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Les Patriotes de 1837@1838 - Parent, Étienne (1802-1874)
 BIOGRAPHIE 
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Parent, Étienne (1802-1874)
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Nom du père : Étienne-François Parent

Nom de la mère : Josephte Clouet

Nom de l'épouse : Marie-Mathilde-Henriette Grenier

Date et lieu de naissance : 2 mai 1802 à Beauport

Date et lieu de décès :22 décembre 1874 à Ottawa

Professions : journaliste, avocat, député, fonctionnaire et essayiste

Fonctions lors des Rébéllions : éditeur du Canadien de Québec

Étienne Parent est l'ainé d'une famille peu fortunée de douze enfants. À douze ans il part faire des études secondaires au collège de Nicolet, qu'il quitte cinq ans plus tard pour les poursuivre au Séminaire de Québec. Pendant qu'il poursuit ses études, il publie ses premiers articles dans le Canadien, mais le séminaire le lui interdit bientôt. À 20 ans, il devient rédacteur du Canadien, un journal nationaliste qui défend les intérêts des canadiens français. Il aide Papineau et Nelson dans leur lutte contre l'union du Haut et du Bas Canada en réclamant la reconnaissance des droits politiques. De 1825 à 1829, il fait des études de droit. Pendant ce temps, il devient rédacteur de La Gazette de Québec, traducteur français adjoint et officier de lois à l'Assemblée législative. En 1829 il obtient le droit de pratiquer et épouse Henriette Grenier peu après. Durant les années 30, période durant laquelle le nationalisme grandit, Parent s'efforce de relancer le journal Le Canadien fermé en 1825.

1837-38 sont des années cruciales dans sa carrière de journaliste.Il met tout son talent à la défense des convictions patriotes. Les assemblées et les protestations augmentent, il est inquiet de la tournure que prennent les événements. Tout en étant d'accord avec les demandes patriotes, il dénonce la violence avec laquelle ces droits sont revendiqués. Parent préconise les moyens légaux tels que des changements constitutionnels. Il est déclaré "traitre de la nation" par La minerve. Il continue malgré tout, à dénoncer les excès, tant du côté gouvernemental que patriotique. Parent se tait quelques temps, mais revient en force afin de dénoncer les excès de la répression militaire et réclame le gouvernement responsable pour le Bas-Canada. Il demeure confiant quand les autorités britanniques chargent Lord Durham de faire un rapport sur la situation canadienne, mais les insurrections reprennent et Parent est fait prisonnier suite à la parution d'un article acerbe. Grâce à une ruse habile, il peut continuer à diriger et à écrire pour son journal depuis sa cellule.

Il est libéré en avril 1839, sans avoir subit de procès. Il publie, en plusieurs volets, le Rapport Durham en dénonçant le méprit des Britanniques envers les Canadiens. Il finit par se rallier à Louis-H. Lafontaine et collabore avec les réformistes de Baldwin (du Haut-Canada) afin d'obtenir la responsabilité ministérielle. Il reste cependant persuadé qu'il y a deux peuples et deux pays au sein de l'Union. Par la suite, il cumulera plusieurs postes dans l'administration publique et deviens conférencier. Parent est un de ceux qui mérite le respect, tant sa pensées a imprégné son époque.

ANNE PAYETTE

 

Recherche parmi 15772 individus impliqués dans les rébellions de 1837-1838.

 



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