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Les Patriotes de 1837@1838 - Girod, Amury (1800-1837)
 BIOGRAPHIE 
     
Girod, Amury (1800-1837)
Article diffus depuis le 20 mai 2000
 




Amury Girod (1)

N en Suisse autour de 1800, Girod quitte l'Europe apr鑣 avoir re鐄 son 閐ucation dans son pays natal. Il aurait servi dans l'arm閑 de lib閞ation de Simon Bolivar et particip, au Mexique, au conflit contre les Espagnols titre de lieutenant-colonel de cavalerie. Apr鑣 un bref s閖our aux 蓆ats-Unis, Girod arrive au Canada (Selon les sources, la date de son arriv閑 varie entre 1828 et 1831. HUGUET-LATOUR 1902 : 139; BERNARD 1987 : 373).

Il y rencontre Jean-Fran鏾is Perrault avec lequel il participe la fondation d'une 閏ole d'agriculture Qu閎ec qui est vite en faillite. Cela vaudra Girod une r閜utation de d閎iteur insolvable qui le poursuivra longtemps (GIROD, 1940 : 274-275 et HUGUET-LATOUR 1902 : 140). En 1833, on le retrouve Varennes o il 閜ouse Zo Ainsse, fille du Seigneur de l'頻e Ste-Th閞鑣e. Il s'y 閠ablit et pratique l'agriculture en m阭e temps qu'il r閐ige, sous diff閞ents pseudonymes dont celui de Jean-Paul, des trait閟 d'agriculture dans La Minerve, Le Canadien, l'蒫ho du pays et le Glaneur. Dans ses articles, Girod pr鬾e une r閒orme mod閞閑 du r間ime seigneurial. Homme de lettres, il publie aussi un recueil de Notes diverses sur le Bas-Canada ainsi qu'une traduction du Trait th閛rique et pratique de l'agriculture de W. Evans.

Li au Parti patriote depuis son arriv閑 au Canada, Girod se fait voir dans les assembl閑s populaires des r閎ellions de l'閠 1837. Le 23 octobre, l'Assembl閑 des Six Comt閟 de St-Charles, il assume la fonction de secr閠aire. Il fait partie des membres fondateurs des Fils de la Libert et, le 6 novembre, il est pr閟ent lors de l'affrontement contre le Doric Club. Son implication dans les assembl閑s populaires, devenues ill間ales le 15 juin, lui vaut d'appara顃re sur la liste des 26 mandats d'arrestation 閙is par Lord Gosford le 16 novembre.

Girod prend alors de l'importance au sein de l'insurrection. Le soir du 15 novembre, Varennes, il rencontre L.-J. Papineau, E. B. O'Callaghan et J.-P. Boucher-Belleville qui cherchent fuir Montr閍l avant l'閙ission des mandats d'arrestation. l'issue de la r閡nion, il part vers Deux-Montagnes pour organiser le peuple, trouver des munitions, et " voir ce qu'on peut y faire " (GIROD 1924 : 409). D鑣 son arriv閑 St-Eustache, les autorit閟 en place l'acceptent. Ses actions en Am閞ique du Sud lui conf鑢ent une certaine notori閠 militaire et il se r閏lame de l'autorit de Papineau. Il se met rapidement en rapport avec J.-O. Ch閚ier et W. H. Scott. Il dira de Ch閚ier que c'est un homme bien mais trop bavard et il soup鏾nnera Scott, qu'il avoue ne pas aimer, de dissimuler ses v閞itables intentions (GIROD 1924 : 410). On pourrait croire que c'est en raison de la tr鑣 grande organisation du comt au plan r関olutionnaire que Girod s'int鑗re aussi facilement au sein des rebelles de Deux-Montagnes (HUGUET-LATOUR 1902 : 141). Il est int閞essant de remarquer que, comme Girod, la plupart des dirigeants militaires de Deux-Montagnes sont des " 閠rangers ", qu'on pense aux de Lorimier, au dr Brien, A. B. Papineau, R. Hubert et F. Peltier. Le soul鑦ement des habitants de Deux-Montagnes serait le fruit de ces " 閠rangers " voulant faire r閡ssir l'insurrection du sud (St-Denis et St-Charles; KITE SENIOR 1997 : 165).

