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Les Patriotes de 1837@1838 - FABRE, Édouard-Raymond (1799-1854)
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FABRE, Édouard-Raymond (1799-1854)
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Famille, commerce, politique, patriotisme, tous ces thèmes un jour ou l'autre se rejoignent dans la vie d'Édouard-Raymond Fabre. Montréal est la ville où Fabre voit le jour, le 15 septembre 1799. Du mariage de Pierre Fabre et de Marie-Anne Lamontagne célébré en 1794, il est le seul garçon, avec trois de ses sœurs, à survivre dans cette famille de huit enfants. Sa formation scolaire s'arrête après cinq années d'études au petit séminaire de Montréal. Avec son premier emploi comme commis à la quincaillerie Webster, Fabre s'initie aux diverses pratiques du commerce, comptabilité, crédit, financement, profit (Roy,1974:20). Lorsqu'il quitte ce travail après plusieurs années, c'est auprès d'Hector Bossange, fils d'un libraire parisien renommé, propriétaire de la " succursale " des Galeries Bossange, installée à Montréal, que Fabre commence son apprentissage pour devenir libraire. En 1822, il continue son perfectionnement à Paris. L'année 1823 marque son retour. Il achète à Théophile Dufort l'ancien commerce cédé par Bossange en 1819. Il réorganise cet emplacement qui ressemble plutôt à un magasin général et en fait la véritable première librairie du Bas-Canada (Marsolais et autres,1993:50). Sous l'appellation de Librairie française ou librairie Édouard-Raymond Fabre, elle connaît le succès auprès d'une clientèle composée autant de membres du clergé que d'étudiants et devient le lieu de rendez-vous de la rue Notre-Dame pour les professionnels, journalistes, avocats, notaires et politiciens (Trépanier,1959:192). Selon Roy (1974:14), la maison de librairie occupe une place fondamentale dans l'existence de Fabre. Elle représente sa réussite économique et sa promotion sociale. Il manie les affaires avec aisance et complète des transactions fructueuses: Bossange (1823-1828), Perreault (1828-1835) ou Gravel (1844-1854) sont à tour de rôle ses associés et contribuent aux profits de la librairie. En 1826, Fabre commence sa vie d'époux avec Luce Perreault. Au fil des ans, elle lui donne onze enfants parmi lesquels se retrouvent Édouard-Charles, premier archevèque de Montréal et Hector, premier commissaire canadien à Paris.

Dès 1833, Fabre se tourne vers les affaires municipales. Il occupe différents postes allant du Comité sanitaire de la ville jusqu'à la présidence du grand jury de Montréal (1844).Grâce à sa réputation et à ses talents d'administrateur, il se voit confier un mandat à la mairie de Montréal en 1849. Selon Trépanier (1959:189), Édouard-Raymond Fabre, sixième maire de Montréal, est le dernier qui fut élevé à cette dignité par le vote du conseil municipal. Une tâche difficile l'attend. La ville est aux prises avec de nombreux problèmes: situation financière précaire, présence d'émeutiers, actes de vandalisme, deux incendies majeurs, une épidémie de choléra qui demande des moyens de prévention et de protection... Comme pour tout ce qu'il entreprend, Fabre prend sa position de premier magistrat très à cœur et met un point d'honneur à remplir fidèlement et le plus efficacement possible les devoirs de sa charge (Marsolais et autres,1993:54). En 1850, contre sa volonté, il doit accepter un second mandat. Son travail pour la municipalité prend fin le 28 février 1851. Sa tentative de revenir une troisième fois à la mairie échoue. Wolfred Nelson gagne les élections avec une majorité de 69 voix (1854). Quelques mois s'écoulent à peine, Fabre atteint du choléra meurt le 16 juillet 1854 à l'âge de 54 ans.

Fabre se passionne pour la cause des Patriotes. Il y consacre énergie, temps et argent. Sa participation n'attend pas les années 1837-1838. Selon Roy (1974:135) Fabre s'est, de diverses manières, associé à L'activité du Parti patriote. Nous l'avons retrouvé exerçant des fonctions et une influence de première importance dans les institutions que se donna ce groupement: comité patriotique, banque du Peuple, Maison canadienne, bateaux à vapeur, le Patriote, Société St-Jean-Baptiste. Il assure la propagande des idées patriotiques par son soutien à La Minerve à deux reprises, 1832, 1836 et au Vindicator. Admirateur et ami de Papineau, il l'accompagne, le conseille et lui reste fidèle pendant 25 ans. Depuis 1834, sa librairie est le point de ralliement, le quartier général et le centre de " communication " des Patriotes (Marsolais et autres,1993:52). Au moment des troubles, il est délégué à l'Assemblée du comté de St-Laurent, mais refuse une participation armée. En 1843, il fonde l'Association de la délivrance et organise le retour des 58 exilés. Patriote moins flamboyant qu'un Papineau, Fabre, par ses activités d'avant et d'après 1837, témoigne néanmoins d'un engagement constant et sincère à la cause qu'il sert.

Émilie Visconti

LES DIX. Les cahiers des dix. Montréal, no.24, 1959, 265 pages.; MARSOLAIS, Claude-V., DESROCHERS, Luc et COMEAU, Robert. Histoire des maires de Montréal, Québec, Vlb Éditeur,1993, 323 pages.; ROY, Jean-Louis. Édouard-Raymond Fabre libraire et patriote canadien (1799 1854), Québec, Hurtubis HMH, 1974, 220 pages

Montréal, 1799

Montréal, 1854

(38 ans en 1837)

Fils de Pierre Fabre et de Marie-Anne Lamontagne

Sa célèbre librairie fut le rendez-vous de toute la jeunesse patriote

Libraire et maire de Montréal (1849-1854)

Revenu d'un voyage à Paris en 1823, Édouard-Raymond Fabre achète le fonds de commerce de la librairie Bossange. Fabre ne tarde pas à enrichir ce modeste fonds grâce à ses bons contacts français. Par son mariage avec Luce Perrault il s'associe à une fameuse famille patriote. Avec le député Charles-Ovide Perrault, mais surtout avec Louis Perrault, l'associé de Fabvre jusqu'en 1835. De 1832 à 1837, la librairie de Fabre est le lieu de rassemblement des patriotes montréalais. Fabvre participe en outre à la fondation de la Maison canadienne de commerce (1832) et de la Banque du peuple (1835). En 1834, il devient trésorier de l'Union patriotique. En plus de ses tâches de trésoriers, Fabre contribue financièrement à soutenir les divers instances du mouvement patriote.

L'engagement de Fabre est indissociable de son amitié pour Papineau. Cette fidélité restera indéfectible même des années après les Rébellions. C'est d'ailleurs Fabre, à l'heure des arrestations, qui convainquera Papineau de se réfugier aux États-Unis. Réussissant à se cacher en 1837, Fabre est finalement arrêté en décembre 1838. Après les rébellions, Fabre se dévoue à la cause des prisonniers et des exilés politiques. La renommé de sa librairie et sa réputation de gestionnaire hors-pair le désigne pour la politique municipale. En 1849, à contrecœur, il accepte la maîrie de Montréal. Épuisé, il meurt du choléra en 1854. Il restera un des acteurs centraux de l'action patriote. Sa très grande intégrité et son dévouement à l'organisation en font un patriote de premier plan.

 


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