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Les Patriotes de 1837@1838 - McGill, Peter (1789-1860)
 BIOGRAPHIE 
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McGill, Peter (1789-1860)
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Il est né en août 1789, baptisé le 1er septembre à Greebridge, Ecosse, enfant de John McCutcheon et de Mary McGill, et est mort le 28 septembre 1860 à Montréal. Il change de nom le 29 mars 1821. Il fut commerçant, administrateur, juge de paix et homme politique.

McGill a pu être commerçant parce qu'il s'associe à des sociétés d'importation et d'exportation situées à Montréal et à Québec. Il commerce le bois, les produits d'épicerie, la potasse, les produits manufacturés avec la Grande-Bretagne et les Antilles. Il possède d'ailleurs des bateaux qu'il fait lui-même construire. Il a des intérêts dans une fonderie de 1824 à 1840 et dans un monopole des bateaux à vapeur de la rivière Outaouais. Enfin, il acquiert et relance l'aqueduc de Montréal. Cependant, la majeur partie de son travail se fait dans les conseils d'administration, car il ne devint jamais riche malgré une vie consacrée à la spéculation.

La première charge administrative qui lui est confiée est celle de syndic. Il est admis au conseil de l'administratif de la Banque de Montréal en 1819 et, en 1830, il est élu vice-président, avant dêtre nommé président de 1834 à 1860. Lorsqu'il s'associe pour l'achat de 1 000 000 d'âcres dans les Cantons de l'Est, il est nommé commissaire de la compagnie. De même, il est actionnaire minoritaire et président du conseil d'administration du chemin à lisses entre Laprairie et Dorchester (Saint-Jean) t, plus tard, de celui du chemin de fer. Aussi, il participe à l'administration courante de la ville de Montréal jusqu'à ce qu'elle se voie dotée d'une charte. Il préside la Montreal Auxilary Bible Society de 1834 à 1843, la Lay Association of Montreal de 1845 à 1860, la St. Andrew Society de 1835 à 1842, qui est une société secrète. Il est grand surintendant des francs-maçons de la Royal Arch de la province de Canada de 1847 à 1850 et conseiller presbytéral de l'église St. Paul en 1845. D'ailleurs, elle lui a déjà appartenu avec un associer et il ne la vendit pas sans avoir imposé à l'acquéreur l'orthodoxie de celle-ci. Cette attitude ne l'empêche pas pourtant de subventionner la construction d'un temple de l'Eglise congrégationaliste.

En 1827, il est juge de paix du district de Montréal.

De 1832 à 1838, il siège au Conseil Législatif et au Conseil Exécutif. En 1838, il préside pendant deux mois le Conseil Spécial et il en est membre jusqu'en 1841. En suite, il accède encore aux Conseils Législatifs, qu'il préside de 1847 à 1848, et exécutif jusqu'à sa mort. Le rôle le plus marquant au niveau politique est son rôle de président de l'association constitutionnelle de Montréal de 1836-1839 il est le porte-parole au milieu des affaires anglo-écossais où il préconise l'union du Haut et du Bas Canada comme solution aux problèmes des colonies. Si on l'a choisi pour combler ce poste c'est probablement à cause de sa grande implication dans les différents milieux des affaires montréalaises.

George Moffat

George Moffat vit le jour le 13 août 1787 à Sidhead Weredal comté de Durham en Angleterre. Au cour de sa vie George eut deux épouses, la première était une indienne dont on ne sait pas le nom, de cette première union il eut un fils. Il se remariera avec une nommée Sophia MacRae. D2e ce deuxième mariage il eut trois garçons.

Au cour de sa vie George Moffat est autant homme d'affaires qu'homme politique. Il débarque au Canada en 1801. Durant sa jeunesse, il travaille avec plusieurs compagnies de fourrures dont la Hudson Bay compagny de Montréal. Moffat possède également des intérêts dans des compagnies d'importation et d'exportation qui font le commerce des épices et de marchandises sèches ainsi que des produits de quincaillerie. Il ne faut pas oublier qu'il possède plusieurs lots de terre dont l'île Notre-Dame. En plus de toutes ces occupations, il est très actif dans le milieu des assurances. De 1822-1835 il siège au conseil d'administration de la Banque de Montréal et, en 1854, il est l'un des promoteurs de la Banque Molson.

En 1831, il entre au conseil législatif du Bas-Canada comme représentant des hommes d'affaires montréalais. Dans les années 1830, Moffat contribue à faire augmenter la tension qui règne déjà en poursuivant deux directeurs de journaux qui avaient tourné au ridicule le conseil législatif. Durant les rébellions de1837-1838 Moffat est un grand leader moral pour la population anglophone du Bas Canada. Il est l'un des plus actifs parmi les marchands l'Association constitutionnelle. Entre 1832-1837 on a tendance à croire que Moffat est à la source des plus cruelles attaques menées contre les Canadiens français. Après les rébellions, sans trop savoir pourquoi, Moffat suggère au ministre des colonies d'être compréhensif avec les rebelles et d'en exiler quelques-uns uns. Moffat est au Canada avec Lord Durham pour lui faire quelques recommandations dont celle de l'union législative avec le Haut Canada. En 1839, il perd sa position au conseil, puis en 1841 il se fait réélire à l'assemblée législative du Canada-Uni. En 1843, il démissionne pour protester contre le déménagement du siège du gouvernement de Kingston à Montréal; puis reprend son poste en 1844. Peut-être par remords de conscience il se déclare en 1849 en faveur des indemnisations pour les pertes subies pendant la rébellion du Bas-Canada.

Toute sa vie se déroule sur la même note où elle avait débutée, c'est-à-dire en loyaliste. Il rend l'âme en 1865 à Montréal.

 

Recherche parmi 15772 individus impliqués dans les rébellions de 1837-1838.

 



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