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Les Patriotes de 1837@1838 - Garneau, François-Xavier
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Garneau, François-Xavier
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




L'homme qui a donné une histoire à son pays pour que l'on se souvienne et redonné une fierté nationale à un peuple humilié, désormais conscient de sa destinée, François-Xavier Garneau, commence sa vie à Québec, le 15 juin 1809. Fils aîné de François-Xavier Garneau et de Gertrude Amiotte- Villeneuve, il partage l'amour de ses parents avec deux frères et une sœur: David, Honoré et Marie-Émélie. Devant le manque de ressources de sa famille, Garneau voit son rêve brisé d'acquérir le savoir classique au Séminaire de Québec. Seules des études primaires à l'école de la rue St-Réal et l'école mutuelle de Joseph-François Perreault posent les premières bases de sa formation intellectuelle. Son passage à l'école mutuelle lui ouvre des perspectives insoupçonnées: Perreault lui accorde le privilège de travailler comme greffier à la cour du banc du roi, lui fait profiter des richesses de sa bibliothèque et de son érudition par des leçons d'anglais, de latin, de français et d'histoire. Un pareil régime d'études pendant deux années et sous la direction d'un " professeur" aussi chevronné, constituait des conditions idéales pour faire l'équivalent d'un cours classique (Bergeron,1994:24). Durant les années 1825 à 1830, le jeune Garneau entre à l'étude renommée du notaire Archibald Campbell afin d'y entreprendre sa formation professionnelle. Au même moment, en autodidacte, il continue à se forger une culture par la lecture des Horace, des Shakespeare, des Milton, des Byron... et par l'apprentissage de l'italien. A peine âgé de 21 ans, Garneau est reçu notaire, le 23 juin 1830. Son ouverture sur le monde, tant souhaitée, se concrétise par un premier voyage en Acadie, aux États-Unis, dans le Haut-Canada. Mais ce sont de ses voyages à Londres et à Paris, qu'il retire une forte impression, fondamentale pour l'homme de lettres romantique et l'historien nationaliste.

En tant qu'écrivain, Garneau présente une oeuvre diversifiée. Ses premières inspirations, il les voue à la poésie pendant dix ans (1831-1841). Influencé par le romantisme français, il se livre à différents genres où ses préférences vont à ceux de souffle patriotique. Il laisse une vingtaine de pièces. Le journalisme de " combats et d'idées " lui donne pour quelque temps une nouvelle arme d'expression. Toujours dans cet univers, il se lance, mais sans succès, dans l'entreprise de presse culturelle avec la fondation de l'Abeille canadienne (1833-34 )et le journal des étudiants devenu l'Institut (1840-41). Lorsque se dessine sa vocation d'historien, peu après 1837, il délaisse à jamais la poésie et se tourne vers la prose. Outre Voyage en Angleterre et en France, il devient dès ce moment, presqu'à la lettre, l'homme d'un seul livre, l'Histoire du Canada (Lanctôt,1946:138 ). La publication du premier volume, en août 1845, est suivie de deux autres volumes (1846-1848), qui complètent son travail. De nombreuses éditions impliquant sa collaboration ou une aide posthume voient aussi le jour. En plus de rester une source d'encouragement et d'inspiration pour les écrivains du XIXe siècle, tels que Philippe-Aubert De Gaspé, Octave Crémazie, Laura Conan, son oeuvre stimule la création du roman historique. Les joies et les peines de sa vie intime, durant l'année 1835, freinent son activité littéraire. Sa mère s'éteint en juillet. À l'affliction succède le bonheur, le 25 août, jour de son mariage avec Esther Bilodeau, début d'une vie de couple qui accueille dix enfants.

En plus d'écrire, Garneau occupe plusieurs autres fonctions au cours de sa vie. Elles sont surtout reliées aux domaines de la politique, des lettres, sans oublier le notariat qu'il exerce sans passion. De 1831 à 1833, il est secrétaire particulier de Benjamin Viger avec qui il apprend à défendre les droits des Canadiens français. En 1832, il est membre de la Société littéraire des amis de Pologne. Durant les années 1836 à 1842, il est notaire à temps partiel et caissier de banque. À partir de 1841, il est membre de la société littéraire du Québec. En 1842, il fonde la société St-Jean-Baptiste de Québec et travaille aussi comme traducteur adjoint à l'Assemblée législative. De 1844 à 1864, il est greffier à la ville de Québec. En 1859,il se retrouve au conseil de l'Instruction publique( Roy,1983:70-71,Bergeron,1994:15-17). Dans la nuit du 2 au 3 février 1866, la maladie enlève aux Canadiens Français un grand homme. Son corps repose au cimetière Notre-Dame de Belmont à Québec. En sa mémoire, ses concitoyens lui érigent un monument, le 15 septembre 1867.