Sur le terrain, Girod est actif et ambitieux. Il entreprend d鑣 le 17 novembre d'exercer ses officiers au maniement des armes. Il se dit surpris que les Canadiens assimilent ces techniques aussi rapidement et attribue ce ph閚om鑞e au sang fran鏰is qui coule dans leurs veines (GIROD 1924 : 410). Pour emp阠her que des soldats ne viennent St-Eustache arr阾er quelques chefs rebelles, il entend faire d閠ruire le pont Porteous sur la rivi鑢e des Miles-蝜es la hauteur de Ste-Rose et rapporter sur la rive nord toutes les embarcations se trouvant sur la rivi鑢e. Ce pont ne sera finalement pas d閠ruit suite l'opposition de plusieurs chefs et sera emprunt par l'arm閑 de Colborne le 14 d閏embre.

Girod est re鐄 comme " g閚閞al des arm閑s du nord " le 23 novembre, sur la proposition de Chevalier DeLorimier. Avec ce titre et dans la vue de faire r閡ssir le soul鑦ement des troupes du sud, Girod d閏ide le 24 novembre de profiter de l'absence de troupes Montr閍l pour marcher sur la ville. Il rencontre ce propos l'opposition du conseil des chefs qui, pr閒閞ant r間ler les conflits locaux qui divisent rebelles et loyaux, d閟ire rester sur la d閒ensive (GIROD 1924 : 412).

Le 30 novembre Girod fait une exp閐ition Oka avec le Dr Ch閚ier pour y prendre des armes la Compagnie de la Baie d'Hudson et chez les Mohawks de la Mission de Kanesatake. Girod y a un long entretien avec un chef de la mission qui refuse de lui c閐er ses armes. Il ne rapporte finalement qu'un petit canon ainsi que huit mousquets, un peu de poudre et de plomb et un baril de porc.

On remarque par son journal que Girod est un homme empreint d'id閑s lib閞ales et semble tr鑣 soucieux du respect de la propri閠 priv閑, cela le pousse agir s関鑢ement contre ses hommes qui s'adonnent au pillage des demeures des Loyaux. Il fait m阭e remettre des re鐄s de perquisitions aux victimes. Il s'occupe aussi de signer des passeports ceux qui veulent quitter le comt pour ne pas s'impliquer dans le soul鑦ement arm (GIROD 1924 : 410-411).

Lorsque les troupes de Colborne et des Loyaux arrivent St-Eustache, Girod part chercher des renforts St-Beno顃. ce moment, certains croient qu'il fuit et tentent de faire feu sur lui. son arriv閑 chez Girouard et Masson, il est fortement harangu par ceux-ci qui lui reprochent sa l鈉het, et le ram鑞ent St-Eustache en compagnie de quelques hommes (KYTE SENIOR 1997 : 186-187). Sur le chemin du retour, Girod profite d'une pose l'auberge d'Inglis pour se sauver vers Rivi鑢es-des-Prairies. Il est rejoint le 18 d閏embre Pointe-aux-Trembles par des volontaires de Long Point. Il se suicide alors d'une balle dans le front pr閠extant qu'il ne voulait pas finir ses jours comme son p鑢e en prison. Son corps fut enterr sur la rue Sherbrooke Montr閍l.

Les deux sources principales que nous d閠enons sur Girod le montrent sous un jour tr鑣 diff閞ent. Son journal laisse transpara顃re un homme qui, rempli de volont et d'espoir, ne r閡ssit pas imposer ses id閑s et se m閒ie des gens qui l'entourent. On peut, dans cette optique, penser qu'il a fuit le 14 d閏embre apr鑣 une perte totale de confiance dans les insurg閟. Le Journal historique d'un t閙oin oculaire du cur Jacques Paquin est pratiquement l'oppos. Girod y est d閏rit comme imbu de son titre de g閚閞al, ha飐 des autres chefs patriotes, d閠est閟 de ses hommes, menteur, brutal, inefficace, l鈉he et n閒aste pour les rebelles. Paquin, fervent anti-patriote, n'a aucune estime pour cet Huguenot, qu'il dit ath閑, qui a conduit les rebelles de St-Eustache la d閒aite (GLOBENSKY 1973 : 44-45). Pour lui, Girod a fuit en l鈉he le 14 d閏embre pour sauver sa peau.

L'HISTORIOGRAPHIE a conserv de Girod une r閜utation plut魌 mauvaise. Celle-ci peut 阾re due au fait qu'il demeure un " 閠ranger " au Bas-Canada et surtout dans Deux-Montagnes. En fait, l'insurrection 閠ait bien organis閑 dans le comt de Deux-Montagnes avant l'arriv閑 de Girod et les probl鑝es socio-閏onomiques r間ionaux cr閍ient une importante dynamique locale, diff閞ente de celle des comt閟 de la rive sud. Les locaux ont possiblement 閠 choqu閟 de voir s'imposer ainsi un 閠ranger la t阾e de leurs arm閑s. Girod voyait pour sa part dans Deux-Montagnes un potentiel r関olutionnaire propre faire r閡ssir un soul鑦ement national plus large. Dans cette optique, les locaux, plus centr閟 sur leurs conflits internes, n'auraient per鐄 en lui qu'un opportuniste, profitant des troubles pour se donner du cr閐it.

