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Les Patriotes de 1837@1838 - NEILSON, John (1776-1848)
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NEILSON, John (1776-1848)
Article diffusé depuis le 05 décembre 2000
 




Fils de William Neilson et d'Isabel Brown; époux de Marie-Ursule Hubert; né à Dornald, Écosse, le 17 juillet 1776; décédé à Cap-Rouge, Bas-Canada le 1er février 1848

Éditeur, imprimeur, libraire, homme politique, agriculteur et officier de milice

John Neilson a connu une vie peu commune. Dès l'âge de 15 ans, il travaille à Québec avec son frère Samuel pour l'aider à diriger l'entreprise Brown and Gilmore laissée par leur oncle à sa mort. Il ne toucha presque pas à la politique, sa vie étant plutôt orientée vers les relations publiques.

En effet, Neilson est un imprimeur-éditeur et un libraire, il possède sa propre imprimerie, l'imprimerie Neilson, qui détient des contrats de l'État (impression de proclamations, de lois et de journaux), des contrats privés (productions de formulaires, d'affiches et de cartes d'affaires) et qui publie le journal hebdomadaire le plus important dans les deux Canadas : La Gazette de Québec. De plus, Neilson possède la principale librairie des deux Canadas. Il y vend des articles de bureau, du papier, des cahiers, et beaucoup de livres de Grande-Bretagne et parfois de France. C'est également lui qui fournit en livres les principales bibliothèques de la colonie.

Bien que ses efforts se concentrent en grande partie sur les lettres et le journalisme, il établit des liens solides avec les notables de la colonie, notamment avec Louis-Joseph Papineau, qui l'introduit en quelque sorte à la politique (il s'engagera alors dans tout ce qui touche l'éducation, l'agriculture et le développement des cantons).

Effectivement, Neilson est élu député de Québec en 1818 sous la bannière du parti canadien (ancêtre de parti patriote). Il travaille dès lors en étroite collaboration avec Papineau et tous deux sont délégués, en 1823, pour présenter les pétitions du Bas-Canada contre le projet d'union soumis à la Chambre des Communes en 1822. Étant du côté des Patriotes sur certains points, notamment en ce qui a trait au contrôle des subsides, Neilson devient un fervent loyaliste lors des Rébellions de 1837-1838. Justement, lors de l'adoption des Quatre-vingt douze Résolutions de 1834, Neilson se rebiffe et tourne le dos aux Patriotes, la violence et le radicalisme des Résolutions lui répugnant. Dès lors, il fera tout pour éviter les rébellions. Il combat ainsi avec ferveur l'union du Bas et du Haut-Canada.

BIBLIOGRAPHIE : GALARNEAU, Claude. Les Métiers du livre à Québec (1764-1859; GALARNEAU, Claude et Maurice Lemire. Livre et culture au Québec (1800-1850), Québec, 1988. pp. 93-112.; HARE, J. et J.-P. Wallot. Le livre au Québec et la Librairie Neilson au tournant du XIXe siècle.

Julie Nolet

 


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