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Les Patriotes de 1837@1838 - DeWitt, Jacob (1785-1859)
 BIOGRAPHIE 
     
DeWitt, Jacob (1785-1859)
Article diffus depuis le 20 mai 2000
 




Jacob De Witt na顃 le 17 septembre 1785 Windham dans le Connecticut du mariage de Henry De Witt et Hannah Dean. En 1802, lui et sa famille viennent s'installer Montr閍l o son p鑢e fonde un commerce de chapellerie dans lequel De Witt, 鈍 de 17 ans, travaille. C'est dans cet 閠ablissement qu'il fait son apprentissage du commerce. En 1812, pendant que la guerre fait rage, il bifurque vers le commerce de la quincaillerie, car il sait que la guerre peut lui rapporter des profits consid閞ables. D閖 on remarque que De Witt a un don pour les affaires : il sait o, quand et comment investir. Lorsque la guerre de 1812 閏late, plusieurs transactions particuli鑢ement heureuses lui permettent d'acqu閞ir les 閘閙ents d'une fortune qu'il fera fructifier consid閞ablement par la suite (RICHARD 1949-50 : 538). Le 9 novembre 1814, il prend comme associ George Busby Willard, un quincaillier de Montr閍l. Cette association dure trois ans. Il part ensuite son compte et installe son commerce Montr閍l, au 62 de la rue Saint-Paul.

Plus tard, De Witt songe diversifier ses activit閟 commerciales. La navigation en amont de Montr閍l l'int閞esse. En 1816, il se porte acqu閞eur du bateau vapeur de cinquante tonneaux le Montreal. Celui-ci fait le relais entre Montr閍l, Lachine et Annstown (Beauharnois). Bref, De Witt peut maintenant assumer le transport et la livraison des produits qu'il vend. De plus, le transport de passagers s'av鑢e lucratif. La m阭e ann閑, il prend comme 閜ouse Sophorina Frary de Montr閍l l'間lise anglicane du canton de Dunham. En 1820, il investit dans le vapeur Car of Commerce et, en 1828, avec son fr鑢e Charles Benjamin, il 閠ablit un service de navigation entre Beauharnois et Montr閍l avec, entre autres, les navires Fashion et Henry Brougham. D閖 en 1825, De Witt est reconnu comme membre de la cinquantaine des grands propri閠aires fonciers de Montr閍l. Ce service de navigation vient donc appuyer sa position. En 1829, il se porte acqu閞eur d'une scierie et d'une importante terre (130 acres) dans le canton de Godmanchester situ dans le comt de Beauharnois. Enfin, en 1833 il ach鑤e le Chateauguay qui relaye Lachine et la paroisse Saint-Joachim de Ch鈚eauguay. Les activit閟 commerciales de De Witt relatives aux transports atteignent des fronti鑢es nouvelles lorsqu'en 1846 il investit dans le r閍m閚agement du canal de Lachine. Ainsi, il " participe la rentabilisation de la force hydraulique " (ROBERT 1985 : 244). Il s'attaque aussi un autre moyen de transport : le chemin de fer. En en 1852, De Witt joue un r鬺e financier important dans la cr閍tion de la Compagnie de chemin de fer Montr閍l et Bytown. Comme l'affirme Robert, De Witt a largement contribu l'essor industriel de Montr閍l au milieu du XIXi鑝e si鑓le (ROBERT 1985 : 244).