MAXIME GOHIER

BERNARD, Jean-Paul et Danielle GAUTHIER, " Girod, Amury ", DBC, vol 7, 373-376.; DUBOIS, 蒻ile., Le feu de la Rivi鑢e-du-Ch阯e : 蓆ude historique sur le mouvement insurrectionnel de 1837 au nord de Montr閍l, M閞idiens, 1998 : 204p.; GIROD, Amury., " Journal tenu par feu Amury Girod et traduit de l'allemand et de l'italien ", APC Rapport, 1924 : 408-419.; GIROD, Amury., " Lettre d'Amury Girod J. E. Hamilton (8 mars 1833). ", BRH, Qu閎ec, 1940, Vol 38, no 9 : 274-275.; GREER, Allan., Habitants et Patriotes : La r閎ellion de 1837 dans les campagnes du Bas-Canada, Montr閍l, Bor閍l, 1997, 368p.; HUGUET-LATOUR, L.-A. et L.-E. de BELLEFEUILLE, " Amury Girod ", Le bulletin de recherches historiques, Qu閎ec, 1902, vol 8 : 139-146.; KYTE SENIOR, Elinor., Les habits rouges et les Patriotes, Montr閍l, v1b 閐iteur, 1997 : 165-166.; PAQUIN, Jacques., " Journal historique des 関鑞ements arriv閟 St-Eustache pendant la r閎ellion du Comt du lac des Deux-Montagnes - par un t閙oin oculaire ", dans Maximilien Globensky, Histoire des r閎ellions de 1837 St-Eustache, 1973 : 43-116.

Amury Girod (2)

Les origines du patriote Amury Girod sont pour le moins incertaines. De sa naissance, que l'on estime un peu avant 1800 en Suisse, jusqu' son arriv閑 au Bas-Canada en 1831, tout n'est que supposition. Apr鑣 avoir quitt sa Suisse natale pour l'Am閞ique, il devient lieutenant-colonel de cavalerie au Mexique, combat aux c魌閟 de Simon Bolivar et des Mexicains contre les Espagnols; il s閖ourne environ deux ans aux 蓆ats-Unis o il 閜ouse une am閞icaine avec qui il a un fils. Une chose est s鹯e cependant, Girod parle cinq langues son arriv閑 au Canada, ce qui confirmerait ses nombreux voyages 関oqu閟 plus haut. En 1831, on entend parler de lui pour la premi鑢e fois au Bas-Canada alors qu'il prononce des conf閞ences sur l'application des math閙atiques aux arts m閏aniques. C'est Montr閍l en 1832 qu'il entreprend de vaines d閙arches afin d'ouvrir une 閏ole d'agriculture. D'ailleurs, c'est un trait de caract鑢e que plusieurs historiens lui attribuent : tr鑣 entreprenant, peu pers関閞ant. Entre 1831 et 1835, il publie aussi de nombreux articles et essais traitant de l'agriculture. Il sera 間alement r閐acteur de l'蒫ho du Pays de Saint-Charles en 1832. On lui conf鑢e un certain talent pour ses observations de la vie rurale, les questions politiques et judiciaires. Girod vient s'閠ablir Varennes vers 1833, o il y cultive une terre. C'est l qu'il rencontre Zo Ainsse, fille d'un modeste seigneur, qu'il 閜ousera Montr閍l le 25 septembre 1833. L'auteur Joseph Schull d閏rit Girod en ces termes peu flatteurs : "...un Suisse bedonnant au teint basan (...; il) avait amass une montagne de dettes qu'il avait effac閑 gr鈉e un heureux mariage. Lui un chef de la lutte d'un peuple, un g閚閞al de l'arm閑 patriote? Certainement pas!" (Schull, 1997 :75). S'il est membre du Parti patriote depuis son arriv閑 au Bas-Canada, c'est Varennes qu'il devient plus actif et fait sentir davantage sa pr閟ence dans le mouvement.

