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Les Patriotes de 1837@1838 - Philippe-Napoléon Pacaud (1812-1884)
 BIOGRAPHIE 
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Philippe-Napoléon Pacaud (1812-1884)
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Nom du père : Joseph Pacaud

Nom de la mère : Angélique Brown

Nom de l'épouse :Julia-Aurélie Boucher de La Bruère

Nom de l'épouse : Clarice Duval (sa deuxieme femme )

Lieu et date de naissance : 22 janvier 1812 à Québec

Lieu et date de déces :27 juillet 1884 à Saint-Norbert d'Artabaska

Professions : notaire et patriote

Fonctions lors des Rébellions : Capitaine des Fils de la Liberté

F.-J. Audet, "Philippe-Napoléon Pacaud", BRH, 33 ( 1929):554s

Philippe-Napoléon Pacaud fait ses études au séminaire de Nicolet ainsi qu'un stage de clerc à Québec et devient notaire. Il est aussi gestionnaire à la Banque canadienne de St-Hyacinthe, fondée par son frère et son beau-frère.

En avril 1837, les patriotes sont mis au pied du mur par les Résolutions Russell. Deux choix s'offrent à eux, c'est-à-dire la révolte ou la soumission. La soumission est évidemment rejetée et c'est ainsi que commence à s'organiser des assemblées populaires ayant pour but la formation la création d'une nouvelle constitution qui donnerait à l'Assemblée des pouvoirs étendus. Pacaud s'implique d'une manière importante au sein du mouvement patriote en participant par la création des Fils de la Liberté de St-Hyacinthe, dont il est nommé capitaine. Il propose aussi d'émettre des billets de banque, rachetables après la conquête de l'indépendance, afin de financer la lutte. Son projet est accepté et on le nomme commissaire général des armées canadiennes chargé d'exécuter le projet. Mais les événements se précipitent singulièrement à ce moment. Il combat à St-Denis ainsi qu'à St-Charles en novembre 1837. Ce serait lui qui, arme à la main, aurait ordonné à Louis-Joseph Papineau de quitter le pays afin de ne pas risquer sa vie inutilement. Il tente de fuir aux Étas-Unis avec son frère et son beau frère, mais ils sont obligés de rebrousser chemin. Afin d'éviter l'emprisonnement, Pacaud se cache à plusieurs endroits jusqu'à ce que l'amnistie soit proclamée le 28 juin 1838. Lorsque les agitations reprennent en 1838 le gouvernement procède à des arrestations préventives. Pacaud est arrêté le 2 décembre 1838, parce qu'il a assisté à une assemblée organisée par Édouard-Élisée Malhiot ( chef patriotique revenu des État-Unis afin d'organiser un nouveau soulèvement ). Il est libéré le 22 janvier 1839.

Dans les années 40, il quitte Ste-Hyacinte et va s'installer dans une nouvelle zone ouverte à la colonisation. Cette décision est peut-être en relation avec la mort de sa femme et de deux de ses trois enfants. Il envisage une vie plus prospère à St-Norbert-d'Artabaska, une région où les notaires sont rares. On lui confie les fonctions de juge de paix, de capitaine de milice, de maître de poste ainsi que de greffier de la cour des commissaires d'Artabaska. Profitant de ses fonctions, il fait condamner la curé de St-Norbert qu'il accuse de détournement de fonds. Mais ses fonctions lui sont retirées lorsque le parti conservateur reprend le pouvoir en 1878. Il finit donc sa vie dans une situation économique précaire auprès de sa deuxième femme, Clarice Duval, et de ses cinq enfants.

ANNE PAYETTE

AVRIL 1997

 

Recherche parmi 15772 individus impliqués dans les rébellions de 1837-1838.

 



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