La conjoncture de crise qui secoue le Bas-Canada durant la décennie 1830-1840 n'est pas étrangère à Garneau. Il ne fait pas que la vivre, il s'y intéresse. Parallèlement à ses fonctions, à ses activités littéraires, les questions politiques du moment le préoccupent. Elles avivent ses sentiments patriotiques, prélude à une vocation, à une action de " justicier ". S'il sympathise avec les Patriotes, Garneau ne s'engage pas activement dans la rébellion, soutient Wycynski (Roy:1983:70). Il est vrai qu'il ne prend pas les armes, mais il bataille de la plume dans le journal et de la parole dans les réunions ( Lanctôt,1946:40). Dès les premières agitations déclenchées par les discours enflammés de Papineau, porte-parole d'un petit peuple qui tendait à la liberté politique (Lanctôt,1946:25), il se joint au rang des admirateurs de celui-ci. Favorable aux revendications, il désapprouve néanmoins, durant le conflit, toute intervention armée, vouée, selon lui, à échec. À maintes reprises, Garneau se fait aussi défenseur de la cause des Patriotes par ses écrits. En 1834, secrétaire du comité constitutionnel, il se fait propagandiste des réformes de Papineau dans la presse et les assemblées politiques (Bergeron,1994:16). Au nom des Patriotes emprisonnés, il lutte pour obtenir leur amnistie en 1837. Il s'associe en janvier 1840 aux Parent, Nelson, Glackemeyer et appose sa signature aux résolutions adoptées lors des assemblées (Lanctôt,1946:45). Le 22 février 1841, il dénonce l'Acte d'Union et demande le maintien de de la langue française par la voix du journal Le Canadien et se joint à ceux et celles qui réclament le retour des exilés politiques de 1837,en janvier 1844.

La contribution la plus déterminante et la plus durable de Garneau acquiert toute son ampleur dans Histoire du Canada, oeuvre de l'historien qu'il devient. Peiné de la mésentente entre les deux races canadiennes exprimée au moment des insurrections de 1837-1838 et à travers les injustices de l'Acte d'Union (1840), bafoué par " le peuple sans histoire et sans littérature " de Durham, Garneau décide de dresser, en manière de revanche et de revendication, une histoire qui serait en même temps un plaidoyer patriotique et un programme politique (Lanctôt,1946:142).

Émilie Visconti

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BERGERON, Gérard. Lire François-Xavier Garneau (1809 -1866),historien national, Québec; Institut québécois de recherche sur la culture,1994, 244 pages.; BERNARD, Jean-Paul. Les rébellions de 1837-38, Montréal, Boréal, 1983, 345 pages.; LANCTÔT, Gustave. Garneau historien national, Montréal, Fides, coll. artisans de notre histoire, 1946, 205 pages.

Nom du Père: François-Xavier Garneau

Nom de la mère: Gertrude Amiot-Villeneuve

Nom de l'épouse: Marie-Esther Bilodeau

Date de naissance: 15 juin 1809

Lieu de naissance: Québec

Date de décès: La nuit du 2 au 3 février

Professions exercées: Notaire, poète et historien

Fonctions au moment des troubles: journaliste dans le Canadien

Bibliographie de trois titre sur l'individu: Un contemporain: François-Xavier Garneau, Nos hommes de lettres et Garneau, historien national

La première école que Garneau a connue est celle du faubourg. Puis à douze ans, il va pour deux ans dans une école aménagée dans le sous-sol de la Congrégation des hommes de la haute ville. Lorsqu'il en sort, François-Xavier Perrault prend Garneau sous sa protection et lui offre un emploi de greffier de la Cour du banc du roi où il reste pour encore deux années. Le 22 juin 1825, Garneau s'oriente vers le notariat et, après cinq années de cléricatures il reçoit le 23 juin 1830 sa commission de notaire.

Entre 1831 et 1833, Garneau fait plusieurs voyages en Europe, précisément à Londres et en France. Il devient secrétaire de Denis-Benjamin Viger, député montréalais délégué par la chambre d'assemblée auprès du ministère des colonies. Il s'initie parallèlement à la politique canadienne et à celle de la métropole et critique fortement le régime colonial et les institutions introduites au Bas-Canada par l'Angleterre. C'est là que Garneau, jeune secrétaire, entend et rencontre plusieurs grands représentants de la politique canadienne et britannique, grâce au délégué de l'assemblée qui reçoit beaucoup. En 1837, il va travailler à la Banque de l'Amérique septentrionale britannique pour ensuite passer à la Banque de Québec.

À partir de 1837, on peut voir quelle sera la vocation de cet historien. En effet, dans un extrait historique qu'il publie dans le Canadien du 15 février, il explique les combats et batailles où les Canadiens ont participé. Durant les années qui suivent, Garneau s'occupe à ses volumes de l'Histoire du Canada dont le premier tome paraît au mois d'août 1845, le second en avril 1846 et le troisième en mars 1849. Une deuxième édition paraît aussi en 1852 où Garneau apporte plusieurs améliorations. Il explique aussi dans cette édition, les troubles de 1837-1838, c'est-à-dire les rébellions qui sont sévèrement réprimées. On apprend aussi que, selon Garneau, l'Union des deux Canada est une vraie catastrophe pour les Canadiens-français puisque ces derniers sont placés en minorité à l'Assemblée et qu'ils ne disposent plus de pouvoirs spécifiques. C'est une attaque d'épilepsie qui cause sa mort dans la nuit du 2 au 3 février 1866.

 


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 britanie  (22 février 2008)
où es enterer saint-denys garneau
 jer  (24 janvier 2006)
suoer bonne info!!!

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