Durant la p閞iode qui pr閏鑔e les troubles de 1837-38, De Witt 渦vre dans plusieurs autres activit閟 qui ne sont pas li閑s au commerce. Il si鑗e aux conseils administratifs de plusieurs organismes de bienfaisance et, en 1821, il est l'un des souscripteurs la fondation de l'H魀ital g閚閞al de Montr閍l. Plus tard, il en deviendra le directeur pour plusieurs ann閑s. Il si鑗e aussi la Auxiliary Bible Society, la Soci閠 de Temp閞ance de Montr閍l, la Maison d'industrie de Montr閍l et l'Immigration Commitee of Montreal. Le 24 d閏embre 1822, De Witt, presbyt閞ien (religion protestante r閒orm閑), fonde l'蒰lise American Presbyterian, qui refuse la nomination du pasteur 閏ossais John Burns l'蒰lise presbyt閞ienne 閏ossaise de la rue Saint-Gabriel de Montr閍l laquelle appartenait De Witt. Le nom de cette nouvelle congr間ation r関鑜e bien " les origines nationales et les aspirations patriotiques de ses membres " (RICHARD 1949-50 : 539). En effet, De Witt fait partie de l'enfance de la R関olution am閞icaine. Il a la t阾e remplie d'id閑s r閒ormistes de libert et d'ind閜endance. Ces id閑s joueront un r鬺e primordial dans l'関olution de sa carri鑢e politique qui d閎ute en 1830 ainsi qu' son r鬺e au sein du Parti patriote.

Beauharnois comme Montr閍l, De Witt atteint une popularit notable parmi les Canadiens fran鏰is. Patriote dans l'鈓e, il veut prendre leur d閒ense et participer au combat que m鑞ent les d閜ut閟 canadiens-fran鏰is contre le Parlement britannique. Il d閟ire trouver sa place dans l'enceinte de l'Assembl閑 l間islative et s'engager dans les d閎ats (RICHARD 1949-50 : 541). Le 26 juin 1830, le Roi britannique Georges IV meurt. L'Assembl閑 du Bas-Canada est alors dissoute ce qui donne De Witt l'opportunit de se pr閟enter lors des 閘ections g閚閞ales qui suivent comme candidat dans le comt de Beauharnois (majoritairement canadien-fran鏰is). Le 26 octobre 1830, il est 閘u et demeure d閜ut jusqu' la suspension de la Constitution le 27 mars 1838. Lorsque De Witt entre au Parlement, il se range avec le Parti canadien, un parti aux id閑s r閒ormistes, dirig par Louis-Joseph Papineau, Denis-Benjamin Viger, Pierre B閐ard et d'autres. D'ailleurs, lorsque B閐ard, en 1834, pr閟ente la Chambre les Quatre-vingt-douze R閟olutions, De Witt appuie avec vigueur les propos du chef canadien (RICHARD 1949-50 : 541). Comme l'affirme Louis Richard propos des r閍ctions de De Witt lors de la pr閟entation des Quatre-vingt-douze R閟olutions : " ...il s'identifia si bien avec ce groupe de d閒enseur des droits des Canadiens fran鏰is que certains historiens, peu renseign閟 peut-阾re sur ses origines, sa langue et sa religion, l'ont qualifi de patriote canadien-fran鏰is. " (RICHARD 1949-50 : 541). Voil qui d閙ontre bien la vivacit de De Witt devant les id閑s r閒ormistes du parti lib閞al de Papineau, id閑s tr鑣 proches de ses propres id閑s r閒ormistes.

De Witt commence son combat au Parlement en demandant que les 間lises chr閠iennes dissidentes puissent c閘閎rer et enregistrer les mariages de leurs membres. Rejet閑 deux fois par un Conseil l間islatif principalement anglican, cette proposition est enfin accept閑 gr鈉e la t閚acit de De Witt.

Il s'attaque aussi la question des droits seigneuriaux. Plus pr閏is閙ent, il d閒end les droits des colons 閠ablis dans les r間ions p閞iph閞iques de la seigneurie de Beauharnois, propri閠 de la famille Ellice, une famille de longue tradition loyaliste. Selon cette famille, d'anciens trac閟 d'arpenteurs d閙ontraient qu'ils avaient des droits sur certaines terres voisines la seigneurie. Elle refusait donc de vendre des lots et de conc閐er des droits aux colons qui avaient pris ces lots. Ce long conflit prend fin en 1853 par un compromis g閚閞al plut魌 obscur. Durant cette longue lutte, De Witt acquiert une grande connaissance du r間ime seigneurial. Il se donne donc comme mission d'abolir ce r間ime consid閞 comme f閛dal. Ainsi, cette m阭e ann閑, il prend la pr閟idence de la Convention pour l'abolition des droits seigneuriaux.

