales. Le 6 juillet 1837, il organise, avec George Moffatt et Clément-Charles Sabrevois de Bleury, une assemblée publique en faveur du gouvernement au court de laquelle il y a émeute. En septembre, il est nommé au Conseil exécutif. Les Patriotes le disent vendu et le rejettent comme chouayen. Il se trouve donc, en tant que membre du Conseil exécutif, du côté des bureaucrates qui émettent des mandats d'arrêt contre plusieurs Patriotes.

Quesnel conserve d'ailleurs une grande influence qui lui permet de se présenter à la tête d'une délégation de 300 personnes, en mars 1840, devant le gouverneur Charles Edward Poulett Thomson pour présenter une pétition contre l'union du Haut et du Bas-Canada. Il réussit également très bien dans sa carrière politique car, malgré certaines défaites, il a toujours occupé des postes importants, tels que : député, membre de l'Institution royale pour l'avancement des sciences, membre de la Commission d'enquête sur le bureau des Travaux publics. Il siège à la chambre haute à partir de 1848 et ce jusqu'à sa mort. Sa nomination a été recommandée par le leader tory William Henry Draper et désignée par les réformistes Lafontaine et Baldwin, ce qui illustre bien sa position intermédiaire. En 1849, il appuie fortement le projet de loi pour l'indemnisation des pertes subies lors de la rébellion. Il condamne le manifeste annexionniste, car il considère que de s'annexer aux États-Unis n'est pas plus souhaitable que la domination britannique. En 1860, il devient président de la Société Saint-Jean-Baptiste.

Il a finalement été un homme très influent socialement et un vrai " gentleman " comme le souligne plusieurs de ses contemporains. Sa carrière a été très réussie tout autant en affaires qu'en politique, malgré les problèmes et les tensions auxquels il a du faire face à l'époque des rébellions et malgré le fait que tantôt, il appuyait Papineau, tantôt, il s'y opposait.

Bibliographie :

1.- F.-J. Audet, L'honorable Frédéric-Auguste Quesnel,

" Le Bulletin de recherches historiques " XXXIII 1927 : 3990

2.- É.-Z. Massicotte, La famille du poète Quesnel,

" Le Bulletin de recherches historiques " XXIII 1917 : 339-342

 

Recherche parmi 15772 individus impliqués dans les rébellions de 1837-1838.

 



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