Girod est de toutes les assembl閑s populaires qui ont suivi les r閟olutions de lord Russell. Il prononce un long discours Saint-Marc le 15 mai 1837, il est parmi les fondateurs de l'Association des Fils de la Libert de Montr閍l et il est membre du sous-comit qui repr閟ente les vues du village de Varennes; il est aussi secr閠aire lors de la grande assembl閑 de Saint-Charles-sur-Richelieu. Girod sait se faire remarquer lors de ces assembl閑s : "Poseur, il se m阬ait tous les groupes, poussant, criant et discourant jusqu' ce qu'il s'attire le silence et des regards courrouc閟. On ne pouvait le manquer : il avait une voix d'airain et une couenne de fer" nous apprend Joseph Schull. Le moment d閠erminant de son action patriotique culmine lors de sa rencontre avec Papineau et Edmund Bailey O'Callaghan le 14 novembre 1837 Varennes lorsque ceux-ci, sentant l'閠au de la justice se resserrer sur eux, cherchent refuge aupr鑣 de Girod. Apr鑣 cette rencontre, il est convenu que Girod parte organiser le "nord", c'est--dire le fournir en armes, en munitions et qu'il y entra頽e le peuple au combat. Il 閠ablit ses quartiers Saint-Beno顃 dans le comt de Deux-Montagnes. Girod est nomm chef des op閞ations militaires une semaine apr鑣 son arriv閑, soit le 23 novembre 1837. Il organise au meilleur de ses connaissances les ressources militaires de la r間ion, suivant la mani鑢e qui lui para顃 la plus utile la cause des insurg閟. Selon Allan Greer dans Habitants et Patriotes, le g閚閞al ne peut imposer sa volont que lorsqu'elle s'accorde avec celle de ses soi-disant subordonn閟 (Ch閚ier et Scott) et il arrive souvent que les habitants fassent 閏houer ses plans en refusant d'ex閏uter les ordres. Ils s'opposent tout particuli鑢ement la proposition de Girod d'attaquer Montr閍l et pr閏onisent plut魌 une position d閒ensive. Girod est d閟illusionn et regrette de s'阾re alli des hommes au caract鑢e si h閟itant. Entre temps, la mobilisation se poursuit Saint-Eustache et Saint-Beno顃 apr鑣 la victoire Saint-Denis. Le 30 novembre, quelques centaines de patriotes, sous la direction de Girod et Ch閚ier, se rendent la mission am閞indienne du lac des Deux-Montagnes pour s'emparer des armes et des munitions qui se trouvent au magasin de la Hudson's Bay Company. L'exp閐ition 閏houe partiellement cause du manque de discipline des hommes sous la gouverne de Girod et de Ch閚ier. Girod ne peut s'emp阠her d'閏rire : "Il est plus facile de faire comprendre une oie qu'il ne faut pas cacarder qu' un Canadien qu'il faut tenir sa langue." Girod perd rapidement le contr鬺e de ses hommes et l'op閞ation tourne au pillage. Il assiste avec fureur cet acte de saccage, mais il est incapable de l'emp阠her.

Lorsque les troupes du major g閚閞al Colborne encerclent et attaquent Saint-Eustache le 14 d閏embre 1837, Colborne sait que la bataille qui suivra ne sera pas aussi facile qu' Saint-Charles. De son c魌, Girod voit que son arm閑 est insuffisante pour battre celle de Colborne. N'ayant plus aucun contr鬺e sur ses hommes et s'閠ant heurt leur insubordination, Girod d閏ide alors de se rendre Saint-Beno顃, soit pour chercher des renforts, soit pour s'enfuir. Pendant son absence, les choses s'enveniment et la bataille de Saint-Eustache verra p閞ir l'un des chefs patriotes, Jean-Olivier Ch閚ier. Le d閜art de Girod dans le village voisin de Sainte-Th閞鑣e-de-Blainville sera consid閞 par plusieurs comme un signe de l鈉het de sa part, un homme ayant pourtant un glorieux pass militaire. Girod est poursuivi tout le long de son trajet jusqu' la Longue-Pointe par des volontaires arm閟. Se voyant forc d'abandonner sa course parce que traqu par les militaires de l'arm閑 de Colborne, Girod se suicide le 17 d閏embre 1837, pr閒閞ant s'魌er la vie lui m阭e que d'阾re assassin par des Loyaux.

L'histoire retiendra de Girod qu'il fut un auteur respect, certes; mais il fut aussi plus entreprenant que pers関閞ant, plus l鈉he que courageux quand ses hommes eurent besoin de son leadership. Le fait d'阾re un 閠ranger y 閠ait-il pour quelque chose? Peut-阾re n'avait-il pas la cause des Patriotes c渦r? 蓆ait-il seulement un mercenaire pla鏰nt ses int閞阾s personnels avant ceux de la libert recherch閑 par les Rebelles? Un certain doute, pour ne pas dire un myst鑢e, plane encore autour des nombreux paradoxes qui ont marqu le passage de Girod au Bas-Canada.