De Witt 渦vre aussi en politique municipale. Il est nomm juge de la cour des sessions sp閏iales de la paix de la ville de Montr閍l en 1836. Il conserve ce poste jusqu'en 1840. Il tentera ensuite sa chance comme conseiller dans les quartiers de Queen en 1842 et Sainte-Anne en 1851, mais ces deux tentatives se soldent par des 閏hecs.

Un autre secteur dans lequel De Witt 渦vre est celui des banques. En 1833, il s'associe avec Thomas Storrow Brown et entreprend d'閠ablir la Banque de la cit de Montr閍l. Deux ann閑s passent et en 1835, avec Louis-Michel Viger, il fonde la soci閠 Viger, DeWitt et Compagnie. Cette soci閠 aura davantage d'importance sous son nom de Banque du peuple. Selon Jean-Claude Robert : " cette nouvelle banque r閜ond aux v渦x des milieux r閒ormistes de mettre un terme au monopole que la Banque de Montr閍l exerce sur le cr閐it dans le Bas-Canada et de cr閑r un 閠ablissement plus ouvert et plus attentif aux besoins 閏onomiques de la petite bourgeoisie de la colonie. " (ROBERT 1985 : 244). De plus, selon Louis Richard, cette banque devait assurer aux n魌res les ressources p閏uniaires destin閑s activer et encourager le commerce et l'industrie dans la province (RICHARD 1949-50 : 542). On remarque donc les vell閕t閟 patriotiques de cette banque. En effet, De Witt a de la sympathie pour le combat des d閜ut閟 canadiens-fran鏰is qui si鑗ent avec lui contre le gouvernement britannique 閠abli au Bas-Canada. D'ailleurs, Papineau lui-m阭e encourage ses compatriotes investir dans cette nouvelle institution financi鑢e. De plus, d'autres 閘閙ents encouragent De Witt se lancer dans cette entreprise : " ses origines am閞icaines, une insatisfaction de la politique g閚閞ale de la grande bourgeoisie britannique de Montr閍l et des rivalit閟 commerciales " (ROBERT 1985 : 244).

Toutefois, De Witt demeure un homme d'affaires. Lorsque les 関閚ements de 1837 et 1838 frappent le Bas-Canada, la Banque du Peuple est 閎ranl閑. En effet, ses dirigeants, dont De Witt, sont vus comme des extr閙istes fauteurs de troubles " qui pr阾ent de l'argent aux rebelles pour s'acheter des armes " (RICHARD : 1949-1950 : 545). Cette accusation n'est cependant qu'une rumeur que De Witt s'efforce de d閙entir. D鑣 lors, il constate que la banque et ses investisseurs sont en danger. En homme d'affaires prudent, De Witt refuse de suivre Papineau, qui l'avait pourtant tant encourag, jusqu'au combat arm. Il pr閒鑢e combattre pour les r閒ormes par le discours parlementaire, un moyen plus sobre et surtout plus l間itime. D'ailleurs, de nombreux investisseurs de la banque sont favorables cette id閑. Cette tr鑣 sage d閏ision prise par De Witt a permis la Banque du Peuple de survivre et m阭e de prosp閞er apr鑣 la p閞iode trouble. En effet, cette d閏ision a d閠ach la Banque du Peuple de son affiliation avec les rebelles. Plus tard, le 23 mai 1844, Sa Majest la reine Victoria accorde le statut d'incorpor la Banque, ce qui d閙ontre sa grande prosp閞it. Enfin, en 1855, Viger meurt et De Witt prend la pr閟idence de l'institution.

