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Les Patriotes de 1837@1838 - OUIMET, André (1808-1853; 29 ans en 1837)
 BIOGRAPHIE 
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OUIMET, André (1808-1853; 29 ans en 1837)
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Quinzième enfant d'une famille de 26 enfants, André Ouimet réussit à faire ses études classiques au séminaire de Montréal. En 1831 il travaille comme commis chez Joseph Roy, un important marchand de Montréal. En 1832, il entreprend ses études en droit, apprenti de Charles-Elzéar Mondelet. On l'admet au Barreau le 25 avril 1836 et il fonde une société avec son ami et collègue Charles-Ovide Perrault. Son implication dans le mouvement patriote est marquée par sa participation active dans les diverses instances patriotes. Il n'échappe pas aux répressions de 1837 et est arrêté et emprisonné 8 mois. Après sa libération sous cautionnement, il épouse Charlotte Roy et aura 3 enfants. Il finira sa vie en exerçant son métier, soit celui d'avocat. Sa clientèle se constitue surtout de paysans, il est donc en lien étroit avec cette classe. À l'instar des autres avocats, notaires et médecins qui forment la petite bourgeoisie canadienne-française, André Ouimet reste un leader pour les paysans canadiens français. Reconnaissant envers sa famille, qui s'est endettée pour ses diverses études, il l'aide financièrement et prend comme novice un de ses frères: Gédéon Ouimet. Il reste à l'écart de la politique jusqu'en 1841, date où il se range du côté de Louis-Hyppolyte La Fontaine et de Robert Baldwin pour l'obtention du gouvernement responsable. Par la suite, il touche à la politique municipale et sera élu conseiller du Quartier-Est avec son compagnon Fabre. Il s'éteint à l'âge de 45 ans, dans la même ville où il est né; à Sainte-Rose (DBC, tome VIII: 741-742).

Son implication dans les affaires politiques commence en 1835. On le retrouve ainsi à la Librairie d'Édouard-Raymond Fabre avec des gens tels que Papineau, D.-B. Viger, Roy, De Witt et Fabre. Il participe, avec eux à la fondation de l'Union patriotique en 1835 et au Comité central et permanent en avril 1837; mais on se souvient surtout de lui comme l'un des fondateurs et président de la section civile de l'Association des Fils de la Liberté, "l'aile jeunesse" du Parti patriote. Il est le premier signataire de l'Adresse des Fils de la Liberté de Montréal aux jeunes gens des colonies de l'Amérique du Nord (BERNARD,1988: 214 à 222). Ce document fait appel aux sentiments de la jeunesse canadienne afin que ceux-ci se rattache à l'association. Lors de la bataille qui suivit la réunion des Fils de la Liberté contre les Loyaux de Montréal, il est blessé gravement au genou. À la suite de cette échauffourée, un mandat d'arrêt est émis contre lui sous l'accusation de haute trahison. On l'arrête puis le jette en prison pour 8 mois. On le libère le 8 juillet 1838, à la suite de l'amnistie accordée par Lord Durham et du paiement du cautionnement.

Nicolas Beaudette

BERNARD, Jean-Paul; (dir.), Assemblées Publiques, résolutions et déclarations de 1837-1838, Montréal, Vlb éditeur, 1988, 308p.; BOYER, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada français, L'Encyclopédie du Canada français, Le cercle du livre de France, 1966, 542 p.; DE LORIMIER, Michel, DBC, tome VIII: 741-742.

Fils de Jean Ouimet et de Marie Beautron-Major

et époux de Charlotte Roy

Il fonde la section jeunesse du parti patriote: l'Association des fils de la Liberté

marchand et avocat

Au sortir du Collège de Montréal, où il fit ses études, Ouimet entre en qualité de commis chez Joseph Roy, marchand. Il étudie le droit cependant, pendant ses loisirs, et en 1836 il était admis au barreau. Son premier associé fut Charles-Ovide Perrault, la victime de Saint-Denis. Lors de la formation de l'Association des Fils de la Liberté, il fut choisi pour en être le président et, comme tel, il paya de sa personne. Il fut en effet grièvement blessé au genou lors de la rencontre fameuse des Fils de la Liberté avec le Doric Club. Désigné d'avance à l'attention des autorités, il est l'un des premiers arrêtés en novembre 1837. Emprisonné le 16 de ce mois, sous l'accusation de haute trahison, il dut subir une captivité de près de huit mois, n'étant libéré que le 8 juillet 1838, après avoir fourni un cautionnement de

1000. Une fois les troubles apaisés, André Ouimet reprit sa profession et l'exerça jusqu'à sa mort arrivée le 10 février 1853.

 

Recherche parmi 15772 individus impliqués dans les rébellions de 1837-1838.

 



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