Sophie Geoffrion

BERNARD, Jean-Paul, Danielle Gauthier, DBC, Volume VII, Qu閎ec, PUL: 373-375.; GREER, Allan, Habitants et Patriotes : La R閎ellion de 1837 dans les campagnes du Bas-Canada, Montr閍l, 蒬itions du Bor閍l, 1997 : 370 p.; KYTE SENIOR, Elinor, Les habits rouges et les Patriotes, Montr閍l, VLB 蒬iteur, 1997 : 310 p.; PAQUIN, Jacques, Journal historique des 関閚ements arriv閟 Saint-Eustache, Montr閍l, John Jones, 1838 : 96 p.; RUMILLY, Robert, Papineau et son temps, Montr閍l, Fides, 1977 : 643 p.; SCHULL, Joseph, R閎ellion : Le soul鑦ement patriote de 1837 au Bas-Canada, Montr閍l, 蒬itions Qu閎ec Am閞ique, 1997 : 303 p.

Amury Girod (3)Nom du p鑢e: Inconnu

Nom de la m鑢e: Inconnu

Nom de l'閜ouse: Zo Ainsse

Date de naissance: Un peu avant 1800

Lieu de naissance: Suisse

Date du d閏鑣: 18 d閏embre 1837

Lieu du d閏鑣: Pointe-aux-Trembles Montr閍l

Professions exerc閑s: Cultivateur, auteur et patriote

Fonctions au moment des troubles: Membre du sous-comit charg de repr閟enter les vues du village de Varennes, secr閠aire de l'assembl閑 qui r閡nira les repr閟entants de Six-Comt閟.

Bibliographie de trois titres: Note historiques sur les 閏oles d'agriculture dans Qu閎ec, Amury Girod ou l'homme du myst鑢e et Lebrun, Tableau statistique et politique des deux Canadas.

Amury Girod re鏾it son 閐ucation en Suisse. D鑣 son arriv閑 Montr閍l, Girod est li au parti patriote. Ses activit閟 se concentrent Varennes, dans le comt de Verch鑢es et Pointe-aux-Trembles. Entre 1831 et 1837, Girod 閏rit une s閞ie d'articles d閒endant la conservation de l'agriculture au Canada.

En 1837, Girod est forc de quitter Montr閍l avant qu'un mandat d'arr阾 ne soit lanc contre lui puisqu'il prend une part importante dans les r閡nions des patriotes. C'est pendant cet exil qu'il rencontre Papineau, Edmund Bailey O' Callaghan ainsi que Boucher Belleville. Ils convoquent, sur la proposition de Boucher Belleville, une convention o on propose d'閠ablir un gouvernement provisoire. Puisque cette mesure 閝uivalait un acte de r閎ellion ouverte, Girod propose aux autres de se rendre Saint-Denis pour tenter de trouver des armes pendant que lui-m阭e prendrait la direction du nord. Il arrive dans le comt de Deux-Montagnes le 17 novembre, mais les habitants de Saint-Eustache ont d閖 pris les armes.

Girod est accept comme chef une semaine seulement apr鑣 son arriv閑. Il ne prend cependant pas les choses en main comme les habitants du comt l'auraient souhait. Plusieurs familles, qui sont demeur閑s fid鑜es au gouvernement, se font piller et abandonnent leur maison la suite des r閝uisitions que le g閚閞al Girod n'est pas capable d'関iter. Le 14 d閏embre, sir John Colborne, major g閚閞al, et ses troupes attaquent Saint-Eustache et y mettent le feu l'間lise ainsi qu' plusieurs maisons pour en faire sortir les rebelles. Jean-Olivier Ch閚ier y meurt la t阾e de ses hommes. Girod, qui est apparemment parti chercher du renfort Saint-Beno顃, est alors accus sur le chemin du retour d'avoir voulu se d閒iler. D鑣 lors on n'ob閕t plus ses ordres. Il n'a alors d'autre choix que de fuir vers Sainte-Th閞鑣e-de-Blainville pour ensuite revenir Varennes. Il est rep閞 Rivi鑢e-des-Prairies le 17 d閏embre et pris en chasse partir de Pointe-aux-Trembles. Il d閏ide alors de se tirer une balle dans la t阾e.

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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 harris lefebvre  (27 novembre 2011)
Sa m'interesse beaucoup la rebellion de 1837 car je suis un nationaliste.
 harris lefebvre  (27 novembre 2011)
Sa m'interesse beaucoup la rebellion de 1837 car je suis un nationaliste.

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