Apr鑣 la p閞iode des troubles, De Witt conserve ses id閑s r閒ormistes. On le consid鑢e comme un mod閞 affili au groupe de Louis-Hippolyte Lafontaine. Sa carri鑢e politique se poursuit donc avec une d閒aite aux 閘ections g閚閞ales de 1841 dans le comt de Beauharnois. On attribue cette d閒aite une conspiration violente et arm閑 du gouvernement. En effet, on emp阠he de force les 閘ecteurs favorables l'opposition de passer aux urnes. De Witt conc鑔e donc la victoire John William Dunscomb, son rival. Or, en 1842, le si鑗e du comt de Leinster devient vacant lorsque le d閜ut Jean-Mo飐e Raymond accepte un emploi au gouvernement. De Witt est 閘u par acclamation dans ce m阭e comt le 8 ao鹴. Il revient dans les rangs du parti lib閞al et s'attaque de multiples questions r閒ormistes qui touchent la finance, l'industrie, le commerce ainsi que le tarif douanier. En 1844, constatant que De Witt repr閟ente une r閑lle menace, le gouverneur Sir Charles Metcalfe tente de le soudoyer en lui offrant un poste dans son minist鑢e. Fid鑜e ses convictions, De Witt refuse vigoureusement l'offre. Il est " d閠ermin obtenir un gouvernement vraiment responsable au peuple " et " oppos au syst鑝e que l'ex閏utif voulait faire pr関aloir " (RICHARD : 1949-1950 : 549). Plus d閠ermin que jamais, en 1848 il reprend son ancien si鑗e comme d閜ut de Beauharnois gr鈉e son manifeste 閘ectoral publi dans le journal La Miverve.

1849 est une ann閑 importante dans la vie de ce r閒ormiste. Il devient pr閟ident du Comit permanent des d閜enses contingentes de l'Assembl閑 l間islative. Ainsi, il est de ceux qui ont vot la loi qui indemnise les victimes des r閎ellions. Aussi, il prend part tr鑣 activement au mouvement annexionniste qui consiste jumeler le Bas-Canada aux 蓆ats-Unis. En effet, 1849 est marqu閑 par une crise du commerce bas-canadien. Le gouvernement propose alors d'閠ablir un libre-閏hange avec les voisins du sud. Toutefois, un groupe de marchands, dont il fait partie, consid鑢e cette option comme insuffisante pour remettre sur pied l'閏onomie marchande du pays. Ils optent donc pour l'annexion comme moyen de rem閐ier aux probl鑝es. Le projet est d'ailleurs support par Papineau qui revient d'exil. Le 19 d閏embre 1849 se cr閑 donc l'Association d'annexion dont De Witt est vice-pr閟ident. De m阭e, il penche vers les id閑s r閒ormistes de ce pays, ce qui explique son enthousiasme devant ce projet. On dit m阭e que De Witt aurait support Papineau en 1837 pour 関entuellement voir le Canada 阾re annex aux 蓆ats-Unis. Ainsi, il signe le manifeste annexionniste en 1849. Toutefois, le gouverneur Elgin, sous les ordres du gouvernement anglais, qui veut contrecarrer ses efforts, enl鑦e De Witt sa commission de juge de paix. Le projet est finalement mis au rancart en 1850. Ces sujets d閘oyaux ne poseront plus probl鑝e. Aux 閘ections de 1851, il est d閒ait dans le comt de Beauharnois pour 阾re 閘u en 1854 dans Ch鈚eauguay, mais sous la banni鑢e rouge. Il ne se repr閟ente pas en 1858. Jacob De Witt meurt d'une attaque de paralysie le 23 mars 1859, laissant derri鑢e lui sa femme et dix enfants. 耮 de 73 ans et demi, il a pass sa vie enti鑢e d閒endre des id閑s ax閑s sur la libert et l'間alit des droits, tout en maintenant une vie commerciale active.

Yan Ethier

"De Witt, Jacob", C閐閞om Histoire de l'Am閞ique fran鏰ise-Dictionnaire des parlementaires du Qu閎ec, 1792-1992.; RICHARD, Louis, Jacob De Witt (1785-1759), RHAF, Volume 3, Montr閍l, 1949-1950 : 537-555.; ROBERT Jean-Claude, De Witt, Jacob dans DBC Volume 8, Montr閍l, Presse de l'Universit Laval, 1985 : 243-245

DE LORIMIER@

P鑢e : Henry DeWitt

M鑢e : Hannah Dean

蓀ouse : Sophronia Frary

Jacob DeWitt est n au Connecticut, Windham, le 17 septembre 1785 et est mort Montr閍l le 23 mars 1859. Il 閠ait alors 鈍 de 63 ans.

Jacob DeWitt a d'abord appris le m閠ier de chapelier. Il s'est ensuite lanc dans le domaine de la quincaillerie, o il d閙arr sa fortune, puis il s'est attaqu ce qu'il y avait l'閜oque de plus gros : les banques. En tant que homme d'affaires influent, il a aussi pris une bonne place au niveau politique.

Au moment des r閎ellions, Jacob DeWitt 閠ait fondateur et propri閠aire de la banque du peuple. Il avait la r閜utation d'accorder du cr閐it facile aux r閒ormistes. Quoiqu'il en soit, il avait une certaine sympathie pour la cause patriote.

Biographie

Jacob DeWitt a d閎ut sa vie sur des bases de commerce. Son p鑢e 閠ait un important chapelier. Sa famille d'origine Hollandaise s'閠ait d'abord implant aux 蓆ats-Unis, puis, vers 1802, ses parents aurait d閏id de s'installer dans la r間ion de Montr閍l (on suppose que le march du chapeau y 閠ait alors florissant !). C'est donc d'une mentalit de commer鏰nt "閠ats-uniens" que Jacob DeWitt avait h閞it.

Vers 1812, la veille de la guerre, DeWitt se lance dans la quincaillerie. Comme il a souvent 閠 le cas, le fils de chapelier a profit de la guerre pour s'enrichir. Devenant rapidement un commer鏰nt important de Montr閍l, Jacob DeWitt 閘argit son commerce. Il fit l'acquisition de deux bateau et se lan鏰 dans un commerce qui englobait toute la r間ion de Montr閍l. (蓆ant donn les moyens de l'閜oque, de lancer en affaire dans un si grand secteur 閠ait une entreprise pour le moins ambitieuse.) En 1825, Jacob DeWitt faisait voyait d閖 son nom sur la liste des 50 plus importants propri閠aires fonciers de Montr閍l.

Plus la fortune de DeWitt augmentait, plus il s'int閞essait l'argent (on aurait pu s'y attendre !). Ayant 閠 un des fondateurs de la banque du Canada en 1922, Jacob DeWitt se lance dans ce qui allait probablement 阾re le projet de sa vie. Avec Louis-Michel Viger, il se forme une association (DeWitt, Viger et cie) et se porte acqu閞eur de la banque de la cit ( Montr閍l). Il donne avec Viger leur banque une vocation tendance populaire. L'apparition de cette nouvelle banque, d'ailleurs surnomm閑 "banque du peuple", brise le monopole de la banque de Montr閍l, qui depuis longtemps 閠ait reconnue comme une banque r閟erv閑 l'閘ite anglaise.

蓆ant donn que DeWitt accordait par l'interm閐iaire de sa banque des pr阾s des associations de petits bourgeois lib閞aux et r閒ormistes, DeWitt a rapidement 閠 associ au mouvement r閒ormiste. Toutefois, il ne cachait pas sa sympathie pour les r閒ormistes, plus particuli鑢ement au parti de Louis-Joseph Papineau, dont les id閑s lib閞ales ne pouvaient nuire aux int閞阾s d'un commer鏰nt qui visait un march toujours plus grand. Donc, pendant les troubles, DeWitt n'a rien fait qui aurait pu nuire aux patriotes, bien qu'en tant que homme d'affaire respectable, il se devait un certain flegme qu'il aura su pr閟erver en ne se liant en aucun cas des mesures directes des r閒ormistes d閏id閟.

Homme d'action tr鑣 impliqu dans le d関eloppement de Montr閍l, Jacob DeWitt continuera jusqu' sa mort d関elopper et mettre en 渦vre ses id閑s lib閞ales.

En conclusion, je dirait que Jacob DeWitt a 閠 un capitaliste sympathique. Sa vie de banquier aura gard un arri鑢e-go鹴 de petite bourgeoisie.

Bibliographie

1) Louis-Richard, "Jacob DeWitt (1785-1859)", RHAF, 3 (1949-1950) : 537-555.

1. Histoire de Montr閍l depuis son origine jusqu' nos jours (Lamothe et al.), 202.

Nicolas M.-Desrosiers

 

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